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 The night we met, the world was wearing black | Evelyn&Ryan

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Seigneur Vampire
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MessageSujet: The night we met, the world was wearing black | Evelyn&Ryan  Mer 2 Aoû 2017 - 16:08






► Janvier 2019, Loft de Ryan |
The night we met, the world was wearing black
Evy & Ryan
En arrivant au loft, j’avais déposé son corps dans le bain, j’avais nettoyé la plaie et retirer la balle qui y était logée afin que la guérison soit plus rapide. Je l’avais lavé de la tête au pied, prenant mon temps comme on prendrait le temps de bien laver un enfant qui venait tout juste de naître, sans aucune perversion. Quand j’avais eu terminé le bain d’un blanc de porcelaine était tâché du rouge écarlate que le sang avait laissé derrière lui et de la terre qui s’était introduite sur la jeune femme. J’avais repris son corps encore si frêle pour la revêtir d’un de mes blousons les plus blanc et pur que j’avais. Finalement, j’avais déposé son corps sur mon lit, la revêtant de mon épaisse douillette de lit, pour réchauffer son être devenu si glaciale. Religieusement j’avais fais chaque étape comme les sœurs du couvent m’en avait habitué lorsque nous devions disposer des malades, sauf que dans son cas elle n’en était pas a son dernier repos. La fin de la nuit me roulait amèrement en bouche. Je remettais en question mes choix, mes actions, je me demandais pourquoi je n’avais pas gardé un des assaillants vivant pour le torturer un peu plus longtemps. En même temps, je n’avais aucune idée de ce qui se passerait un instant suivant. Je ne savais certainement pas qu’en cette simple nuit de chasse mon destin se lierait à un nouvel être.

« Des siècles, ça fait des siècles » me murmurais-je le dos contre le mur de la chambre en fixant encore la beauté d’ébène. Je n’avais plus l’habitude d’élever un jeune vampire, ces temps n’étaient pas non plus les meilleurs pour venir au monde, avec les guerres civiles à nos portes. Si le Canada nous avait accueillit les bras ouverts, le reste du monde nous avait fermé ses frontières, à quoi bon être immortel si nous ne pouvons plus visiter le monde et profiter de chaque culture? Je soupirais en me laissant tomber dans le fauteuil, situé juste au coin de la pièce, des mains je palpais un de mes journaux et le ramenait vers moi. Tant de mémoire, tant de gens qui avaient eu une importance pour moi, ils n’étaient plus que des noms sur une vieille page. Ils n’étaient plus que de l’encre séchée, du papier jaunis et une époque lointaine. Toutes ses histoires de gloires, de guerre vampirique, de royaume à son apogée n’étaient désormais qu’un jadis et un il fut une fois. Avec de telles pensées je plissais mon front, pensif, passant une main vagabonde dans ma chevelure brune. Le jour s’était levé, mais pas un seul rayon de soleil ne passerait mes rideaux centenaires, je le savais uniquement au bruit distinctif des oiseaux qui gazouillaient doucement leur mélodies. Il aurait normalement été temps pour moi de fermer mes yeux et de m’endormir dans le confort de mes draps, mais aujourd’hui et pour plusieurs jour il serait occupé par cette femme au corps si frêle, mais à la fois si paisible. Si la mort n’allait pas à tout le monde, elle donnait certainement un petit plus à la chasseresse, sa peau d’un blanc pur et ses lèvres d’un rouge de sang me rappelait un conte d’enfant. Je me surprenais à l’admirer dans le silence le plus complet, j’entendais à peine ma respiration, je tentais de savoir si elle en avait à son tour.

Un petit sourire se déposait sur mes lèvres alors que mes yeux vagabondaient la pièce nous entourant. J’étais entré ici un millier de fois, mais jamais je ne m’y étais senti chez moi, pourtant c’était le cas. Anna avait peut-être raison, j’avais besoin d’un but pour continuer, la vengeance n’était pas la seule raison pour laquelle j’étais encore vivant. Sept cent ans sur terre et ce n’est que maintenant que je réalise ma bêtise.

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MessageSujet: Re: The night we met, the world was wearing black | Evelyn&Ryan  Mer 2 Aoû 2017 - 20:38

the night we met, the world was wearing blackRyan A. Matthews & Evelyn P. FayUne fois cette décision prise, il n’y avait plus de marche-arrière. Mon corps maintenant si fragile ne saurait l’empêcher de me faire quoi que ce soit. Ainsi, en lui souriant faiblement, je fis mes dernières prières et m’excusait à ma famille en silence, ayant déjà une petite idée de leur réaction lorsqu’ils découvriraient cette terrible nouvelle. J’appréhendais maintenant la suite, le rituel qui allait suivre. En tant que chasseuse, mes connaissances au niveau du processus de transformation étaient basiques. Cependant, je ne fus aucunement surprise de le voir se mordre les veines de son bras droit et de doucement l’approcher de ma bouche. L’heure était venue, il me fallait boire son sang, afin que le processus puisse prendre place. Vu que le goût de ce même liquide s’accaparait déjà de mes papilles gustatives, je ne fus aucunement affolée. Mais mon instinct de chasseuse fit soudainement irruption lorsque je sentis son autre main aider ma tête à se déposer tout contre son épaule, avant de venir s’enlacer autour de ma taille. S’il était venu à moi alors que je venais tout juste d’être tiré, me pousser à adopter une telle position serait difficile. Je me serais battue. Pas maintenant. Je n’étais plus qu’une poupée de chiffon. Je me laissais faire, continuant de boire pendant encore quelques minutes. Puis, doucement, je sombrais dans la noirceur, alors que mes yeux se fermèrent sur le tapis blanc maintenant immaculé de sang. Une respiration profonde, puis une autre. J’entendais mon cœur battre beaucoup plus doucement. J’avais cette sensation de ne tenir qu’à un fil et alors que mes poumons se gonflaient d’air une dernière fois, je perdis pied et lâchais toute emprise que j’avais encore avec mon corps.

Tout ce qui se passait à l’intérieur de mon être, personne ne pourrait jamais se l’imaginer. Ces choses-là, on ne vous les enseigne pas. On vous parle d’un long tunnel avec, au bout une lumière. Je n’ai rien vécu de tel. Je tombais mais ne criait pas. C’est comme si mon esprit savait instinctivement ce qui m’arrivait, quoique je sois fortement surprise de ce qui se passait. Devant moi, je voyais des images de ma vie, comme cette fameuse bobine de film qu’on vous décrit dans les livres spirituels. De mon enfance, là où toutes les aventures qu’on me décrivait me faisaient rêver, de mes éternelles sorties en douce avec mon frère, de nos nombreuses chasses, de mes débuts sur les bancs d’école, de mes parents qui, malgré tout, m’aimaient d’amour … tous ces flashs, tous ces souvenirs, ils avaient façonné la personne que j’étais devenue. Que je ne serais peut-être plus, maintenant que j’avais choisi une route bien à l’opposé de celle qu’on me donna.

