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 on the verge of death × feat. Ryan

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Vampire
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MessageSujet: on the verge of death × feat. Ryan  Mar 1 Aoû 2017 - 22:57

on the verge of deathRyan A. Matthews & Evelyn P. FayUne heure, il ne me manquait qu’une heure avant de pouvoir terminé mon quart de travail et passer aux choses sérieuses. Question de ne pas regarder le temps qui passe, je me concentrais sur les derniers clients arrivés au bar. Ils étaient trois, les gars typiques, à la recherche d’une fille assez naïve pour tomber dans leurs maigres tentatives de drague. N’avaient-ils pourtant pas mieux à faire ? Chaque pauvre jeune femme qui s’approchait avait droit à quelques mots doux et des verres gratuits, mais aucune n’écouta leurs avances. Moi j’en rigolais, ce qui leur déplut fortement. Ils me lancèrent des injures, mais je n’avais que faire de ça. S’ils savaient sincèrement ce dont j’étais capable, jamais ils ne sortiraient d’ici en un morceau. Le problème, c’est que j’en perdrais mon emploi. Ainsi, je préférais faire la sourde oreille et ce, même s’ils restèrent dans les parages jusqu’à l’heure de mon départ. En déposant mon tablier et ramassant mon sac, je les entendais encore, au loin, à jurer comme des idiots. Qu’importe, j’avais un travail bien plus important. Il me fallait arpenter la forêt près du mur, question de m’assurer de la sécurité de celui-ci, puisqu’il s’effrite déjà. Pas étonnant que les vampires soient de plus en plus nombreux !

Bref, je conduis jusqu’au sentier le plus proche, me stationnais, et sortis de ma Dodge. Me dirigeant ensuite vers le coffre, je pris soin d’attraper le matériel nécessaire à une possible attaque de vampire, et commençait mon chemin jusqu’à la partie plus dense de la forêt. À l’intérieur de cet endroit si silencieux, je me concentrais sur mon environnement, oubliant tout, ou presque, du reste de ma vie. C’est fou, oui, mais en tant que bonne chasseuse, il ne fallait surtout pas baisser sa garde. C’était ce que mon frère me répétait souvent, et c’est ce que j’appliquais au pied de la lettre. Justement, en parlant de lui. Où se trouvait-il ? Il était supposé me rejoindre ici, dès la fin de mon quart de travail ? Inquiète pour lui, je m’arrêtais, balayais les environs du regard et sortis mon cellulaire. Pas de messages, pas d’appels. Fronçant les sourcils, j’allais débloquer l’écran lorsqu’on m’agrippa par derrière. Question de me défaire de cette emprise, je me balançais vers l’arrière, forçant l’agresseur à me relâcher. Je me préparais à lui envoyer un poing de la gauche, mais tout à coup, je sentis un sale coup de pied dans mon dos. La douleur me fit tombée par terre, et c’est alors que j’entendis parler. « Alors, on joue moins les fiers, maintenant ? » Cette voix, je l’avais entendu avant de quitter le bar. Les trois idiots m’auraient-ils suivi jusqu’ici ? J’eus ma réponse en un rien de temps, alors qu’on me prit par les épaules et on me plaqua contre un arbre. Trois silhouettes se dessinaient dans l’obscurité. « Qui veut commencer ? » L’un d’eux répondit presque automatiquement. Il défit ses pantalons alors que les deux autres m’attrapèrent par les bras et ne me laissèrent aucune opportunité de me défaire. Je le vis s’approcher de moi et savait très bien ce qui m’attendait. Mais je patientais encore un peu. Puis, quand il fut à la bonne distance, je lui assénais un violent coup à la tête. Il tomba vers l’arrière et un de ses deux copains vint à sa rescousse. L’autre, visiblement frustré, m’asséna un autre coup, mais cette fois-ci, au ventre. Je me pliais sous la douleur, mais profitait de ce moment pour agripper mon revolver. Alors qu’ils étaient tous sous le choc, je pointais mon arme vers eux et tirait, un peu à l’aveuglette. L’un d’eux tomba par terre dans un bruit sourd, et, presque instantanément, j’entendis un autre coup de feu.

