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 You don't need me - Pv Jessyka

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MessageSujet: You don't need me - Pv Jessyka  Sam 23 Sep 2017 - 9:45


You don't need me

Jessyka & Samuel

Je me trouvais là, immobile et gardant pour moi toute les paroles meurtrières que j’aurais pu lui cracher au visage. Après le départ d’Alyssa j’avais pu laisser sortir ma colère sur ma jumelle car malgré tout ce qu’elle avait fait pour que je ne me rende compte que rien, elle avait oublié que ce pacte qui me liait à Jessyka me permettait également de ressentir chacun des changements de son corps mais surtout je pouvais percevoir avec clarté chacun des sentiments qui la traversaient et j’avais deviner en moins d’une seconde que ce changement soudain était relié à la rouquine idiote qui me servait de jumelle. Je n’avais pas réussi à garder ma colère et ma rage pour moi et si vous lui posez la question je suis certain qu’elle vous dira elle-même que cette soirée fut l’une des moins agréable voir même peut-être pire que le jour ou je l’ai mis à mort. J’ai cesser de m’en prendre à elle au moment ou j’ai perçu les battements de son cœur immonde ralentir ses pulsions comme si son corps était sur le point de retourner en enfer. J’avais alors cesser complètement et je l’avais observer en silence avant de m’éclipser devant ses yeux lui prouvant une nouvelle fois que c’était moi le plus fort des deux. Ne me demandez pas ou je suis parti je ne m’en souviens pas réellement. Je sais juste que le sang à couler et que le lendemain au moment ou j’allumais la télévision, la journaliste faisait état de nouveaux meurtres sanglants perpétrer par le tout nouveau tueur de Vancouver. Si seulement les journaux savaient que l’ancien et le nouveau était exactement la même personne. Selon les médias, dix nouveaux corps avaient été retrouvés ce qui faisait trente-huit morts en moins de quarante-huit heures. La panique était totale dans les rues de la ville et ce mouvement de peur rendait la chasse encore plus agréable.

Je ne pus cependant continuer à regarder cette idiote déblatérer des idioties sur les causes probables de la folie meurtrières du tueur car ce fut à ce moment que Jenna se présenta au salon. Je pouvais percevoir son hésitation et visiblement elle ressentait encore de la douleur et ce malgré que son corps se soit guéri pendant la nuit. Elle m’avait jeter un regard d’où s’échappait une certaine crainte et je dois avoué que la voir ainsi affaiblit et effrayer me faisait grandement plaisir. Elle était restée immobile dans le cadre de la porte quelques secondes avant de finalement poursuivre son chemin et enfin se laisser choir dans l’un des nombreux meubles de la pièce. Mon regard cyan était revenu à la télévision mais ce fut à ce moment que la voix de la jeune femme c’était fait entendre.

«  J’ai tout essayé … je ne peux pas le rompre  »

Mes yeux s’étaient alors tournée vers elle mais il n’y avait plus aucune teinte de bleu dans ce regard, de nouveau l’abysse avait remplacer la couleur habituelle, trahissant ma colère contre elle. Lentement, j’avais passé une main dans mes cheveux puis j’avais ouvert les lèvres.

«  Tu n’as pas suffisamment chercher alors …  »

J’avais ensuite garder le silence et dès que les nouvelles du matin avait été terminé je m’étais lever et j’avais quitté la pièce, ignorant tellement ma jumelle à qui, je savais, j’avais donner un travail impossible à faire. Un tel charme ne pouvait être rompu par la magie sinon je l’aurais fais à la minute même ou j’avais perçu ce changement. Ce jour là, je m’étais contenté de marcher en silence dans les rues de la ville, le quartier m’importait peu car vu la situation actuelle avec le tueur de Vancouver je savais que les bipèdes qui normalement causaient problème se tiendraient tranquille. Personnes n’avaient envie de se faire arrêter comme présumé meurtrier de trente-huit personnes. Je marchais donc en silence depuis plusieurs heures au moment ou je pu percevoir l’odeur du petit idiot que j’avais presque tué quelques jours auparavant. Il se trouvait là, directement devant moi et en plus il était seul. C’était un gros avantage pour moi de croiser cet idiot. Je m’éclipsai directement après avoir vérifié que personnes ne pourrait me voir et aussi soudainement mon corps apparu de nouveau devant le jeune homme. Un sourire malsain brillait sur mes lèvres. Je pu lire la peur dans le regard du jeune homme mais je ne lui permis pas le moindre mouvement, ouvrant rapidement les lèvres.

