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 Rox | I swear to you i will keep him safe until you find him again

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Roxanne Savage
Chasseur
Messages : 78
Date d'inscription : 02/08/2017

MessageSujet: Rox | I swear to you i will keep him safe until you find him again  Mer 2 Aoû 2017 - 19:36

Roxanne Vuulstein-Savage
feat Megan motherfuckin Fox
  • 31 ans
  • Russe/Allemande
  • Bisexuelle
  • Chasseuse/Mercenaire
  • Humains
Caractère
Vous avez déjà vu une louve défendre ses louveteaux contre un clan entier de loups affamés? Roxanne serait cette louve, seule, mais fière et déterminé peu importe ce qu’il en coûterait. Elle est une femme brave, courageuse, fonceuse, pas nécessairement très réfléchi, mais elle a le cœur à la bonne place. C’est une mère dans l’âme,  peut-être que le fait qu’elle n’ait jamais eu de famille n’a pas aidé, elle est très protectrice. Maternelle, possessive, tendre, passionnée, nommez les. Roxanne c’est l’arbre qui se tiens depuis un siècle au même endroit et qui ne s’est jamais laissé tomber, malgré la douleur, malgré les coups de haches, malgré les bucherons qui ont tentés de la tuer. Elle se tient encore droite, elle ne laisse pas paraitre que son sang coule, que son cœur saigne, son tronc reste aussi solide que le jour où elle s’est enracinée. Elle n’est pas la lumière la plus allumée de la boîte, mais son cœur compense entièrement ses manquements intellectuels, car elle fait des efforts immenses pour sembler meilleure qu’elle ne l’est afin de ne pas humilier son fils. Elle est tendre, molle, soumise en compagnie de sa petite famille, l’arbre solide devient une feuille en plein automne pour eux. Elle donnerait sa vie un million de fois pour eux, car ils sont tout ce qu’elle a et aura dans cet univers. Elle aime inconditionnellement, à jamais, pour l’éternité. Roxanne n’a aucune famille, elle fut reniée par ses parents adoptifs, ce qui la rend très territoriale avec celle qu’elle a. Son fils est son univers, elle lui donnerait jusqu’à son dernier souffle s’il lui demandait, elle l’aime éperdument car il est son bébé. C’est une bonne personne, une très bonne personne, mais sa tristesse n’a de grandeur que sa bonté.
Anecdotes
Elle est mariée depuis l'âge de quinze ans avec le même homme qu'elle aime éperdument. • Elle est tombée enceinte à quinze ans et s'est fait reniée par sa famille adoptive • Elle n'a jamais connu ses parents biologiques, ayant été adoptée dans une orphelinat russe par des allemands. L'adoption se fut secrètement et sans aucun papier.• En accouchant elle donna naissance à deux enfants, un beau garçon et la plus belle des petites fille que ce monde ait porté. Elle était morte née, cela créa un lien de possession excessif envers son fils • Elle aime son premier amour malgré qu'elle sache fermement qu'ils ne se reverront jamais dans cette vie et aucun jour ne passe sans qu'elle ne pleure son absence • Elle est venu au Canada en exile pour sauver son fils d'une fatalité imminente, elle ne regrette pas avoir du sacrifier sa vie en compagnie de son seul et unique amour pour sauver son fils unique. • C'est une chasseuse sous couverture, elle sauve in extremis les innocents des chasses,
tue les coupables
Dis m'en plus sur toi...
TC de Jenna/Ryan ♥
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Roxanne Savage
Chasseur
Messages : 78
Date d'inscription : 02/08/2017

MessageSujet: Re: Rox | I swear to you i will keep him safe until you find him again  Mer 2 Aoû 2017 - 19:36