Une sensation étrange m’envahit par la suite. J’avais froid, terriblement froid. Comment … pourquoi ? Alors que deux des gars prenaient la fuite, je regardais mes vêtements, à la recherche de blessure. C’est ainsi que je vis mon chandail tâché de sang et sentit le liquide continuer à couleur. Merde ! J’étais seule, dans un endroit très peu fréquenté, et je ne sais pas combien de temps que j’avais avant de sombrer dans l’inconscience. Je me relevais difficilement et clopinait jusqu’à l’orée de la forêt. Malheureusement, je n’avais plus de forces pour continuer et tombait sur mes fesses, le dos contre un arbre. Ma respiration saccadée témoignait de mon manque de temps. « Nate. Nate, où es-tu ? » J’avais espoir qu’il vienne à temps, mais vu la rapidité à laquelle je perdais du sang, je ne sais pas s’il me retrouverait en vie.

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Seigneur Vampire
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MessageSujet: Re: on the verge of death × feat. Ryan  Mar 1 Aoû 2017 - 23:35






► Janvier 2019, forêt environnante |
On the verge of death
Evy & Ryan
Une respiration à la fois, j’inspirais le doux parfum du sang de ma victime, c’était si bon de reprendre des forces. Au milieu de la forêt, là où les chasseurs tentaient de traverser la frontière pour venir nous tuer, là où la fête faisait rage presque chaque nuit entre nos deux races. Je ne me souviens pas une seule nuit où je ne m’étais pas arrêter pour inhumer doucement ce parfum. Je me délectais de la victoire, d’une autre bagarre dont j’étais sortie vainqueur,  me battre était la raison principale pour laquelle j’étais encore vivant. J’avais perdu tout le reste, il ne restait de mon âme qu’une noirceur qui aurait effrayé le diable, les sœurs du couvent m’auraient tué de sang froid si elles avaient sut ce que je deviendrais. Pouvez-vous-même croire que j’ai déjà été un homme du seigneur, un gardien de couvent, un samaritain? J’avais moi-même de la difficulté à croire ce passé, mais il faisait partie intégrante de qui j’étais désormais, il dessinait entièrement ma personne. Je lâchais ma victime des yeux après un moment, mon oreille fut attirer sur mon téléphone cellulaire, j’avais quatre appels manqués de l’hôpital.

« Cindy. »
dit ma voix chaleureuse « Je ne pourrai pas me rendre ce soir, j’ai une urgence familiale, ne me rappelle pas. Passe une belle nuit » dis-je au travers de mon appareil sur la boîte vocale de la secrétaire.

Je fermais le téléphone avant de me pencher sur la femme qui gisait au sol. Je vérifiais chacune de ses poches de manteau, son pantalon, je trouvais quelques armes et des cartes d’identité. Un portefeuille contenant quarante maigres dollars, des clés, une photo de famille. Je claquais légèrement des dents en voyant la photo, si je détestais une chose c’était bien de faire mal à une mère de famille, les pauvres enfants se retrouveraient sans mère. Soit. Ce qui était fait ne pouvait être effacé.  Me relevant je jetais les cartes un peu plus loin, ne gardant que l’argent, je m’apprêtais à quitter puisque ma soif était étanché quand j’entendu un coup de feu.

Je sais, j’avais la petite voix intérieure qui me disait de m’y rendre, mais d’un autre côté avais-je réellement envie de me rendre sur un champ de bataille. Un autre coup retentit, je détournais la tête vers le son avec curiosité, j’étais trop loin pour entendre exactement ce qui s’y passait. J’hochais la tête, m’apprêtant à quitter quand on me fonça littéralement dedans, sans aucun scrupule. Mon réflexe fut assez direct, j’allais tuer celui qui avait osé me toucher, en mordant dans sa nuque je remarquais qu’un autre homme s’en venait vers moi et qu’il tirait dans ma direction. La balle traversa mon corps, je relâchais immédiatement ma victime pour sauter sur le coupable.