De ce plongeon à pique, je me retrouvais soudainement dans un puit de lumière. Là, en plein milieu d’un lac, se trouvait un amas de terre et une femme y était assise. À la fois inquiète et surprise, je m’approchais d’elle. L’inconnue se retourna et je compris avec horreur qu’il s’agissait … de moi. Mais un reflet bien différent du mien. Cette femme avait une peau si pâle et des lèvres si rouges. « Crois-tu avoir pris la bonne décision ? Pourras-tu vivre avec tes choix ? » Cette voix … elle était si froide. Pourtant, on aurait dit ma jumelle. « Je ne peux espérer autrement. Entre ça et la mort, si subite, si injuste, je ne pourrais avoir fait un autre choix. Pour le bien de mon frère. Il a besoin de moi. » Elle me sourit et se leva, marchant doucement jusqu’à moi. « Et s’il venait à te repousser, si tes parents venaient à te bannir pour toujours de leur famille ? » Cela était une possibilité, et j’y avais largement pensé avant d’accepter l’offre du vampire. « J’assumerais les conséquences de mes actes. » J’étais ferme, je ne sourcillais pas. Elle arriva juste devant mon visage et souri de toutes ces dents. Je pus voir des canines et j’écarquillais les yeux. « Soit. » Sur ce, elle m’agrippa par les épaules et me projeta dans le lac. Une fois dans l’eau, je peinais à remonter à la surface. Avec beaucoup de vigueur, je nageais et au moment où ma tête remontait vers la source de lumière, vers l’oxygène qu’il me manquait, j’ouvris les yeux et repris contact avec le monde. Du lac, du tunnel, de la chute, il n’y avait plus rien. Je me retrouvais maintenant dans un lit, vêtue de vêtements différents. Je m’affolais, je ne comprenais pas pourquoi j’avais cru parlé avec cette jumelle. Cependant, l’incompréhension céda bien vite place à la terreur, car du corps de chiffon que j’avais laissé dans la forêt, alors que je m’éteignais, voilà que mes oreilles me tuaient, un brouhaha m’empêchant de me concentrer sur quoi que ce soit. « Mais qu’est-ce qu’il se passe ? Qu’est-ce qu’il m’arrive ? » Une vague de toutes sortes d’émotions m’envahit, je ne savais pas très bien en faire le tri. Puis cette sensation de brûlure dans la gorge. Était-ce vraiment ainsi qu’on se sentait, quand on devenait un vampire ?

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MessageSujet: Re: The night we met, the world was wearing black | Evelyn&Ryan  Jeu 3 Aoû 2017 - 18:40






► Janvier 2019, Loft de Ryan |
The night we met, the world was wearing black
Evy & Ryan
Elle se réveillait, comme je me doutais la panique se pris d’elle, je soupirais un peu avant de me souvenir ce qui m’était moi-même arrivé à mon réveil. Il faut dire que de nos jours les sons étaient plus présent, la ville ne dormait certainement pas, il me fallait maintenant l’aider à se concentrer. Je n’avais pas eu de nouveau-né depuis combien de siècle déjà? J’allais assurément être rouillé à l’art d’élevé un jeune vampire. « Concentre-toi sur ma voix. » dis-je très doucement d’une voix douce, basse, au débit lent. « Une fois que tu m’auras situé tu ne perdras plus le focus, ça va bien aller, trouve moi parmi les sons. » Je ne savais plus vraiment ce qu’elle devait vivre, il y avait tellement longtemps que je l’avais vécu moi-même, mais je sais que la première fois était déstabilisante. On entendait tout, nos sens étaient tous réveillés, nos sentiments s’entre choquaient.

Si on me proposait de revenir à ce moment, ce début, je refuserais. Mon adolescence vampirique avait été assez difficile à gérer comme ça, imaginé vous réveiller et vous pouvez des questions sur l’entièreté de votre existence. Comment étais-je mort déjà? Oh, mon père vampirique avait vidé jusqu’à la dernière goûte de mon sang au milieu d’une allée tout en me faisant boire le sien. Pittoresque mort aux mains d’un gamin de douze ans qui en avait réellement un millier de plus. Enfin tout cela n’était qu’un passé lointain, le présent m’avait donné un nouveau défi qui se trouvait affolé dans mon lit. Je restais assis sur la chaise, regardant la jeune femme s’habituer doucement à ses nouveaux sens, c’était un pas à la fois qu’elle devrait prendre désormais. Je ne faisais pas la discussion outre mes quelques mots, elle avait besoin de trouver ses propres sens, c’était une étape qu’elle devait réussir par elle-même. Je ne bougeais pas, je respirais le moins possible, seul l’extérieur était bruyant. La ville s’était réveillée, avec elle était venu la vie mondaine qui prenait son cours, ceci n’était pas pour plaire a ce petit vampire paniqué.

« Un peu mieux? » je pris la parole après un certain temps, pour voir si elle avait réussis à prendre le focus des sons, si elle pouvait distinguer le proche du loin. C’était un temps d’adaptation que de devenir un vampire, on ne devenait pas un centenaire en une minute, elle avait du travail à faire. J’avais écouté les films, les séries télévisées qui nous détaillait, d’ailleurs bien avant la MAVFA (mouvement de masse anti vampire se situant aux états-unis) il y avait eu twilight qui avait détruit mon espoir en l’humanité.


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MessageSujet: Re: The night we met, the world was wearing black | Evelyn&Ryan  Jeu 3 Aoû 2017 - 22:52

the night we met, the world was wearing blackRyan A. Matthews & Evelyn P. FayJ’avais accepté, il m’avait transformé, et, à mon réveil, j’osais espérer que tout serait mieux. Les vampires semblaient si calmes, c’en était presque déstabilisant pour les jeunes chasseurs. Mais en me réveillant, je compris qu’il n’en était rien et que mes souffrances venaient de commencer. Mon esprit était encore embrouillé par les dernières images que j’avais en tête et de mes derniers souvenirs, dans la forêt, entourée de ses bras, à boire l’essence-même de ce qu’il était, de mourir doucement … Et puis me voilà projeter dans un monde où les bruits s’entremêlent dans ma mes oreilles, où un bombardement m’empêche de me concentrer et j’arrive à peine à l’entendre me demander de me concentrer sur sa voix. Comment faire ? Comment couper tous les autres sons pour qu’il ne reste plus que lui ? Je paniquais, je n’arrivais pas à faire ce qu’il voulait. Mes mains saisirent violemment la douillette, je prenais d’énormes inspirations. Je me sentais comme une radio captant toutes les fréquences, n’ayant pas encore les moyens de faire le tri.

Pourtant, il le fallait. Je ne pourrais pas aider mon frère, parler à mes parents, essayer de recontacter mes amies du boulot et de l’université sans réussir cette simple tâche. Je décidais de fermer les yeux, de situer chacun de ses sons, et de les effacer, un à un, de mes oreilles. Un enfant qui pleure, une voiture qui démarre, des enfants qui courent, une femme qui parle au téléphone, et j’en passe, je les percevais comme s’ils étaient à côté de moi. Non. Il ne fallait pas perdre courage. À chaque fois que j’en déchiffrais un, je le tassais du revers de la main. Il me fallait trouver le bon, trouver sa voix. Bientôt, la panoplie de brouhaha diminua jusqu’à ce qu’il ne reste que quelques échos. Finalement, je perçus sa voix qui me demandait si ça allait mieux. Je souris, ayant remporter cette première petite bataille, et ouvrit mes yeux pour reporter mon attention sur lui. Sa présence dans cette chambre me rassura … mais à un point tel que, sans hésiter, je me précipitais vers lui. Je n’arrivais pas à comprendre pourquoi, mais une partie de moi ne pouvais maintenant plus vivre sans lui. C’était la même sensation que lorsque j’étais avec mon frère, mais à un tel degré … c’en était presque maladif.

Silencieuse, toujours concentrée sur lui, sur son regard, sa voix, sa respiration, je pris place au bout du lit, étant ainsi face à lui. Tout de mes mouvements pourrait presque être décrits comme ceux d’un chat. Était-ce donc ça, que cette inexplicable sensualité chez les vampires ? Cette transe dura encore quelques minutes, puis, soudainement, une nouvelle douleur. Comment diable faisaient-ils pour vivre constamment avec ces maux ? « Ma gorge, elle brûle. Pour … pourquoi ? » Et d’un simple geste, je me saisis le cou, ne comprenant pas d’où cette nouvelle torture venait.