My Story
My Story
Avez-vous déjà saisi l’amour du bout des doigts? Je veux dire le vrai amour, le grand amour, l’unique amour qui ne dure qu’une vie et qui ne se répète qu’une seule fois? Je l’ai eu, brièvement, dans ma courte vie de mortelle. J’ai condamné un immortel à ressentir le vide de mon absence pour son éternité entière. C’est une malédiction, une véritable merde, car on vous l’offre toujours avec un soupçon de poison. On m’a offert la pomme, j’ai fait une tarte, la tarte était empoisonnée. J’étais la véritable blanche neige ayant trouvé son prince charmant, celle qui avait réussi à vaincre la méchante reine, avant de se rendre compte que les sept nains étaient de mèche avec la reine. J’ai été trahie, détruite, exilée, on m’a surtout arraché à mon histoire pour me jeter dans le néant. Je suis encore là, je suis encore debout, mais je ne le suis pas pour moi.

Chapter One: My only reality
Bien avant le présent dans laquelle je suis j’ai eu une vie. J’allais passer trois ans dans un orphelinat russe auprès des intervenantes qui furent ma foi de vrai amour. Je n’ai pas beaucoup de souvenir de cet endroit, outre la grande porte noire à l’entrée et le jardin à l’arrière que j’adorais tellement, le reste n’est que des bribes d’une enfant. Si j’ai eu une maison, c’était celle-là. On ne me donnait aucun nom, tel qu’était la coutume, avant les cinq ans pour favoriser l’adoption internationale. Je sais qu’un jour on est venu me chercher, me féliciter, on a fait ma valise et la seconde d’après j’étais dans un avion en direction de l’Allemagne. Je crois avoir pleuré tout au long du voyage, enfin c’était ce qu’on me racontait, une vraie pleurnicharde que disait ma mère adoptive. En Allemagne je tomberais dans une famille de chasseurs du surnaturel, ils étaient incapables de concevoir et adoptaient des enfants d’un peu partout autour du pays pour donner leur connaissance et s’assurer une lignée. Nous étions dans les années 1980, l’adoption était plus facile, moins surveillée. Mon premier lit dans ma famille se trouvait au grenier. L’hiver allemand est froid, glacial, j’ai cru mourir les premières nuits. Je tentais de me garder réveillée, je volais de la paille à la grange pour remplir mon matelas, je volais la laine des moutons pour la mettre dans mes bas. Je n’étais qu’une enfant, pourtant mes nouveaux parents débutaient déjà mon entraînement digne des militaires, si je survivais je mériterais un véritable lit.

Une semaine, deux semaines, trois semaines passèrent. Mes pieds étaient pleins d’engelures, je tenais mes petits doigts serrés dans mes paumes pour les réchauffer, ce fut certainement le pire hiver de ma petite vie. Je ne me souviens que le froid, le vide, la fatigue qui me gagnait tranquillement et la faiblesse qui s’en suivait. On me nourrissait d’un bol de gruau au matin suivi d’un verre de lait de l’unique chèvre de la ferme. J’avais droit à un fruit au diner si j’obéissais aux parents. Le souper était de coutume entre nous, le seul repas qui était certain, quoi qu’il advienne. La table était toujours pleine, nous étions huit filles et huit garçons, tous d’âges différents. Les parents étaient aux extrémités de la table, je me demandais souvent s’ils étaient même amoureux, ils me semblaient si distants et cruels un envers l’autre. Nos soupers étaient faits de repas copieux, il fallait manger de façon logique, certaines nourritures allaient nous tenir plus longtemps que d’autres pendant la nuit qui nous attendait. Le jour je devais balayer le rez-de-chaussée, classer le bureau des parents dans l’ordre très précis qui m’avait été indiqué une seule fois lors de mon arrivée, si j’accomplissais bien mes tâches on me laissait aller surveiller les moutons. Malgré l’hiver, être à l’extérieur de cette maison fut mon meilleur souvenir, au moins à cet instant précis je pouvais être une enfant. Les récréations étaient très limitées, plus nous étions jeunes plus elles étaient longues, en vieillissant ce moment de calme devenait une autre partie de notre entraînement. Je peux vous dire aujourd’hui à mon plus grand étonnement qu’aucun de mes frères et sœurs ne sont morts de ce traitement à ma connaissance. À l’époque nous avions toutes sortes d’histoires d’horreurs comprenant des enfants morts qui étaient servies au diner entre nous, enfin ça c’est quand on réussissait à se comprendre, mais nous apprenions tous l’anglais pour avoir une langue en commun.

