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 The demon are savage in our mind

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MessageSujet: The demon are savage in our mind  Sam 5 Aoû 2017 - 14:12

Damon Savage
feat Cole Sprouse
  • 15
  • Alive
  • Hétéro
  • Exister
  • Lycan
Caractère
Damon est neutre. Il ne se considère pas comme une mauvaise ou une gentille personne. Dans les faits, il ne se considère rien du tout, car il déteste se désigner par des termes. Toutefois, il assume parfaitement ne pas être la personne bonne et douce. En vérité, même s'il n'aime pas nécessairement les notions de sadisme et de violence, il confirme que tuer est une véritable solution selon la situation. Cynique et sarcastique, la vie sociale du garçon se résume à repousser naturellement les autres grâce à son intérêt de 0% en la bêtise humaine qu'est la popularité, l'hypocrisie, les faux-semblants et être super-ami avec quelqu'un. Il serait en fait en attente de savoir s'il allait commettre un suicide ou un meurtre en premier s'il ne savait pas avec certitude que l'option deux était la plus probable. Cette certitude particulière lui a été révélée vers ses onze ans, quand il constata que la fuite qu'avait entreprise sa mère n'était pas une retraite stratégique, mais un abandon. Avant cela, le gamin était certes pas le plus positif, mais il aurait été au secours des autres sans la moindre hésitation. Maintenant, il ne savait pas s'il se ferait justicier d'un autre par bonté d'âme ou par occasion légale de verser son mal sur autrui.

Très émotionnel, Damon cache très mal sa souffrance et la négativité qui l'entoure. Le fait que sa mère l'ait laissé dans le noir face à la vérité a effectivement obscurci ses pensées. Il ne désire cependant pas totalement la blesser, mais souhaite au minimum qu'elle admette ses fautes. L'adolescent n'a en fait aucun moyen d'améliorer sa situation et son impuissance lui fait extériorisé son mécontentement sur autrui. Très sincère, il montre plus particulièrement à sa mère qu'il la déteste, restant muet sur le fait qu'elle l'a déçu et qu'il se sent particulièrement trahi, car il lui faisait confiance et l'aimait, l'aime encore malgré tout. Il est donc en bataille constante entre un désir de vengeance et tenter d'être heureux.

Damon est cet enfant mis à l'écart en accord avec lui et le reste de la société. Il peut profiter de l'énergie et de l'enthousiasme des autres, même si n'est pas lui-même en mouvement. Il accepte les autres personnalités sauf si celles-ci sont: des intimidateurs, des niais qui se pensent trop gentils, des moutons, des divas par héritages et surtout quelqu'un qui lui dit quoi faire. L'adolescent déteste particulièrement les ordres, les règles, l'autorité qui abusent de son pouvoir et ceux ne méritant aucunement des titres de respect, mais qui l'ont quand même. C'est une attitude qui lui attirerait des problèmes, car il ne s'inclinerait pas devant un roi pour la simple raison qu'il l'a pas choisit, donc fuck off. Rebelle par esprit de contradiction, Damon est loin d'être la personne la plus facile d'approche. Cependant, pour posséder un gouffre d'ombre, il y a nécessairement une lumière très forte à la source.
Anecdotes
Rien à voir ici, tout a été effacer par les larmes de Roxanne qui a réalisé que le fils à sa maman s'est maintenant déclarer son ennemi et prisonnier.
Dis m'en plus sur toi...
Non.  
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MessageSujet: Re: The demon are savage in our mind  Sam 5 Aoû 2017 - 14:12