« Pitié! » suppliait la larve. Ma main sur son cou, je l’étranglais avec rage, mais le sang me roulait en bouche. « Si c’est pour la fille… » il avait de la difficulté a parler avec la pression que j’exerçais sur sa gorge « on l’a laissé là-bas…elle est…pas… » Quelle fille? J’écrasais aussitôt son cou la seconde qui en suivrait. Il tombait aussitôt en hémorragie, sa souffrance serait sûrement inimaginable, mais personne ne pourrait le sauver ici. Ma curiosité l’emportait, je marchais au sens d’où les hommes étaient venu, plus mes pas me succédait, plus l’odeur du sang m’était évidente.

Je regardais la jeune femme, le sang coulait à flot, elle était d’une pâleur qui aurait effrayé même le plus averti des randonneurs. Que faire? «  As-tu besoin d’aide? » dis-je d’une voix glaciale en la fixant. La réponse était évidente, ce qui l’était moins c’est si elle avait besoin de mon aide, celui du médecin lui était désormais inutile. Ça ne prenait pas un fou pour savoir qu’elle allait mourir, même le meilleur chirurgien ne l’emmènerait pas à temps en salle de chirurgie. Je le sentais, après sept cent ans sur cette terre je pouvais le distinguer, je serrais mes dents en me penchant vers elle. J’examinais dans la noirceur la trace de sang qui s’était créé, puis je la fixais dans les yeux. Je n’avais même pas pris soin d’essuyer le sang sur mon visage. J’attendais sa réponse, je savais qu’elle avait encore le temps d’une discussion, avant que je ne l’achève.
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MessageSujet: Re: on the verge of death × feat. Ryan  Mer 2 Aoû 2017 - 0:14

on the verge of deathRyan A. Matthews & Evelyn P. FayLes minutes passaient comme des heures. Était-ce donc ça, la mort ? Une douleur qui se glisse doucement dans les entrailles ? Les fourmillements dans les jambes et dans les bras? Pourquoi avais-je donc joué les dures? Le karma venait de me retomber dessus, après m’être moquer des trois jeunes hommes au bar. Mais méritais-je vraiment un tel destin? Mourir seule, sans sa famille … Je ne souhaite rien de tel à mon pire ennemi. Malheureusement, les choses s’étaient ainsi déroulées et maintenant, j’en souffrais les conséquences. Je ne souhaitais plus qu’une chose : faire mes adieux à mon frère. Je l’appelais encore, mais personne ne répondait. Se serait-il perdu en chemin? J’essayais de me relever pour avoir une meilleure vue d’ensemble du sentier, mais mes forces me quittaient. Il ne me restait qu’à prier pour que je ne souffre plus et que mes parents puissent au moins retrouver mon corps.

Alors que je fermais les yeux afin de mieux envisager ce qui m’attendais, j’entendis quelqu’un s’approcher. « Nate …. C’est … toi? » Mais ce n’était pas mon frère. La silhouette était bien plus grande. J’eus une certaine appréhension a l’idée que ce soit l’un des deux autres gars voulant m’achever. Toutefois, en l’entendant me parler, je me rendis compte que cet individu, je ne le connaissais tout simplement pas. Il me demanda si j’avais besoin d’aide. Non mais je rêve! Était-il aveugle? Mon chandail s’imbibait doucement de sang, et il avait le culot de me demander ça? Je n’étais pas dans la meilleure des postures pour répondre sarcastiquement. Bien que je me doute que mon temps était compté, je garde espoir qu’il puisse m’aider. « Ces idiots m’ont tiré dessus ! J’ai besoin de ma trousse de premiers soins, elle est dans ma voiture. » Je le voyais s’approcher doucement de mon visage et c’est à ce moment que je compris à qui, ou plutôt à quoi j’avais affaire. Le liquide rougeâtre sur son visage ne mentait pas. Un vampire ! Serait-ce une blague, ou le karma se riait-il de moi? Devais-je remettre ma vie à un suceur de sang ? « Comble du malheur pour une chasseuse que de tomber sur quelqu’un comme vous ! » Ma respiration se faisait plus pénible. « J’espère au moins que vous les avez tuées. Satinée pervers ! Ils ne violeront plus personne, ceux-là! » Un goût métallique me remplit alors la bouche, et je toussais. En plaçant ma main juste devant ma bouche, je me rendis compte que je crashais du sang. Il ne me restait plus beaucoup de temps.