«  Caecus oboedientia  »

Sans une seconde de délai, le corps de l’adolescent se détendit, il était maintenant en attente d’un ordre de ma pars. Je pris quelques secondes pour réfléchir puis j’ouvris les lèvres une nouvelle fois.

«  Tu vas surveiller Jessyka et je veux un compte rendu toutes les nuits par courriel …  »

Le jeune homme acquiesça en silence alors que je lui prenais son téléphone pour y inscrire mon adresse courriel temporaire. Je n’étais pas idiot au moins de lui fournir ma vraie non plus. Il reparti donc comme il était venu alors que de mon côté je reprenais ma marche en solitaire dans les rues. Je n’avais revu la chaleur du manoir que lorsque la nuit était finalement tombée. Ce fut d’ailleurs au moment ou je poussais la porte d’entrée que mon cellulaire vibra pour me faire savoir que j’avais un courriel. Je le saisi en silence alors que sans même adressé la parole à ma sœur je me dirigeais à ma chambre. Le courriel était court mais il était très clair. Ainsi donc elle était amoureuse d’un certain Nathan Williams qui agissait à titre de médecin à l’hôpital de la ville. Mon chemin avait déjà croisé cet homme et j’avais immédiatement su ce qu’il était. La colère était montée en moi mais j’avais réussi à la contrôler. Je m’étais tout de même éclipsé pour me rendre à l’hôpital. J’avais pu percevoir son malaise au moment ou il avait croisé ma route dans le corridor. J’avais pu sentir ce petit moment où il s’était dit qu’il aurait mieux fait de ne pas passer par ce couloir là. Malheureusement pour lui je comptais bien rendre sa petite vie misérable encore plus lourde de conséquences. Je ne pu cependant rien faire ce soir là car alors que je ralentissais l’allure dans le but de lui faire du mal, la voix de Jessyka s’était fait entendre mais c’était le nom de cet idiot qu’elle prononça.

Je m’étais retourné pour la voir se diriger vers lui et offrir à ce crétin un baiser. Je sentis mon intérieur se contracter violement sous cette vision et sans plus je disparu de nouveau, revenant dans ma chambre pour y passé une nuit blanche. Jenna était peut-être une idiote mais ce charme avait fonctionner j’avais pu le voir de mes yeux. Ce fut l’épuisement qui fini par faire en sorte que je glissai dans les bras de Morphée. Ma nuit ne fut cependant pas douce et revitalisante car lorsque mes yeux s’ouvrirent enfin, quelques heures plus tard, les draps étaient entièrement défaits du matelas et mon corps était couvert de sueurs froides. Je n’avais cependant pas eu la force de me lever immédiatement. J’étais donc rester là dans un silence de mort à observer le plafond. Je ne sais pas combien de temps je suis rester immobile mais le soleil était déjà passé son zénith au moment ou j’eu enfin la force de me lever pour me rendre à la douche. Je ne désirais plus rien d’autre que de pouvoir caresser sa joue une nouvelle fois. J’allais trouver le moyen de briser ce maléfice et ce même si je devais y passer toute sa vie avant de réussir.