L’hiver fut pénible, long, froid cette année-là. J’ai fini par arrêter de pleurer, ravaler ma peine, j’avais compris au bout d’un moment que mes parents ne craqueraient jamais devant des émotions. Le printemps qui suivit fut doux, un des plus doux que l’Allemagne avait connu depuis six générations, je m’émerveillais devant la douceur du vent allemand après mon début pénible au centre de ma nouvelle famille. L’été fut d’une chaleur étouffante, l’automne qui suivrait serait pluvieux et terriblement humide. Les années passèrent soudainement comme une semaine s’éclipse, je ne verrais même plus le temps avancer, entre les corvées et les nouveaux entrainements ma vie devenait une simple routine. Je grandissais sans réellement m’en rendre compte, mon corps changeait sans que je ne le sache, mes cheveux allongeaient à une vitesse hallucinante. Je crois que c’est comme ça que je savais que je grandissais, je voyais mes cheveux toucher mes épaules, puis mes coudes, mes fesses. On les coupait, le stratagème recommençait, c’était mon seul indice visible. Nous n’avions aucun miroir dans la maison, nos parents voulaient éviter le narcissisme, ce n’était pas recommandé avant l’âge adulte. Avant que je ne puisse m’en rendre compte, j’étais prête pour une mission, puis une autre, puis une troisième. On m’avait tout appris les bases du chasseur, je savais comment tuer, mais la théorie n’égalait jamais la véritable pratique. À dix ans on commençait à aller sur le terrain, les chasses étaient minimes, mais réelles.

À quatorze ans j’avais le droit de voyager pour la première fois de ma vie, je pouvais choisir où j’allais pour ma chasse et recevoir de l’aide à distance uniquement. J’avais honoré tous mes serments, accomplis toutes mes tâches, réalisé toutes mes victoires et on m’offrait enfin la liberté. Qui n’aurait pas choisi un pays chaud après tant de souvenirs douloureux de l’hiver allemand? En direction de l’Espagne, je vivrais ma plus belle et plus terrible histoire. On m’avait assigné une tâche simple, un très petit clan de loups se promenait en solitaire, se protégeant les uns des autres. Ils étaient trois frères, seuls contre le monde, nous n’avions rien en commun à la base. J’allais les traquer, les suivre, les observer, savoir leurs moindres mouvements, calculer les miens au même moment. L’aînée semblait le plus fort, c’était celui qui prenait les grandes décisions, celui qui chassait la nourriture en forêt ou la volait en ville. Le second était maigre, faible, de toute évidence très malade et nécessitait l’aide constante de ses deux frères pour survivre. Le troisième était curieux, très naïf, il approchait les étrangers avec confiance et bonne humeur. Le plus jeune avait réussi à avoir un petit job dans une fermette environnante de Barcelone, même s’il passait le plus clair de son temps à flirter avec les filles du propriétaire, c’était le plus vieux qui ramenait le pain sur la table et travaillait au final. Je les ai observés un mois, je n’ai pas trouvé les bêtes immondes que mes parents m’avaient décrites, j’avais trouvé trois frères qui tentaient de survivre ensemble. Au fil de ma curiosité, je me suis fait engager à mon tour à la ferme, j’étudiais les sujets de plus près, mais encore à distance. Un soir où je mangeais seule ma soupe et mon pain, le plus jeune vint s’assoir avec moi. De son plus beau sourire, il me saluait, sa voix était vive et heureuse, je ne lui redonnais qu’un sourire en levant mes yeux vers les deux autres. L’aînée me regardait avec méfiance, le second ne pouvait me voir même s’il l’avait voulu, il était complètement aveugle. Un choc me traversait la nuque, on ne m’avait jamais dit que les loups aidaient les malades, pourtant ceux-là traînaient un infirme, le nourrissait, ils sacrifiaient leurs pains pour son repas. Ma réalité prenait un choc, mes croyances s’envolaient, mon univers entier s’écroulait à la vue de cette vérité.

