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 No, i'm not okay PV Sam Rosenwald

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MessageSujet: No, i'm not okay PV Sam Rosenwald  Lun 2 Oct 2017 - 23:13


No, I'm not okay
Jessyka&Samuel 
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Les yeux rivés vers le plafond, je me tenais la tête entre mes mains, entortillant mes doigts dans mes cheveux en expirant mon désespoir. Je ne dormais plus, pas depuis l’attaque de la ruelle, mais pas pour les raisons que vous pourriez croire. Je ressentais un millier de remords me traverser la nuque, je ressentais le poids de la mort de mon amie et de son enfant sur mes épaules comme si j’avais moi-même tuer le bébé. Comme si j’avais moi-même enfilée la corde autour de sa nuque afin de la tuer.  Expliquez-moi comment on peut continuer à vivre comme si rien n’était? Une bouteille de morphine était vide sur mon bureau, j’avais avalée le contenu moins d’une heure avant, dans l’intention de mourir. Je n’avais pas été capable, je n’avais pas eu les couilles, je m’étais fais vomir une seconde après. Je m’étais effondrée en larme dans la salle de bain, criant mon désespoir à bout de souffle, tirant sur mes cheveux comme si cette douleur ferait passer les maux de mon âme. Je n’étais même pas capable de m’enlever la vie pour ce que j’avais fais, pour ce que j’avais causé, à quel point étais-je donc lâche? Alyssa avait réussi elle, me dis-je, ça semblait si facile pour elle de tout abandonner. Quitter sa vie, ses amis, pour un moment volé et une vie qui n’aurait pas du être. Comment avait-elle pu faire cela? J’avais dû décrocher Alyssa moi-même du plafond où elle était suspendue, retirant le drap qui avait étouffé sa gorge, touchant sa peau encore chaude sous mes doigts même si son cœur ne battrait plus jamais de la même façon. Mon amie humaine s’était tuée par ma faute, tout cela parce que je n’avais pas eu le courage de mettre à mort cette abomination par moi-même, tout cela parce que j’avais été déstabilisée ainsi qu’effrayée de quelques mots. Je n’avais pas réussis à me relever par moi-même, c’est Iris qui m’avait trouvée couchée dans une piscine de mon cocktail de médicaments que j'avais vomis, c’elle elle qui allait souffrir le plus. Elle me ramènerait dans ma chambre et pour la première fois en très longtemps je vis ma grand-mère pleurer.

Les larmes étaient séchées sur mes joues, aucune autre ne viendrait couler sur ma peau, j’attendais la faucheuse qui ne viendrait pas pour moi. J’étais condamnée à vivre en sachant ce que j’avais fais, en marchant avec la peine, en vieillissant avec le poids sur mes épaules. Mon plafond tournait encore quand je revenais doucement à mes sens, me remémorant chaque évènement des semaines dernières ou plutôt des mois derniers. Ma meilleure amie avait couchée avec son frère, elle en était devenue obsédée puis enceinte. Elle avait tentée de se tuer en ignorant que je venais tout juste de faire un pacte avec un vampire afin de la soigner. Elle était désormais une créature de la nuit et pas seulement ça, elle m’avait sautée à la gorge dès son réveil ce qui m’avait laissée des marques. J’avais refusé le sang du vampire, je refusais de devenir une de ces abominations, j’avais donc gardée ma cicatrice comme un signe de rappel du paiement qui m’était due. Le gars avec lequel j’avais fait un pacte, le fameux frère, avait débarqué par ma demande pour éventrer Alyssa et tuer l’enfant de la façon la plus sanguinaire possible. Là-dessus j’étais encore une fois entrain de culpabiliser, ressentant chaque parcelles d’émotions me foudroyer avec violence, j’avais de la difficulté à respirer en sachant pourquoi ces événements avaient eu lieu.  Il y avait aussi la partie la plus troublante dans cette histoire, puisque encore une fois je refusais d’accuser le tueur de son propre crime, me blâmant pour son geste. Je fermais enfin mes yeux et relâchait ma tête en laissant mes bras tomber le long de mon corps.

D’une inspiration je me relevais, le corps encore engourdit par le traumatisme que je venais de lui faire vivre, mais je me devais d’avoir une discussion avec le véritable concernée. J’avais une rage au cœur, une certaine haine que je n’avais jamais ressenti auparavant, c’est grâce à cette énergie que je me relevais sur mes pieds quoi que je restais cambrée dans mes mouvements. Je sortais de ma chambre en me tenant sur le mur pour supporter mon poids et chacun de mes pas résonnaient dans ma tête brusquement. Un sourd bruit, comme un coup de fusil, m’assommant un peu plus à chaque seconde. Une fois les deux pieds dans le hall je regardais derrière moi pour y voir ma grand-mère endormi dans le salon devant son téléroman. Une boite de mouchoir fortement entamée et des yeux lourdement cernés d’inquiétude. Je prenais tout de même ma veste de cuir, prenait mes bottes entre mes mains et tournait la poignée pour sortir dans le froid hivernale qui faisait rage cette nuit. Le vent était levé, la neige fouettait mon visage dans un souffle glacial,  j’enfilais mes bottes à l’extérieur et quittait le couvent avec toute la force qu’il me restait. Appeler cela de la détermination, je pensais que c’était de la pure folie, car je savais très bien ce que je comptais faire une fois en sa présence.

Au bout de mes forces, j’arrivais devant ce grand manoir, sinistre endroit si vous voulez mon avis. Qu’est-ce qu’ils pouvaient trouver de beau dans cette baraque? Une bien grande maison pour de bien petites personnes. J’apposais ma main sur la poignée pour voir qu’elle était verrouillée, voilà qui m’étonnait presque, mais sans plus. Je quittais le porche pour chercher une fenêtre ouverte ou au moins une fenêtre brisée. Du devant tout semblait bien fermé, alors je devais me frayer un chemin sur le côté, les deux pieds enfoncés dans la neige jusqu’au genou. Je devais m’appuyer sur la brique pour réussir à avancer. En faisant un pas je tombais en plein visage dans la neige, ma tête encore si étourdie, je me relevais en usant mes bras et en sentant le froid me transpercer. J’étais recouverte de neige, je sentais que mon corps ne suivrait pas encore longtemps cette folie, une fois sur le côté je levais les yeux et voyait une fenêtre brisée. D’un très petit murmure je venais lever ma main vers la planche de bois qui placardait la fenêtre au second étage.

«Volantem lignum. »

La planche se sortie d’elle-même de son cercueil et vint se déposer sur la neige sans aucune douceur. Je prenais alors une prise sur la gouttière afin d’escalader très doucement le mur jusqu’au deuxième étage. Mes doigts Étaient plein d’engelure, mais par miracle je réussis à me rendre jusqu’à la fenêtre pour me glisser dans la pièce. La vitre coupée au bord de la fenêtre vint perforer la peau de mes paumes, mais j’avais si froid que je n’en ressentais même plus le mal, qu’un autre pincement parmi une vingtaine déjà présent. J’étais dans un bureau, malheureusement la place ne venait pas avec une carte pour dire par ou aller, alors je me tournais simplement sur moi-même avant de croiser mes bras sur mon corps. Sur le haut de la cheminé se trouvaient de vieilles photos des parents Rosenwald, mais rien sur les enfants, même pas une seule comme s’ils n’avaient jamais existés. Je baissais les yeux avant de me rendre vers la porte qui mènerait au couloir. Je faisais face à un très long corridor, des dizaines de portes et de couloirs face à moi. C’était un véritable labyrinthe, une maison des horreurs non le moindre, il fallait bien que l’habitation ressemble au propriétaire. Je prenais une chance en me rendant vers l’immense escalier du manoir pour regarder l’étage du dessous. Un calme de mort flottait et je n’avais pas envie de laisser monter ma voix. Je descendais les marches avec une certaine précaution, comme si chacun de mes pas ici serait un pied de plus dans ma tombe, un frisson me parcourant la colonne. Mes yeux scrutaient la décoration, je ne sais pas si c’était la nuit, mais c’était encore plus sombre que cela ne devrait l’être. L’endroit était froid, presque plus que l’extérieur, laissant chacun de mes souffles paraître d’un simple nuage blanc. Quand mes pieds prirent place au premier étage je sentais mon petit cœur se débattre, j’étais comme une voleuse au pire endroit possible pour exécuter son crime, regrettant cette invasion sous toutes ses formes. Je regardais autour de moi pour voir l’énorme salle à diner  à ma gauche. Un peu plus vers le fond du couloir se trouvait ce qui semblait être le salon qui devait faire face à l’arrière du manoir…je ne saurais vous dire, j’avais perdu le sens de l’orientation dans cet endroit. Je regardais vers la droite pour y voir un grand salon de lecture, fronçant les sourcils, je regardais dans le sombre couloir de droite. Encore une fois une vingtaine de portes toutes aussi fermées les unes comme les autres mis à part celle qui était à l’extrémité même de l’escalier. Mes bras déjà contre mon corps, je resserrais ma prise, les yeux rivés vers cette noirceur effrayante. Je commencerais ma recherche dans cette salle, me dis-je, ça ferait un bon départ pour le trouver sans réveiller la rousse.

Chacun de mes pas étaient plus silencieux les uns que les autres, à un point tel que je pensais que l’endroit même étouffait le son volontairement, mais un vertige me prit en chemin m’obligeant à prendre appuie sur le mur de gauche du couloir. Je levais les yeux pour y voir le sang, bien qu’en petite quantité, je retournais ma paume pour y voir la mince coupure légère qui avait été fait sur mon épiderme. Rien d’aggravant, me dis-je, qu’un peu de sang de plus qui coulerait. Je reprenais lentement mes esprits et recommençait ma marche vers cette chambre en m’appuyant constamment contre le mur avec mes mains, laissant une trainée de liquide qui indiquait le chemin que j’avais prise. Une fois devant la porte je me trouvais bien nerveuse, ne voyant que l’abysse, je me dis qu’il aurait fallu que je rebrousse chemin. Je me retrouvais pourtant à pousser légèrement la porte, qui heureusement ne grinçait pas, et j’entrais ma tête dans l’ouverture. J’y voyais des énormes fenêtres au fond qui laissait entrevoir la neige et une mince lumière qui entrait par les parois. Dans la pièce des meubles d’un bois massif et finalement un lit tout au fond. Mes yeux se posaient alors sur le corps qui y dormait et je revenais à mon couloir en reculant ma tête. J’enlevais mes bottes le plus doucement possibles pour les déposer à l’entrée et je me glissais enfin dans la pièce convoitée. Mes bas ne faisaient aucun bruit contre le plancher, me laissant m’approcher dans le plus grand des silences, mais je m’arrêtait un peu avant le lit. Mes yeux scrutaient la pièce, j’étais comme une gazelle qui était entrée dans la tanière du lion, vous l’aurez compris j’étais particulièrement nerveuse. Je coupais presque mon souffle en m’approchant un peu plus vers sa droite jusqu’à ce que mon corps se retrouve tout près du sien. Malgré la colère que je pouvais ressentir, en le voyant ainsi mes traits s’adoucissaient d’une certaine douleur, d’une immense tristesse. Je du détourner le regard pour réussir à rester concentrée et me reculait d’un pas.

«Elle est morte tu sais…»

Ma voix tranchait le silence d’une froideur qui lui était inconnu.



code by bat'phanie

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Démon
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MessageSujet: Re: No, i'm not okay PV Sam Rosenwald  Mar 3 Oct 2017 - 22:06


No, I'm not Okay

Jessyka & Samuel

Je me trouvais là, assis sur le rebord de mon lit dans le silence le plus complet. Je venais tout juste de revenir à la réalité après trois jours dans le vague total. Je me souvenais de très peu de chose des derniers soixante-douze heures et je dois avouer que cela me travaillait légèrement. Je réfléchissais et tentait de faire remonter les souvenirs du néant là ou ils se trouvaient. Je n’avais pas ressentis de rage aussi intense depuis très longtemps et je savais parfaitement que la perte de mémoire était normale mais cette fois si je ne voulais pas attendre avant de retrouver mes souvenirs. Je devais absolument savoir ce que j’avais fais car la dernière chose dont j’avais souvenir c’était de m’être éclipser suite à l’appel de Jessyka. Je me souvenais avoir saisir un couteau avant d’aller la rejoindre et ensuite j’étais dans le noir total. Je ne savais aucunement ce que j’avais fais mais surtout je ne savais plus pourquoi Jess avait eu besoin de moi. Je sentais la colère montée en moi puisque je n’arrivais pas à me souvenir mais rapidement je me calmais car je savais très bien que ce n’était pas en étant en colère que je réussirais à me souvenir. Je m’étais alors relever en silence et j’avais jeter un rapide regard autour de moi pour observer ma chambre puis, lentement je m’étais mis en mouvement pour me rendre dans la salle de bain conjointe à ma chambre. Mes vêtements et ma peau avaient été rougis par le sang et je me doutais bien qu’il n’y avait pas seulement eu deux ou trois victimes. J’avais pour le moment préféré garder la télévision éteinte, non pas par peur de savoir ce que j’avais fais, mais surtout par crainte du nombres total de victimes. Je pris quelques instants pour regarder mon reflet dans le miroir de la pièce, mes bras, mes mains et même mon visage était couvert d’une petite croute de sang sécher. Avec cette couleur, le cyan me des yeux semblaient encore plus intense, mais cela ne me faisait pas le moins du monde plaisir. Je laissai échapper un long soupir puis je me mis à déboutonner ma chemise, sous le tissu ma peau avait été changer de teinte pour prendre celle du sang. Je laissai tomber ma chemise au sol puis je défis la boucle de ma ceinture pour pouvoir accéder au bouton de mon jean. Une fois défais, je laissai mon pantalon glisser au sol et d’un petit mouvement de pied je l’envoyais vers ma chemise. Je me séparai ensuite de mon boxer qui pu rapidement aller rejoindre le reste de mes vêtements. Je me remis ensuite en mouvement pour aller démarrer le jet d’eau chaude de la douche. Je restai immobile quelques secondes puis, lentement, je me permis d’entrer sous le jet. Presque immédiatement l’eau qui coulait au sol pris une teinte rougeâtre. Je demeurait silencieux tout de même, observant la couleur devenir plus intense au moment ou je mis ma tête sous la jet pour rincer mes cheveux. Ce fut à ce moment là que mes souvenirs réapparurent.