Le jet d’eau chaude sur mon corps m’était presque intolérable, chaque seconde qui passait et où je ne pouvais pas être à ses côtés me faisaient souffrir. Malheureusement j’allais devoir me faire à cette idée sadique et j’allais devoir continuer de vivre, continuer de travailler pour le diable mais surtout continuer de la voir s’épanouir avec cet homme qui ne méritait aucunement ce qui lui arrivait. Ce fut le changement de la température de l’eau qui fit en sorte que je du me convaincre de sortir de la douche. Je m’essuyais en silence puis j’étais retourné à ma chambre. Je pu remarqué que les draps de mon lit avait été changer et il avait même été refait. Clairement Jenna était prête à tout pour que je lui pardonne. Elle allait devoir attendre un moment encore, je ne pourrais pas passer par dessus si violente trahison. Elle m’avait avoué avoir fait cela pour me récupérer mais surtout car elle ne croyait pas que je méritais le bonheur vu tout ce que j’avais fais de mon vivant. Je m’étais contenter de lui faire comprendre que jamais elle n’aurait son mot à dire sur ce que je faisais et que si vraiment elle voulait que je redevienne le frère qu’elle avait tant apprécié, elle allait devoir tenter avec autre chose qu’en détruisant ma vie.

Je passai la semaine suivante dans un silence presque complet. Je n’avais envie de rien faire d’autres que de rester couché dans mon lit dans le noir. Je ne bougeais que très peu. Il m’arrivait de me lever pour aller chercher un truc à manger dans la cuisine, je me levais aussi pour aller effectuer les travaux demander par le diable mais aussi pour saisir mon téléphone pour obtenir les compte-rendu du crétin qui allait à la même école de Jessyka. Plus les jours passaient et plus les courriels mentionnaient qu’elle semblait malade, qu’elle semblait affaiblit et souffrante. J’avais simplement fini par cesser de regarder mon téléphone. Elle allait se faire guérir par son petit médecin et elle irait vite mieux. Ce fut d’ailleurs à ce moment précis que je pris la décision de cesser de ressentir toute cette souffrance. Je n’avais pas à souffrir de son absence, j’étais plus fort que cela et je devais le prouver. Presque instantanément je me sentis mieux. Mettre un mur devant ses émotions avaient quelques choses d’agréable finalement. Je pu ainsi recommencer mes activités normales, terrorisant un peu plus cette ville chaque jour.

Même Jenna semblait s’inquiéter de mon comportement car jamais et ce même de mon vivant je n’avais été  aussi dangereux pour moi-même et pour les humains. Chaque jour il y avait de nouveau meurtres et chaque jour la panique augmentait d’un cran. Plusieurs familles parlaient même de quitter Vancouver en espérant retrouver la tranquillité ailleurs. Les humains avaient reçu comme conseil de se déplacer en petit groupe mais encore là rien ne m’arrêtait. Je m’attaquais sans problème aux petits groupes et ensuite je prenais un plaisir sadique à disperser les corps dans la ville pour donner l’impression à la presse que les bipèdes ne les écoutaient pas vraiment. Ce fut vers la deuxième semaine que je me remis à violer et tuer les jeunes hommes. Les hommes étaient faciles d’approche mais surtout ils étaient prêts à tout pour se faire mettre par un beau jeune homme tel que moi. Je pouvais donc assouvir mes pulsions sadique et sexuelles en une seule fois. Je savais bien que certaines personnes allaient désapprouver ma décision mais je n’en avais plus rien à faire de ce que Jessyka pourrait penser de mon comportement. Ce n’était peut-être pas son choix de devoir subir ce charme mais elle n’avait absolument rien fait depuis que c’était arrivé pour entrer en contact avec moi. Je continuais donc ma vie avec l’avantage de pouvoir utiliser la magie sur mes victimes. Je me permettais un usage intense de ce qui provenait d’elle et cela sans le moindre remords. Elle avait fait ce pacte avec moi pour que je la libère de cette cuisante noirceur alors je ne faisais rien d’autre que d’obéir à sa demande. Je ne le faisais peut-être pas de la manière dont elle l’avait souhaité mais elle n’avait plus la possibilité de choisir à présent puisque je n’avais jamais de ses nouvelles.