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MessageSujet: Re: The night we met, the world was wearing black | Evelyn&Ryan  Ven 4 Aoû 2017 - 0:04






► Janvier 2019, Loft de Ryan |
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Ma voix restait calme, paisible, basse, je savais qu’elle devait réussir à se concentrer sur les sons avant de pouvoir avoir une conversation. Je la regardais bouger dans le lit, tenter de se concentrer, les moindres mouvements qu’elle effectuait apposaient un sourire sur mes lèvres. Elle me rendait presque curieux, j’aurais voulu entendre ce qu’elle entendait, je me souvenais ma panique comme si c’était hier. « Tu le fais mieux que moi » soufflais-je en apposant une main sur mon menton, j’avais quelques soubresauts de rire devant la scène, même si je le faisais en silence. Je ne pouvais m’empêcher de l’admirer dans ses premiers pas comme si elle était la Joconde en plein musée du Louvre. Mes yeux grisâtre brillaient d’une douce lueur, j’étais sincèrement heureux, j’avais oublié la fierté que l’on avait lorsque nous avions un nouveau né auprès de nous. Certains vampire perdait ce sentiment à force d’abuser et de transformer sans réfléchir, je ne l’avais jamais perdu, j’avais toujours pris soin de chacun d’entre eux.

Mon regard se détournait un peu, plus attristé, elle ne les connaîtrait jamais outre par mes histoires. C’était dommage, j’étais certain qu’elle les aurait aimés comme je les aimais moi. La voilà qui me faisait face au bout du lit, pendant quelques minutes le silence fut roi de ma chambre, nous ne faisions que scruter nos visages dans la plus grande curiosité. Mes yeux se promenaient de ses prunelles à ses lèvres, de sa mâchoire à son cou. J’apprenais à la découvrir, à la reconnaitre, mais il manquait encore un élément très important qui m’empêchais de pleinement profiter d’elle. Son nom. Ce qu’elle dit me sortie de ma transe, nos yeux se rencontraient avant qu’elle ne prenne sa gorge dans sa main, manifestant de la douleur sur son visage. Je clignais des yeux, réfléchissant, il y avait beaucoup de possibilité qui expliquait son malaise. La soif, le premier souffle, le fait qu’elle venait de mourir, beaucoup de facteurs pouvaient expliquer sa douleur, sa brûlure, mais savoir exactement ce que c’était me fut difficile. Je plissais des yeux, comme si cela m’aidait un peu plus à réfléchir, je tentais de me souvenir exactement ce qui causait son mal. « Donne-moi une seconde. » dis-je sans attendre une seconde de plus. Je me relevais, tentant ma première théorie, me rendant dans mon frigidaire pour retirer un petit contenant du sang le plus frais que je détenais. Je transférais le liquide dans un verre avant de revenir dans la chambre pour lui proposer. « Au fait, je suis Ryan. » On passera à un autre appel pour la galanterie. Je prenais place sur le lit à mon tour, m’asseyant juste à côté d’elle, lui donnant un simple sourire sincère.

« Je suis désolé, pour hier, mais tu seras en sécurité désormais. » Ma tête ne faisait que me rappeler les événements de la nuit, je ne pouvais passer à côté de ces quelques mots, il me fallait les exprimer au plus vite avant qu’ils ne deviennent désuet. « Tu veux appeler ton frère ou attendre encore un peu? » dis-je avant de lui passer son téléphone. J’avais pris soin de le nettoyer, d’enlever toute trace de sang, avant de lui remettre. Il n’avait peut-être plus beaucoup de batterie par contre.


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MessageSujet: Re: The night we met, the world was wearing black | Evelyn&Ryan  Ven 4 Aoû 2017 - 23:16

the night we met, the world was wearing blackRyan A. Matthews & Evelyn P. Fay« Ce n’est pas facile, il y en a autant. » Mais j’avais réussi à surpasser cet obstacle. Une petite victoire de plus. Et sa main sur mon menton en fut ma récompense, car, au moindre contact de sa main sur ma peau, je ressentais des chocs électriques. On aurait dit que mon corps était bien plus réceptif à l’environnement autour de moi que jamais auparavant. Pourtant, on m’avait entraîné à penser plus vite que les monstres, à faire le vide pour mieux découvrir où ils se cachaient … bref, à atteindre ce stade d’équilibre si parfait, que l’on est capable de chasser plus efficacement. Alors pourquoi est-ce que ce n’est que maintenant, en tant que vampire, que je commence réellement à comprendre et appliquer ces leçons. Comme quoi notre rencontre était destinée, si ce n’était que d’avoir une nouvelle appréciation pour les enseignements reçus dès ma tendre enfance. Ou alors de me rendre compte que cette connexion unique que j’avais avec mon frère avait de la compétition. En effet, nos regards qui ne se détournaient pas témoignaient d’une étrange affection l’un pour l’autre. Je ne saurais dire si c’était le partage de sang ou simplement mes sentiments qui continuent de me bombarder, mais sa présence devenait comme une drogue dont je ne pourrais me passer.

Peut-être était-ce pour cela que je n’hésitais pas à me rapprocher de lui, à combler la distance qui nous séparait pour me retrouver à quelques mètres et ainsi le scruter de plus près. Malheureusement, je ne pus admirer très longtemps les traits de son magnifique visage, car ma gorge me prit de court. On aurait dit un mal de gorge, comme lorsque j’étais terriblement malade, mais bien plus accrût. Instinctivement, je me frottais le cou, espérant réduire la douleur, mais cela ne changea rien. Je lui expliquais donc mon mot. Il resta un instant figé, comme éberlué par ce que je venais de dire. Était-il un jeune vampire ? Pourtant, sa manière de me parler m’indiquait qu’il n’était aucunement de notre ère.

Soudainement, il se leva et quitta la pièce. Je restais là, sur le lit, assisse, encore sous le choc par tout ce qui venait de se produire en si peu de temps. Je n’eus, heureusement, pas vraiment le temps d’élaborer sur mes soucis, car il revint avec un verre. Le liquide semblait très foncé. Je fronçais les sourcils, ne sachant pas ce qu’il m’offrait. En me tendant le récipient, il se présenta. Ryan, un bien joli prénom. « Et moi Evelyn. » Peu importe ce qui se trouvait dans ce verre, il fallait que je le bois. Mais en l’approchant de ma bouche, je compris finalement la nature du liquide et l’éloignait immédiatement. « Mais c’est du sang ! » Eh oui, la réalité, quand elle vous fouette en plein visage, ça fait atrocement mal. C’est à ce moment, donc, que je pris conscience de mes nouveaux besoins. Une partie de moi voulait se débarrasser du verre, mais ma gorge qui continuait à me faire mal remporta ce petit combat interne. Non sans tordre le nez, je bus le sang d’une traite … et mon dieu, ça goûtait bon ! Je me faisais presque peur. Voilà ma nouvelle source de subsistance ! « C’est pas si mal, finalement. » Ouais, peut-être, mais seulement quand on est vampire, ma vieille.