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MessageSujet: Re: on the verge of death × feat. Ryan  Mer 2 Aoû 2017 - 0:56



► Janvier 2019, forêt environnante |
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Evy & Ryan
Mon regard ne pouvait pas quitter son corps, si je ne m’étais pas nourri juste avant j’aurais sûrement succombé à la tentation, son sang coulait avec tellement d’entrain. Heureusement pour elle, ou malheureusement, je n’allais pas la mordre pour vider ce qui restait de ses veines. À la vitesse que le sang coulait, que ses forces la quittait, je pouvais vous dire qu’il lui restait au mieux quinze minutes. Je soupirais un peu avant de me pencher, je l’avais entendu m’appeler d’un autre nom, elle devait attendre quelqu’un. Je lui espérais qu’il arriverait à temps pour faire ses adieux, car c’est tout ce qui lui restait, le reste n’était pas envisageable.  De toutes ses forces elle continuait de se battre comme une guerrière, m’indiquant la situation, où se trouvait sa trousse de soin. Elle tentait de se sauver la peau, comme n’importe quel combattant dans cette situation, mais elle comprendrait assez vite ce qui lui arrivait. Je continuais de l’épier, pas un mot ne sortait de ma bouche, je la laissais parler. Je me souvenais ce qui arrivait aux soldats perforé tout comme elle dans un organe vitale, ils se vidaient assez rapidement de leur sang, mais ils avaient en plus une hémorragie interne pour couronner le tout. Ce n’était qu’aux dernières secondes qu’ils se rendaient compte de ce qui arrivait, toute divagation disparaissait, ces dernières secondes faisaient paniquer le cœur qui se rendait compte qu’il commençait à manquer de sang. Le dernier instant était fait d’une douleur atroce alors que le cœur pompait le vide et ce qui était une ou deux seconde au plus leur semblait une éternité entière. Ils souffraient. Je savais ce qui lui arriverait, voilà pourquoi je restais de marbre, pencher devant elle.

Sa réplique me tirait un petit sourire narquois. Effectivement, quel drôle d’hasard qu’une chasseuse tombe sur un vampire, juste avant de mourir. « Mieux vaut un ennemi que d’être seul.  » Dis-je doucement d’une voix très calme. « Oui. Ils sont morts. » Continuais-je en relevant mes yeux pour me plonger dans les siens. « Un d’entre eux doit être encore entrain de mourir…sa fin sera atroce. Je présume que c’est le même qui vous a donné le coup fatale, il m'a fait pareil, sauf que je ne suis pas humain. » Je m’assoyais près d’elle en inspirant doucement.

Sortant un mouchoir de ma veste, je lui essuyais naturellement le sang qui coulait sur ses lèvres, mon regard se fit plus tendre. Je ne savais trop que dire, à cette vitesse il ne lui restait pas beaucoup de temps, peut-être allait-elle préféré mourir dans la souffrance plutôt que d’être achevée par l’ennemi. Je n’osais tout de même pas la tuer sans sa permission, c’était mon seul et unique honneur, je ne tuais pas les ennemis qui n’étaient pas directement les miens.  « Si je puis vous reposez ma question… » Dis-je avant d’abaisser mon regard sur la blessure. « Mon aide est simplement pour achever vos souffrances. Je ne dis pas cela en victoire, d’un vampire à un chasseur, mais je parle d’un médecin à un blessé.»  J’inspirais doucement en détournant mon regard pour observer la nuit. Elle était particulièrement calme, c’était presque perturbant, mais les quelques flocons qui commençaient très doucement à se déposer venaient embellir cette scène macabre.