Mon cœur était à présent blinder, il était hors de question que je passe ne serait-ce qu’à un seul petit cheveux de m’attacher à quelqu’un d’autre. Les sentiments n’étaient signes que de malheur et de souffrance et il était hors de question que je ressente ce genre de chose. Un démon n’était pas supposé être gentil et amoureux et donc j’appréciais que le diable m’est ramener à l’ordre au final. Les jours continuaient de passé alors que la panique prenait la place de tout le reste. Ce matin la cependant je ressentis quelques chose d’étrange. Comme si Jessyka avait soudainement pensé à moi. Il y avait longtemps que je n’avais rien perçu provenant d’elle et cette soudaine minuscule petite parcelle était suffisante pour me faire douter. Je me permis donc de la localiser en silence et puis je quittai ma chambre après avoir pris le temps de me vêtir. Pantalon noir et chemise gris pâle. Bien sur vu la température extérieure encore incertaine je me saisi de ma veste de cuir avant de quitté le manoir. Ma voiture étant dans le garage, je m’empressai de le déverrouiller pour ensuite démarrer le moteur de mon engin et me rendre en direction de la ville. Selon ce que j’avais perçu en la localisant elle se trouvait à l’hôpital.

La route entre mon domicile et cet édifice fut rapidement faite et je me stationnai en silence sur le rebord de la rue. Je mis cependant une ou deux minutes à sortir de ma voiture. Je ne savais pas réellement si je devais y aller. Elle ne serait probablement pas contente de me voir. J’allais redémarrer le moteur au moment ou je sentis que Jessyka m’appelait dans sa tête. Je m’éclipsai alors pour apparaitre dans un couloir vide. J’inspirai en silence avant de me mettre en mouvement, je suivais la localisation en silence. Mon regard croisa celui de Nathan au moment ou j’entrais dans le corridor ou se trouvaient les chambres d’isolations. Il semblait particulièrement heureux de me voir … J’avais pu lire cette haine si peu viril dans son regard émeraude et je ne lui avais répondu qu’avec un sourire mauvais avant de disparaitre vers la chambre de la jeune femme. Les chambres de cette section de l’hôpital avaient quelques choses d’étrange. Les murs qui séparaient les pièces étaient en béton standard mais il n’y avait pas réellement de mur au niveau de la porte, que de grande vitre qui faisait en sorte que les docteurs pouvaient voir leur patient sans avoir à entrer dans la pièce. Par chance, les vitres et la porte coulissante avaient un système qui leur permettait de devenir opaque au besoin.

Je marchai dans le couloir quelques instants avant de finalement arriver devant celle de Jessyka. Elle se trouvait là, dans le lit et on lui transfusait du sang à ce que je pouvais voir. Je ne fis rien de plus. Je restais immobile devant sa chambre. Je ne comptais pas entrer je voulais simplement m’assurer qu’elle était bien. Cependant au moment où j’allais rebrousser chemin, ses yeux entrèrent en contact avec les miens. Elle savait donc maintenant que j’étais là. Je ne pouvais plus réellement partir comme un voleur. Je demeurais immobile pour le moment. La vitre de la chambre nous séparait encore.



Caecus oboedientia = Obéissance Aveugle

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MessageSujet: Re: You don't need me - Pv Jessyka  Dim 24 Sep 2017 - 16:03