My Story
My Story

Je tiens les chandelles dans mes bras, incertain de comment les déposés sans qu'elles ne roulent sur le sol et se cassent. C'est avec une grande attention et délicatesse que je me couchais presque sur la table pour y transmettre ma charge. Il n'y avait pas de justification à mon action par un regard sur le calendrier. C'était quelque chose que j'avais envie de faire, me sentant nostalgique pour ma famille et désirant me libérer de mes sentiments angoissants. Je place alors chacune des chandelles debout, faisant fi de la différence de grandeur et me concentrant uniquement sur la disposition à distance, que chacune ai son espace. Mes parents avaient une fascination pour le feu qui me m'avait fait sentir protéger envers cet élément depuis que je me souviens. J'avais cru dans ma jeunesse qu'il m'était possible d'entrer dans un foyer pour me couvrir de sa chaleur sans un subir de brulure, car j'étais digne. Je n'avais jamais pu mettre ma croyance en pratique, mais pouvait jouer avec le feu avec aisance, allumant des allumettes avec la même facilité que j'autres faisaient des bulles de savon. J'enflamme alors la première, dirigeant l'élément dansant vers la bougie pourpre qui avait été plus difficile à trouver que les autres. Lorsque la mèche prend vie, je prononce alors: Maria.

Maria

Parfois le vide ne se ressent comme un soubresaut, un petit choc rapide qui n'auront plus d'importance dans quelques secondes. Souvent, c'est un gouffre qui creuse, mais qui avec soin se taille dans la forme d'une personne pour la laisser combler l'espace. Ces vides sont nommable et identifiables, une histoire triste où un cœur brisé est reconnaissable et compris par la majorité. Ce que moi je ressens depuis ma naissance, c'est la possibilité d'identifier l'absence d'air alors que pourtant ma respiration reste la même. Je ne suis ni en deuil, ni triste, ni en colère, seulement conscient. Est-il possible d'être nostalgique d'une personne qui n'a même pas eu la chance de naitre? Est-ce un symptôme du survivant? Je n'éprouve ni culpabilité, ni honte, ni rancœur. Je ne demande pas à l'univers pourquoi moi et pas elle. Je ne regrette pas mon existe, je ne pleure pas son manque, mais je sais que son absence survit malgré elle.

Je l'ai appelé Maria, comme une amie imaginaire que je m'appropriais. Sans véritablement exister sur le plan physique, elle était toutefois réelle par ma force de volonté. Je crois que mes parents ne lui ont jamais donné de nom pour ne pas s'attacher et probablement pour cette raison que je l'ai faite. Je voulais donner un nom à ce que je ressentais, pour comprendre et aller mieux. Je voulais savoir pourquoi malgré tout leur effort, mon anniversaire ne pouvait jamais être un événement uniquement heureux. Avec le temps, je réussis à voir le moment où ils réalisaient qu'il n'y avait qu'une seule paire de poumons pouvant souffler les bougies. J'ai été tenté d'être en colère, de vouloir lui dire de me regarder moi vivant, sans voir l'esquisse d'un fantôme à mes côtés. Toutefois, je ne pourrais jamais prononcer les paroles "pourquoi ne vous contentez-vous pas de moi" parce que je recevais tellement d'affection de cette famille, que je ne me suis jamais senti comme si c'était une véritable préoccupation. Je ne devais pas me battre contre un fantôme, mais plutôt tenter de lui offrir la paix.

Elle est mon contraste, d'une façon que le yin yang fonctionne sans que chaque camp ne doive représenter le bien ou le mal. Elle ressemble plus à papa, d'une façon que je suis une version de maman. Sa peau est bronzée, ses yeux sont bruns, son sourire est grand, sa colère est une éruption volcanique et elle est morte. Combien d'impact aurait-elle pu avoir quand ses simples secondes d'existence ont pu autant influencer ma vie. Elle me manque quand je me sens seul et que j'ai l'impression que mes mots auraient été compris. J'aimerais pensée qu'elle soit effectivement devenue mon amie et que ce que je croyais être mon imagination n'était qu'une perception plus sensible de sa présence. Je pense à toi, ma sœur. Ave Maria.

***

La quantité de cire était plus courte que les autres, mais la lueur qui régnait au sommet était forte. Quelques secondes passent avant que je dirige mon regard vers la suivante. Une couleur orange criarde et flashy trouvable facilement grâce à la fête d'Halloween. Cependant, la personne qu'elle représentait n'avait rien à voir avec cette fête ou l'horreur. Je me rendis compte à ce moment-là que mon alignement était presque en ordre croissant d'âge. Il y eut aussi un élan de chagrin, car si la chandelle allumée représentait de façon certaine une personne morte, l'état des trois suivantes restait un mystère et une angoisse pour moi. Je peux donc espérer que si la première guide vers la paix, la suivante emmène son destinataire vers moi. Avec le même geste qu'avant, je mis le feu au sommet de la surface orange en murmurant: Tyler.