« Faites vos adieux, je resterai près de vous si vous le désirez et si vous le voulez je vous empêcherai de souffrir. » Je revenais à elle, la beauté mourante, ses longs cheveux d’ébènes tombant sur son corps qui s’affaiblissait si rapidement. « Pour ce que cela vaut, je m’excuse pour vous, personne ne mérite de mourir loin des siens. »

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MessageSujet: Re: on the verge of death × feat. Ryan  Mer 2 Aoû 2017 - 12:02

on the verge of deathRyan A. Matthews & Evelyn P. FayDe mon corps, je ne ressentais plus que ma tête, mon dos et mon torse. Les autres membres, c’est comme s’ils n’existaient plus. Était-ce donc ça, le travail du cœur ? On prend pour acquis cet organe si important, mais s’il n’a plus de sang à pomper, les mains, les bras, les pieds, les jambes … il n’y a rien qui fonctionne. La circulation ne se fait plus. Je me trouvais donc complètement avachi sur l’arbre, sans possibilité de bouger de là. Pour un chasseur, que de se trouver dans une telle situation et n’ayant pour témoin qu’un vampire serait la honte totale. Mais mon interlocuteur avait raison. Mieux valait quitter ce monde avec quelqu’un près de soi. Après tout, la faucheuse m’attendait, que pouvait-il faire de plus ? Il aurait certainement pu me mordre, mais vu qu’il n’avait pas sourciller devant le liquide rougeâtre, c’est qu’il était repu. « Vous avez raison. La solitude, j’en aurais amplement une fois morte. » Ses yeux plongés dans les miens, je ne savais pas si je devais avoir peur de lui. Depuis ma tendre enfance, on me mettait en garde contre les gens de son espèce. Ils étaient des barbares, des êtres ignobles. Pourtant …

Il m’informa que les deux individus étaient morts et que l’un d’entre eux aurait une fin atroce. Je rigolais difficilement, ne laissant échapper qu’un petit soubresaut. Ma faiblesse grandissante ne me permettait pas d’en faire plus, et, comme si cela ne suffisait pas, voilà que je crashais du sang. Je me trouvais réellement au bord du précipice. Un pas de plus, et je m’effondrerais. Une respiration de plus, et mon cœur arrêterait de battre. Mais le vampire resta là, toujours à me regarder. Que voulait-il maintenant ? Il m’avait dit avoir tuer mes ennemis, c’était tout ce dont je pouvais lui demander.

À mon grand étonnement, il prit place près de moi avant de sortir un mouchoir et m’essuyer le sang sur mes lèvres. Bien que je ne puisse exprimer la surprise, il pourrait probablement la lire sur mon visage. Mes parents nous mentaient-ils donc ? Moi qui buvait de leurs mots comme s’ils étaient des prophètes, je me retrouvais à les questionner, après avoir vu son comportement. C’est alors qu’il me demanda, tout en scrutant ma blessure d’un peu plus près, si je voulais de son aide afin d’abréger mes souffrances. En soutenant qu’il ne me disait pas cela en tant que vampire, mais bien en tant que médecin, je ne pus m’empêcher d’arquer un sourcil. Depuis quand est-ce que ses bêtes aidaient les humains ? Ne les dévoraient-ils pas, tout simplement ? J’étais si près du trépas, il n’aurait qu’à attendre et trouverait de quoi manger pendant un moment. Mais non. Il offrit d’attendre que je fasse mes adieux avant de m’aider à mourir, sans souffrances. Il s’excusa même, soutenant que personne ne devrait mourir loin de sa famille. Nate. « Je … Nate … il s’en voudra le reste de sa vie. Je ne peux pas … lui faire ça. » Que dis-je, il se détestera pour ne pas m’avoir rejoint plus tôt. « Nous sommes liés, lui et moi. Frère et sœur. Il saura … il sentira… » Les mots m’échappaient déjà. Mon dieu, l’heure s’approcha. Et tout ça, sous les quelques flocons qui tombaient. « Je devais l’aider … quitter la chasse … vivre normalement … il mérite mieux. » Je ne pouvais plus qu’espérer qu’il puisse faire son deuil et ne pas oublier que dans la vie, il n’y a pas que le métier de chasseur. Il devait s’ouvrir aux autres, assumer ses sentiments, et ce, malgré les critiques de mes parents. « Faites en sorte qu’il me trouve … facilement. » Les larmes se mirent à couler, et je continuais à tousser. Combien de souffles me restait-il ? Aucune idée. Je levais les yeux au ciel, une dernière fois. « Pardonne-moi, Nate. » Puis, mon regard se retourna vers celui qui devait maintenant me donner la mort. « Pour ce que ça vaut, vous n’êtes pas comme les autres … vamp… » Je ne fis pas l’effort de prononcer le reste du mot, il avait certainement compris. J’attendais maintenant, à chaque instant qui passait, qu’il me tue, ou que la faucheuse se précipite plus vite que lui.