Le premier souvenir était celui de l’appel mental provenant de Jessyka et elle m’avait apprit que ma sœur cadette était enceinte de moi et qu’elle comptait garder le bébé. C’était donc cela la base de ma colère. Je me souvenais donc avoir saisi le couteau dans l’unique but de faire en sorte que Alyssa perde cet enfant. Elle n’avait pas le droit de m’imposer ce genre de chose mais surtout, elle ne pouvait pas le faire dans mon dos en se disant que lorsque j’allais finalement l’apprendre je ne pourrais pas lui en vouloir. Je me souvenais avoir cacher l’arme pour éviter de les mettre en panique puis je m’étais éclipser pour apparaitre directement devant elle, en pleine rue. Je n’avais pas pu éviter le regard de Jess malgré tout et au bout de quelques instants j’avais mis mon plan à exécution. J’avais saisi ma sœur par la gorge et sans aucune douceur j’avais planté le couteau dans son petit ventre. Ses cris d’horreur et de douleur résonnait de nouveau dans ma tête mais je ne ressentais aucun remord à cet acte barbare. Elle avait grandement mérité une telle vengeance sachant qu’elle aurait du tout faire pour se défaire de ce ventre lorsqu’elle l’avait appris à la base. Selon ce que j’avais pu lire dans ses pensées à ce moment là elle avait appris sa grossesse alors qu’elle avait seize semaines de compléter. Le Canada avait cet avantage que l’avortement était gratuit et possible jusqu’au vingt-quatre semaines. Elle n’avait donc aucune excuse pour expliquer le fait qu’elle avait garder ce monstre. Après lui avoir retirer son enfant du ventre, je l’avais mis à mort sans la moindre douceur, broyant son petit cœur entre mes doigts puis je l’avais laissé tombé au sol, le son des cris de ma sœur cadette résonnait encore et puis j’avais quitté les lieux.

J’inspirais brusquement suite à ce souvenir qui venait de refaire surface. Cette vision de mes actions avait été si violente et si réelle que j’en avais oublié de respirer. Mon cœur battait avec une force impressionnante dans ma poitrine, je sentais la chair de poule parcourir ma peau mais surtout, je sentais les chocs électriques dans mon cerveau qui tentait d’assimiler cette nouvelle information qui me prouvait une nouvelle fois que j’étais la pire chose qui était arrivé à cette ville. À cet instant précis je me permis de lire les pensées de Jessyka pour connaitre la suite de mes actions et ce fut à cet instant que la vérité me frappa de pleins fouet. Cette jeune idiote avait mis fin à ses jours après avoir reçu le sang d’un vampire pour l’aider à guérir. Je n’arrivais pas à me décider si je devais être content de sa mort ou simplement content qu’elle ne soit devenu qu’un petit vampire sans intérêt. Je n’avais absolument rien à craindre d’elle. Pour moi elle restait la petite conne qui avait accepté de coucher avec moi simplement car je lui avais plu après une petite promenade en toboggan. Finalement j’aurais du la tué le jour ou elle avait croisé ma route, ma vie aurait été tellement plus simple au final. Ce n’était qu’une idiote qui portait un nom de famille qu’elle ne méritait même pas. Je lui règlerais son cas un jour ou l’autre. Je me permis de passer lentement une main dans mes cheveux pour m’assurer qu’il n’y avait plus de sang et lorsque je me rendis compte que le sang avait bien entièrement disparu, je laissai un très léger sourire apparaitre sur mes lèvres. Il était impressionnant de voir à quel point il était facile de faire disparaitre ce genre de liquide. Je restai immobile quelques secondes puis je saisi la bouteille de shampoing pour me nettoyer correctement. Je venais de passer trois jours en dehors du manoir et donc me laver était une bonne idée. Au bout de longues minutes de silence où on ne pouvait entendre que l’eau qui coulait, on pu entendre la poignée de la douche bouger et finalement le bruit de l’eau cessa.

Je sorti en silence de l’habitacle de la douche pour me saisir d’une serviette. Je pris quelques instants pour essuyer mon corps correctement puis, une fois certain d’être correctement sécher, j’entourai la serviette autour de ma taille et je sorti de la pièce pour revenir à ma chambre. Mon regard se posa alors sur ma sœur jumelle qui visiblement attendait que j’ai terminé de me doucher. Je détournai le regard pour continuer mon mouvement vers le bureau où se trouvait mes vêtements mais je ne pu me résoudre à laisser tomber la serviette, je restai donc immobile, je savais qu’elle avait quelque chose à me dire. Sa voix ne mit que quelque secondes supplémentaires avant de se faire entendre. Je me retournai donc vers elle de manière à pouvoir poser mon regard sur elle.

« Tu sais au moins ce que tu as fais ? »

Je fronçai les sourcils quelques instants avant d’ouvrir les lèvres à mon tour.

« Toi visiblement tu le sais … »

Je pu percevoir la colère monter en elle. Cependant elle semblait avoir souvenir de notre dernière dispute car elle inspira profondément pour se calmer. Elle prit la télécommande de ma télévision pour me la lancer. Je la saisi au vol et ensuite mon regard cyan vint de nouveau se poser sur elle au moment ou elle ouvrait les lèvres de nouveau.

« Tu écouteras les nouvelles … Tu vas le savoir toi aussi »

Elle tourna ensuite les talons pour sortir de ma chambre. Je déglutis rapidement puis je déposai la télécommande sur le bord de mon bureau. Je comptais bien finir de me vêtir avant d’ouvrir le téléviseur. Ma serviette tomba donc au sol dans un bruit léger puis sans plus attendre je pris des boxers que j’enfilai rapidement. Je fis de même avec une paire de jean et un chandail de couleur clair. Je ne savais pas encore ce que j’allais faire de ma journée mais pour le moment, la curiosité était trop grande je ne pouvais pas continuer d’ignorer les nouvelles. Je pris donc lentement la manette dans ma main et j’appuyai sur le bouton pour envoyer le signal a la télévision qu’il était temps qu’elle s’allume. La petite musique se fit entendre et alors les images apparurent. La femme parlait d’un carnage sans nom. Elle mentionna alors le lieu des meurtres. Un tueur fou avait semé la panique et la mort au Cinéplex Odéon. Ce nom fit alors remonter la suite de mes souvenirs. Mes mains s’apposèrent sur le bureau pour me soutenir.

Après avoir finalement tué le petit non désiré de ma sœur cadette je m’étais éclipsé dans le Downtown sans réellement savoir pourquoi. La ruelle ou je me trouvais était heureusement déserte ce qui m’avais permis de nettoyer mes mains du sang de ma sœur avec un filet d’eau qui coulait d’un toit. Je m’étais ensuite mis en mouvement, mon regard toujours aussi sombre. Par chance, je n’avais croisé personne sur le chemin qui me séparait du cinéma. Je m’étais surement dis qu’un film me permettrait de me détendre et d’oublier ce désir violent de meurtre qui me déchirait le ventre à cet instant précis. J’avais ouvert la porte de sortie d’urgence pour entrer dans l’immeuble, les films étaient déjà commencer et donc personne ne pu réaliser que leur vie était maintenant en danger. J’avais marcher jusqu’à la pièce la plus éloigné de la porte d’entrée de l’endroit puis j’ouvris la porte de la salle numéro treize. Un film d’horreur était projeté dans cette salle, presque tous les bancs étaient utilisés. Je verrouillai la porte de sortie par ou je venais de passé et je descendis ensuite l’allée pour aller condamné les autres portes qui se trouvaient autour de l’écran. Les personnes qui assistaient au film ne semblaient pas réellement se préoccuper de ma présence, ils semblaient croire que je n’étais qu’un employé qui faisait la tournée des portes pour m’assurer que rien ne les bloquait.

Ce fut ensuite que le tout dérapa brusquement. En passant devant les personnes de la première rangée, je marchai sur le pied d’une demoiselle mais je continuai mon chemin sans plus. L’homme qui l’accompagnait, un énorme crétin semblait lui croire qu’il devait jouer au preux chevalier et il m’avait arrêté pour me dire de demander pardon. Nos regards s’étaient alors croisé et la luminosité de la pièce fut augmenter vu la scène qui se présentait à l’écran. Je pu sentir la peur naitre dans le corps de l’homme et alors sans plus, je me permis d’écouter ce désir de tuer et je plantai brusquement le couteau que j’avais encore avec moi dans le cou du crétin. Une fois le manche appuyer sur sa peau je retirai l’arme et alors le bipède ce mit à ce vider de son sang. Un mouvement de panique s’en suivi et alors je me permis de tuer tous ceux et celles qui se trouvait dans cette salle précisément.

Ce fut à ce moment que je revins à moi. La pièce tournait autour de moi tellement cette vision avait été intense. Ma respiration était sifflante et j’avais l’impression que mon cœur voulait sortir de ma cage thoracique. Je relâchai finalement le bureau pour me redresser complètement. La femme à la télévision parlait de victimes par dizaines et que les services d’urgence n’avaient pas encore réussi à compter le nombre exact de victimes. Je pris rapidement la télécommande pour éteindre la télévision. Je ne voulais pas en savoir plus pour le moment. Je ne tenais pas non plus réellement à savoir ce qui s’était produit entre les meurtres de la salle de cinéma et aujourd’hui. Je savais bien que les souvenirs reviendraient éventuellement mais pour le moment je ne tenais pas à le savoir. Je connaissais le plus important et pour moi c’était amplement. Je sorti donc de ma chambre lentement pour me rendre à la cuisine. Je me fis un café dans un silence complet, Jenna se trouvait au salon et je pouvais entendre la voix de la commentatrice qui parlait de nombreuses autres scènes de saccage et d’autres tueries sans nom. J’avais donc passé trois jours à tuer des foules de monde un peu partout en ville. Sincèrement cela ne me surprenais pas le moins du monde. Le niveau de colère que j’avais ressenti avait été l’élément déclencheur. Je savais maintenant que mon voyage en enfer avait été beaucoup plus dommageable que je ne le croyais réellement ou plutôt que ce que je voulais croire.

Je devais me changer les idées, je n’avais pas le choix. Je retournai donc à ma chambre pour me changer et je me mis à commencer les travaux un peu partout dans le manoir. Si nous étions pour continuer à vivre ici je devais bien redonner à ce lieu un peu de sa beauté d’autrefois. Je passai donc la journée entière au quatrième étage, arrachant des murs et reconstruisant les cloisons avec un talent que je ne soupçonnais même pas. Je pu même commencer à changer les fenêtres avant que le soleil ne se couche. Le quatrième avait reçu un beau cadeau. Il ne restait plus qu’à repeindre mais surtout à arracher ce tapis plus qu’horrible qui couvrait les corridors. Ma mère n’avait jamais eu de grand talent de décoratrice et donc elle avait fait comme elle avait pu. Je comptais bien continuer le tout lorsque le soleil se lèverait de nouveau. Je retournai à la douche en silence puis une fois propre, je me dirigeai vers mon lit pour m’y coucher. Les rideaux qui couvraient les énormes fenêtres étaient restés ouverts mais j’aimais cela ainsi. J’avais aussi laisser la porte de ma chambre légèrement entrouverte car si je la fermais, la température de mon corps finissait par rendre l’air de la pièce irrespirable. Je m’étais donc installé dans mon lit sans un mot et au bout de quelques instants seulement j’avais senti mon corps glisser dans les bras de Morphée.

Ce fut la sensation d’une présence qui me tira de mon sommeil quelques heures plus tard. Je percevais clairement qu’une personne vivante se trouvait dans ma chambre à cet instant précis mais je demeurai immobile dans mon lit. Le tissu de mes draps ne recouvrait plus que le bas de mon corps, laissant voir à la personne mon bas ventre ainsi que tout le haut de mon corps. Je gardais donc les yeux fermer, percevant que la personne était tout près de moi. Ce fut cependant la voix de Jessyka qui se fit entendre, beaucoup plus froide que ce que j’avais l’habitude de connaitre avec elle. J’ouvris donc les yeux et je tournai la tête pour poser mon regard sur elle. Elle semblait triste mais elle était clairement en colère je pouvais le sentir. Les paroles qu’elle prononçait semblaient faire référence à ma sœur cadette. Je soupirai lentement puis je me redressai dans le lit pour m’assoir. Heureusement pour Jessyka les draps qui cachaient le bas de mon corps suivirent mon mouvement et donc elle ne pu pas profiter d’un spectacle qui aurait pu lui être agréable. Je passai lentement une main dans mes cheveux puis ma voix se fit entendre, ténébreuse, glaciale.

« Je sais »

Il n’y avait ni regret, ni tristesse dans ma voix. Je me foutais complètement d’avoir perdu une sœur au profit d’une suceuse de sang. Elle aurait pu danser nue dans une scène torride que je n’aurais pas été plus intéresser à elle. Il n’y avait qu’une seule personne qui comptait pour moi et elle se trouvait debout près de mon lit. Cependant elle en avait choisi un autre par la faute de ma jumelle et donc je m’étais rendu à l’évidence que je continuerais mon éternité seul et avec les journées qui avaient passé je m’étais fais à cet idée. J’inspirai lentement avant de reprendre la parole.

« Tu regrettes d’avoir demandé mon aide je présume … »

Je la regardais en silence. J’avais envie de lui demander ce qu’elle foutait dans le manoir à cette heure si tardive mais surtout j’avais envie de savoir comment elle était entrée puisque j’avais verrouillé la porte, mais pour le moment je conservais ce silence qui venait de reprendre place. Si elle était là ce n’était pas pour rien et donc l’accuser d’entrée par effraction n’était pas la meilleure manière de connaitre la ou les raisons de sa présence. Je l’observais donc, attendant des explications.