Tyler

C'était quasiment fascinant à quel point la coloration d'une même famille pouvait être si bordélique. Bien qu'ils me dépassent tous en taille, mon père est certainement considéré assez grand même pour ceux ayant fini leur croissance. Ma mère aussi en fait est assez longue sur pattes, la deuxième en ligne malgré son facteur féminin et humain. Outre la grandeur, papa à les cheveux noirs comme maman, mais Alexis est un blond très pale et Tyler une couleur presque brune. Malgré son regard aveugle, les yeux du blond sont incontestablement bleus, mon père est d'un brun foncé, mais le plus jeune possède un vert clair qui sort de nulle part. Même leur peau ne s'accordait pas, l'un étant aussi foncé qu'un Hispanique et l'autre pâle qu'une princesse noble nordique se baignant dans le lait. Je n'étais pas particulière plus bronzée, mon teint étant contre la porcelaine d'Alexis et le beige santé de Tyler. Cheveux noirs avec reflet ténèbres et yeux bleu métallique. Pourtant, les trois étaient frères et j'ai suivit la tradition en ayant juste le genre de mon paternel comme ressemblance physique. Pourquoi je mets de l'emphase sur ça? Parce que c'était ce qui était constatable en un premier coup d'œil. Ce groupe de personnes différentes, mais unis. Les personnalités étaient tout autant mélanger et ça a certainement été une bonne chose pour mon éducation.

Chacune de ces personnes allait représenter pour moi une valeur à chérir et un point de vue que j'aurais peut-être pris des années de maturité à comprendre. Même Tyler avait une certaine sagesse et expérience. Il semblait le plus inconscient de la situation et du danger, mais j'appris assez rapidement qu'il s’était en fait donné une tâche, un rôle de soutien pour compenser sa faiblesse des précédentes années. Mon oncle n'était pas la force brute et infaillible de l'ainé ou le calme et la réflexion du cadet, mais le benjamin avait l'enthousiasme et la persévérance d'une étoile qui refusait de s'éteindre. Sa candeur colorait mes journées de sa présence, celui-ci créant des histoires et jouant avec l'enfant de son frère alors qu'il était lui-même qu'une petite personne attendant de remplir son corps avec la puberté.

Pourquoi les héros n’existent pas en vrai?

C'était une autre journée normale, je jouais avec des figurines de super héros de façon assez réserver alors que Tyler donnait la performance de l'année comme à chaque fois. Ses voix changeantes et les poses parfois ridicules accompagné de dialogue tellement cliché que même mon cynisme qui se développait déjà en devenait faible et impuissant. Toutefois, après un énième sauvetage d'une autre personne conne qui restait planté devant le danger alors qu'il y avait un combat à deux mètres, j'avais prononcé ses mots et ils avaient étrangement réussi à changer l'ambiance de toute la pièce. L'adolescent avait cessé d'agiter les morceaux de plastique coloré en forme de personnage et regardait son neveu avec de la douceur et de la tristesse dans le regard. Un sourire plus subtil s'installa sur son visage avant qu'il ne se positionne directement devant moi.

C'est décevant de devoir se le demander. Ça m'est arrivé aussi et j'étais plus en colère que curieux. Pourquoi n'y a-t-il pas eu une personne à la cape volante venant s'interposer entre moi et les méchants quand ma vie fut en danger...

Il y eut une pause, de la contemplation de son coté alors que du mien j'étais mal à l'aise d'avoir demander quelque chose qui n'avait pas vraiment de signification pour moi alors que lui avait vraiment vécu quelque chose d'assez menaçant et terrible pour lui faire prier un sauveur. Pourtant, il ne semblait pas particulièrement perturber et sa réponse fut suivie avec un petit rire jovial qui n'avait rien de forcé.