Chapter 2: My soulmate and my true love
L’amour, c’est un si drôle de mot quand on y pense vraiment, on ne s’imagine pas que ce mot peut avoir autant de puissance sur notre misérable existence. Qui étais-je pour savoir qu’en aimant j’allais me donner dans mon entièreté, ma vulnérabilité, mes faiblesses, mes forces, mes plus grands secrets et que je serais l’oreille attentive du même partage? Je n’aurais jamais pu imaginer une seconde que mon petit cœur pourrait battre aussi vite, qu’il pourrait battre en union avec celui d’un autre, mais surtout qu’il pourrait me faire si mal si rapidement. Je n’avais jamais connu l’amour, la véritable fraternité, je n’avais jamais osé penser même toucher la peau d’un homme de toute ma vie. Si on m’avait dit que je m’imprégnerais de l’odeur de sa peau et que je la porterais toute ma vie avec moi, je ne l’aurais jamais fait. Cette odeur est si bonne, je suis la seule qui peut véritablement en profiter, la seule qui peut la savourer et l’aimer autant que je l’aime. Même lorsqu’il ne partage pas mon lit, je le sens encore enlacé contre mon corps, je peux ressentir chaque parcelle de sa peau comme s’il était là dans mon lit. Le réveil est insoutenable, je ferme les yeux espérant retourner dans ce rêve, retourner auprès de lui. Je l’ai perdu, avec lui mon âme s’est séparée en deux, je ne pourrai jamais remplir le vide qu’il a laissé par son absence.

Si au début je ne parlais qu’au petit frère dénommé Tyler, j’ai gagné assez de confiance pour m’assoir à leur table, ce même si l’aîné me dévisageait constamment avec une méfiance évidente. L’aveugle se dénommait Alexis, il était très intelligent, doux, patient, et je développais une affection envers lui de protection très rapidement. Au fil des conversations ils m’apprenaient être Canadien, leur mère Québécoise et leur père d’une provenance inconnu, ils s’étaient retrouvés en Espagne après que leur mère ait tenté de faire tuer Alexis. Il n’était pas né aveugle, un bête accident avait causé son nouvel état, à priori une bataille entre frères loup avait très mal tourné. J’étais presque embêtée par l’ouverture dont le benjamin faisait preuve, j’avais gagné sa confiance très rapidement, il m’avouait tous leurs secrets. Lorsque j’avais osé demander pourquoi il m’avait simplement répondu, « Tu es seule, nous sommes ensemble, tu es des nôtres maintenant. » Ce sens de la fraternité, de la loyauté, me laissait sans mots. Je l’admets, pour une fois je mangeais à une si petite table, mais je la sentais immense et riche de vie.