Perdue dans mes pensées et dans mes inquiétudes, je m’accotais finalement sur Ryan, alors qu’il prenait place sur le lit. Il fallait dorénavant que je repense ma vie presque en entièreté. Quoi faire, comment le dire …. Tant de problèmes, si peu de solutions, autres que celle que je craignais le plus. Il s’excusa de la soirée d’hier. « Hier ? Combien d’heures suis-je donc restée dans cet état d’entre-deux ? » Peu importe, je n’étais plus la bonne vieille Evelyn qu’on connaissait. « Ne t’excuse pas. Il faut que j’apprenne à vivre avec mon choix. Et puis de toute manière, c’est moi qui t’es demandé de le faire. Si quelqu’un doit s’excuser ici, c’est moi. » Comparativement aux autres vampires qui tuaient et transformaient sans jamais s’arrêter afin de comprendre la gravité de leur geste, Ryan semblait en tous points quelqu’un de très respectueux. Comme de fait, il me tendit mon téléphone, que je croyais bien avoir perdu pendant l’attaque, en me demandant si je voulais appeler mon frère ou attendre. « Et qu’est-ce que je lui dis ? Que je suis chez un ami, que je viendrais le voir ce soir ? Il voudra certainement me voir avant ça, vu que je n’ai pas donné d’alerte de toute la soirée. » Je poussais un long soupir avant de continuer. « Je crois que je vais attendre encore un peu … je ne sais pas moi-même tout ce que ça implique, que d’être vampire. On nous enseigne à en tuer, mais pas quoi faire quand on en devient un. »  

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MessageSujet: Re: The night we met, the world was wearing black | Evelyn&Ryan  Dim 6 Aoû 2017 - 3:34






► Janvier 2019, Loft de Ryan |
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Evy & Ryan
Je souriais, j’avais enfin un prénom à apposer sur son joli minois, il était temps. Nous avions sauté bien des étapes lors de notre rencontre, mais les temps n’étaient plus à la galanterie lorsque je l’avais retrouvée. Voilà donc une bonne chose de faites, nous pouvions nous interpréter de prénom, cela rendrait les conversations plus fluide. Je dois admettre que je trouvais ce prénom fort charmant et qu’il lui allait comme un charme. Je me le répétais plusieurs fois, comme s’il s’imprégnerait dans ma tête, comme s’il effacerait tous les autres noms que j’avais connus avant le sien. Je faisais ce rituel tout en lui confiant un verre de sang, gracieuseté de ma chasse de la dernière nuit, mais je pensais qu’il valait mieux que je ne lui dise pas d’où il provenait pour le moment. Comment allait-elle réagir entant que chasseuse si elle savait qu’elle buvait ce qui restait d’une personne qui comme elle avait voulu sauver le monde? Cette fière guerrière n’avait pas eu de chance contre moi, elle n’avait sûrement aucune expérience de terrain avec des seigneurs vampires, mais il est vrai que nous étions de plus en plus rare.  La qualité d’autrefois avait donnée place à la quantité, les anciens comme moi étions presque tous disparu, cette histoire d’exile n’avait certainement pas aidé. Je ne me vantais pas d’être plus fort, plus rapide, plus dangereux que les autres, je me considérais uniquement plus sage. Je soupirais en la voyant réagir de la sorte au tout début. Je crains que la patience ne fût plus ma qualité première avec les années. Si je ne disais pas ce qui me passait en tête, je le pensais fortement et elle aurait presque pu le lire dans ma réaction faciale. J’haussais les sourcils pour lui montrer que c’était une évidence. Elle se laissait charmer par notre source de nourriture rapidement et buvait ses premières gouttes. Cela n’étancherait certainement pas sa soif longtemps, mais si elle pouvait se concentrer un peu plus et mieux s’adapter cela m’aiderait. J’avais besoin de temps pour remplir mon frigidaire, je risquais de voler du sang directement de l’hôpital cette nuit, je craignais que les chasses ne seraient pas à son goût. Ironique, n’est-ce pas?

« Tu t’habitueras très vite, peut-être même trop vite, on oublie tous la signification qui accompagne notre nourriture après un moment » dis-je d’un murmure, sans réellement apposer de sourire qui accompagnerait cette réalité. C’était vrai, on oubliait au fil du temps ce que le sang signifiait réellement, le fait que se nourrir nécessitait presque toujours de tuer quelqu’un. Je ne m’étais jamais vraiment posé sur cette réflexion, je ne savais que trop bien que cela me rendrait complètement fou, il n’en revenait pas de moi de changer le monde de toute façon. Clem’ était curieuse, elle m’avait déjà demandé si nos vies valaient vraiment plus que celles que l’on dérobait, si le feu en valait la chandelle. Je n’avais pas été capable de répondre puisque je ne m’étais jamais arrêté sur cette pensée, je n’avais fais que ce que l’on me disait sans jamais questionner mon existence. Je ne peux même pas vous dire si aujourd’hui je pourrais répondre à Evelyn si la question venait à rouler sur sa langue. Aurais-je les bons mots pour apaiser sa conscience? C’était terrible d’être transformé avec les connaissances de l’autre camp, en sachant ce que les vampires pouvaient  faire, mais surtout ce qu’ils avaient fait. Arriverait-elle réellement à passer par-dessus une vie d’existence et de dictature pour voir la vie de mes yeux?

« Votre cœur à cesser de battre officiellement et médicalement à trois heure seize ce matin. Il est revenu une seconde ensuite, mais votre réveil à pris quatre heures de plus, il est donc sept heure du matin. » Dis-je avec le professionnalisme de mon doctorat. Pourtant mon cœur était lourd de remords face à la situation qui nous précédait. Je ne pouvais faire oublier les évènements qui m’avaient conduit à la prendre en pitié au tout dernier moment. Elle n’aurait pas du mourir dans cette forêt, elle aurait du périr dans son lit, avec à son chevet une panoplie de petit chasseurs qui n’étaient pas prêt à ce qu’elle parte. Qui méritait cette malédiction? Une éternité de déception et d’émotions que vous ne contrôlez pas réellement d’une ampleur que vous n’auriez jamais crue possible. Je m’excusais donc pour non pas le geste qui avait été posé par un autre, mais le sort qui lui avait été réservé au final. Mes mots ne prirent qu’une seconde à recevoir une réponse qui remis un sourire sur mes lèvres.  Je ne répondais pourtant pas, bien que je l’aurais voulu, nous aurions certainement la chance d’avoir cette discussions après qu’elle ait rejoint ses proches. Sur cette pensée je sortais son téléphone pour lui tendre, lui mentionnant qu’elle pouvait appeler son frère. Ce geste vint avec un millier de questions dont je n’avais pas la bonne réponse.

« Ce que cela implique... »  Je prenais une pause, juste pour réfléchir un moment à cette question, histoire de trouver les côtés positif. « Franchement, en sept cent ans d’existence, je peux te dire que le point positif que tous les jeunes vampires me rappel c’est le sexe. » Crue, comme de la viande froide, mais il fallait admettre que quand le sens du toucher était amplifié, il l’était partout. « On est rapide, fort, agile, certains plus intelligent que d’autres. Ça implique aussi des défauts comme la soif, la perte de contrôle, le fait que les émotions sont amplifiés veut dire que la rage est dix fois plus grande que lorsque tu étais humaine.»  Je m’arrêtais. Devais-je vraiment lui dire les défauts immédiatement? La décevoir si vite? Je passais une main dans mes cheveux, comme si cela allait m’aider à mieux réfléchir.  