Puis j'ai compris que c'était parce que J-f aurait l'air ridicule en cape et collant.


Ah, simple comme réponse. Il est vrai que mon père avait pris le rôle de servir de mur entre nous et les oppresseurs. Alors, Tyler prenait évidemment son grand frère pour un héros. C'était pas faux en soi. C'est une très bonne raison pour admirer quelqu'un et je savais que plusieurs personnes de tous les jours pouvaient être des héros et qu'il n'était pas nécessaire d'avoir un costume pour être héroïque....mais c'était décevant.

J'ai déjà pensé le faire maintenant que j'ai ma transformation. Être le sauveur de quelqu'un d'autre. Pouvoir aider mes frères et devenir comme eux. Mais je ne peux pas copier leur style. Je peux redire leurs paroles, mais cela ne sera que moi qui récite, pas mon récit. Alors, pourquoi pas utiliser mes habilités pour d'autres, ceux qui sont plus infortunés que moi et n'ont pas la famille que j'ai pour les soutenir.

J'écoutais alors avec toute la concentration qui m'étais possible d'avoir. Cela semblait être le début d'une morale de vie à laquelle il fallait être attentif et je voulais le comprendre directement sans avoir à subir sa mort pour que sa sagesse me parvienne. Car je l'aime l'oncle Tyler. Je l'estime comme tout membre de ma famille et désire aucunement qu'un malheur lui arrive.

C'est ce que je désire faire. Je suis encore trop inexpérimenté et jeune pour me lancer à la chasse aux vilains, mais je pense encore pouvoir le faire plus tard. Le monde dans lequel nous sommes va uniquement augmenter ses attaques et répandre son mal si nous laissons les méchants intervenir. Les mauvaises personnes peuvent souvent agir, car les bonnes ont trop peur pour leur tenir tête et je jure de ne pas commettre cette erreur. Je vais m’entraîner et me perfectionner pour être assez fort, brave et digne d'inspirer les futures générations et rassurer leur crainte. Je trouverais peut-être d'autres personnes dans ma route qui voudront rejoindre mon combat contre la tyrannie et l'intolérance. Ça semble puéril, mais la seule façon de véritablement échouer est d'avoir abandonné avant même d'essayer. Les héros ont existé et je promets qu'ils seront de retour bientôt.

J'y ai cru. Je voulais y croire et même si j'étais méfiant à l'idée, le fait que ça soit lui qui me dise de telles paroles poussait mes doutes hors de mon esprit. C'était si pur comme intention,  l'espoir que tout irait pour le mieux, c'était lui. Je savais que ma mère avait prioritairement été reconnaissance pour Tyler dans sa façon de l'accepter sans jugement au centre de sa famille. Je ne crois pas avoir vu ce gars nier à personne sa sympathie. C'est ce cœur encore enfantin qui écoute des dessins animés avec moi, supportant parfois à ma place d'écouter Spirit avec ma mère pour la centième fois et qui n'avait besoin que des Incredible pour raviver son humeur. Ça ne lui dérangeait pas d'être le dindon de la farce si cela pouvait apporter un sourire aux autres. En grandissant, je me différencie de plus en plus de lui quant à l'énergie et le positivisme. Je suis plus sarcastique et cynique face à sa simplicité et ses rêves. Mais j'y crois encore et même si j'aime mon père de tout mon cœur et que j'ai le plus grand des respects en Alexis, je mise mon espoir sur Tyler pour nous retrouver, comme il a promis.


***


La blanche avait été la plus simple à trouver. La plus haute et mince, un cierge méritant amplement sa place sur la table. J'allumais celle-ci directement en la tenant dans ma main et l'inclinant au dessus de la chandelle orange. Lorsque la mèche s'allume, je garde un peu l'objet dans ma main, regardant la lumière vaciller et sa chaleur pénétrer dans ma paume. Je reste calme, les souvenirs m'apportant autant de tristesse que de paix et si je voulais la paix d'esprit pour ma première demande et être retrouver par la deuxième, je demande au souvent de m'apporter de sa lumière, car le monde est noir et il est le seul capable de voir les couleurs malgré l'obscurité: Alexis .