Je travaillais à labourer les champs avec Jean-Félix, l’aîné, communément surnommé J-f. Je m’amusais beaucoup trop à raccourcir son surnom pour le transformer en Jee, si au début il grognait à chaque fois que je le disais, il finit par entièrement apprécier ce surnom. Il détestait son véritable nom, donnée par sa mère, ce prénom lui avait été donné d’une femme qu’il haïssait plus que tout ce que l’on pouvait haïr dans l’univers. Je ne saurais que bien plus tard qu’elle l’avait battu sauvagement, elle l’avait affamé, isolé, torturé pour le seul et unique crime d’avoir osé ressembler à son père. Il avait la peau balzane, les cheveux d’un noir ténébreux, les yeux d’une prunelle marron la plus belle qu’il m’est donné de voir. Il était grand, d’une forte carrure, musclé pour son âge, il portait encore ses cheveux aux épaules à ce moment-là. Sa mère l’avait donc traité comme un bâtard toute sa vie, il ne s’était sauvé d’elle qu’à l’âge de dix ans, emportant avec lui ses deux frères qu’il élèverait comme un père de famille. C’était beaucoup de responsabilité pour un gamin, mais il s’était débrouillé, il n’avait aucun autre choix. Bien qu’ils aient tous le même père, celui-ci ne revenait que pour féconder leur mère, les garçons n’avaient aucune idée d’où il pouvait se trouver dans le monde. Ils avaient suivi aveuglément l’aîné, errant de pays en pays jusqu’à ce que leur course s’arrête en Espagne. Ce qui m’avait emmené sur leur chemin était malheureusement les pertes de contrôle du second. Un loup aveugle et terriblement dangereux, il attaquait au moindre son une fois transformé, rien ne pouvait le calmer outre la présence de son aîné qui ne pouvait malheureusement pas toujours être là.

Je comprenais mieux ce qui m’emmenait, mais aussi ce que je pouvais faire pour les aider à ne plus attirer le regard, afin qu’ils vivent en paix. J’écrivais des lettres à mes parents au fil des mois, expliquant une fausse chasse, les menant dans le vide pour qu’ils ne cherchent pas à me retrouver. Je m’occupais des trois loups comme si j’avais été de leur clan, et ce, malgré ma nature humaine. Si l’aîné n’appréciait pas ma présence au début, il se laissait très tranquillement charmé, nous devinrent amis au fil des mois qui se succédaient. Nous étions aux champs ensemble toute la journée, il semblait apprécier ne pas avoir à aider quelqu’un pour une fois, je me débrouillais très bien. Ayant été élevée sur une ferme allemande, la terre d’Espagne était le moindre de mes soucis, elle se labourait comme on met un couteau dans du beurre. Je savais comment travailler sur ces lieux, je savais les routines et je savais comment aider les autres. Si sa confiance fut lentement gagnée, sa méfiance fut toujours présente, il n’aimait pas que le benjamin m’accepte comme si j’avais toujours été présente. Un soir que nous revenions des champs, il m’avait coincé entre la grange et la maison des employés, une main sur ma gorge et l’autre me saisissant les épaules il tenait une pression dont j’aurais pu difficilement me séparer sans me blesser. Ses mots, rempli de haine et de froideur allaient percer mes oreilles « Je sais qui tu es, je sais ce que tu veux, tu ne l’obtiendras pas avec MA famille » disait-il avec rage, mais d’une voix basse pour que personne ne nous voient. J’inspirais doucement, mon regard perçant plongé dans ses prunelles, alors que sa rage augmentait dans mon silence. « Ce que je veux? » dis-je très doucement. Est-ce que j’en avais même conscience à l’aube de mes quinze ans? Il serrait les dents, il commençait à me dire que j’étais une chasseuse, qu’il savait pour mes messages, qu’il savait que j’étais là pour les chasser. J’inspirais encore, je réfléchissais encore, ce n’était plus la raison de ma présence, même si elle l’avait été, je m’étais attachée à eux comme je ne l’aurais jamais cru possible. Je crois que quelque part entre nos chicanes enfantines et nos bagarres de faux entrainement j’étais tombée amoureuse de lui. J’étais jeune, facilement influençable, mais surtout éperdument amoureuse de mon ennemi. « Relâche-moi et je te dirai ce que je veux », murmurais-je doucement, paisiblement, juste assez pour qu’il relâche ma gorge sans pour autant lâcher mes épaules. C’est à cet instant-là que j’accrochais ses lèvres, mais il se décrochait instinctivement, il était presque apeuré par ce qui venait de se passer. Je l’étais moi aussi, je n’avais jamais ressenti cette vulnérabilité, je ne croyais pas pouvoir un jour y toucher. À ma surprise c’est lui qui revint d’attaque, peut-être par curiosité, mais nos lèvres ne pouvaient plus se quitter. Sa prise autrefois violente devenait tendresse et nos mouvements passionnés n’avaient l’air de rien. Nous étions deux adolescents, jeunes adolescents, nous ne savions ni n’avions jamais goûté à l’amour avant ce jour précis. Je me souviens avoir tremblé tout au long de nos échanges, mes jambes ne me répondaient plus, mes mains ne pouvaient cesser de caresser son torse et son doux visage. Mes doigts sculptaient sa mâchoire avant de s’entremêler dans sa chevelure. Nous avons partagé notre flamme brûlante cette soirée-là, nous n’étions qu’un feu brûlant au milieu de l’Espagne, une autre histoire d’amour sous la chaleur brasée de l’été. Qu’est-ce que je voulais au juste? Je voulais une vraie famille, des gens qui s’inquiéteraient véritablement pour moi, ceux qui verseraient au moins une larme si je devais mourir. C’est en Espagne que j’ai trouvé deux frères et un amant.