« Je dois t’admettre un secret, si tu me le permets cela va de soi. » M’exprimais-je incertain si je m’avançais sur le bon terrain à ce moment là. Bien que le lien qui nous réunissait nous aide à mieux nous apprivoiser, sa nature chasseresse resterait toujours en elle, si elle le voulait elle aurait pu m’attaquer. De toute façon je prenais une position vulnérable à ses côtés, avant d’inspirer profondément et d’avouer ce que j’avais sur le cœur. «J’ai crainte de ne pas pouvoir te répondre convenablement, du moins pas à chacune de tes questions, je n’ai pas transformé d’humain depuis 1634. La transformation reste la même, mais ce monde à tellement changé, il m’est dur de réellement t’expliquer en quoi cela implique que d’être un vampire en ces temps d’exil. »


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MessageSujet: Re: The night we met, the world was wearing black | Evelyn&Ryan  Dim 6 Aoû 2017 - 18:48

the night we met, the world was wearing blackRyan A. Matthews & Evelyn P. FayFinalement, le sang ne m’avait pas vraiment complètement soulagé, mais du moins, j’arrivais à ne plus être dérangée par cette sensation étrange à la gorge. Et bien sûr, pendant que je buvais ce liquide, je ne me posais aucune question sur mon geste. Il me fallait trouver une résolution à mon problème. Par contre, maintenant que je prenais mes distances, milles questions affluèrent. D’où diable provenait ce sang, exactement ? Si, à la rigueur, il s’agissait du fameux sang synthétique, je ne me culpabiliserais pas. Mais je me doutais grandement que ce soit le cas. Non. Certains suceurs de sang ont déjà exprimé leur mécontentement pour ce produit, d’où la continuelle tension entre les humains et ces créatures. Je venais donc de boire du … oh mon dieu. Et je venais à peine de dire que ce n’était pas si mal. Le choc pouvait se lire sur mon visage et mon dégoût était à un point tel que je laissais le verre glissé pour se briser en morceaux. Bien que Ryan me dise que je m’y habituerais, le temps d’adaptation pour quelqu’un comme moi, qui protégeait les humains d’un tel destin prendrait souvent le dessus sur le vampire. « Je bois du sang … humain. Je viens de parler d’un humain comme s’il était un repas. Oh non ! » Cette étape serait certainement la plus difficile. Je n’enviais pas le rôle de Ryan. Comment me convaincrait-il d’aller contre ce qui a été une deuxième nature chez moi pendant tant d’années ?

Changeant le sujet de conversation, je voulus en savoir un peu plus sur l’heure de ma mort humaine et de ma renaissance en tant que vampire. Tout du processus avait pris place tel un film, dans mon esprit. Je n’avais aucun contact avec le monde extérieur et pire encore, j’avais eu conscience de mon trépas. Il m’informa donc que j’étais morte vers les 3h du matin et que mon cœur avait recommencer à battre une seconde plus tard, mais que mon réveil ne se fit que 4h plus tard. « Et pendant tout ce temps, entre le redémarrage de mon cœur et mon réveil, je me transformais ? Je n’ai pourtant rien senti. » Je fronçais des sourcils. Ce genre de trucs pourraient être essentiels pour un carnet de note de chasseurs, si l’un d’entre eux se retrouvait dans la même situation que la mienne. Encore fallait-il qu’ils acceptent de vivre ainsi, sous des lois complètement différentes. Et c’est ainsi que vint la question fatidique, ce que cela impliquait que d’être un suceur de sang. Soit, c’est une interrogation assez personnelle; chacun vit sa vie différemment. Il me prit cependant de court en me disant que le point positif pour les jeunes vampires, c’est le sexe. Même si je n’avais pas eu la joie d’avoir ce genre de conversation avec mes parents, j’en savais assez pour comprendre ce qu’il voulait dire. Je me sentais déjà si …. Si près de mes sentiments, j’imaginais facilement la joie qu’apportaient les rapports sexuels dans un tel état. Mais encore, il y avait les capacités rehaussées, du genre la rapidité, l’ouïe, la force, et j’en passe. Ça donnait presque le goût de s’inscrire sur une liste et être transformé sur le coup. Les gens oubliaient souvent que la soif et la perte de contrôle suivaient de près. « Et vous arrivez à réduire cette amplification ? Je ne sais pas comment vous faites. Moi, en ce moment, je suis submergée, je n’arrive pas exactement à me concentrer sur une émotion bien spécifique. » Sauf qu’il y en avait une qui m’appelait plus que les autres, je voulais me coller à lui … à … l’embrasser. Quoi ? Non mais sincèrement ?

Heureusement, on ne revint pas sur mon appel à ma famille, chose que je n’étais pas prête à faire pour l’instant. À la place, je l’écoutais avec attention, alors qu’il me révéla être un vampire vieux de plusieurs siècles. Je venais donc de me faire transformer par un seigneur vampire ? De la royauté, et surtout, les plus dangereux, aux dires de mes parents. Si mon frère me retrouvait, il me tuerait sur place, s’en était sûr. « Un homme au passé si vaste et pourtant … » Je caressais doucement sa mâchoire, traçant chaque trait de son visage. « Il est donc vrai, les vampires ne vieillissent pas. À croire que j’en apprends plus maintenant sur … nous, que lorsque j’étais chasseuse. » Sans que je ne comprenne pourquoi, je rapprochais doucement mes lèvres des siennes.

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MessageSujet: Re: The night we met, the world was wearing black | Evelyn&Ryan  Dim 6 Aoû 2017 - 20:48






► Janvier 2019, Loft de Ryan |
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J’aurais du me douter que ça lui aurait déplu, mais malheureusement je ne tenais que du sang humain venant de mes chasses ou de mes vols à l’hôpital. Je n’avais pas tenté le sang synthétique, ni ayant jamais réellement porté d’intérêt, ma curiosité m’avait uniquement apporté à demander ce que cela faisait sur notre corps. On m’avait dit que c’était similaire à une diète végétarienne des humains, avec leurs fausses viande de soja, ça ne goûte pas la même chose mais la texture si rapporte. Je dois avouer, franchement, qu’il m’était passé par la tête que c’était complètement fou de la pars des humains. J’avais cru qu’ils trouveraient une façon de nous empoisonner avec ce faux sang, qu’ils attendraient paisiblement de gagner de la popularité avant de corrompre le stock et tuer une bonne partie des nôtres. Je ne sais même pas si cette théorie partait de ma paranoïa ou de mes expériences de guerre. ‘Ce n’était pas la première fois que l’on tentait de faire entrer le cheval de Troie à l’intérieur de la ville.’ Était la citation qui décrivait le mieux mon appréhension, donc j’avais continué de chasser, quoi que je tentais de choisir mes victimes. Avec mon âge je n’avais plus le choix de me nourrir avec une fréquence de plus en plus rapprochés, jusqu’à maintenant j’avais du sang dans mon frigidaire à chaque jour, ainsi je pouvais résister aux tentations qui m’entouraient lorsque je faisais mon quart de travail à l’hôpital. Je décidais de ne pas répondre suite à son affirmation. Qu’aurais-je pu dire pour la consoler? Certainement pas que ce qu’elle venait tout juste de boire provenait d’une chasseuse comme elle, morte un moment avant, je crains que cela ne la ferait paniquer d’avantage.

Nous passions donc à une autre discussion, une que je maîtrisais un peu plus, le sujet de la mort et du retour. Bien que mes mémoires n’étaient pas fraîche, je me souvenais ce que l’on m’avait dit, ce que mes frères et sœurs vampires ne cessaient de dire. Détournant mon regard vers la fenêtre, je cherchais les mots justes pour lui donner la réponse qu’elle désirait, il me semblait que dès que mon regard croisait le sien je perdais toute concentration. Mes sentiments se mélangeaient entre la mélancolie, la joie et la tristesse pour ne former qu’un léger inconfort. « Disons que, théoriquement, mon sang à remplacer le tiens. Il a prit le temps de te guérir et de modifier ton système afin que tu puisses accepter ton nouveau mode de vie. Dès que mon sang à couler, dans son entièreté, à l’intérieur de tes veines ta peau est devenu fragile à l’exposition du soleil. La transition n’est pas douloureuse, ni très longue, mon sang à agit de la même manière qu’un virus humain l’aurait fait, mais de façon amplifié. » Je prenais le temps de respirer avant de revenir vers elle, avant que mon regard ne plonge dans le sien et que je lui acquiesce un sourire. « Tu es donc une version supérieur de l’humain que tu étais, dans le bon comme le mauvais, je t’aiderai à balancer le tout en m’assurant que ton âme reste la même qu’avant notre rencontre. » Oui, la même, mais meilleure. J’avais rencontré pas plus tard qu’hier une femme pleine de loyauté, de force, de courage, une battante qui même au seuil de la mort refusait de l’accueillir. Elle s’était battu du mieux qu’elle le pouvait, mais ce combat avait été contre la faucheuse elle-même, elle ne cessait de me parler de son frère avec une tel loyauté que je n’avais rencontré depuis si longtemps. C’était cette humaine là que j’avais accepté de transformer, c’était celle-là que j’aiderai à devenir un vampire et qui sait si un jour elle ne prendrait pas ma relève.