Alexis

Si un inconnu ni connaissant rien au surnaturel devait jumeler une race avec une personne, Alexis aurait supposément plus été associé au vampire qu'au lycan. Pale, calme, poli, élancé et cultivé. Il est toutefois le loup le plus impressionnant qu'il m'ait été permis de voir. Les adultes supposent que c'est essentiellement la perte de sa vue qui a provoqué une panique chez son côté animal, mais je pense plutôt que c'est l'expressivité qu'il retient dans son quotidien. Mon oncle ne peut pas s'exprimer de la même manière que nous et il existe une limite à ce qu'il peut accomplir. Pourtant, il n'est jamais celui qui se plaint. Je le fais certainement plus souvent que lui et c'est de même pour le reste de la famille. Je ne l'accuserais jamais d'être fragile pour autant et personne le connaissant n’oserait penser une telle chose. Ce que je trouve dommage, c'est que sa cécité soit inévitable pour décrire qui il est alors qu'il est beaucoup plus.

Je me souviens, encore plus jeune, de chercher à comprendre son point de vue. Ce n'est pas évident pour un enfant de comprendre l'absence d'un de ses sens et je voulais savoir comment il fonctionnait. Il m'était possible de fermer les yeux, mais ça ne pouvait pas être si simple. De plus, on m'avait dit qu'il avait perdu la vue. Était-ce mieux ou pire que d'être né sans? J'avais demandé à mon oncle de m'expliquer ce qu'étaient les formes et les couleurs, comme si j'étais l'aveugle. Mes yeux étaient clos et j'attendais ses mots.

Les formes sont les lignes délimitant un objet ou un vivant d'un autre tandis que la couleur est l'intérieur de ceux-ci et expriment le contenu.

Je fronçais automatiquement les sourcils, m'attendant à quelque chose de plus flou et de plus long comme explication. L'image qu'il m'avait donnée était celle d'un livre à colorier, mais j'imaginais que quelqu'un n'en ayant jamais vu ne pouvait qu'être perdu par sa définition. Je pensais entendre de la nostalgie ou de la tristesse, mais je le percevais plutôt indifférent, énumérant des faits. Je pensais alors que peut-être il était simplement adapté et que c'était juste son passé. Son manque de vision ne l'incommodait plus. Toute la famille lui faisait confiance pour se débrouiller et si ce n'était pas pour des petites remarques aléatoires, il n'aurait pas été différent de moi ou mon père.

Nous ne pensions pas avoir diminué sa force, mais nous avions tort. À chaque fois que je réalise que les lignes de leur visage sont plus floues que la veille et que leur voix perd de leur puissance, je ne peux qu'imaginer l'horreur pour lui lorsque chaque jour de son quotidien doit consister à lutter pour garder les images les plus précieuses pendant que le reste s'efface sans qu'il ne puisse jamais avoir la possibilité de revoir de nouveau les gens qu'ils avaient connus. Son propre visage lui est maintenant inconnus et celui de ses frères ont changés et pris de l'âge sans son accord. Cela, c'est sa lutte personnelle et solitaire.

Ce que la famille faisait, c'est apporter son soutien. Mes parents prenaient le temps de lire à voix haute pour lui, même si les sujets ne les intéressaient pas particulièrement. Tyler se donnait dans ses lectures, chaque personnage devant avoir sa propre façon de parler pour ne pas confondre son grand frère qui me semblait plus amuser par la performance de l'orateur que par le roman. Aucunement invalide de son intelligence, c'était majoritairement plus Alexis qui m'aidait dans mes leçons que mes parents. Aucun d'eux n'avaient une éducation académique, mais le blond avait une curiosité et une facilité naturelle pour apprendre, alors il était et est toujours l'intellectuel de la meute. Cette dynamique me manque. J'accepterais encore ces moments où il me remettait en question.