You don't need me
Jessyka&Samuel  
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Je l’avais caché aussi longtemps que possible. Dès que mon corps se mettait à éjecter du sang je cachais la scène de crime et me rendait aux serres du couvent pour me prendre n’importe qu’elle herbe qui pourrait m’aider à guérir. Je n’adressais plus la parole à ma grand-mère depuis notre dernier affrontement. J’en étais venu à la conclusion qu’il serait à mon avantage de ne pas dormir chez Nathan constamment. Il se douterait beaucoup trop facilement que quelque chose clochait et de toute façon il n’avait pas pris ma défense. Je ne savais plus si je devais véritablement lui offrir ma confiance ou si je devais tout simplement lui accorder quelconque importance. J’étais particulièrement rancunière, lui n’y avait pas le droit, je ne lui donnerais pas le droit.  Je me contentais donc de faire une adolescente de ma personne, refusant de parler à qui que se soit, continuant ma vie en ignorant la douleur. Chaque matin je me levais avec une faiblesse supplémentaire, des courbatures de plus, un corps de moins en moins réceptif à mes demandes. Je sentais les vertiges, les nausées, la fatigue sur une base régulière. Mon état se détériorait, mais je cachais chaque symptôme autant que possible, me disant que c’était simplement dans ma tête. Ce n’était qu’arrivé une fois, ça ne se reproduirait pas, j’avais la situation sous contrôle. Je me faisais les mélanges les plus farfelus d’herbe, tentant de me guérir, tentant de comprendre ce qui m’arrivait par moi-même. Dans la salle de bain de l’école, en compagnie d’Alyssa, j’avais cru comprendre ce qui m’arrivait. J’avais accusé le démon, le ténébreux meurtrier, mais il ne s’était jamais approché de moi durant tout ce temps. Peut-être alors était-ce une autre raison? Mon corps se mourrait, j’étais peut-être atteinte d’une maladie mortelle, je ne pourrais vous dire pour tout admettre puisque j’ignorais complètement la réelle raison de ma déchéance. Mon état allait s’améliorer quelque peu après cette journée et par amélioration je voulais dire que je n’allais pas vomir du sang à nouveau dans l’immédiat. J’inspirais donc du mieux que je le pouvais cet air qui m’était ambiante, je continuais de vivre malgré ces étranges symptômes, tentant tant bien que mal de me montrer sous mon meilleur jour. J’allais me relever, jour après jour, marchant un chemin qui avait déjà été le mien et ignorant le reste qui n’était qu’éphémère. Je ne pardonnerais pas Nathan de ne pas avoir pris ma défense, mais je passerais au dessus, pour la simple et unique raison que j’avais besoin d’amour maintenant plus que jamais. C’est fou comment on peu se sentir seul même quand on est entouré.

Commençons donc au tout début, avant que mon état ne se détériore, afin de comprendre exactement ce qui m’était arrivé. Le soir suivant la mort de notre pacte, après que j’ais réalisé que j’étais amoureuse de Nathan depuis le début, je le collais plus que jamais. Je voulais sentir ses bras m’enlacer et sa peau caresser la mienne pour la première fois de ma vie. Je voulais profiter de chaque instant, chaque moment qui nous était dédiés, dès la sortie des cours j’allais le rejoindre et m’accrocher à ses bras même s’il se trouvait à l’hôpital. Je tentais de montrer qu’il était à moi, qu’aucune autre ne tente de me le voler, mais j’étais enfaîte celle qui nécessitais toutes cette attention. Au début je n’avais jamais été aussi en forme que présentement, heureuse pour la première fois depuis longtemps, même si mon pauvre brun avait de la misère à me suivre dans mes petites attention. Après peu de temps j’annonçais à Iris être tombée complètement amoureuse de mon premier amour et désirer que notre histoire fonctionne suffisamment pour convaincre mon père de me laisser l’épouser. Si vous aviez oublié j’étais encore promise à un inconnu, mais je savais à quel point mon père idolâtrait le médecin qui lui servait de neveu par alliance. Je m’attendais à ce que ma grand-mère soit aux anges, heureuse et comblée, mais je rencontrais de la colère qui se dessinait sur son visage. Elle me disait que je me trompais, que je devais être sous l’influence d’un sort, qu’elle savait pour qui mon cœur battait réellement. Elle me sortait une connerie sur les âmes-sœurs et je roulais des yeux en refusant d’en entendre un mot de plus. J’allais faire mes sacs afin  de quitter le couvent dans ma propre rage et mon incompréhension. Ma grand-mère me maudissait, de ses propres mots, me disant que j’étais stupide de ne pas réaliser ce qui se passait. Je déposais mes sacs dans l’entrée de Nathan avant de lui admettre la raison de ma présence. Je ne demandais qu’une ou deux nuits le temps qu’Iris se calme et il acceptait sans pour autant être en accord avec ma décision.