Ensuite elle me demandait si je pouvais réduire mon amplification. Cette mention me fit faire un petit soubresaut de rire, comme si on m’avait compté la meilleure blague depuis quatre siècles. « Non. On ne réduit rien, on le contrôle, on le maîtrise, mais il reste constamment collé à notre peau. » Commençais-je à expliquer en tentant de rester sérieux. « C’est là le danger d’être des nôtres, certains ne contrôleront jamais leur amplification et c’est là qu’on a droit à des massacres. Ces vampires là ne sont pas éduqués, la plupart du temps, ils sont abandonnés ou reproduit trop rapidement. Tu en rencontreras, malheureusement, à la pelle. Tous n’ont pas gardés le respect au fil du temps, le respect des vivants comme des morts, mais si cela puis rassurer la chasseresse que tu étais je ne suis pas de ceux là. » Je terminais en lui offrant un sourire chaleureux. J’essayais tant bien que mal de lui faire comprendre qu’elle était entre de bonnes mains, entre mes mains, je n’oserais jamais briser la femme qu’elle fut et que j’avais réussis à admirer dans l’espace d’une dizaine de minutes. Elle était unique, ma Evelyn, je comptais la garder ainsi pour l’éternité.

Mais alors que nos discussions allaient de bon train et que le temps autour de nous avançait, nous nous rapprochions. J’inhalais doucement son odeur en toute subtilité, je voulais m’en rappeler, je voulais tout savoir d’elle. Ses mots commencèrent à être charmeurs, mais je la laissais faire, alors que ses doigts effleuraient ma mâchoire. Ses paroles continuaient, mais mes yeux s’étaient arrêtés sur ses lèvres et un frisson me parcouru la nuque. Elle s’approchait de moi, hésitante, mais je ne la fis pas prier. J’accrochais ses lèvres sur les miennes pour goûter à son corps. Mes mains ne restaient plus passible, j’accrochais sa chevelure de ma main gauche alors que de la droite j’allais enlacer sa taille fine. Je la soulevais un peu, pour mieux le coucher dans le lit, continuant de m’imposer sur ce baiser que je voulais passionner. Je décrochais enfin mes lèvres, les yeux fermés, pour reprendre mon souffle.

« On ne peut pas. » ces simples mots furent prononcés, mais les gestes qui devaient venir furent absents. Je ne me retirais pas, mes yeux désormais ouvert, sculptant du regard son visage désormais si près du mien. C’était comme si j’étais collé à elle, physiquement incapable de sortir de l’emprise que j’avais moi-même entamé. Était-ce probable que le lien que nous avions n’était pas celui que je croyais? Était-ce probable que mon attirance physique soit plus forte que mes valeurs morales? Pourtant, malgré les questions, je restais au dessus d’elle alors que la princesse d’ébène était encore sous mon emprise.



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MessageSujet: Re: The night we met, the world was wearing black | Evelyn&Ryan  Lun 14 Aoû 2017 - 22:24

the night we met, the world was wearing blackRyan A. Matthews & Evelyn P. FayIl est d’une chose, de critiquer les vampires lorsqu’on se retrouve à devoir les tuer. On les voit comme un animal sauvage qui ne reculera devant rien pour se nourrir. Mais moi, revêtue de cette froideur, du sang de Ryan, du sang de cet humain que je venais de boire, je comprenais mieux leur comportement, leur manque de contrôle. Si ce n’était que de moi, je céderais à bien trop d’envies, en ce moment. Je voulais, entres autres, étancher complètement ma soif et m’imaginait assez facilement un cou dans lequel mordre. Je grouillais de sentiments divers, et répondre à l’un signifierait laisser déborder les autres. Je donnerais tout pour ouvrir les rideaux et voir les rayons du soleil. Bref, j’étais une tempête qui ne se tenait pas très bien en place, mais qui se concentrait du mieux qu’elle pouvait pour garder son calme. Et cela impliquait de n’écouter qu’une seule chose; mon envie étrange de vouloir être collée à Ryan. Sa voix, si particulière, faisait un tel effet, je me perdais presque dans ses mots. Heureusement, j’avais tout de même la force de prêter attention à ses explications qui, ma foi, me permettaient de mieux cerner le processus de transformation. Mon père avait donc raison quand il disait que le sang de vampire était comme un poison pour les humains. Bon, le contexte dans lequel il tenait de tels propos différait grandement de ce que Ryan venait de m’exposer, mais il n’en restait pas moins que sans ce liquide dans mon système, je serais tout simplement morte. J’étais donc, comme il le disait si bien, une version supérieure de l’humain, mais comprenant les bons comme les mauvais côtés. Il serait là pour s’assurer que mon âme reste la même qu’avant cette transformation. Je lui souris en entendant cela. « Je ne demande pas mieux que de t’avoir près de moi afin que je ne sombre pas, que je ne devienne pas celle que j’ai vu dans mon rêve, avant de me réveiller. Mais les vampires ont-ils une âme ? Selon ce qu’on m’a enseigné, ce n’est pas le cas … ça, ou alors ce sont les propos religieux qui camouflent la vérité. » Car en tant que chasseuse, on avait tous une petite croix que l’on traînait avec nous. L’attachement à la religion était, somme toute, assez présent. Les croyances des vampires venaient-elles donc de ces sources écrites provenant du culte spirituel ?

La conversation bifurqua vers mon incompréhension face à cette amplification de sentiments et d’envies. Tout ce que je souhaitais, c’était de trouver le moyen de les diminuer afin que ça ne me dérange pas autant. Il rigola devant mes propos. Je soupçonnais dès lors sa réponse. Malheureusement, il m’apprit qu’il n’y avait rien à faire, que cela faisait partie de nous, que c’était collé à notre peau. Et c’est justement ce qui expliquait les tendances meurtrières de certains vampires. Certains étaient abandonnés trop rapidement après leur transformation et se reproduisaient à une vitesse contre-indiquée. Il me rassura cependant, car il ne faisait pas partie de ces monstres-là. Non. Certainement pas. Il avait un regard si noble. Qui est-ce qui croirait qu’un tel homme serait capable de tomber si bas ? « Ces vampires-là ne valent pas mieux que les fauves. Malheureusement, les chasseurs n’apprennent pas à faire cette distinction. Qui sait combien de vampires tels que toi ais-je tué ? » Mes yeux fuirent les siens le temps d’un instant. Ironique, pour quelqu’un comme moi, de se retrouver toujours dans le camp opposé. J’avais tout d’abord passé une partie de ma vie à tuer sans remords les vampires, et dorénavant, il fallait que j’apprenne à en faire autant pour les humains. Car je me doute que l’on puisse pleurer et se sentir coupable éternellement. Je n’osais pas imaginer ce que ça serait, que ce sentiment de culpabilité, décuplé chez les vampires.