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MessageSujet: Re: on the verge of death × feat. Ryan  Mer 2 Aoû 2017 - 12:35



► Janvier 2019, forêt environnante |
On the verge of death
Evy & Ryan
Le silence était si paisible, dans la noirceur de cette scène sortait quelques soupçons de clarté. Les quelques flocons qui commençaient à se déposer était d’une douceur incomparable. La beauté d’ébène n’en était pas moins mourante, mais quelle meilleure mort que celle que l’on peut partager dans un décor si époustouflant. Le vent était frais, mais pas froid, il ne faisait qu’effleurer sa peau comme le satin l’aurait fait. La forêt n’était plus que la spectatrice de ce terrible spectacle digne des plus grandes pièces de Shakespeare. Pas un son, pas un bruit, que le silence entre nos deux âmes solitaire au milieu de nulle part. Je soupirais doucement en essuyant ses lèvres pour ne pas les tâchés de sang. Elle semblait d’une si grande fragilité, elle n’était plus qu’une enfant qui se mourrait sous mon regard grisâtre, je trouvais cela d’une tristesse sincère. L’empathie ne me connaissait plus par mon prénom et pourtant ce sentiment venait de me prendre en plein vol. Le cœur me serrait tendis que je nettoyais très doucement son visage, tendis que j’admirais les moindres traits qui la rendait particulière. Je me trouvais vulnérable, me disant qu’il était triste que le monde perdre une princesse des ténèbres si tôt, sa beauté aurait rendu jalouse bien des femmes que j’avais connues dans ma très longue vie. Je trouvais cela dommage, sincèrement, même à la porte de la mort elle pensait à sa famille plutôt qu’à elle-même. Il n’était pas donné à tous d’être aussi sage quand notre heure sonnait, des hommes et des femmes égoïstes j’en avais rencontré, mais cette vulnérabilité qui me saisissait le cœur me fit détourner le regard. Je ne pouvais pas me le permettre, je ne pouvais me laisser succomber si facilement à l’envie de l’aider, même si mes pulsions me criaient que son heure n’était pas encore venu.

Elle me parlait de sa voix presque mélodieuse dans ses derniers instants, je l’écoutais sans répliquer, n’arborant uniquement qu’un faible sourire de compassion. Je comprenais sa requête, je comprenais sa peine, il n’était jamais facile de quitter ce monde surtout à un âge si primaire. Elle me semblait presque s’en vouloir de s’être fait avoir si facilement, se s’être laissée abattre dans un moment d’inattention, car par sa faute celui qui semblait son frère serait bien seul au monde. Je ne la connaissais pas, ni n’avais aucune idée de qui pouvait bien être son frère, mais le peu d’échange que nous avions eu me faisais croire que le pauvre n’irait pas bien loin sans elle. Puis elle me répondit, doucement, incapable de finir sa phrase. Ces quelques mots reprirent pourtant mon attention, mon regard se replongeais dans le sien, j’inspirais très doucement avant de me risquer d’une voix plus fragile.

« J’ai le pouvoir d’allonger votre vie. » dis-je très doucement, presque un murmure dans le noir de la nuit. « Vous savez ce que je suis. Je pourrais vous permettre de le retrouver, votre frère, mais la mort est votre unique option. » J’inspirais très doucement par la bouche, mon regard se fit triste et presque abattu. Ce que j’offrais était une malédiction, pire que la mort, elle pourrait perdre tout ce dont pour lequel elle croyait. Pouvais-je réellement maudire une telle guerrière de mon cadeau empoisonné? Le baiser de la faucheuse ne serait-il pas plus séduisant que ma proposition? « Pas besoin de me répondre de mot. » finis-je ma phrase.

Je voyais qu’il ne restait que quelques minutes au mieux avant que son cœur ne soit complètement vidé, que la panique embarque, qu’elle meurt difficilement. Je passais une main tendrement dans ses cheveux pour doucement caresser son crâne, lui donner un peu d’amour dans ce contexte mortel, lui donner du réconfort dans ses derniers instants de vie. Mon regard dans le sien, je ne pouvais m’empêcher de montrer ma peine, le monde serait en deuil sous peu.