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MessageSujet: Re: No, i'm not okay PV Sam Rosenwald  Mer 4 Oct 2017 - 1:57


No, I'm not okay
Jessyka&Samuel 
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En trois jours ma vie avait été un véritable calvaire. Entre la mort d’Alyssa et les meurtres sanguinaires qui avaient lieu en ville je ne savais plus quoi faire. Je n’étais même pas retournée voir Nathan, lui plus que personne aurait compris mon comportement suicidaire, je ne voulais pas qu’il m’en empêche. Sur le coup je m’étais dis que j’en aurais fini avec les remord. Par ma faute Alyssa s’était suicidée, au bout de son drap et de sa frêle gorge, elle s’était étouffée au bout de longue minutes d’agonies. Par ma faute elle était revenue à la vie, d’entre les morts, une abomination sans nom. Je ressentais plus que bien des gens, ce comportement semblait presque étrange à en écouter ma grand-mère, comme si l’empathie était un terrible défaut. Qu’auriez-vous voulu que je ressente d’autre? Que je sois indifférente à sa souffrance peut-être? Non, je n’aurais jamais pu faire cela, je n’étais pas indifférente ni à la souffrance d’Alyssa ni à celle de Samuel. Vous croyez vraiment que ça lui plaisait de tuer autant de gens? Je ne crois pas que c’est le cas, pas aujourd’hui pas hier ni demain, j’avais la ferme idée qu’il souffrait d’une colère démoniaque. Par ma faute, me dis-je, pas qu’une fois en plus. Ces trois derniers jours avaient donc accueilli une nouvelle facette de ma personne qui était peu rencontré d’autrui. La dépression, la même qu’à la mort de ma cousine, ainsi qu’un sentiment de culpabilité était la seule chose que je pouvais ressentir. C’était comme si soudainement le malheur du monde tournait autour de moi et de mes actions. Comme si en mon absence rien de toute cela n’aurait existé, qu’Alyssa serait encore humaine et Samuel n’aurait pas fait ces massacres. Je faisais souffrir ma grand-mère, mon pseudo copain à qui j’avais imposé des sentiments qu’il n’avait jamais voulu, même mon père souffrait par ma faute. Ma tête tournait terriblement vite, dans ce chaos qui se créait, un véritable nuage de pensée sombre. Ce n’était pas la première fois que j’en venais à ces pensées, mais se serait possiblement la dernière, puisque cette fois j’étais désespérée. Si je rejoignais la mort, peu importait là où mon âme irait, l’important était que ces sentiments deviendraient éphémère. Une lourde charge sur mes épaules s’éclipserait enfin et je pourrais peut-être vivre pour la première fois en plusieurs mois dans ma mort.

Quel terrible fardeau que je portais. Le sang d’innocent coulait sur mes doigts et à chaque goutte qui éclaboussait le sol mon âme se déchirait un peu plus. J’avais passée près de la mort plus que jamais dernièrement et je m’étais souvenu avoir voulu vivre dans mes moments les plus faibles. Je ne pouvais donc qu’imaginer ce que ces gens avaient priés, peu importe quel dieu, ainsi que ce sentiment quand ils avaient été abandonnés. Ce sentiment quand finalement ils étaient mort, cela devait être si terrible que leurs vies soient arrachés par le même qui avait épargné la mienne plus d’une fois. Je me souvenais très bien ce sentiment que j’avais ressenti quand il s’était présenté dans ma chambre, effleurant ma peau, m’interdisant de mourir ce soir là. Je venais tout juste de vivre pour la première fois en très longtemps quand mes yeux avaient croisés les siens, comme si sa seule présence suffirait pour aider mon cœur à battre encore un peu. Je me mordais la lèvre sur ce souvenir, passant une main dans mes cheveux, regardant le journal des nouvelles qui discutait encore du massacre du cinéma. Comment diable pouvais-je avoir ressentie quoi que se soit pour lui? Quel genre de monstre étais-je? Je savais ce qu’il avait fait, tout ce qu’il avait fait, presque jusqu’au dernier détail. Chaque disparition, chaque nouveau meurtre je me demandais ce qui l’avait provoqué cette fois là. Sans aucun doute je l’accusais, je me disais qu’il n’y avait que lui pour faire de tel connerie, peut-être qu’il voulait sa photo comme employé du mois en enfer. Étais-je un monstre pour avoir un jour ressentie de l’amour envers lui? Non, l’amour n’est jamais un crime, même si mon crime avait été de le nourrir de faux sentiments qui ne lui appartenaient pas. Mon véritable crime était celui de prendre le blâme à chaque meurtre, d’accepter les conséquences de ce sentiment en ma personne pour lui éviter de le ressentir car dieu sait que quand il le ressentirait il allait en mourir. Je me retrouvais donc immobile sur mon lit, assise, les yeux fixés vers le vide en me demandant comment j’allais continuer de vivre en sachant tout cela.

Pour elle ça avait été si facile, me dis-je, personne ne l’avait empêchée de faire à sa tête. Elle avait tentée de rejoindre son fils dans les abysses de l’enfer, elle avait tentée de se libérer de ses sentiments, elle avait réussi pour un temps. Puis ses yeux s’étaient rouvert en ce monde, une malédiction l’affligeant, une immortalité qu’elle ne voulait pas. J’avais voulu croire que ce qui s’était éveillé était mon amie, mais cette chose me sautait à la nuque, tentant de me tuer ce qui aurait presque réussis si la rage n’était pas née. Je n’étais pas en colère contre cette chose, cette créature de la nuit, j’étais en colère d’avoir causé son état. Mais qu’est-ce qui m’avait pris? Faire un pacte avec un vampire ce n’était pas dans mes cordes! Mon âme appartenait déjà à un démon, n’en n’avais-je pas assez fait ainsi? Je devais encore causer des dommages, encore une mort sur la conscience, plus aucune larme n’avait réussis à couler sur mes joues cette nuit là. Alors que ma magie avait torturé le vampire, j’avais vu que la folie était encore en elle, possiblement même que c’était tout ce qui restait d’elle. Une folie meurtrière, une autre Rosenwald, mais cette fois une créature libre de ses mouvements. Aucun diable n’allait l’appeler, aucun sort ou incantation n’allait la calmer, la seule solution pour l’arrêter était de la tuer. Ces mots que j’avais prononcés m’avaient fais plus de mal qu’elle ne pourrait le croire. Je n’avais jamais voulu cela. Je n’avais jamais voulu sa mort, son suicide, tout ce que je voulais c’était de la sauver d’un terrible destin. La moindre chance que cet enfant soit l’antéchrist était déjà trop, la connaissance était trop lourde à porter, mais je n’avais pas eu le courage de le tuer. Je m’étais dégonflée, appelant Samuel pour faire le sale boulot à ma place, comme s’il prendrait la nouvelle avec un sourire et viendrait simplement prendre un rendez-vous dans une clinique d’avortement. J’avais condamné Alyssa de la même façon que j’avais condamné ma cousine. Deux fois de suite un démon s’était présenté et avait détruit nos vies communes. Une fois de plus je n’avais été que spectatrice de ce terrible concert de cries ainsi que de souffrance. Je sentais mon cœur faire deux bonds quand ma main s’était posée sur ma bouteille encore pleine. Je devais tout juste d’aller chercher ma prescription en sachant très bien ce que j’allais en faire. Je ne comptais plus vivre, pas si cela signifiait encore faire souffrir les gens que j’aimais et constamment refaire les mêmes erreurs. Pas si cela signifiait voir des gens mourir, ressentir ce que je ne devrais pas et continuer à marcher avec ce fardeau qui pesait de plus en plus lourd sur moi. Quand j’avais avalé le contenu je m’étais dis que se serait vite réglé. Que ma lâcheté serait bientôt récompensée et dans la mort j’irais mieux. Ma tête s’était mise à tourner, mon ventre se crampait de douleur, mon cœur se débattait de force. Au début je tentais de me convaincre, je me disais que j’allais libérer les gens de ma personne, mais mes yeux s’étaient levés sur les cadres dans ma chambre. En y voyant mes amis, ma famille, mon propre sourire je du me résoudre à courir vers la salle de bain. Je m’enfonçais un doigt dans la gorge et mon corps rejetait sans que je l’implore la quasi-totalité de mon erreur de jugement. Peu après des cries d’une souffrance qui m’était inconnues s’étaient fait entendre dans tout le couvent. C’est Iris qui m’avait pris par les épaules et qui s’était jetée à genou près de moi pour me réconforter.

«Cara Mia…»

Murmurait-elle à mon oreille de sa voix inquiète et tremblante de peine.

«Tu as tellement plus à vivre. Des souffrances, des douleurs, tout cela est passager. Le bonheur viendra à qui sait l’attendre… »

Je me souviens avoir fermée mes yeux, bercée dans ses bras, m’endormant doucement et glissant dans un rêve. Je ne sais combien d’heures eurent passée lorsque mes yeux s’ouvraient enfin. Je sais simplement que je m’étais enfin levée, encore secouée de l’action que j’avais presque posée, mais ma chance m’indiquait qu’il me fallait continuer. Ce fut la rage la seule émotion qui vint me réveiller de mon lourd sommeil. Je me déplaçais donc silencieusement, enfin le plus que je puisse me permettre, mais il faut se l’admettre mes pas résonnaient encore lourdement dans ma tête. Je remuais ciel et terre une fois à l’extérieur, la neige fouettant mon visage qui n’était pas recouvert, la tempête ayant endormi la ville. J’ai du marcher quelques heures au froid avant de trouver mon chemin vers le malheureusement fameux manoir de cette famille maudite. Je n’y avais jamais mis les pieds, pas une seule fois dans toute ma vie, le plus près que je m’étais rendu était le porche de la porte avant. Ma grand-mère ainsi que Rose Rosenwald étaient entrée chercher quelques affaires à l’intérieur quand je n’avais pas plus de dix ans. Je me souvenais avoir attendu près de la sculpture du lion qui écrasait des roses, fixant les fenêtres intérieur, frissonnant chaque fois que je voyais un rideau bouger légèrement. Du plus loin que je m’en souvienne j’en avais eu peur, les rumeurs voulaient que l’endroit était hanté par les jumeaux et que personne ne devait y aller sans autorisation sans être maudit. Encore aujourd’hui, quand mes yeux se posaient sur la bâtisse, un frisson me parcourait le corps. Ils y étaient véritablement retournés, me dis-je, ironiquement cette bâtisse qui les avaient vu vivre ainsi que mourir les accueillaient encore une fois en son antre. Je ne pouvais pourtant me résoudre à attendre dehors les deux pieds dans la neige. Mes dents claquaient sous le froid et j’avais cessée de sentir mes doigts il y avait une bonne dizaine de minutes déjà. Par réflexe je vins frotter mes mains et souffler sur ceux-ci afin de les réchauffer un peu.

J’entreprenais alors ma route périlleuse sur le côté de la bâtisse et me retrouvait lentement sur le côté à encore observer les fenêtres multiple. Le premier étage était en bon état, aucune fenêtre n’était facilement accessible et visiblement souder en place. Quand je voulais en ouvrir une je me retrouvais dans l’impossibilité de réussir ce geste. Je pris donc ma seconde option et après un petit tour de magie je grimpais à partir de la gouttière pour me rendre au deuxième étage. En entrant à l’intérieur je ne ressentis aucune chaleur, aucun soulagement, le froid restait le même et je serrais des dents en sentant mon corps frissonner. Je n’osais pas faire un seul son, me déplaçant le plus doucement possible, ressentant une certaine nervosité à l’idée d’être prise sur le fait. Je n’étais pas nécessairement en bon terme avec le démon ténébreux et je n’avais aucune envie de me confronter à sa jumelle cette nuit. C’est la rage qui vivait encore en moi qui me donnait le courage de sortir du petit bureau pour me rendre au premier étage. Contre toute attente je me rendis instantanément dans la chambre de Samuel, tel un instinct primaire qui m’avait emmenée directement à lui, je ne pu expliquer ce phénomène étrange. Je sais seulement qu’en moins de quelques minutes nous étions à proximité et que cette pièce était la seule qui retenait une certaine chaleur. Je me reculais de son corps, visiblement nue sous sa couverture, avant de m’adresser à lui pour la première fois.

Il ouvrait les yeux et se relevait, alors que je croisais mes bras sur mon corps en crispant ma mâchoire pour m’éviter de dire des bêtises. Je savais que tôt ou tard ce que je voulais dire ce ferait entendre, mais je voulais écouter ce qu’il répondrait. Je ne sais pas pourquoi, mais j’aurais voulu voir même une once de remord dans ses yeux, une parcelle de pitié tout le moindre. Pas pour le bébé, il devait mourir quoi qu’Alyssa en dise, pour sa sœur. Au nom de Merlin, étais-je donc la seule personne qui s’était sentie mal? Sa voix me fit comprendre très rapidement que cela n’avait aucune importance sur lui, sur sa vie, qu’il n’en voyait pas d’inconvénient quel qu’il soit. Je relevais mes yeux au plafond pour empêcher mes yeux de s’humidifier, je m’étais promis de ne plus pleurer, serrant les dents je ne savais plus quel sentiment était le plus fort à ce moment la. Après un court silence il revenait trancher de sa voix, d’autres paroles qui me firent serrer mes poings sur eux même, rabaissant mon regard d’abords sur la pièce afin de l’éviter puis sur lui.

«Il devait mourir.»

Mentionnais-je non sans me mordre immédiatement la lèvre.

«Mais pas elle, pas comme ça. Quoi qui se soit passé entre…vous…elle en a été marqué. ‘’Je ne peux pas continuer sans eux’’ qu'elle a écrit.»

Marmonnais-je non sans ressentir un certain pincement au cœur à chaque mot. Je voulais tellement le tenir pour responsable, lui crier que tout était de sa faute, mais à chaque fois que j’essayais je revenais à la même conclusion. Il ne méritait pas cela, le blâme d’une mort qu’il n’avait pas causé, elle se l’était fait à elle-même. Ça pris tout mon courage pour me permettre de desserrer mes poings et de souffler un peu.