En ce moment, toutefois, je n’avais pas tellement de peur, d’appréhensions pour mon futur, en tant que novice. En présence de Ryan, mon corps si près du sien, mes lèvres si proches des siennes, tout le reste s’envolait presque comme par magie. Mais je n’osais pas m’avancer. Je ne savais pas comment se comportaient les jeunes vampires, comment une relation entre eux et leur maître se passait. C’est alors que je sentis la douce présence de ses lèvres sur les miennes. Une sensation d’électricité me parcourut le corps en entier et je savourais pleinement ce sentiment de plénitude. Je passais mes mains sur ses cheveux, doucement, et ne pus étouffer un hoquet de surprise alors qu’il enlaçait ma taille et me soulevait pour mieux me coucher dans le lit. Je ne voulais pas que notre baiser se brise, mais il le fit. Ses premiers mots me troublèrent un peu. Donc, ce n’était pas ce qu’on devrait faire, entre maître et novice vampires ? « Je ne sais pas pourquoi mais … je n’ai que toi, dans ma tête. Est-ce le sang ? Je … » Rien à faire, mes sentiments l’emportèrent, et pris les devants en l’embrassant de nouveau, m’approchant doucement de son cou. Le sang, son sang, le mien … tout cela était si enivrant.
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MessageSujet: Re: The night we met, the world was wearing black | Evelyn&Ryan  Jeu 17 Aoû 2017 - 21:57






► Janvier 2019, Loft de Ryan |
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Les vampires ont-ils une âme? Voilà une bien drôle de question qui me fit détourner le regard, mais uniquement pour ne pas lui montrer le fou rire qui voulait me prendre d’assaut. Les chasseurs qui l’avaient élevé étaient définitivement très ignorants de nos conditions ou alors ils venaient tout droit d’une époque reculé. Je l’entendais heureusement mentionner que ce n’était que des propos religieux, ce qui me fit soupirer de soulagement. Je n’arrivais presque pas à croire que j’étais tombée sur une chasseuse qui en savait si peu. « Combien de vampire as-tu chassé avant notre rencontre? » dis-je simplement ne cachant pas mon air baveur. Je voulais juste savoir jusqu’où s’étendaient les connaissances de cette princesse des ténèbres. « J’ai été à l’église à chaque fête de Noël entre 1950 et 1990, avec chacun de mes enfants, frères et sœurs. Nous n’avons jamais manqué la messe de minuit. » Dis-je avec un peu plus d’enthousiasme que je ne l’aurais voulu. « Est-ce que je dois aussi t’apprendre que nous ne craignons pas l’ail? » après ces quelques blagues je reprenais mes airs plus sérieux. Il m’arrivait de me détendre, comme n’importe qui, mais certaines de nos conversations étaient plus sérieuses que d’autres. Nous en arrivions au fait que les chasseurs ne fassent pas la distinction entre les vampires, mais ce commentaire me fit un léger pincement au cœur. Je n’étais pas, enfin n’avait pas toujours été, l’homme qui était présentement devant ses yeux. J’avais tué des humains, des milliers d’entre eux, les traitant uniquement comme on traite du bétail. J’avais participé aux guerres mortels à mon avantage, j’avais fait un règne de peur sur l’Europe peu après les années 1660. Des vampires tel que moi il y en avait à la pelle, par milliers, nous ne méritions pas tous une rédemption dans l’absolu.

« Ça n’a pas d’importance.  » Dis-je sèchement. Je ne voulais pas m’attarder sur ce sujet, pas tout de suite, elle serait dégouté si elle apprenait qui j’avais été. Non. Pas maintenant, pas en ce moment, plus tard peut-être. « La passé n’importe qu’à celui qui ne sait pas avancer. » Récitais-je comme les paroles d’un dieu. Ce dieu avait été mon père, si jeune d’apparence, si vieux en réalité et tellement sage. Elle l’aurait sûrement plus aimé que moi, lui était un vampire qui ne voulait aucun mal aux humains, les traitants comme ses égaux. Voyez ou cela l’avait rendu. Il était mort, depuis des siècles déjà, son absence ne me laissait pas sans souffrance. J’avais appris à vivre avec la douleur, à faire fit de celle-ci et à avancer malgré la pesanteur de ce poids. Je l’avais tué après tout. À l’époque je croyais que c’était le meilleur choix, Anna le croyait aussi, notre clan avait besoin d’un seigneur vampire qui saurait les mener à la victoire. Au final je les avais emmené à mourir, chacun d’entre eux et ce jusqu’au tout dernier, mais mes échecs n’étaient pas ce qui allait l’intéresser. Elle devrait apprendre tôt ou tard que la ruche ne contenait que nous deux, qu’aucun autre vampire ne viendrait nous rejoindre, que je n’étais plus que l’ombre de l’homme que j’avais un jour été. Pas aujourd’hui.

Sans que je ne gère réellement la situation nous avions fini dans une étreinte. N’avais-je pas mentionné que ce lien était particulièrement puissant? Il ne devrait pas être une surprise que nos lèvres se retrouvent attachés ensemble, presque incapable de se quitter, même si l’air se faisait rare. Sous mon élan d’impulsivité je l’avais saisi pour mieux la recoucher sur le lit, sous mon emprise, prisonnière de ma force. Je fus le premier à commencer nos ébats et à les terminer. Quelques mots suffirent, mes yeux scrutant la belle sous moi, incertain si je voulais suivre les règles pour une fois. Elle parlait à son tour, mélodieuse, si fragile. Je voulu résister, mais ses lèvres vinrent rejoindre les miennes à nouveau, m’enivrant de son goût de miel. Instinctivement je brisais le baiser pour laisser mes crocs sortirent n’attendant pas plus d’une seconde pour faire pression sur sa tête à l’aide de ma main. Je la soumettais, couchée sur le lit, incapable de rejoindre ce qu’elle désirait. Une seconde, tout au plus, passait avant que je n’embrasse son cou avec douceur. Mes crocs pinçaient délicatement sa peau de porcelaine sans jamais la perforer. Mes pulsions étaient puissantes, trop, je relâchais la soumission en me relevant.  

« Quand tu sera prête. » Soufflais-je en reprenant mon souffle, sortant du lit, rejoignant la porte rapidement. « Pour le moment on va te nourrir.  » Je ne donnais aucune explication supplémentaire en quittant la pièce.

Cruel? Oui et non.  C’était beaucoup plus amusant de la voir perdre ses sens, chercher comment réagir. Elle aurait sûrement toute la misère du monde à se sortir de ses pulsions. Je l’avoue, à ce moment précis, je trouvais ce jeu beaucoup trop drôle. Pourtant il y avait un problème, pour la première fois le jeu m’avait aussi pris d’assaut, je m’étais retrouvé incapable de contrôler mes pulsions les plus primaires. Je savais que pour le moment tout cela était nouveau pour elle et que ses désirs seraient multiplier. Elle devait apprendre à se connaître, à connaître ses limites, si je me laissais ainsi enivrer de mes pulsions nous n’arriverions jamais à rien. Je ne passerais que des semaines entières à profiter de son corps au sein de mon lit, ne la laissant quitter mes côtés que si je devais nous nourrir et sa vie ne devait pas se résumer à de tels plaisirs charnels.  Une main contre le frigo, les yeux fermés, je tentais de calmer le sang qui me montait jusqu’à la tête. Avais-je transformé le diable de la tentation? Une sirène? Je croyais qu’elles n’existaient pas, mais me voilà incapable de me contrôler, c’était déstabilisant. Amusant, certes, cela expliquait vaguement le sourire de satisfaction que j’avais aux lèvres. On verrait bientôt si elle serait capable de venir à ma poursuite.