Puis au courant de cette semaine mon corps vacillait dans les ténèbres. Je faisais de l’insomnie qui commençait à paraître sur mon corps. Au début j’ai cru que c’était les médias qui me tenaient réveillés la nuit, les regrets qui se prenaient dans ma gorge, les corps que la police de Vancouver venaient à découvrir. La population était dans l’effroi et les couvre feux étaient en discussions. Je pinçais mes lèvres à chaque nouvelle, me tenant discrètement sur le divan, sachant très bien qui était le coupable. Pardonnez-moi, mais je ne pouvais m’empêcher de penser qu’il était le seul et unique meurtrier apte à de tels actes. Je ne pu m’empêcher de soupirer lourdement jusqu’à ce qu’une main se place sur mon dos pour me flatter doucement, faisant relever mon regard vers ses magnifiques yeux d’émeraude. Grand-mère dira ce qu’elle voudra, je l’aimais, il était le seul qui puisse me faire du bien tendis que les remords me minait le moral. Je plaçais ma tête contre son cou, supportée par son épaule, l’enlaçant de mes bras alors qu’il changeait simplement le poste sur la télévision. Tout n’était pas que rose et amour entre nous pour autant. Quand grand-mère s’était présentée pour me présenter les trois façons que nous pourrions détruire le pacte je m’étais mise en colère. Nathan prenait sa défense, mais il faut comprendre qu’ils avaient raison d’être en colère puisque je refusais de faire du mal à Samuel. Iris osait me demander pourquoi je m’entêtais autant à ne pas vouloir le blesser alors qu’il n’hésiterait pas une seconde et je n’eu aucune réponse sur mes lèvres. Je ne fis que prendre mon sac d’école et je partie sans un mot de plus. Je me rendrais à l’école après avoir errée la nuit entière dans les ruelles de Vancouver et c’est là que je du réaliser qu’il se passait quelque chose avec moi. Dans la salle de bain j’allais vomir du sang, beaucoup trop de sang, le liquide qui dégoulinait le long de mon menton me laissait sous le choc. J’étais de toute évidence mourante, même si je me le cachais, même si j’ignorais chaque signe que m’envoyait mon corps depuis le début. J’allais nettoyer la scène de crime et quitter l’école sans un mot de plus. Je rentrerais au couvent pour me changer et quand Iris vint pour me parler je fermais la porte de ma chambre en refusant de lui adresser le moindre mot. C’est à ce moment là que je commençais à tester tous les remèdes existants. Au début de la semaine mon corps allait mieux et je pu même retrouver le sommeil, mais rapidement de nouveaux symptômes firent leur apparition. Des douleurs que même la morphine ne pu calmer tellement ils se faisaient violence.

Les deux semaines qui allaient suivre seraient de plus en plus difficiles à vivre. Je cachais ma douleur, feignant uniquement des menstruations ou encore une indigestion. Au début mes excuses allaient fonctionner, même avec Nathan, le problème fut l’accumulation d’excuses. Je me rendais chez lui et plus le temps avançait plus mon cache cerne se faisait une nouvelle couche d’épaisseur. Je buvais plus que lui à un certain moment, surtout qu’il avait réduit sa consommation, il du m’enlever mes verres pour m’empêcher de faire un coma éthylique. Je voyais une différence en lui qui me faisait plaisir alors je tentais de bien me conduire, de ne pas partager mes soucis, mais plus ça allait moins j’étais subtile. En deux semaines je passais plus de temps avec lui qu’avez quiconque, je m’isolais du reste du monde, je ne voulais plus rien savoir du reste. En deux semaines et quelques jours je ne dormais presque jamais et mon corps n’acceptait de s’endormir qu’une fois dans un épuisement complet. Plus les jours passaient plus je mourrais sans comprendre ce qui m’arrivait réellement. Je fus à cours d’excuse après un moment et une nuit je me rendais chez Nathan avant la fin de son quart de travail. En arrivant je me sentais particulièrement chancelante, entre la conscience et l’évanouissement, j’avançais en m’appuyant sur les murs de son appartement dans l’intention de me rendre à la salle de bain. En chemin, entre la cuisine et la pièce convoitée, j’allais commencer à vomir ce liquide ferreux qui éclaboussait le sol d’un rouge écarlate. Une fois à la salle de bain je tombais sur mes genoux et je rampais jusqu’à la toilette ou je sortie le reste de la boule dans ma gorge. Je m’arrêtais  de respirer une seconde sous la panique, la tête contre le froid de la porcelaine de la cuvette, les pointes de mes cheveux trempés dans le sang. Quand mon souffle revint enfin je relevais ma tête devenu si lourde, tâtant mes poches à la recherche de mon téléphone, n’osant pas apposer mes yeux sur la scène de crime. Je tremblais, mes mains chancelantes, il me fut difficile de réussir à ouvrir mon téléphone et encore plus de contacter la première personne qui me vint en tête. Je le suppliais aussitôt de venir à moi, refusant de dire ce qui se passait, mais son inquiétude fini par me faire parler. Il fut silencieux une seconde, comme si mon annonce venait de le détruire intérieurement, puis il dit que l’ambulance s’en venait me chercher. Je refusais, je lui disais qu’il n’était pas question que l’ambulance vienne me chercher et que je n’en avais pas besoin. C’est peut-être pour ça qu’il envoyait la police me chercher. Le policier fut particulièrement doux, malgré mes refus, il m’expliquait que je n’avais pas le choix et on m’embarquait. En moins de quelques secondes après leurs arrivées je fus en transport jusqu’à l’hôpital et à ce moment la je devins inconsciente.