Je ne suis pas immunisé à la colère ou à ressentir de l'injustice. Enfant, je pouvais revenir de l'école particulièrement de mauvaise humeur à cause d'un événement dramatique à l'école. Ma mère et Alexis sont ceux écopant majoritairement de mes récits, notre trio aux yeux bleus étant ceux restant le plus souvent à la maison. Si ma mère avait tendance à prendre mon côté, mon oncle me demandait souvent des détails sur la situation d'autrui pour comprendre et justifier les gestes qui n'étaient que pour moi des choses mauvaises. Ainsi, je devais réfléchir à ce que je pouvais faire de mieux. J'avais le choix. Je pouvais me disputer avec le con qui m'avait traité de nerd ou voir sa déception fasse à son propre échec et riposter à sa jalousie avec une proposition d'aide. Nous étions tous que des gamins et c'étaient le moment idéal pour faire la différence dans la vie de quelqu'un en lui offrant bonté.

Le simple fait d'offrir un peu de soi. Ça peut te sembler illogique d'être empathique envers ton ennemi, mais rien ne t'oblige à continuer une guerre lorsque l'on bénéficierait tous d'une paix.  

J'ai essayer Alexis, je te le jure. Le lendemain, j'ai effectivement fait la paix avec mon rival du primaire et pendant un certain temps, j'avais plus d'amis que d'adversaire. Mais lorsque l'on dit qu'on à tout perdu, ça inclut parfois aussi nos bonnes intentions et meilleures habitudes. Mes préoccupations ne deviennent pas légères après chaque bonne action, je ne ressens qu'un malaise dans mon ventre. Je reste nauséeux dans ma propre peau et la tranquillité me parait si loin. Certains jours je me lève avec la volonté d'apprécier ma nouvelle existence, mais je finis toujours dans un coin reculer tentant de ne pas succomber à mes larmes, car les pensées sombres, la colère et la solitude m'oppressent constamment à chaque tentative vers l'acceptation.

Je me sens impuissant, comme si ma stabilité m'avait été arrachée d'un seul coup pendant qu'on m'enlevait vers l'inconnu. Est-ce que je vais guérir un jour? Je suis un solitaire souffrant de solitude. Cela fait cinq ans, mais je suis encore trahi et lutte pour ne pas éprouver d'empathie pour mon kidnappeur. Je bénéficierais certainement de la paix, mais mon sang ne veut que la guerre ou au moins une riposte. Mon père aurait lutté plus fort.

Pourquoi je suis pas un alpha comme mon père? C'est pas censé être génétique? Et ma mère serait surement un alpha aussi. Donc je devrais en être un. Ou au moins être plus fort.  

Tu n'as pas la personnalité d'un alpha. En devenir un ne te conviendrait pas.  

Donc je reste le plus bas de la chaine. On va toute ma vie me traiter de faiblard et m'ordonner autour.

Si un loup plus grand que toi essaie de t'attaquer, est-ce que tu te soumets pour garder ta vie?

Garder ma vie? Il est juste plus gros. Et...je vois ce que t'essaies de faire.

Ne pas être alpha ne te rend pas faible. C'est juste des titres qui ont trop d'importance dans l'imaginaire collectif. Si c'était une suprématie, alors jamais un alpha ne serait provoqué par un bêta ou autre. Notre race à des liens animale incontestable, mais nous ne sommes pas des bêtes pour autant. La hiérarchie louve importent qu'à ceux voulant prouver quelque chose.  

Les autres vont quand même le penser

Ils pensent déjà ce qu'ils veulent sans ça. Laisse-leur l'illusion d'une preuve pour les apaiser. S'ils y tiennent tant, c'est qu'ils n'ont que ça comme valeur ou qu'ils sont trop jeunes pour connaitre mieux.

T'as raison....encore. Ça en devient redondant.