«Et les morts? Tu fais ça pour impressionner ton maître? Parce que ça commence à faire pas mal de foutu hasard qu’à chaque fois tu m’ais vu avant. Avant chaque massacre…»

Je soupirais, non pas d’exaspération mais de colère, je me sentais trembler et j’ignorais si c’était à cause du froid ou de l’émotion à ce point. Mon regard fut rapidement dérivé vers la pièce qui nous entourait, je la découvrais des yeux, non pas par curiosité mais mélancolie. Ma voix était encore aussi froide qu’au début, je ne voulais pas lui faire l’honneur de me calmer pour lui, je gardais tout de même une distance entre nous. Non pas par peur qu’il me fasse du mal, mais bien le contraire, cette colère en moi me donnait des envies quasi meurtrière. Je n’avais pas la prétention de penser le tuer, mais j’avais la certitude qu’il ne se défendrait pas comme il aurait du contre moi, ce qui me laisserait encore plus anéantie qu’au départ. Ce sentiment je ne l’avais pas ressentie depuis Arioch, je me souvenais ce que cela pouvait faire s’il en venait à ce que je perde le contrôle, je me souvenais très bien ce que ma magie pouvait faire sous ma colère. Je tapais donc uniquement du pied avant de recroiser mes bras pour empêcher ma main de trembler de façon évidente.

«Non.»

Dis-je alors subitement avant de revenir à lui.

«Je ne regrette pas de t'avoir prévenu, tu étais en droit de savoir. Je regrette de ne pas l’avoir fait moi-même, de t’avoir imposé ce sang, d’avoir imposé cette souffrance à Alyssa. Elle s’est pendue par ma faute…tout cela est de ma faute.»

Et alors la tristesse fit de moi sa prisonnière, même si je voulais la contenir, ces images ne voulaient simplement pas me quitter.



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Démon
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MessageSujet: Re: No, i'm not okay PV Sam Rosenwald  Sam 7 Oct 2017 - 22:10


No, I'm not Okay

Jessyka & Samuel

Les trois jours qui venaient tout juste de se terminer avaient été affreux sur plusieurs points. Je ne pouvais pas encore savoir exactement combien de victimes avait du dire adieu à leur vie sous mes mains mais je me doutais fortement que le nombre était plutôt élevé car lorsque j’étais finalement revenu à moi-même, j’avais pu ressentir que le diable était plutôt heureux de mon travail et ce même si moi je ne ressentais pas ce même bonheur. Je n’arrivais pas à comprendre pourquoi mon âme avait soudainement noircie au point de me faire perdre la tête. Jamais je n’avais perdu la carte à ce point et pour être entièrement sincère cela m’avait fait un peu peur. Qui pourrait me garantir que cet évènement était unique et que sa ne se reproduirait plus jamais ? En fait, je savais très bien qui était le responsable de cette violente série de meurtres mais je ne pouvais pas l’accuser directement puisque je n’avais aucune preuve de ce que j’avançais au final. Donc le diable s’en sortirait encore une fois sans le moindre problème, sans le moindre remord. Ce fut d’ailleurs pour cette raison que j’avais fini par aller me coucher après une journée complète à faire des rénovations dans le manoir. J’avais tenté de trouver le moyen d’oublier tout ce qui s’était produit par ma faute. Le seul meurtre que je ne regrettais pas c’était celui du bâtard que portait ma petite salope de sœur cadette. Je ne comprenais pas comment elle avait pu prendre la décision de garder cet enfant au vu du fait qu’elle savait maintenant que j’étais son frère mais surtout que je me foutais complètement d’elle. J’avais simplement profité de sa naïveté pour pouvoir obtenir un peu de sexe mais jamais je n’avais espéré plus provenant d’elle. Son comportement m’avait simplement donné l’impression qu’elle souhaitait me forcer à aimer un enfant que je ne désirais pas sous prétexte que ce petit morceau de nous deux nous rapprocherait peut-être. Elle avait eu faux sur toute la ligne et même que je m’étais fais un plaisir de lui faire du mal alors que je lui arrachais son enfant du ventre. Je ne pouvais cependant pas être entièrement satisfait de mon action car même si c’était à la demande de Jessyka que j’avais agis, j’avais pu lire l’horreur dans son regard lorsqu’elle avait comprit ce que j’allais faire directement devant elle.

Mes pensées revenaient d’ailleurs sur ce moment alors que je me couchais dans mon lit. J’étais encore moi-même à ce moment là, j’aurais pu lui demander pardon pour cette action horrible mais je ne l’avais pas fait. Je m’étais contenté de lui jeter un bref regard avant de disparaitre, la laissant seule avec cette folle furieuse qui se croyait tout permis. J’avais appris à mon retour à la réalité que ma sœur cadette avait décidé de mettre fin à ses jours de la même manière que moi je l’avais fais. À la seule réelle différence que j’avais violé et tué ma sœur jumelle avant de me poignardé moi même pour ensuite finir par me pendre puisque je ne mourrais pas encore au bout de mon sang. En gros c’était une très pale copie de mon action. J’avais également appris que Jess avait prit entente avec un vampire pour tenter de la sauver mais elle n’aurait jamais du puisque cette idiote avait mit fin à ses jours avec du sang de vampire dans les veines ce qui avait fait d’elle une des leurs. Mes souvenirs revenaient lentement sur mes actions mais je préférais les ignorer volontairement pour me concentrer sur mes pensées actuelles. Je me souvenais des moments agréables que j’avais vécu avec ma jumelle avant que je ne devienne un horrible monstre. Je n’avais jamais été un humain réellement normal mais le jour ou j’avais accepté de baiser ma propre sœur dans le simple but de m’éviter de retourner vers les hommes avait été celui que je n’aurais jamais du vivre. Aucune sœur ne méritait des actions comme celles que j’entreprenais sur son corps pour ma simple jouissance. Heureusement cela était du passé et depuis notre retour des enfers, je n’avais pas retoucher à ma jumelle sauf pour lui foutre une bonne correction. Ce fut donc sous tout mes souvenirs que je fini par me laisser glisser dans les bras de Morphée.

Mon repos fut cependant de courte durée car une sensation étrange fit en sorte que mon corps revint à la réalité. Bien sur je demeurais immobile dans le lit et mes yeux restait fermer. Je me contentais de percevoir les vibrations autour de moi et je sentais clairement une présence familière près de moi. Ce fut la voix de Jess qui me fit ouvrir les yeux. Elle n’avait jamais mis les pieds dans le manoir mais se soir elle se trouvait ici, dans ma chambre. Il y avait un certain questionnement à avoir à ce sujet mais pour le moment je sentais bien que ce n’était pas du tout le moment pour les accusations d’entrée par effraction. Je m’étais donc contenter de lui répondre que je savais pour la mort de Alyssa mais je ne pris pas le temps de dire autre chose. Sa mort ne me faisait pas réellement de sensations et je ne ressentais aucune tristesse à ce sujet. Je m’étais toujours foutu d’elle et ce depuis mon retour des enfers alors ce n’était certainement pas aujourd’hui que cela risquait de commencer. Je pris le temps de me redresser lentement dans mon lit pour me retrouver un en position assise face à elle. Il ne m’aurait servi à rien de rester couché de toute manière, elle ne risquait pas de me rejoindre dans le lit. Au bout de quelques secondes j’avais ouvert une nouvelle fois les lèvres lui demandant si elle regrettait d’avoir demander mon aide. Elle avait brisé notre contact visuel pour regarder vers le plafond. Je pouvais percevoir sa tristesse et je comprenais qu’elle ne souhaitait plus pleurer et donc je ne fis pas grand cas de son comportement. Elle fini tout de même par baisser le regard pour me regarder de nouveau au moment ou sa voix brisait doucement le silence. Ainsi donc elle pensait comme moi sur la mort du fœtus. Il ne méritait pas la vie, il ne méritait pas d’être aimé comme Alyssa l’aimait mais il avait mérité la mort. Elle marqua un court silence avant d’ouvrir de nouveau les lèvres. Ses paroles me firent esquissé un très léger sourire amusé. Ainsi donc elle ne pouvait vivre sans nous … et bien elle allait devoir s’y faire malheureusement pour elle. Je passai lentement une main dans mes cheveux pour ensuite ouvrir les lèvres à mon tour.

«  Elle s’est inventé une vie qu’elle croyait pouvoir m’imposer … je n’ai pas de pitié pour ce genre de personnes …  »

Le silence revint ensuite dans la pièce. Mon regard cyan se détourna de la jeune femme pour aller se poser sur l’une des fenêtres de ma chambre. J’observais les flocons de neige danser doucement. Il y avait toujours eu une certaine beauté dans ce type de tempête et ce même si l’hiver pouvait parfois être une véritable nuisance. Les secondes passaient lentement pendant que je continuais à profiter de cette vision puis, la voix de Jessyka se fit une nouvelle fois percevoir ce qui me fit tourner la tête vers elle. Je sentis mon cœur se resserrer dans ma poitrine alors que de sa voix froide elle me parlait des meurtres que j’avais commis. Je baissai les yeux quelques secondes avant de finalement retourner plonger mon regard dans le sien. Je ne savais pas réellement ce que je devais répondre à cela puisque techniquement je n’étais pas moi même à ce moment là mais je savais très bien qu’elle ne me croirait pas si je lui disais la vérité. Je fini cependant par ouvrir les lèvres lentement.

«  Je ne sais pas quoi te répondre Jess … Ce n’est pas ce que je voulais … j’ai perdu la carte …  »

Le silence revint alors entre nous. Je me redressai un peu plus sur le lit, ainsi mon dos s’appuyais maintenant complètement contre la tête de lit en bois sombre. Je pouvais sentir la fraicheur du bois contre ma peau et cette sensation étrange me fit un bien fou. La présence de la jeune femme dans le manoir me faisait percevoir de nouveaux les étranges sentiments contradictoires qui la traversait et cela me rendait complètement fou. Si j’écoutais ce que mon cerveau me dictait, je me serais levé du lit malgré le fait que j’étais complètement nue et je l’aurais plaquer contre un mur pour pouvoir l’embrasser avec toute la passion qui bouillonnait en moi. Je désirais caresser sa peau, sentir son parfum, percevoir sa chaleur. Je la désirais dans son entièreté mais je ne pouvais rien faire puisqu’elle m’avait clairement mentionner être amoureuse d’un autre et je devais respecter son choix. Je soupirai lentement. La voix de la jeune femme se fit brièvement entendre alors qu’elle ne faisait entendre qu’une négation avant de prendre quelques secondes de silence pour finalement reprendre la parole. J’écoutai ses paroles sans la moindre émotion. Ainsi donc elle se rendait coupable du suicide d’Alyssa. Je me grattai le cou quelques secondes puis j’ouvris alors les lèvres.

«  Arrête sa …  »

Je marquai alors une pause avant de reprendre.

«  Tu n’es absolument pas responsable de son action elle a prit cette décision par elle-même ce n’est pas toi qui l’a forcer …  »

Un nouveau silence s’installa entre nous. J’hésitais à continuer ce que je tentais de dire car je ne savais pas comment elle allait réagir mais je fini tout de même par ouvrir de nouveau les lèvres.

«  La seule chose que tu peux regretter c’est le pacte avec ce vampire car toi tu voulais lui venir en aide comme n’importe quel amie aurait fait …  »

Le silence revint finalement entre nous. Je ne savais pas réellement ce que je pouvais dire de plus de toute manière. Je me contentai donc de la regarder en silence, mes bras étaient mollement posés sur moi près de mon bas ventre de manière à cacher la légère érection que j’avais depuis quelques minutes au vu du petit détour de mes pensées. Je savais que je la désirais encore mais je n’avais pas prévu ce genre de réaction. Je fini par étirer l’un de mes bras pour saisir la housse qui était un peu plus bas sur le lit pour la tirer sur mes jambes et ainsi cacher un peu mieux le bas de mon corps. Je croisai ensuite les bras sur mon torse en silence. La lueur de la nuit faisait ressortir mes muscles sans que je ne le veuille, mais je ne le réalisais pas encore.


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MessageSujet: Re: No, i'm not okay PV Sam Rosenwald  Dim 8 Oct 2017 - 21:35


No, I'm not okay
Jessyka&Samuel 
▴▽▴⟁▴▽▴

Je tentais de ne pas claquer des dents, de ne pas lui montrer à quel point le froid m’accablait et que malgré la chaleur de cette chambre je ne me sentais pas mieux. Plus les minutes passaient plus mes jambes étaient engourdies, peut-être était-ce la le résultat de ma chute précédente, ou la simple marche qui m’avait emmenée dans cette chambre. Un soupire ce fit entendre de ma pars, l’odeur du souffre envahissait principalement mes narines, mais étrangement cet odeur ne me dérangeait plus depuis un certain temps. Assurément ces derniers mois m’avaient fait perdre mes sens que se soit de la réalité comme de l’odorat. Je sais bien qu’il y a une époque ou le nez me plissait à chaque fois qu’Arioch entrait dans une pièce, provoquant une certaine nausée, me brûlant même la gorge par moment. Il faut croire que l’odeur sulfureuse qui suivait Samuel m’était plus agréable, presque douce en bouche, comme une simple odeur de viande fumée qui viendrait uniquement me faire saliver. Les bras contre mon corps je tentais de ne pas grelotter de façon évidente, mais mes pensées n’étaient pas concentré sur ce que mon corps faisait en signe de protection de mon intégrité ainsi que de me orgueil, j’étais plutôt concentrée sur la conversation que nous étions entrain d’échanger concernant Alyssa. Chacun de ses mots me brisaient un peu plus le cœur, me rappelait que j’étais entrain de pleurer l’humaine, mais que je n’avais pas de compassion pour la suceuse de sang qu’elle était devenu. Je m’en voulais à vraie dire de ne pas l’aimer sous cette forme, de l’abandonner au seigneur vampire comme du bétail, de ne même pas avoir tentée d’honorée notre amitié en la pardonnant de son geste. Il semblerait que j’aie tentée de faire ressentir de la culpabilité chez Samuel pour remplacer celle que je ne pouvais avoir. C’était tel qu’il me semblait presque croire que s’il aurait eu la moindre pitié j’aurais été pardonnée pour ce que j’avais fais. Un nouveau soupire en bouche, je ne comptais pas répondre à son affirmation, je me recroquevillais uniquement sur moi-même et tentais de ne pas croiser son regard. Je devais rester froide ainsi que distante si je voulais comprendre ce qui m’avait poussé à lui rendre visite. Je ressentais de la colère, mais à la fois de la tristesse, je ne pouvais plus continuer d’emmagasiner les sentiments comme un panier d’épicerie que je remplissais constamment de tout ce qu’il y avait sur l’étagère.