L’été d’après je portais une robe planche que l’on m’avait gracieusement donnée à la ferme, Alexis avait fait par lui-même la couronne de fleurs qui se trouvait sur ma crinière d’ébène, Tyler avait pris soin de placer les bottes de foin et de décorer la grange. J’avais une couronne de lys, des yeux fatigués par le travail, un mariage très simple et un ventre très rond. J’étais très enceinte quand nous avons prononcé nos vœux devant notre employeur, ce mariage n’était pas très en règle, mais nous n’en avions que faire. Nous étions jeunes, un enfant était à naître dans le mois à venir, tout ce que nous pouvions avoir allait nous plaire. Ce fut très privé comme réception, le repas serait un copieux cerf que mon nouveau mari avait chassé la veille, nous étions en famille accompagnés des autres employés. La nuit nuptiale fut faite de massage de pied et de tendresse. J’envoyais l’ultime lettre à mes parents adoptifs, la lettre qui allait sceller l’avenir de mes enfants à venir et malheureusement je fus assez stupide pour admettre que je portais l’enfant d’un loup. Ils nous ont chassés, ils nous ont trouvés, le combat se finit avec un seul mort de leur côté. Je ne me souviens pas grand-chose sauf que Tyler à réussis à m’emmener le plus loin qu’il le pouvait tout en traînant Alexis l’aveugle. Mon Jee fut le seul qui restait derrière, fidèle à qui il était, il se battit sauvagement. Dans la noirceur d’une nuit, au milieu d’une forêt mes eaux allaient perforer. Je donnerais naissance sans assistance médicale, avec uniquement un frère inexpérimenté pour m’aider, je ne vous mentirai pas il s’était évanoui avant la fin. Le seul qui restait calme et qui tentait de m’aider fut Alexis, mais son silence me fit comprendre que quelque chose n’allait pas bien assez vite. J’allais donner naissance à deux enfants, une fille et un garçon, mais le manque de soins médicaux avait eu la peau de ma petite fille. Mort-né, le cordon ombilical s’était entouré sur sa gorge, l’étouffant pendant l’accouchement. J’ai été très chanceuse que mon fils survive, ce ne fut que grâce au réflexe rapide d’Alexis qui lui enfonçait un doigt dans la gorge pour percer la trachée permettant la prise d’air. Dès son premier crie je le pris contre moi, le serrant avec tendresse, je n’osais même pas poser mon regard sur l’autre enfant juste à côté. Je n’oserais jamais à vrai dire. Je devais me concentrer sur celui qui était là, vivant, collé contre ma poitrine à pleurer de toutes ses forces. Jee ne nous rejoindrait que deux semaines suivant la naissance, ayant du suivre nos odeurs pour nous retrouver, je ne sais pas s’il s’est véritablement un jour remis de ne jamais avoir pu voir notre fille. Malgré ses airs de durs, il avait un cœur tendre et pour lui sa famille était tout ce qu’il détenait. Quand il posa son regard sur notre fils il eut un sourire que même moi je n’avais jamais pu lui procurer, au creux de ses bras notre petit être était d’un calme exceptionnel, je pense sincèrement que ce n’est qu’à cet instant qu’il s’est véritablement senti comme un homme.