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MessageSujet: Re: on the verge of death × feat. Ryan  Mer 2 Aoû 2017 - 14:36

on the verge of deathRyan A. Matthews & Evelyn P. FayLa fin tragique d’une Fay, aux dires de ses parents, prenait toujours place dans un combat sans merci, où la seule résolution reste la victoire par la mort. C’est l’idée que je me faisais de ma propre mort. J’avais toujours imaginé être tuée par une créature quelconque, peut-être plus puissante, plus ancienne, ou un truc dans ce genre. Malheureusement, cela ne se résumait, en fait, qu’à mourir par la main de petits cons voulant s’amuser avec de pauvres filles qu’ils pêchaient à gauche et à droite. Je resterais un nom sur une liste d’autres innocentes, tuées, peut-être violées. Le nom de notre famille sera tâché, on effacera certainement ma présence pour les générations à suivre. Je ne pouvais compter que sur mon frère afin qu’il garde de bons souvenirs de moi, de nous. De toute manière, il n’y avait vraiment que lui qui comptait. Je sais, je sais. Ça sonne faux, on dirait une relation incestuelle entre frère et sœur. Les gens autour de nous qui ne faisaient pas partis de notre monde ne comprennent pas l’amour fraternel que l’on partage. Même mes parents réagissent parfois bizarrement. C’est difficile à expliquer, mais la relation que l’on possède transgresse toute règle préétablie sur l’attachement entre frère et sœur. On aurait dit que nous étions connectés et ce, malgré notre petit écart d’âge. Peu importe où on se trouvait, notre connexion allait au-delà des frontières. Voilà donc mon émoi à l’idée qu’il ressente mes derniers instants sur cette terre. Il était déjà si fragile, pris entre ses devoirs de famille et son cœur. Notre promesse solennelle prendrait fin par ma faute. Si ne n’avais pas été si tête en l’air, si j’avais attendue afin qu’on arrive en même temps … tant de ‘si’, mais cela ne m’apportait rien d’autre que du désespoir.

Je cédais donc mes derniers instants à ce vampire, chose inconcevable, si cela aurait été 10 ans auparavant. À cette époque-là, je croyais dur comme fer que le monde était blanc et noir, que les monstres, il fallait tous les exterminer, pour le bien de l’humanité. Mais je n’avais pas écouté les conseils de mon père, lui qui me dit ne jamais me mêler des crimes commis entre humains. Les hommes ont les forces policières, ils ont une organisation pour s’occuper des criminels. Nous en avons une pour les monstres. Chacun a sa place, son rôle à suivre. Et maintenant, qu’en dirait-il ? S’il voyait sa propre fille souffrir à cause des humains, à cause de pervers, qu’en ferait-il ? Je ne le saurais sans doute jamais.

Toujours, cet inconnu se trouva là, à mes côtés, m’écoutant attentivement, son regard devenu un peu plus attendrissant, presque souffrant. Au moins, j’avais une oreille attentive, quelqu’un qui écouterait mes dernières demandes. J’attendais qu’il me morde, qu’il me torde le cou, qu’il me donne la mort rapidement. Mais son murmure me prit de court. Que m’offrait-il donc ? Une échappatoire, mais en échange d’une éternité dans la peau de ce que je chassais ? Karma, te moquerais-tu de moi ? Ma rationalité, mes années passées à lire les histoires de mes ancêtres me criait de refuser, de préférer une mort, acte plus noble pour une chasseuse. Toutefois, mon cœur, aussi fragile soit-il, n’étais pas prêt à rendre les armes. Je n’avais pas tant sacrifié de mon temps, je n’avais pas mis de côté une vie loin de la chasse, pour simplement mourir, comme ça. Je me devais de croire que ce soir, en croisant son chemin, les signes m’indiquaient de ne pas céder à la faucheuse.