Un silence de mort planait entre nous deux, nos regards s’évitant, je crois que cette situation était aussi étrange pour lui que pour moi. Cette tension palpable ne me plaisait guère, à en croire que nous aurions pu trancher dedans avec un couteau, mais je n’étais pas prête à m’abandonner si facilement. J’avais un message à passer et il le saurait quoi qu’il m’en coûte. Je finissais par couper ce lourd silence de mes paroles flamboyantes, pleine de haine, de colère pour lui. J’espérais qu’il dise n’importe quoi, même qu’il avait vu quelqu’un d’autre, mais il n’allait certainement pas me faire plaisir. Voilà donc qui ne confirmait, ni ne niait mon affirmation, me laissant simplement là avec un frisson qui m’électrifiait la colonne de haut en bas. Il y avait donc effectivement des chances que se soit vrai, que se soit de ma faute, mais je ne pouvais vivre avec ce remord sur les épaules. Ce qui faisait de moi qui j’étais c’était ma compassion, si je ressentais tous cela je ne pourrais pas continuer ma vie comme si rien n’y était, je me retrouvais alors lourdement étourdie. Je desserrais mes bras pour les apposer le long de mon corps sous le choc. Je ne fis que fermer mes yeux, tentant de passer outre cette nouvelle, car si j’y pensais trop il saurait automatiquement ce qui se passait. Je ne voulais pas qu’il se sente coupable de ce que je ressentais puisque c’était mon choix de le ressentir. Oh, mais que dis-je, comment puis-je assumer qu’il ait la moindre intention d’avoir des remords. Je me secouais légèrement la tête avant de mettre une main sur mon front et la passer doucement dans mes cheveux pour les enlever de mon visage. Je n’y répondrais pas, il ne serait accueillit que d’un nouveau silence, il ne méritait pas que j’y réponde. Était-ce une vérité ou un mensonge? Je ne saurais dire. Jusqu’à maintenant il m’avait dit la vérité, mais voyez ou cela m’avait mené de l’écouter. Plus rien n’allait avec Nathan à sa grande satisfaction, depuis notre chicane en pleine morgue, j’avais découvert la vérité dont me parlais le démon. Je dois admettre que dans les derniers trois jours j’avais refusé de le voir, de répondre à ses appels ou encore de l’appeler. Je n’avais pas réellement vérifié mon téléphone pour voir s’il avait osé entrer en contacte avec moi, je l’ignorais tout simplement, de toute façon je revenais d’une importante situation. Grand-mère devait déjà tout lui avoir dit, je n’avais pas envie d’être remise à ma place alors qu’il était cent fois pire que moi. Je divaguais, mes pensées se brouillaient, une certaine colère revint prendre naissance en moi. Je me risquais alors au sujet sensible, le sujet qui me plaisait le moins, mais cela euh immédiatement comme résultat de faire sortir la tristesse.

Une seconde, peut-être deux suffirent pour qu’il me réponde de cesser. J’appuyais mes deux paumes contre mon visage pour essuyer ma propre peine, avant de me remettre en état lamentable, complément molle les deux bras contre le corps. Je savais bien que je n’étais pas responsable de ses actions, l’humaine qui avait été mon amie n’avait pas eu la force pour tenir le coup, mais je me sentais si responsable de ce qu’elle était devenu. Il disait que tout ce que je pouvais regretter était le pacte avec le vampire, mais qu’elle sorte d’amie étais-je justement? J’avais vendue mon âme deux fois, j’avais vendu mes services et maintenant quoi? C’était tout ce que je savais faire, poser des actions sans me fier aux conséquences et voilà le résultat de mon impulsivité. Une main s’apposait sur mon cou sous le douloureux souvenir. Je me souvenais l’instant même ou ses crocs avaient ouvert ma chair, me laissant lamentablement faible sous le choc, je me souvenais m’avoir presque laissée mourir. Pourtant quand je m’étais débattu elle ne m’avait pas lâchée une seconde, elle se sentait forte, je l’avais vu dans son regard. Ce qu’elle voulait à l’instant précis c’était me montrer sa force, me prouver que sa haine était plus grande et que je ne voulais rien dire pour elle. Qu’un morceau de viande, qu’un animal devant l’abattoir, elle n’en avait rien à faire de me tenir entre la vie et la mort. J’avais ensuite vue que seule l’hystérie vivait, car en la torturant de la magie noire elle avait voulu rire de ma menace, elle ne comprenait toujours pas le danger auquel elle faisait face. Oui, voilà ce que je regrettais, j’avais condamné ce monde à vivre avec la pire version possible qui pouvait exister d’Alyssa. Elle suivait Samuel de très près, s’épanouissant dans son ombre jusque dans le moindre geste, jusque dans la rage meurtrière qui était venu l’habiter. Le suicide ironique, l’inceste, la tentative de meurtre sur ma personne qu’elle avait un jour aimée pour avoir flancher une fois. Ironie, quand tu nous tiens, pourtant je ne voyais d’elle qu’une très pâle copie de son frère aîné. Lui qui se tenait devant moi, le véritable meurtrier de leur famille, celui qui n’aurait fait qu’une bouchée de moi s’il l’avait désiré. Heureusement que j’avais des petits seins. N’avait-il pas dit que c’était la seule raison pour laquelle j’étais encore en vie lors de notre toute première rencontre?

«Elle n’est plus mon amie, je ne peux pas être amie avec une tel abomination. »

Tranchais-je de ma voix froide. Les larmes étaient encore présentes, mais la tristesse ainsi que la culpabilité devenait très doucement une haine cachée que je n’oserais avouer à haute voix.

«J’ai eu mes réponses…»

Dis-je avant de tourner des talons pour sortir de la chambre. Quelque chose m’arrêtait pourtant avant que je n’atteigne la porte qui menait au couloir. Je savais bien que j’aurais du quitter, il avait très clairement répondu à ce que je cherchais savoir, mais je ne pu me résigner à oublier cette simple question qui me tournait en tête.

«Pourquoi tu l’as fais? Pourquoi tu as couché avec elle? »

Dis-je plus faiblement, comme si au fond je ne voulais pas vraiment la réponse.


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MessageSujet: Re: No, i'm not okay PV Sam Rosenwald  Mar 10 Oct 2017 - 15:01


No, I'm not Okay

Jessyka & Samuel

Je ne savais pas réellement pourquoi cette série de meurtres était différente des autres. Je ne regrettais pas vraiment mes actions et ce même si je savais parfaitement qu’en temps normal je n’aurais jamais perdu la carte à ce point. Je me doutais grandement que cette violente perte de contrôle avait été occasionnée par le diable lui-même et qu’il devait être particulièrement fier de son projet en cet instant même. Cela lui causerait cependant bientôt un problème car avec les souvenirs qui revenaient lentement, je pourrais finir par avoir un compte complet du nombres de victimes mais juste à entendre parler les journalistes, je me doutais bien que j’avais atteint voir même dépasser le nombres d’âmes que je devais lui ramener et donc soit il me libèrerait ou il tenterait de faire en sorte que je continue mes meurtres pour son compte. Au vu de tout ce qui avait été fait dans les trois derniers jours, j’optais pour l’option numéro deux. Il serait certainement extrêmement difficile de faire en sorte qu’il accepte de libérer ma sœur et moi-même. Quoi qu’il serait plutôt simple pour moi de faire accepter au diable la liberté de ma sœur jumelle mais la mienne serait probablement très complexe à obtenir. Et de toute manière je ne pourrais libérer ma jumelle si je ne l’étais pas aussi elle refuserait. Toutes mes pensées tournaient dans ma tête comme une tornade juste avant de mettre pied sur la terre. J’avais de la difficulté à comprendre ce que mon cerveau voulait et donc j’avais finalement mit tout cela de côté et je m’étais coucher en espérant pouvoir réfléchir à tout cela le lendemain à tête reposer. Je du cependant me battre avec mes propres pensées pour finalement tomber dans les bras de Morphée sous l’épuisement.

Au moment ou mes yeux s’étaient finalement ouvert sur le corps de Jessyka, j’avais tout d’abord été surpris de la voir dans ma chambre considérant qu’elle n’avait jamais mis les pied dans le manoir et donc qu’elle arrive à trouver la pièce ou je dormais avant le lever du soleil était en soit un miracle. Elle avait eu de la chance également de ne pas ouvrir la porte de la chambre de Jenna, car elle ne serait plus la pour en parler si sa serait arriver. C’était une chance au final qu’elle est commencée par le plus simple. J’avais l’étrange sensation cependant qu’elle n’était pas réellement contente de se trouver ici mais surtout, je pouvais sentir qu’elle avait certaine chose à me demander. Ce fut peut-être pour cette raison que je me contentai d’être complètement honnête avec elle alors qu’elle me questionnait. Je l’observais en silence, rêvant au plus profond de moi de pouvoir caresser sa peau encore une fois. Cependant je savais bien qu’elle allait mourir avant de même pensée à me faire plaisir. J’étais presque certain de la dégouter au plus au point. Elle savait parfaitement qui j’étais, sa famille connaissait mon histoire du début jusqu’au moment de ma mort et donc elle avait connu cette partie de ma vie avant de finalement croisé ma route dans la mort. Elle devait être encore assez confiante d’elle même car malgré toute les horreurs qui avaient été raconté sur moi elle avait quand même accepter de me vendre son âme dans l’unique but que je puisse la purifier de toute la noirceur qu’Arioch lui avait imposé à son premier pacte. En échange de ce nettoyage complet, je devais lui offrir ma noirceur à moi pour lui permettre d’être plus forte et ainsi pouvoir combattre le démon qui avait fait en sorte que sa cousine meurt. Je n’étais pas réellement là pour comprendre ce qui l’avait pousser à vouloir ce venger puisque ce genre de sentiments m’étaient inconnu, mais je respectait sa demande.

Notre conservation était étrange en soit au vu des questions qu’elle laissait entendre. Elle tentait de donner l’impression de n’être ici que vous me faire comprendre que je devais être attrister par la mort de ma sœur cadette mais je ne l’étais pas et je ne le serais probablement jamais. Elle n’avait jamais été importante pour moi et je me foutais bien de savoir qu’elle soit en vie ou non. Bien sur le fait qu’elle soit devenu un vampire voulait dire qu’elle finirait certainement par faire une connerie et que j’allais un jour devoir la tué, mais je ne me stressais aucunement avec cette idée future. Les secondes passaient lentement jusqu’au moment ou Jessyka fini par ouvrir les lèvres pour me mentionner qu’elle ne considérait plus Alyssa comme une amie. Je rompis cependant notre contact visuel dans la deuxième phrase qu’elle prononça. Si elle considérait un vampire comme étant une abomination elle devait avoir une horrible opinion sur moi. Mon cœur c’était doucement resserrer sous ce mot désagréable à percevoir de ses lèvres. Un silence s’installa alors entre nous, je pouvais percevoir cette colère et cette haine naitre en elle. Incertain encore de qui elle haïssait à ce point. Ce fut sa voix qui fit en sorte que je levai de nouveau les yeux vers elle. Ainsi donc elle avait obtenu ce qu’elle désirait en venant me voir en pleine nuit. Je lui esquissai un très bref sourire en coin avant qu’elle ne tourne les talons pour se diriger rapidement vers la porte encore ouverte. Elle était encore à quelques pas de son objectif au moment ou elle s’arrêta de nouveau. Je pu entendre une nouvelle fois sa voix trahir le silence qui venait de se créer entre nous. Je ne m’attendais pas réellement à cette question et pour être sincère je n’en avais aucune idée. Elle ne m’avait pas dit non, elle avait eu envie que je lui apprenne comment cela fonctionnait, elle avait eu envie de moi. Les réponses à cette question pouvaient être multiple mais le silence demeurait tout de même. Je savais très bien qu’elle ne voulait pas le savoir. Je soupirai lentement puis ma voix s’éleva lentement.

« Tu ne tiens pas vraiment à le savoir … »

Le silence revint alors entre nous. Je glissai mes doigts dans mes cheveux lentement avant de jeter un bref regard à l’horloge qui se trouvait accrocher au mur. Les reflets de la lune étaient juste parfaits pour que je puisse voir que les flèches pointaient de manière à démontrer qu’il était à présent trois heures dix du matin. Mon regard cyan revint ensuite se poser sur la jeune femme et je me permis d’ouvrir de nouveau les lèvres.

« Je sais bien qu’il y a une autre raison à ta présence Jessyka … »

Je parlais bien évidemment de ce que je lui avais mentionner lorsque j’étais aller la voir à l’hôpital. Je lui avais dis que le jour ou elle saurait la vérité sur Nathan je serais la pour elle en cas de besoin. Elle ne pouvait pas être ici simplement pour savoir pourquoi j’avais tué autant de gens.