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MessageSujet: Re: The night we met, the world was wearing black | Evelyn&Ryan  Dim 20 Aoû 2017 - 21:17

the night we met, the world was wearing blackRyan A. Matthews & Evelyn P. FayJe me renfrognais quelque peu lorsque lorsqu’il prit si anodinement mes questions à propos des vampires. « J’en ai chassé beaucoup, mais je ne m’arrêtais pas pour poser des questions. Malheureusement, mes parents ne nous enseignaient qu’une chose; il faut l’ennemi, sinon, c’est nous qu’il tuera. J’ai longtemps vécu comme ça, chassant sans me poser de questions, n’écoutant que les ordres. » Je laissais la suite de mon énoncé en suspens, car en l’entendant me dire qu’il allait à l’église à chaque Noel pour la messe de minuit avec sa famille, je compris au combien j’avais tort de ne pas pousser ma curiosité plus loin et chercher par moi-même les réponses à mes questions. « Je vois au combien cette attitude me nuit maintenant. » Bon, il est vrai que les chasseurs acceptant de se faire mordre à la place de se laisser mourir ne courraient pas les rues. Plusieurs avaient une haine aveugle envers … eh bien, nous, et rien ne les feraient changer d’avis sur le sujet. Sauf que Ryan était si différent des autres vampires que j’avais croisé. Il était certes plus direct que bien des humains, mais sa voix avait une douceur particulière qui me permettait de me sentir à ma place et ce, malgré tout ce qui s’était produit. Cependant, ses commentaires m’allaient droit au cœur, et en l’entendant me demander avec peut-être un peu trop d’enthousiasme s’il devait m’apprendre qu’on ne craignait pas l’ail, je ne pus m’empêcher de baisser un peu la tête. « ]Non, je sais parfaitement ça. C’est juste que … non, laisse tomber. Ce n’est rien. » Si un jour elle arrivait à un bon entendement avec ces parents, vu sa nouvelle condition, elle devra leur parler de ce qui clochait avec leurs enseignements.

L’ambiance plutôt rigolote qui traînait maintenant dans la chambre céda bien vite place à un ton plus aigri alors que je lui exposais une fois de plus les phrases que je répétais, qui sortaient tout droit de la bouche de mes parents. Il me cachait quelque chose, je le sentais. Le fait qu’il me dise ne pas vouloir parler du passé me mit la puce à l’oreille. Ferait-il parti de ces vampires que je décrivais comme étant fauves ? Pourtant, son attitude dans la forêt, alors que j’étais sur le point de mourir ne dévoilait rien de tel. Il n’avait pas un instant profiter du fait que j’étais faible pour me tuer, restant plutôt jusqu’à mon dernier souffle. « Je suis désolée, je ne voulais pas t’offusquer. » Non, je ne souhaitais que sa présence, près de moi. Il me fallait absolument son approbation, comme un enfant attendant le feu vert de son père.

Et puis tout ça se changea pour une émotion encore plus forte. Bien vite, je me laissais complétement submergée par mon envie de l’embrasser, de l’enlacer, de me sentir tout contre lui. Je craignais qu’il ne me repousse, mais au contraire, il pousse le tout plus loin en me prenant par la taille et me couchant sur le lit. Je voulus continuer, mais il s’arrêta. J’aurais dû capter le message et en faire autant, mais je ne pus m’arrêter. Je l’embrassais une fois de plus. Il n’y avait rien de plus enivrant. Cette fois-ci, il fallait que ce baiser dure plus longtemps. Oui, je le voulais entièrement, comme si je ne vivais que pour ça. Mais encore une fois, il le brisa. Je vis alors ses crocs et, sans que je ne m’y attende, il fit pression sur ma tête. Je ne me fis pas prier pour me coucher le cou complètement à sa merci. Il l’embrassa, doucement, ses crocs me pinçant légèrement sans pour autant perfore ma peau. Je ne pus étouffer un petit hoquet de surprise. Cette énergie entre nous deux allait probablement causer bien plus de problèmes, mais je ne voulais surtout pas y songer. Pourtant, Ryan lui, y pensait certainement. Il sortit presque aussitôt du lit, me lâchant un ‘quand tu seras prête’, et m’indiquant ensuite que je devais me nourrir. Puis, il disparut de la pièce. Une partie de moi, peut-être était-ce la chasseuse, la bonne petite fille à maman me criait de réfléchir, de ne pas tomber pour un homme que je ne pourrais sans doute jamais réellement avoir. Elle me conseillait de ne plus me laisser guidé par mes émotions. Mais la vampire, elle, s’exaltait à l’idée de continuer cette petite amourette. Je saisis mon cou, me rappelant subitement ses crocs, et soupira avant de retrouver ne serait-ce qu’un peu de contrôle parmi les ondes d’adrénaline et marchait, me servant de cette étrange connexion entre nous deux pour le retrouver. Je le retrouvais dans la cuisine, mais préférait prendre place à table plutôt que d’aller me coller sur lui. Un peu de contenance, ma vieille. « Tu as encore beaucoup de sang dans le frigo ou est-ce qu’il nous faudra … chassé ? » Un sujet de conversation qui, somme toute, me terrifiait encore.

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❝ wild beasts wearing human skins❞ it's almost as if we each have a vampire inside of us. But most control the beast, keep it behind closed doors and throw away the key. I've decided it was time to embrace it. Therefore, I am no longer the hunter, but the hunted.
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MessageSujet: Re: The night we met, the world was wearing black | Evelyn&Ryan  Dim 27 Aoû 2017 - 20:30






► Janvier 2019, Loft de Ryan |
The night we met, the world was wearing black
Evy & Ryan
Une chasseuse endoctrinée, non le moindre cela me fit pousser un petit soupire. Nous aurions un très long chemin à parcourir avant que je puisse en faire un vampire à part entière. Son ancienne vie allait la pourchasser longtemps encore, surement toujours d’ailleurs, mais elle finirait pars acceptée son destin j’en étais certain. Je la laissais donc parler et me raconter un peu sa courte vie. Elle poussait le bouchon loin avec sa curiosité et elle finit par s’en rendre compte d’elle-même peut-être à cause de mon petit sarcasme. J’allais même tenter une blague qui finirait par me faire rire, quoi que visiblement je ne fis que sourire, mais je peux vous jurer que j’avais ri à un certain degré.

J’avais peut-être été plus froid que je n’aurais dû l’être par après, mais ce n’était pas contre elle, bien au contraire pour tout dire. Je ne puis m’empêcher de pousser un soupir, de nouveau, plutôt que de répondre quand elle s’excusait de m’avoir offusqué. Il ne m’aurait rien donné de continuer à en discuter avec elle, car nous aurions probablement fini par parler de mes erreurs et si je pouvais lui éviter ce traumatisme au début je le ferais. Pour aujourd’hui du moins nous allions nous en tenir à ce qu’elle croit que j’étais différent des autres, ce qui était un énorme mensonge.

L’action entre nous devint soudainement trop intense, même pour moi, je me perdis presque au jeu. J’aurais pu continuer et céder comme un débutant, mais la leçon n’aurait pas été la bonne. Elle devait apprendre à revenir rapidement a ses états naturels après de fortes émotions, car elle allait en vivre des biens pires que la passion, si elle ne réussissait pas a se concentrée elle ne s’en sortirait jamais dans ce monde. Voilà pourquoi je relâchais ma prise, bien que cela me fasse un pincement au cœur, je n’avais pas vraiment envie d’être professionnel alors que son corps était soumis à mes commandes. Je réussissais tout de même à quitter son emprise, mon lit puis je me rendis jusqu'à la cuisine.

«Chasser? » Dis-je un peu distraitement avant d’ouvrir la porte du frigo. «Non, on ne chassera pas, j’irai te chercher du sang à l’hôpital ce soir. Personne ne mourra pour le moment. » Je me retournais vers Evelyn avec ce qui me restait de sang pour lui offrir simplement d’un doux sourire. Je m’assoyais auprès d’elle pour l’admirer un peu plus…L’éternité serait sûrement un peu plus agréable avec elle désormais.

Fin


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