Sa main me caressant tendrement, nos regards qui se croisent … il me fallait croire au destin. Autrement, je n’avais aucune raison de vivre, de chasser. Non sans peser la lourdeur de ma décision, je lui souris difficilement. Les mots ne me sortaient plus de la bouche. Mais je savais qu’il comprendrait mes intentions. Je ne ressortirais pas de cette forêt humaine. Je marcherais dorénavant dans les pas d’un vampire.  


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MessageSujet: Re: on the verge of death × feat. Ryan  Mer 2 Aoû 2017 - 15:19



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On the verge of death
Evy & Ryan
Cette pauvre âme se mourrait, les secondes s’espaçaient et devait lui sembler un millier d’éternité. Je n’avais plus le choix, je lui avais proposé ma seule option qui la sauverait de la mort ultime, un simple sourire aussi léger soit-il répondit à mon offre. Je fermais mes yeux une seule seconde, juste une pour inspirer une bouffer d’air qui devenait doucement froide dans ma gorge, une seconde pour me rendre compte que j’allais condamné cette femme à une éternité de douleur encore plus immense qu’elle n’aurait pu imaginer. Je sortais mes crocs, me mordant instinctivement les veines du bras droit, mon sang coulait aussitôt roulant dans ma propre bouche. J’apposais mon poignet sur ses douces lèvres et penchait sa tête pour la déposer avec délicatesse sur mon épaule. De mon bras gauche je l’enlaçais avec tendresse, elle dégageait encore une faible chaleur à cette instant précis, mes yeux gris s’abaissèrent sur son visage d’où coulerait bientôt mon sang. La nuit était notre témoin, l’unique spectatrice d’un lien qui se créait dans la mort d’une innocente guerrière, elle guidait nos décisions aussi terribles soient-elles. Cette femme n’allait pas vivre, son cœur allait cesser de battre dans un instant, mais à la place de son sang allait circuler le mien et la panique ne durerait qu’une seconde avant qu’elle ne revienne d’entre les morts. Je ne savais pas exactement quand elle se réveillerait comme l’un des miens, je ne savais plus réellement comment ce rituel était procédé, je n’avais transformé de progénitures depuis des siècles. Je savais que la douleur serait moindre, que le réveil serait plein de terreur et que la peine remplirait ses yeux. Je savais que son orgueil de chasseresse serait blessé, mais je savais surtout qu’elle pourrait encore respirer pour rejoindre les siens jusqu’à ce qu’ils découvrent ce qu’elle était devenu en cette nuit là.

Je retirais mon bras quand je vis ses yeux se fermer, il était temps, son corps s’était évanoui dans la vie et la mort ne viendrait pas l’embrasser ce soir. Sous le tapis blanc qui se déposait autour de nous se trouvait désormais le sang d’une victime, bientôt une princesse de la nuit, ainsi que celui d’un très ancien vampire qui n’était pas certain de son choix. Comment aurais-je pu l’être? Je m’étais laissé emporté par le moment, par la poésie de ce moment, par la nuit qui me disait qu’il était de mon devoir de la sauvé. Qui qu’elle soit elle n’était pas tombée sur un ange gardien cette nuit, c’était le diable qui avait déposé le goût du sang sur ses lèvres autrefois de miel. Je déposais un unique baiser sur son front pour sceller le pacte. Ce qui suivrait ces évènements serait douloureux autant pour cette beauté d’ébène que pour moi. Nous ne ferions qu’un à proprement parler, j’allais ressentir envers elle une attraction singulière qui ne serait unique qu’à sa personne et malheureusement pour elle se serait réciproque. Appelez cela le lien d’un père à sa tendre fille, le jour où on met le nouveau-né dans le creux du bras du père, le jour qu’il ressent enfin le bonheur de cet être qui lui est offert par la vie. Moi c’était la nuit qui m’offrait cet enfant, je ne l’avais pas créé, je l’avais fais vivre au-delà de toutes attentes. Ce lien durerait pour plus d’une éternité et bien après notre mort il serait présent, d’un vide constant que personne ne pourrait remplir. Vous comprenez maintenant pourquoi je refusais d’avoir à nouveau une progéniture?

J’expirais doucement en la relevant dans mes bras de ma plus grande délicatesse. Je l’emmènerais en lieu sur pour la journée à venir et bientôt elle se réveillerait d’un nouveau souffle.


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