Si tu me donnes aussi vite raison, c'est que tu savais déjà cette réponse au fond de toi, mais avait trop de craintes pour l'écouter. Tu es un garçon intelligent Damon et ouvert d'esprit sur le monde. Je ne te vois pas participer à la parade du monde et permettre une hiérarchie à laquelle tu ne crois pas. Il te manque juste la confiance et l'assurance. Reste intègre en qui tu es et tes croyances. Le reste, comme les titres et les appellations, n'auront plus d'effet sur toi. Les gens me traitent d'invalide de la même façon qu'il parle des pauvres en fausse sympathie. Si tu acceptes que je sois la sagesse incarnée qui a toujours raison, alors rends-moi service et ne deviens pas comme eux. C'est jamais gagnant pour son âme.  

Mes émotions sont authentiques, mais ma tête reste diviser. Je ne peux pas me rappeler des bons moments de mon passé sans en vouloir à ceux qui m'ont distancé d'eux. J'ai perdu mon principal confident, mais surtout, je peux espérer qu'il soit bien, sans assurance. J'ai dû fuir, alors que je serais resté lutter. L'ennemi était plus grand, mais je n'allais pas me soumettre et je veux revenir pour les mordre et que ma rage les infecte tel un poison mortel. Si la sauvegarde ne vient pas à moi, alors j'irais de moi-même vers ma famille. D'ici là, je vous en prie, soit en sécurité.


***


Les doigts près du feu, il en faudrait peu pour que ma peau subisse des dégâts. Je ne le ferais jamais, envers moi. Toutefois, mes rêves sont parfois constitués des cris d'agonie de ceux qui ont tenter de m'assassiner pour mes gênes, sans même que je ne pose une griffe à l'extérieur de ma peau. J'aurais eu la capacité et la sauvagerie de ne pas être écœuré dans l'odeur de la chair brûler, tant qu'il s'agissait de la leur. Qu'ils agonisent. J'espère que tu as pu leur faire la pire des souffrances. Mes pensées furent tournées vers la dernière chandelle que je voulais assurément allumer. Grande, rouge, vive, elle s'embrasa rapidement et avec fureur: Brule-les jusque dans leurs cendres.

Papa

Tu devrais être là. Elle n'aurait jamais dû faire ça. C'est ironique que tu n'es pas pu être là lorsque j'entrais et quittais dans ta vie. Lorsque j'ai pris mon premier souffle, ma mère fut la première et la seule à m'apercevoir, ta vie étant à risque pour sauver les nôtres. La seconde fois où tu as dû encore lutter pour nos existences, elle fuyait égoïstement avec moi. Par deux fois ce fut entièrement sa faute. Le premier événement coûta la vie de ma jumelle et je crains que celle-ci ne puisse avoir pris la tienne et celle de tes frères. Je n'ai pas eu le temps de te connaitre. À dix ans, j'étais à peine à l'âge de prendre conscience que mon papa était plus que mon père, mais aussi une personne à part entière, un individu que je pouvais apprendre à détester, comme c'est le cas maintenant avec Roxanne. Je n'ai même pas la chance de te faire vivre ce qui est soi-disant ma "crise d'adolescence", ni de savoir si tu aurais été le parent que j'aurais encore été fier de présenter.

Pour moi, tu es le plus grand et le plus fort. Je suis un Simba étonné d'apprendre que mon père ait peur de quelque chose, mais je sais aussi que ceux qui t'oppose te craigne plus que le contraire. Parce que c'est ton rôle. Parce que tu as toujours lutté. Voyant comment toute la famille t'aime et t'admire, comment aurais-je pu faire autrement? La distance a véritablement rendu tes défauts si banals. Je ne veux pas une version idéaliser de toi dans mes souvenirs. J'en encore moins envie d'être une personne n'arrivant jamais à lâcher prise sur la perte de quelqu'un. C'est difficile à comprendre, même pour moi-même, comment je suis en rage pour notre distanciation, mais aussi comment je ne veux pas devenir assez dépendant pour m'enchainer à une mémoire. Certains jours, je te blâme même directement pour ne pas avoir pu vaincre le mal qui m'a approché. D'autres, je pense que la seule raison de ton silence est la mort. La moitié du temps, je ne sais pas quelle option me réconforte le moins.