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MessageSujet: Re: No, i'm not okay PV Sam Rosenwald  Mer 11 Oct 2017 - 1:45


No, I'm not okay
Jessyka&Samuel 
▴▽▴⟁▴▽▴

Je tournais des talons, faisant semblant que toute cette situation n’était jamais arrivée, sachant que chacune des questions posées m’avaient laissée sur ma faim ou au prise d’une déception. Je lui avais imposé un sentiment que je ne ressentais pas, comme si il aurait accepté en fermant les yeux, sagement et sans aucune bataille de ressentir tous les remords qui m’affligeaient jusqu’au dernier. De la mort d’Alyssa au stupide pacte avec le vampire jusqu’aux morts dans tous Vancouver. J’avais presque eu cet espoir lumineux, quoi que minime, qu’il prenne le fardeau qui était le mien sur ses épaules et qu’il m’en débarrasse. Malheureusement pour ma propre personne il n’en fit rien, même qu’il empirait la douleur qui était mienne de par son désintérêt envers Alyssa, je me sentais soudainement bien seule dans ma tristesse. Personne n’allait l’enterrer puisque personne ne savait qu’elle était morte. Dans des mois, peut-être des années les Rosenwald allaient soudainement se rendre compte qu’ils leurs manquaient leur seule et unique enfant encore vivante. Ils allaient peut-être lancer des recherches ou bien ils allaient se dire que c’était mieux ainsi de toute façon. Alors dites-moi, qui allait pleurer Alyssa Rosenwald? Ma tête se brouillait entre la colère et la haine que je ressentais, une immense détresse s’éprenait de mon être, je n’en pouvais plus de me sentir ainsi. C’est pour cela que j’avais tourné des talons, j’avais bien vue que je n’obtiendrais pas le soulagement désiré auprès de Samuel, pourquoi de toute manière m’offrirait-il cet honneur après tout ce que je lui avais fait. Je ne pourrais expliquer pour quelle raison je l’avais ainsi placé sur un piédestal. Quelque chose en moi continuait de le vanter malgré tout ce qu’il pouvait faire, je le pardonnais là ou ce n’était pas ma place d’offrir un pardon. Même avec nos mots, même s’il s’en foutait d’Alyssa, je lui trouvais encore une excuse parmi un millier. Je le protégeais, voir même couvait, alors qu’il n’avait fortement pas besoin de moi pour assurer ses arrières. Il faut croire que cette chicane avec Nathan était à l’avantage du démon qui se trouvait encore sous ses couvertures. J’étais restée plutôt bête envers mon pseudo petit copain depuis la découverte de ses origines, choquée, trahis par la seule personne en qui je croyais le plus. Je n’étais toujours pas revenu de cette nouvelle, pas que le secret en soit me gêne, mais plutôt son intention de ne pas me l’admettre après tout ce temps. Je comprenais la dangerosité d’être un Nephilim, je n’étais pas étrangère au monde surnaturel, mais je ne comprenais pas pourquoi il ne me l’avait pas dit à moi. Égoïste que j’étais, je désirais partager ma vie entière avec l’homme que j’aimais, aucun secret ni mensonge entre nous. Vous savez ce que cela m’avait fait réaliser? Samuel foutu Rosenwald avait été honnête avec moi du début à maintenant, me donnant sa pleine vérité, aucun mensonge n’avait coulé entre nous deux. Bordel, le tueur de Vancouver avait une meilleure parole que mon pseudo amant ainsi qu’amour de ma vie.

Le cœur me pinçait, ajoutant un poids supplémentaire à cette douleur qui me traversait, car je ne pouvais plus cacher être chancelante entre les deux hommes. Le choix était tout indiqué, je devais faire ma vie avec le médecin, finir mes vieux jours en sa compagnie et lui donner une tonne d’enfant en temps voulu. Pourquoi alors est-ce que je venais apposer une main contre ma poitrine lorsque de ma bouche sortaient des mots qui m’effrayaient. Cette question que je redoutais tellement ou plutôt cette réponse que je ne désirais point. Je ne pu m’empêcher de m’arrêter brusquement, laissant les mots sortirent de moi, voulant découvrir une fois pour toute si je serais ou pas satisfaite de la réponse. D’une façon j’espérais qu’il soit brutalement honnête, car j’avais la forte impression qu’il me ferait fuir à toute vitesse pour ne jamais revenir, mais d’une autre je ne voulais pas du tout savoir la terrible vérité. Ce n’était pas à moi de le savoir, me dis-je, c’était à Alyssa que revenait cette réponse. C’est peut-être pour une de ses raisons que Samuel décidait de ne pas réellement y répondre. Il disait exactement ce que je ressentais et cela eu étrangement un effet apaisant sur mon être. Je soufflais doucement, affaissant mes épaules sous un stress qui venait de me quitter, me sentant bien plus calme qu’à mon arrivée ou mon presque départ. J’acquiesçais très doucement de la tête, bien que je lui fasse encore dos, exprimant qu’il avait raison. Un lourd silence revint naître entre nous deux, je crains que nous ayons désormais l’habitude que celui-ci soit présent. Il était de plus en plus fréquent que nos regards parlent d’eux même, nos gestes, nos corps. Cette complicité me paralysait de plus en plus, laissant naître l’effroi en moi, puisque je n’avais aucune idée quand elle était née. Une dure réalité, un naturel, comme si nous nous connaissions depuis des siècles déjà. Je craignais le pire pour tout vous admettre, je craignais ce que cela aurait pu signifier, je n’avais pas envie que cela se concrétise ni aujourd’hui ni jamais. Sa voix vint de nouveau bercer la pièce de mots que je ne voulais pas réellement entre. J’en fermais les yeux, abattu, souffrante presque. J’avais peur de l’admettre à haute voix, de dire ce qui m’avait emmenée jusqu’à lui en pleine nuit et pas vers celui que j’aurais du poursuivre. Très lentement je me retournais pour poser mon regard dans le sien, j’étais visiblement déstabilisée, plus fragile qu’une poupée de porcelaine que l’on venait tout juste de casser brutalement au sol. Mes lèvres tremblaient déjà avant que je ne prononce le moindre mot de peur de ce que je devrais ressentir. Ma tête me criait de courir au loin, mais comme la biche qui voit les phares, je restais droite devant lui.

«Tu avais raison et je ne sais pas ce qui me fâche le plus. »

Dis-je plus doucement qu’au tout début de notre conversation. Ma voix n’était plus au stade de la froideur que j’avais tant voulu installer, elle était plus frêle, plus tremblante tout comme je l’étais.

«Il était tout ce que j’avais, tu sais? Mon seul allié dans ce monde de dingue et je découvre qu’il me ment. Je m’en foutais de son secret en vrai… »

Je me pinçais les lèvres, je savais bien que Samuel était au courant, mais dire à haute voix ce lourd secret m’était encore impossible. Je réalisais simplement l’ampleur de ce que cela m’avait fait, la trahison qui m’avait parcouru le corps, la colère qui vivait encore en moi qu’il n’ait pas eu confiance en moi. Ça, le démon n’avait pas à le savoir, il s’en délecterait beaucoup trop dans sa satisfaction de me savoir anéantie par celui en qui j’aurais du avoir confiance. Je me sentais au prise d’une certaine nausée, recroisant les bras sur mon corps et appuyant une main devant mes lèvres. Je su à cette instant que je tremblais, ce n’était pas qu’une impression, ma main quittait et revenait auprès de mes lèvres dans un rythme acharné. Je crois que mon cœur se débattait plus qu’il ne l’aurait du et cette pièce se mit à tourner autour de moi. C’était peut-être le souffre qui me montait à la tête ou alors les émotions qui devenaient trop intense pour moi.

«J’ai perdu. Arioch à gagné.»

Dis-je entre mes dents, me sentant véritablement vaincue, bien que j’aurais aimée ne pas l’être en la présence de Samuel. Dites ce que vous voulez, mais je ne voulais pas paraître faible devant lui. Maintenant plus que jamais il ne connaissait que la faiblesse. Il ne m’avait pas vue répliquer contre Alyssa sans aucune pitié, il m’avait vue là et maintenant dans cet état de crise encore apparent. Ce n’était même plus une question d’apparence, c’était une question d’orgueil, tout ce qui me restait était que l’on me connaisse pour ma force pas pour mes moments de faiblesses.

«Aly m’attaque, Nathan est un…le couvent en entier me rejettent comme une merde…Je n’aie même pas eu les couilles de me tuer comme il faut et la première personne à laquelle je pense en revenant à mes sens c’est toi. »

Je respirais, autant que je puisse le faire dans cette panique qui s’installait, sous cette réalité qui naissait de mes propres paroles. Puis des mots puissants firent leur apparition, une réalité que j’avais cachée de tous, une réalité que je ne pouvais plus nier. Je dois dire qu’Alyssa n’était plus que le moindres de mes soucis à cet instant puisque Samuel avait bel et bien répondu à ce que je voulais savoir. Cette fois ci, c’était ma propre personne qui m’intéressait et pourtant je croyais finir aussi déçu de ses réponses que je l’avais été précédemment. S’il me disait ce que je voulais entendre j’en serais triste et s’il disait ce que je redoutais j’en serais…je ne saurais dire. Je sais uniquement que ma voix se fit plus forte, plus pressante, plus colérique puisque j’étais pleine d’incompréhension face à ce qui advenait de moi-même.

«J’ai voulu me convaincre tellement fort que c’était la colère alors que c’est ce foutu sentiment de sécurité qui m’a emmenée…pourquoi suis-je ainsi? Qu’est-ce qui ne va pas avec moi? »



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MessageSujet: Re: No, i'm not okay PV Sam Rosenwald  Mer 11 Oct 2017 - 13:54


No, I'm not Okay

Jessyka & Samuel

Au moment exact ou son corps avait pivoté pour me tourner le dos, j’avais senti une nouvelle fois mon âme se déchirer. Ce même sentiment qui avait traversé mon corps le jour où j’avais perçu le changement brusque de sentiments qu’elle avait normalement pour moi. Je n’étais pas idiot, je savais bien qu’il était impossible pour une fois de m’aimer suffisamment pour me promettre l’éternité mais j’aurais pu espérer avoir droit à un peu plus de temps ? Elle avait fait battre mon cœur, elle avait fait trembler mes membres mais surtout elle m’avait permis de réaliser que même si je le repoussais depuis toujours, le bonheur et l’amour finissait toujours par se frayer un chemin. Le mien avait été de courte durée mais je l’avais apprécié avec autant d’intensité que si j’y avais eu droit toute ma vie. J’avais du me résigner au fait que peu importe ce que je comptais faire, elle allait aimer Nathan par la faute de ma sœur jumelle mais au final je ne lui en voulait pas. Elle avait fait cela pour me faire du mal mais elle m’avait aussi prouver que ce que je ressentais était réel et non pas seulement car le pacte nous liais. J’avais donc pris la décision de lui laisser cette chance unique d’être heureuse avec un être qui pourrait lui offrir une vie presque normale. Nathan n’était pas un humain à part entière mais lui au moins il pourrait lui faire vivre une vie humaine. Être avec un démon avait beaucoup de défauts et je ne voulais pas lui imposer cette souffrance toute sa vie. Je sentais déjà qu’elle n’était pas du tout à l’aise avec mon comportement glaciale envers ma sœur, qu’elle n’arrivait pas à accepter qu’en temps que démon, il était tout à faire normal que je tue des gens mais surtout, je pouvais sentir qu’elle se sentait coupable de mes actions et donc c’était pour cette toute simple raison que même si l’amour que je ressentais pour elle était énorme, je préférais la laisser choisir. Je ne voulais pas cette souffrance pour elle, je ne voulais pas la voir se dégrader avec les années au vu de tout le mal que je pourrais faire, je ne voulais pas la perdre aux mains d’un demi ange mais je n’avais pas le choix. On avait choisi pour elle, mais au final, pour elle, c’était vraiment mieux ainsi.

Ce fut à peu près à ce moment que la voix de Jessyka se fit entendre ce qui eu pour effet de me faire revenir à la réalité. Elle était à un peu plus de la mi-chemin entre mon lit et la porte de ma chambre et pourtant elle était de nouveau immobile. Sa voix était faible, presque souffrante. Je ne comprenais pas réellement ce qui la poussait à me poser cette question mais je pouvais sentir qu’elle ne souhaitait pas réellement savoir ce qui m’avait poussé à coucher avec ma sœur cadette. De toute manière je ne le savais pas réellement non plus. J’aurais pu lui répondre tellement de chose. J’aurais pu lui dire que c’était parce que j’en avais envie ou même que je voulais être le premier homme à lui offrir la jouissance d’une relation intime, j’aurais pu lui dire que puisque j’étais un démon je voulais tout faire pour faire souffrir ou encore que puisque j’avais volé la virginité de ma sœur jumelle je voulais en faire de même avec ma sœur cadette. Mais dire ce genre de chose ne servirait à rien et de toute manière il n’y avait rien de vrai dans tout cela. Je l’avais fais c’était tout. Il n’y avait aucune explication à ce comportement en fait car lorsque j’avais décidé de le faire, il n’y avait aucune raison derrière. Je ne pouvais pas réellement lui dire ainsi non plus car je pouvais sentir très clairement que même si cette question c’était échappé de ses lèvres, elle ne désirait pas connaitre la réponse. J’avais l’étrange impression qu’elle avait fait ce questionnement dans le simple espoir que ce que je lui dirais lui confirmerait que je n’étais qu’un sans cœur et qu’elle faisait bien de s’éloigner de moi, mais je ne pouvais me résoudre à lui dire quelque chose que je ne savais pas vraiment. Ce fut donc pour cette raison que lorsque le son de ma voix se fit entendre dans la pièce, ce fut simplement pour lui dire qu’elle ne voulait pas le savoir. Ma voix venait tout juste de s’éteindre que je pu sentir la jeune femme se détendre enfin. Elle semblait enfin souffler un peu de cette colère et de cette souffrance qu’elle n’aurait jamais du ressentir. Je savais parfaitement pourquoi elle se trouvait dans ma chambre, mais je me permis d’attendre quelques instants avant de reprendre la parole.