Chapter 3: Cursed, betrayed, but still standing strong
Je l’aimais ma maison. Elle était peut-être petite, elle avait peut-être besoin de beaucoup d’amour, mais c’était notre maison. Nous l’avions achetée aux États-Unis dans l’état du Wisconsin. On pensait vraiment y être en sécurité, j’avais adopté son nom de famille pour disparaître complètement des oreilles des chasseurs, j’avais abandonné la chasse dans son entièreté depuis des années déjà. Parfois je restais attentive, je sortais au bar avec mes amies de fille, je posais quelques questions pour m’assurer que nous n’étions pas sur la ligne de mir. Chaque soir je retournais dans ma maison, un garage, un étage, un sous-sol et une grande cour au même niveau. Je vivais avec mes beaux-frères, mon mari, notre fils, j’aimais ma vie à un point que vous ne pourriez imaginer. Je me souviens encore de chaque mur, chaque coin, l’odeur de mes chandelles quand on entrait par la cuisine. Quand je ferme mes yeux, je peux encore y être dans mes rêves, je sens le plancher de bois que nous avions nous-mêmes verni, je sens mes doigts sur le mur menant à la chambre de bébé, chaque craquelure qui m’indiquait dans la noirceur que je prenais la bonne route. Je me souviens la grandeur de notre lit, l’odeur qu’il laissait dans les couvertures après son départ, la chaleur que je ressentais lorsque ma peau s’enlaçait sur la sienne. Je me souviens de tout, mais se souvenir n’égale plus le vivre. Je présume qu’il vit encore à l’intérieur des mêmes quatre murs où nous avons vécu nos plus belles années. Il doit encore aider son frère à se déplacer dans la cour arrière, la télévision du sous-sol doit être branchée sur la même xbox, la laveuse doit laver ses vêtements avec le même savon que j’utilisais. Je le présume, mais je ne le saurai jamais, car nous ne pourrons plus jamais être en contacte. Tant que je vivrai, il y aura un risque, tant que Damon vivra il y aura un risque, alors je peux rêver autant que je le désire sans jamais apprendre ce qu’il en est.