Mon père, c'est la chaleur, un feu pouvant punir quiconque oserait s'approcher de trop près, mais qui ne m'a jamais brulé. Les gens décrivent toujours leur mère comme étant une distributrice de câlin chaleureux et réconfortant, mais j'ai plutôt associé mon paternel à ce sentiment. Sa forme louve a souvent été la couverture qui me séparait des cauchemars, ma tête appuyer dans la fourrure noire. J'ai toujours plus été considéré comme un fils à maman, mais cette sécurité était avec lui. Il y avait un lien de confiance incontestable et bien que j'étais son petit, je ne crois pas qu'il m'est perçu comme étant particulièrement fragile. Sa protection viendrait face au danger ou si elle était voulue, pas comme un casque à vélo pendant une sortie à la piscine. À la place, j'eus une réplique de: "grandit encore un peu et je t'apprendrais comment rendre K.O. d'un coup". C'était une étrange négociation contre ma plainte d'aller à l'école, mais ça m'avait effectivement motivé même si je ne désirais pas particulièrement encore infliger des souffrances corporelles aux autres. Maintenant j'assume totalement vouloir faire mal à la majorité des personnes qui m'adresse la parole.

C'est difficile de le décrire, alors que ça devrait être évident. C'est mon père. J'ai beaucoup d'opinions sur lui et je suis arrivé à réfléchir à ses frères, alors pourquoi pas lui. Je n'ai pas de grandes conversations avec lui m'ayant imprégné de sagesse, mais ça a toujours été notre relation. Je n'avais pas besoin de ses mots, je pouvais parfaitement ressentir et c'était simple, sans complication, sans prise de tête. C'est le gars qui regardait la plupart de mes devoirs avec un air signifiant que ça n’avait aucun sens pour lui et que la priorité d'apprentissage des gens était nulle. Cependant, il savait que c'était important pour le reste de la famille, alors ça allait avec lui. Il n'avait pas besoin d'avoir les mêmes intérêts pour les approuver. Il n'avait pas besoin de s'intéresser à la science pour tenter de lire le mieux possible à Alexis et il n'avait pas besoin de s'intéresser à la technologie pour avoir un contrôleur dans les mains pour faire plaisir à Tyler en essayant sa console. Surtout, il n'avait pas besoin de s'intéresser à l'art pour dire que les dessins de ma mère étaient magnifiques. Elle ne peut que se blâmer pour ne plus jamais l'entendre dire ça dans le creux de son cou pendant une étreinte. Le pire dans tout cela, c'est qu'il ne partage peut-être pas la même accusation, qu'il ne doit pas la blâmer autant que ma tête arrive à le faire.

Vous étiez si heureux. Les deux, je ne voyais pas de couples plus parfaits, même à la télé alors que c'était scripté. Vous étiez les meilleurs alliés, partenaire face à autrui et jamais contre l'autre si c'était possible. Être si semblable et pourtant si différent, vous arriviez à l'accomplir.


***


Je me force à respirer plus lentement et tente de remettre mon esprit dans ma boite crânienne. Mes pensées m'ont étourdi et les émotions m'ont volé le souffle. Cela m'arrivait parfois d'avoir l'impression de quitter mon corps pour me retrouver dans un endroit obscur où la négativité m'accueillait comme son enfant. Mon regard se fixa sur la table entièrement éclairer et j'eut la vision de la voire entièrement de flammes, celles-ci fuyant ensuite vers les murs, transformant tout en cendre et rappeler au monde que tout pouvait être éphémère.  Je lutte contre l'impulsion de détruire, mais ma résistance s'épuise à chaque nouvelle journée. Quelqu'un finira par avoir mal. En attendant, puisque j'ai été retirer de la lutte contre mes véritables ennemis, je ne peux qu'atteindre la cible secondaire. Cette bougie bleue qui devrait aussi éclairer ma vie et me conduire vers un chemin positif. Pourtant, la voilà au centre de la table. La lumière est forte, mais le fait qu'elle soit éteinte réussit toutefois à obscurcir l'image. Pour elle, je n'ai qu'une chose à déclarer: Pourquoi?


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MessageSujet: Re: The demon are savage in our mind  Ven 18 Aoû 2017 - 13:19


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