Je ne voulais pas la forcer à me parler, je ne voulais pas qu’elle se sente seule c’était tout. J’allais être la pour elle aussi longtemps qu’elle le voudrait et je tentais simplement de faire en sorte qu’elle le comprenne. Je peux immédiatement percevoir une certaine souffrance émaner d’elle, comme si mes paroles la déstabilisait profondément. Je peux percevoir son hésitation, comme si elle comprenait tout juste que les paroles que j’avais prononcé lors de notre dernière rencontre était vrai finalement. Comme si elle réalisait que je ne lui avais jamais menti et ce même si j’étais un monstre. Je ne voyais pas l’intérêt de lui mentir de toute manière, elle finirait par découvrir la vérité tôt ou tard de toute manière donc aussi bien dire le fond de mes pensées immédiatement. Alors que je la regardais en silence, elle se mit à pivoter lentement son corps pour finalement de nouveau me faire face, son regard se plongeant dans le mien. Je ne mentirai pas, un frisson m’avait alors traverser lentement. Le même frisson qu’auparavant, ce même désir de la garder pour moi. Le silence c’était prolonger quelques instants puis finalement elle avait ouvert les lèvres. La froideur dans sa voix avait disparu, remplacer par une certaine tristesse mais surtout une incertitude. Elle marqua alors une courte pause, je pouvais la sentir brisé et si je m’étais écouter à ce moment précis je me serais lever pour la rejoindre et la serrer contre moi mais je me forçai à rester assis dans mon lit. Ses paroles me firent un pincement au cœur auquel je ne m’étais pas attendu, car je savais très bien que l’allié dont elle parlait ce n’était pas ce médecin … c’était moi. J’aurais du être encore aujourd’hui celui qui la protègerais quoi qu’il advienne mais j’avais du donner ce travail à un autre sans réellement le désirer. Je soupirai lentement alors que je la voyais se pincer les lèvres. Je tentais de me convaincre de garder le silence, elle n’avait pas besoin de m’entendre prononcer les mots que je voulais prononcer à ce moment précis. Je fis une nouvelle fois glissé mes doigts dans mes cheveux puis je me redresser un peu sur le lit puisque j’avais commencer à glisser. Je faisais tout mon possible pour demeurer silencieux mais je ne pu me résoudre è garder mes mots pour moi elle avait le droit de savoir.

« Je serai toujours là pour toi … quoi qu’il advienne et ce jusqu’à ce que mon cœur cesse de battre … »

Je baissai alors les yeux vers le lit. Je regrettais déjà légèrement mes paroles car elle pourrait alors se rendre compte que même si elle pensait ne pas avoir de sentiments envers moi, c’était tout le contraire de mon côté. Vous m’auriez dit six mois plus tôt que je tomberais amoureux je vous aurais tué après avoir pris au moins cinq minutes pour rire mais aujourd’hui tout était réellement différent et ce tout simplement car elle avait eu l’idée un peu étrange de faire appel à moi pour son pacte. Je soupirai lentement puis finalement je fis un effort pour relever les yeux vers elle. Ce frisson me traversa une nouvelle fois lorsque nos regards se croisèrent. Elle semblait réellement mal et je ne savais pas ce que je pouvais faire pour la faire se sentir mieux. Lorsqu’elle croisa les bras contre elle, je pu alors me rendre compte qu’elle tremblait fortement. Je me fis alors glissé vers le rebord du lit et je me mis en position assise sur le rebord. Les draps cachaient encore mon bas ventre heureusement mais je n’en avais pas grand-chose à faire, ce qui se trouvait sous cette couverture ne lui était pas inconnu. Je du cependant me forcer à rester assis, je savais très bien qu’elle m’aurait repousser si j’avais tenter quelque chose à ce moment précis. Je savais bien que je devais la laisser vivre son émotion. Sa voix brisa alors le silence. Elle croyait donc réellement que Arioch avait gagné sur sa vie ? J’inspirai lentement puis j’ouvris les lèvres.

« Il gagne seulement car c’est ce que tu veux croire … »

Je la regardais donc de nouveau en silence. Je pouvais percevoir sa douleur comme si elle était mienne, je pouvais sentir la honte qu’elle ressentait de se montrer encore devant moi avec cette douloureuse faiblesse. J’avais l’impression qu’elle en avait marre que je la voie ainsi et pourtant elle ne pouvait pas être plus naturelle pour moi à ce moment. Si je ressentais cet amour pour elle c’était non pas car elle avait fait un pacte avec moi, non pas car elle me rendait meilleure mais c’était car elle me permettait de la voir comme était vraiment. Je désirais rester à ses côtés aussi longtemps que la terre allait tourner, je voulais percevoir son parfum et caresser sa peau tout les jours et ce jusqu’à ce que l’éternité décide que nos vies avaient été suffisamment remplit. J’inspirai profondément pour réussir à reprendre le dessus sur moi même et tout juste après que mon cœur est reprit un rythme normal, sa voix ce fit alors entendre. Je pu percevoir un élan de colère monté en moi à ses premières paroles mais je me calmai rapidement. Alyssa n’était pas ici dans l’immédiat et donc me mettre en colère ne changerait rien. Je l’écouterais en silence alors que ses mots se faisaient entendre. Je pu apprendre qu’elle avait tenter elle aussi de mettre fin à ses jours ce qui fit en sorte que je sentis mon intérieur se serrer sous un sentiment douloureux. J’aurais pu la perdre pendant les trois jours ou j’avais complètement perdu la carte et je ne l’aurais même pas remarqué. Il était hors de question que cela ce reproduise, je m’en faisais la promesse. Je restai cependant bouche bée sur ses dernières paroles. Je fronçai légèrement les sourcils à ses mots, comment elle pouvait pensée à moi ? Le charme était toujours actif elle n’était pas morte et donc c’était impossible … à moins que ... non! Cette magie était plus forte que la mienne, et normalement passé si près de la mort n’affectait pas ce genre de charme. Quoi que Jessyka était une sorcière en soit et provenant d’une famille puissante. Ce pouvait-il que le charme faiblisse lorsqu’elle passait tout près de la mort ? Je n’osais pas trop me mettre à réfléchir, ce devait être la peur d’être déçu qui me forçait à rester dans la réalité.

Je n’arrivais même pas à ouvrir les lèvres tellement cette soudaine information me surprenait mais une fumée épaisse apparu alors devant moi alors que je me relevais du lit. Lorsque ce sombre brouillard disparu enfin j’étais vêtu d’un boxer de couleur sombre. Il était hors de question que je reste immobile sur mon lit après un aveu de ce genre. Je la regardais dans les yeux en silence et je me mis en mouvement vers elle a l’instant précis ou elle ouvrit de nouveau les lèvres. Je me retrouvai rapidement devant elle et alors doucement, je relevai la main pour caresser sa joue et du même coup replacer une mèche de cheveux derrière son oreille. Sa peau était glaciale alors que la mienne était bouillante, mon contact lui ferait certainement du bien. Je plongeai mon regard dans le sien en silence. Mon pouce caressa doucement la peau de sa joue alors que doucement je prenais sa main avec ma main qui était libre pour relever son bras et venir poser sa main contre mon torse juste au niveau de mon cœur. Elle pourrait ainsi percevoir les battements accélérer de ce dernier. J’inspirai profondément puis j’ouvris les lèvres.

« Tu n’as aucun reproche à te faire Jess … »

Je marquai une pause durant laquelle je relâchai son visage pour venir poser mon autre main sur son bras dont la main était posée sur mon cœur. Je repris alors la parole.

« Ce qui t’as emmené à moi c’est ce qui se trouve derrière les sentiments que tu as envers Nathan … toi et moi ce n’est pas terminé et tu le sais … »

Sur mes dernières paroles mon cœur avait brusquement accéléré dans ma poitrine. Je relâchai finalement la main de la jeune femme. C’était à moi de me faire des reproches sur mon comportement techniquement. Je la poussai constamment à la faute depuis le jour ou elle avait soudainement réalisé qu’elle aimait ce médecin. Je fis un pas vers l’arrière pour mettre un peu de distance entre nous car si je restais aussi près d’elle je risquais de faire quelque chose que je pourrais regretter. Je détournai les yeux quelques instants pour me donner du courage puis finalement je relevai les yeux vers elle. Je soupirai puis doucement j’ouvris les lèvres.

« Tu es parfaite tel que tu es … ne laisse jamais personne te faire croire le contraire … »

Ma voix s’éteint alors, j’aurais pu dire exactement ce qu’elle aurait voulu entendre, mais ce n’était pas du tout mon genre.


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MessageSujet: Re: No, i'm not okay PV Sam Rosenwald  Mer 11 Oct 2017 - 22:06


No, I'm not okay
Jessyka&Samuel 
▴▽▴⟁▴▽▴

Un long soupire sortie de moi sans que je ne puisse réellement le contrôler. Je ne voulais pas m’ouvrir à lui pour dire la stricte vérité. J’avais tellement peur que les mots réveille ce qui n’aurait jamais du être en mon cœur, je n’osais presque pas les pensées, je me sentais coupable de le ressentir. Je sais que je vins à me lécher la lèvre, hésitante lors d’une seconde, me disant qu’il ne me restait qu’à quitter sans ne dire le moindre mot. Ici et maintenant je pourrais simplement tout abandonner, ne jamais regarder derrière moi et vivre dans l’éternité en oubliant cette instant. Dieu seul sait pourquoi mes pieds se sont tournés sur eux même, replongeant mon regard dans le sien pour la première fois depuis de très longues minutes, honteuses d’être ainsi à son service. Il demandait et je m’exécutais, je me sentais si soumise que ça m’en faisait mal, car ce n’était pas ce que je désirais. Je voulais courir au loin, les deux pieds enfoncés dans la neige glacée pour faire fondre mon cœur qui se faisait de braise. Mes mots furent d’une sincérité qui me faisait terriblement peur, une colère au très fond de mon ventre, les yeux embrasés d’ainsi lui être disponible. Il n’avait pas besoin de l’entendre, il savait déjà la réponse, ça se voyait à son regard. Pourtant je restais une naufragée me noyant dans le bleu de ses yeux comme s’il aurait réponse à absolument tout ce qui se passait avec moi. Je sentais de plus en plus le froid qui m’entourait dans la chaleur de cette pièce, comme si soudainement mon corps me priait de ne pas quitter, craignant presque l’extérieur qui m’attendait. Je me souviens avoir manquée de m’étouffer sous cette pensée, la main tremblante, ma tête tournait à une vitesse qu’il m’était impossible de suivre. Je ne sais pas qui j’ai tentée de convaincre dans cette chambre en disant mon seul et unique allié m’avait été arraché des doigts au moment le plus vulnérable. Moi-même ou le diable lui-même? Il avait parfaitement réussis son jeu, vainqueur, il m’avait fait douter de tout ce que je croyais certain. Déstabilisée, je tentais de me remettre de mes émotions, mais rien n’y faisait. Cette chambre, ses yeux, je me trouvais à inspirer l’air dans l’espoir soudain que l’odeur de sa peau ne remplissent mes poumons. Je ne pouvais pas faire ça à Nathan, pensais-je, il ne me pardonnerait jamais.

J’aurais cru qu’il se serait reculé, qu’il m’aurait engueulé d’une rage que je n’avais jamais connu, qu’il m’aurait lancé un objet au travers de cette lourde pièce afin de me faire fuir. Je crois que j’espérais beaucoup trop être déçu, se serait tellement plus simple ainsi, alors quand finalement ses mots vinrent briser le silence je ne pu que sentir mon cœur s’arrêter complètement. Je mis quelques secondes avant d’accepter de respirer à nouveau, fermant mes yeux, voulant directement oublier ce qu’il m’avait fait ressentir. C’était son jeu, il m’avait à sa merci, je secouais négativement ma tête en évitant son regard. Je sentais mes yeux irrités, clignant quelques fois pour tenter de ne pas ressentir la tristesse. Comment pouvait-il ainsi me promette une telle fidélité alors que j’en aimais un autre, alors que je l’avais blessé, qu’il avait perdu une longue guerre contre moi. Un hiver était né, la neige s’était mise à tomber lourdement entre nos caresses et la dur réalité qui nous avaient frappés en plein visage. Je ne savais plus comment lui expliquer que tout cela n’était qu’un terrible mensonge, une lourde malédiction, qui nous avaient ainsi fourbés tous les deux d’un bon coup. Le travail de Lucifer, de sa main brûlante, il nous avait offert une courte passion qui nous avait consumés en entier. Comment pourrais-je l’aimer dites-moi? Oubliez-vous déjà ce qu’il avait fait, ce qu’il était, ce qu’il continuerait que je l’accompagne doucement dans la nuit ou qu’il reste terriblement seul? Ce n’était pas l’histoire d’amour dont la petite fille que j’avais été avait rêvée. Je n’étais tout de même pas pour aimer cet homme cruel, lui qui ne méritait décidément pas sa rédemption, lui dont les portes du paradis brûlerait sous sa paume d’une chaleur suffocante. Je gloussais, cette réalité me perturbant, moi qui tentait en vint de me convaincre que ce mensonge ne voulait rien dire. Je ne voulais pas croire en cette vérité qu’il m’offrait encore une fois, je m’attachais aux crimes qu’il avait commis, aux moindres détails pouvant me permettre de garder mes ailes intactes alors qu’il tentait de me les brûler à l’os. J’en venais à souffler qu’Arioch avait gagné, qu’il m’avait eu sur tous les vices, prisonnière de mes propres faiblesses. Je me disais au sol, perdante, d’un combat qui n’avait même pas pu débuter. Le voilà qui tentais de me rassurer, mes yeux s’ouvrant de nouveau pour revenir à son regard cyan, mais alors aussi étrangement que je m’étais rendu dans cette pièce ce fut son regard qui vint enfin me calmer.