L’apparition de la MAVFA vint détruire notre existence. Les chasseurs sortaient par milliers de l’ombre et mon fils fut une cible facile pour eux. Un jeune loup qui ne comprenait pas encore ce qu’il était, il n’avait que dix ans, il ne s’était jamais transformé. Si son père était son modèle, celui-ci ne forcerait jamais son fils à avoir une transformation précoce, ayant lui-même souffert de ce traitement. Damon fut simplement la victime du système public en Amérique. Des tests étaient faits à l’entrée des écoles, des garderies, des bibliothèques publiques, on chassait le surnaturel avec autant d’entrain que l’on avait chassé les sorcières de Salem. Je n’avais pas aimé cela, j’avais retiré mon fils du système très rapidement, mais les soupçons débutèrent. Naïve, je me confiais à une amie sur ma nature de chasseuse, mais surtout sur la nature de ma relation et de mes craintes. Mon amie qui était une sorcière me souriait avant de me vendre au diable. Elle criait au loup, je fus tiré de force du bar, emmenée au poste de police avec toute la brutalité humaine que vous pouvez imaginer. On m’a gardé quarante-huit heures, on m’a craché dessus, on m’a tiré les cheveux, ils ont tous fait pour me tirer les vers du nez, mais pas un mot n’est sorti de ma bouche. Le protocole restait le même, je fus relâché après deux jours, mais les regards étaient tournés sur nous dans tout le voisinage. Suite à cet évènement, je m’enfermais dans la maison, j’étais paranoïaque, je ne dormais plus. Le seul qui réussissait à me calmer était absent, introuvable, il devait être parti en chasse avec ses frères. Il n’avait aucune idée de ce qui m’était arrivé, aucune idée de ce qui arriverait non plus, il n’était pas là. Le mouvement MAVFA était plus gros qu’anticipé, les foules de fanatiques voulaient du sang, ils virent nous tirer du lit pendant la nuit. Je me souviens avoir été traînée par le pied, j’ai tenté de me défendre, mais ils étaient trop nombreux. Ma panique s’est agrandie quand j’ai vu mon bébé près de moi au centre d’un cercle. Nous étions plusieurs dans ce cercle, tous traîné de force, mon premier réflexe fut de prendre mon fils dans mes bras et de le protéger avec mon être. Je ne pleurais pas, je n’avais pas le temps, je devais réfléchir à une échappatoire. Je ne sais pas par quel miracle un vampire s’était attaqué à la foule, mais la distraction était tout ce dont j’avais besoin pour foncer dans le reste et apporter mon fils de force avec moi. J’ai couru sur des kilomètres, j’étais à court de souffle bien avant que mes jambes ne me lâchent, bien avant que ses forces à lui le quittent. Il me semblait que nous nous étions rendus dans un refuge en une fraction de seconde. Nous n’allions n’y rester qu’une nuit, c’était trop dangereux, mais cette nuit-là marquerait un choix qui allait me déchirer à tout jamais.

J’avais déjà vu des oracles, des médiums, mais jamais une d’entre elles ne m’avait agrippé si fortement le bras pour me prévenir de sa voix sombre. « Tant que tu vivras, qu'il (le fils) vivra, tu ne pourras jamais revoir ton âme sœur. Si tu oses le rejoindre, le voir, lui dire où tu es, ton fils tant aimé mourra. » Ses paroles se suivirent d’une vision où je du voir passivement mon fils mourir dans toutes les options qui me réunissait avec son père. Mon choix ne pris qu’une seconde, j’écris une dernière lettre qui je donnerais à la vieille dame avant de quitter avec mon fils pour le mur Canadien. C’était il y a bientôt cinq ans, je n'ai jamais questionné cette soirée, je ne suis jamais revenue sur ma décision. Est-ce qu'il sait où je suis? Est-il même vivant? Des questions auxquels je n'aurai jamais de réponse, la seule qui m'importe est sous mes yeux, mon fils est vivant et tout l'amour d'un homme ne pourra jamais le remplacer.

Tout ce que j'ai inscrit dans ma lettre cette nuit-là ne furent que ses simples mots : tout ira bien, tu iras bien. Je garderai Damon caché tant que je le peux, ils ne le retrouveront pas, mais nous ne devons pas nous retrouvés pour lui. Je te promets que je le garderai en sécurité aussi longtemps que mes forces me le permettront et quand je n'y arriverai plus tu le trouveras. Je t'aime, je t'aimerai toujours, mais sa sécurité passe avant nous.

Je n'avais pas assez de papier pour la finir...
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Garfield O'Connell
Civils
Messages : 279
Date d'inscription : 01/08/2017

MessageSujet: Re: Rox | I swear to you i will keep him safe until you find him again  Jeu 3 Aoû 2017 - 11:32


Tu es officiellement validé !



Bienvenue !

   Hey, c'est une belle histoire et bien que ce ne sont pas les versions que je connaissent des personnages, tout ça m'a l'air bien intéressant (et pas du tout tragique). Alors je te valide officiellement et tu vas donc maintenant devoir attendre ton bébé
Tout d'abord vas ici : avatar et aussi ici : race pour les modifier toi même avec tes pouvoirs admins
© sobade.
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Rox | I swear to you i will keep him safe until you find him again
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