Des mots revinrent pourtant faire naître ces remords, cette honte d’être qui j’étais, moi qui croyais me connaître aux moindres recoins je me retrouvais dépourvu alors que mon propre cœur me trahissait. Chacun de ses gestes tendres me mettaient à nue, le souffle de plus en plus court, mon cœur battait une chamade que je lui interdisais. Je me devais pourtant encore de fuir, mais je n’y arrivais simplement pas, je fini par lâcher la bombe. Un foutu coup de poing sur la gueule, une vérité que je venais tout juste de souffler dans une certaine violence, je n’arrivais moi-même pas à croire que ces mots avaient été dit. C’est un peu après qu’il s’était levé, faisant heureusement apparaître un vêtement sur sa personne, je le détaillais du regard ne cachant pas ma crainte qu’il s’approche. Chaque pas me faisait désirer une vérité qui ne ressemblait à rien, un sentiment que je ne voulais absolument pas et qui pourtant faisait éruption en moi. Non, ce n’était pas l’amour, c’était la curiosité de savoir ce qui se passerait en moi si je me laissais encore une fois tomber devant sa beauté. Je voulais lui hurler de partir, ne me méprenez pas, mais mes pas ne firent rien. Quand il posait sa main sur ma joue je ne pu m’empêcher d’expirer cette air glaciale qui m’avait attaquée de l’intérieur, sa peau bouillante contre la froideur de mon visage me soulageait d’une tendresse que je n’avouerais jamais.  Plus je passais du temps avec lui plus je perdais l’esprit, pourtant je ne pouvais me séparer de lui à cet instant sans m’en briser le cœur. Sa caresse me laissait sans voix, sans geste, ce que je désirais était entrain de me rendre complètement folle. Je ne pouvais quitter ses yeux, j’y étais envoûtée, toutes les pensées noires qui étaient mienne s’enfuyaient de peur qu’il ne les anéantisse. J’osais poser mon regard sur lui comme je n’aurais dû le faire. Je le laissais se jouer de mes mains comme si j’étais son véritable pantin dont il pouvait tirer les cordes à sa guise et quand il vint déposer ma main sur son poitrail mes yeux venaient doucement descendre de son visage pour s’arrêter sur mes propres doigts. Son pauvre cœur se débattait avec peine, jouant du tambour sous sa peau, les vibrations m’étaient amplement perceptible du bout de mon toucher.

Il prit une longue inspiration avant de recevoir l’entièreté de mon attention, mes yeux revenant plongée dans l’océan de son regard. Je voulu ouvrir mes lèvres, mais aucun mot ne vint rejoindre ma gorge, ma tête embrouillée de ses mots. Je ne faisais que cligner des yeux, le visage déboussolé, me pinçant les lèvres pour m’empêcher de faire un geste que je regretterais amèrement par la suite. Ses mains venaient se déposer sur mes bras, son toucher toujours aussi rassurant, je ne pouvais m’empêcher de me sentir coupable de cette intimité qui s’était soudainement installée entre nous deux. D’où venait-elle? J’aurais voulu y répondre, mais les lèvres de Samuel s’ouvraient de nouveau coupant mon souffle en entier. Pourquoi me tourmentait-il ainsi? Que lui avais-je un jour fait pour qu’il désire autant me voir souffrir du bout de sa langue? Cette colère en moi, aussi sombre soit-elle, ne pouvait combattre mon petit cœur qui lui se débattait à un rythme effréné sous ma poitrine. Je ressentie alors que c’était la même chose de son côté car sous ma main se débattait ce petit muscle qui tout comme le mien tentait de crier une vérité dont je refusais l’existence. Il se reculait alors, mon souffle me revenant aussi soudainement qu’il m’avait quitté, au point tel que j’avais l’impression de devoir réapprendre à respirer sans sa proximité. Mes mains retombaient d’où elles avaient été positionnée, tombant contre moi, me laissant chercher du regard ce qui me prenait à soudainement me sentir si seule. Je crois que nous sommes revenu au regard un de l’autre au même instant, me laissant encore une fois chancelante, incertaine jusqu’à ce qu’il parle à nouveau.

Je n’avais dis de mots pouvant exprimer mes sentiments puisque je craignais ce qu’ils auraient pu signifier. Le voilà qui s’ouvrait à moi, me donnant son cœur au creux de ma paume, me laissant choisir ce que je pourrais bien en faire. J’aurais pu le détruire, le piétiner, le poignarder, j’avais la net impression qu’il ne m’en aurait empêché peu importe à quel point sa souffrance aurait été immense. Pourquoi alors, malgré toutes mes résistances, se montrait-il si tendre en mon égard? Pourquoi me faire confiance avec les clés de son humanité, elle qui se trouvait si enfouie en lui, alors que je lui avais prouvée à mainte reprise que cela ne m’importait aucunement? Je ne saurais vous décrire exactement ce qui se passait entre le moment ou ma colonne s’était prise de frisson et l’instant ou j’avais réaliser m’être complètement voilée les yeux devant ses intentions. Aussi cruel puisse être cette réalisation, je relevais les yeux vers son regard d’océan en réalisant qu’il m’aimait d’un amour inconditionnel. Ce n’était là pas un mensonge, une torture, il était sincère depuis le tout début. Mon regard se mit à le scruter de haut en bas, s’accrochant à ses cheveux de ténèbres, son visage d’ange, son corps qui semblait avoir été béni des dieux eux-mêmes. Je me refusais ce regard depuis le tout début de notre rencontre, pourtant ce n’est pas son corps qui me fit approcher d’un pas, ce fut la réalisation qu’il se présentait à moi dans toute sa fragilité autant soit-elle invisible aux yeux des autres. Je ne pu résister à ce qui suivait, sans un mot je me jetais sur lui, mes mains enlaçant sa nuque et mes lèvres venant lui voler un court baiser. Quelque chose en moi se brisait, une chaleur tout droite venue des fourneaux infernaux reprenant sa marche chaotique à l’intérieur de ma poitrine, cette même impression qu’il venait compléter une longue existence platonique de sa chaleur qui ne se voulait tendre que pour moi. Cet instant qui n’était que le nôtre et entre deux battements de cœur je m’accrochais aux secondes qui nous entouraient sans le moindre remord.

Mes yeux s’ouvraient alors, la réalité s’échappant à mes yeux, une horrible douleur venant me perforer le cœur. J’en perdu un crie de souffrance qui n’allais durer que quelques secondes, me reculant sous cette pression horrible qui me tétanisais. Mes mains allaient rapidement le lâcher pour venir se poser sur ma tête, il me semblait qu’elle voulait exploser, je m’en tirais les cheveux pour déplacer cette lourde souffrance. Puis tout s’achevait, je me remettais sur pied doucement, levant mon regard vers la lumière que j’étais la seule à voir. Aveuglée par cette lueur je vis Nathan devant moi et me soulageait de cette vision jusqu’à ce que les sens me reviennent. Le regard d’émeraude qui m’avait soulagé disparaissait et celui de cyan le remplissait ne laissant qu’un goût amer dans ma bouche.

«Mais qu’est-ce qui ne va pas avec moi?! »

M’écriais-je dans une certaine colère. Je me reculais de nouveau jusqu’à rencontrer le mur derrière moi, soudainement la chaleur de celui-ci me brûlait la peau, me décalant aussitôt avec horreur.

«C’est ce que tu voulais, non? Faire en sorte que je le trahisse?»

Ma voix se voulait remplit de colère que je ne contrôlais que peu. Mon regard embrasé de rage se reposant sur Samuel comme si rien d’avant n’avait été réel.

«Je ne t’aime pas! Arrête de me torturer…toi et moi, ça n’arrivera JAMAIS. »

Je m'avançais vers lui, prise d'une rage soudaine et levait la main vers lui dans une intention qu'il connaissait déjà.



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MessageSujet: Re: No, i'm not okay PV Sam Rosenwald  Jeu 19 Oct 2017 - 20:01


No, I'm not Okay

Jessyka & Samuel

Les secondes passaient avec une lenteur qui ne me plaisait un peu au fond. Depuis le moment exact ou je m’étais déplacé du centre de mon lit pour m’assoir tranquillement au rebord, j’avais cette sensation particulièrement étrange que le temps avait décidé de jouer en ma faveur. Les minutes me semblaient plus longue qu’elle ne l’était réellement et pourtant je me trouvais à apprécier cet instant précis. Elle n’était peut-être pas là pour la raison que j’aurais pu espérer mais au moins elle se trouvait en ma présence et son foutu médecin était loin d’elle. Elle semblait désemparer, incertaine mais surtout troublé de tout ce qui pouvait sortir de ma bouche. J’avais cette étrange sensation qu’elle tentait de se convaincre que rien de ce que je lui avouais n’était véridique. Comme si elle croyait réellement que puisque j’étais un démon, je n’arriverais pas à lui dire la moindre parcelle de vérité. Pourtant, depuis le moment exact ou sa présence m’avait réveillé, je ne lui avais rien caché. Mise à part peut-être la raison qui m’avait poussé à renouveler l’expérience que j’avais déjà connue avec ma jumelle mais cette fois si avec ma sœur cadette. Si j’avais pu connaitre la réponse à cette énigme je lui aurait certainement dit aussi. Je ne voyais pas pourquoi j’aurais à lui cacher la moindre chose. Elle méritait de tout savoir et ce même si c’était pour lui faire de la peine. Ce fut peu de temps après ce moment un peu étrange de réflexion profonde sur ma propre sincérité que j’avais finalement pris la décision de me lever. Heureusement pour Jessyka, une épaisse fumée noire m’avait envelopper alors que le draps tombait au sol et ainsi elle ne pu rien voir. Une fois l’amas de fumée dissoute, elle pu réalisé que j’avais finalement un vêtement.

La distance qui nous séparait fut réduite à néant alors que je me permis de caresser doucement son visage dans un silence complet avant de simplement lui dire qu’elle n’avait aucun reproche à se faire. Ce n’était pas un mensonge car au final j’étais le seul responsable de mes actions et ce même si je me doutais fortement que je n’aurais pas fait un aussi gros carnage si j’avais eu le plein contrôle de ma propre personne. C’était à moi de me sentir coupable pour le nombre incroyable de meurtres et de familles détruites mais n’étant pas un grand sentimental, je ne voyais pas l’importance de me soucier de ce genre de chose. Pendant le cour moment ou j’avais parlé, j’avais saisi avec douceur son bras pour venir poser sa main contre mon torse. Un frisson m’avait lentement parcouru au moment ou le contact entre sa peau glacée et mon torse bouillant c’était fait. Notre proximité me manquait chaque jour qui passait et malgré tous mes efforts pour me tenir loin d’elle je n’arrivais pas à passer à autre chose. J’avais alors ouvert une nouvelle fois les lèvres pour lui mentionner que ce qui l’avait emmener à moi c’était ce qui se trouvait sous les sentiments qu’elle éprouvait pour Nathan et que moi je savais que notre histoire n’était pas terminer. Je relâchai alors le bras de la jeune femme pour me reculer d’un pas, lui laissant l’espace nécessaire pour digérer cette nouvelle. Je me permis cependant une nouvelle fois d’ouvrir les lèvres pour lui mentionner qu’elle était parfaite et qu’elle ne devait laisser personne la convaincre du contraire.

Le silence était ensuite revenu avec cette douceur que je lui connaissais si bien. Je pouvais cependant percevoir que la jeune femme était particulièrement troublé de mes aveux et qu’elle semblait soudainement réalisé que mes paroles n’étaient pas du mensonge. Nos regards se soutenaient avec une force que je connaissais si bien, je ressentais un certain plaisir à la voir réfléchir ainsi mais alors que je la regardais, elle fis un mouvement vers moi auquel je ne m’attendais pas du tout et nos lèvres entrèrent alors en contact. Mon cœur se resserra brusquement alors que doucement je venais poser sa main sur son dos. Je profitai de ce moment comme si c’était le dernier mais malheureusement ce plaisir fut de très courte durée car Jessyka sembla soudainement souffrir atrocement et elle brisa notre contact pour se maintenir la tête. Je n’eu pas réellement le temps de réagir à cette étrange douleur qu’elle se redressa comme si rien de tout cela ne c’était produit. Le questionnement était visible dans le regard que je lui jetai mais la colère que je pu percevoir en provenance de sa personne me surpris encore plus. Sa voix se fit entendre puis elle se recula le plus loin possible de moi, mais encore une fois, la chaleur de la pièce sembla l’incommodé alors qu’elle devait bouger pour éviter une brulure contre le mur de la pièce. Elle ouvrit une nouvelle fois les lèvres, me demandant si c’était ce que je voulais. J’inspirai lentement car même si au fond je n’avais jamais souhaité la forcer à m’embrasser, je ne pouvais mentir en disant que je n’avais pas apprécié cet instant magique. Sur le coup de ce questionnement sauvage j’avais baissé les yeux au sol.

Ce fut la voix de la jeune femme qui fit en sorte que je relevai la tête vers elle à l’instant même ou elle s’avançait brusquement vers moi. Je pu la voir relever le bras dans les airs mais je n’eux même pas le réflexe de l’empêcher de me toucher et donc le bruit de la gifle résonna dans la chambre. Je redressai lentement la tête pour la regarder une nouvelle fois mais cette fois-ci, mon regard avait perdu toute sa douceur et sa gentillesse, elle avait été remplacée par les ténèbres. Avec une rapidité surprenante ma main saisi le poignet de la jeune femme et sans la moindre parole je m’éclipsai, la forçant à me suivre malgré le fait que nous étions pas en contact, elle trouverait certainement ce court voyage désagréable. Mon corps réapparu l’espace d’une seconde à l’extérieur du manoir dans le vide complet et alors ma main relâchai la jeune femme pour qu’elle se retrouve dans le banc de neige qui se trouvait au bord des escaliers menant à l’entrée principale. Mon corps disparu de nouveau pour réapparaitre cette fois devant les portes closes du manoir. Au moment exact ou mes pieds touchèrent le sol en béton du petit balcon, la neige fondit et un nuage de fumée particulièrement intense commença à s’élever dans le ciel en provenance de mon corps. Je regardai Jessyka en silence, sans prononcer le moindre mot supplémentaire alors que je voyais Iris sortir en trombe de sa voiture pour aller aider sa petite fille. Je me contentai simplement de m’éclipser de nouveau pour revenir à ma chambre, tentant de contrôler ce violent élan de colère qui était apparu en moi.


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MessageSujet: Re: No, i'm not okay PV Sam Rosenwald  

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