Dans mon rêve Samuel était à côté de moi, assit sur le lit, il me semblait complètement anéanti. Je prenais place à ses côtés pour effleurer son épaule de mes doigts avant de venir apposer ma main contre sa nuque. Il restait immobile, silencieux, expirant à peine de l’air. Il était couvert de sang, il me semblait si fragile, de ma main libre je tournais son visage vers moi et ses yeux d’abysse vinrent me rejoindre. Il me poussait sur le lit avec violence et vint m’étrangler de ses mains. Je sentais mon cœur battre la chamade, mon souffle se faire court, je tentais de le supplier, mais ma voix ne voulait pas se faire entendre. Mes yeux se posèrent sur la rousse alors que la vie me quittait et Alyssa me souriait en parlant d’une voix très basse.

«C’est toi qui aurait dû se tenir loin des Rosenwald. »

Je sentais alors la vie me quitter quand je revenais dans le monde réel. Mes yeux scrutaient la pièce, les appareils qui m’entouraient, je respirais encore difficilement à cet instant là. Je voulais parler, mais ma voix se fit silencieuse, ce qui m’obligeait à fermer les yeux et pour la première fois en plus de trois semaines un nom s’inscrit dans mes pensées.  Je le suppliais, pour une raison que j’ignorais j’avais besoin de lui, j’avais besoin qu’il soit là. Je restais pourtant dans une pièce silencieuse, il ne vint pas me rejoindre, je ne pouvais même pas prononcer le moindres mot. J’allais me rendormir pendant un moment, mon corps tombait dans l’inconscience, que je le veuille ou non. J’ouvrais de nouveau les yeux en reprenant un souffle brusque, un nouveau cauchemar ayant bercé mon corps dans la conscience, scrutant de nouveau la pièce des yeux comme si elle était nouvelle. Je regardais la vitre sur le côté de cette pièce et m’attendait à tomber sur un regard d’émeraude, mais ce furent des yeux cyan qui rejoignirent mon regard d’amande.

«Sa… »

Je grimaçais aussitôt de douleur. Fermant mes yeux alors que ma gorge me brûlait, mon souffle s’arrêtant quelques secondes, je du expirer tout l’air de mes poumons afin de retrouver la force de respirer. Ouvrant mes yeux de nouveau je me dépêchais pour le voir, presque apeurée à l’idée qu’il ne soit plus là, que se ne soit qu’un rêve et pourtant il y était. Je tentais de soulever ma main, voulant lui faire signe de rentrer, mais je pu à peine bouger mes doigts. J’inspirais à nouveau, l’air qui entrait dans ma gorge fit un bruit de surprise, une petite panique se prenant de ma personne.

«Saa..»

Retentais-je avant que la douleur ne revienne me secouer d’effroi. J’étais en colère, fâcher de ne pouvoir m’exprimer, je sentais des larmes couler sur mon visage et je n’arrivais même pas à les empêcher. Je tentais de cacher la grimace de mon visage, mais rien n’y fit, la douleur était plus puissante que ma volonté. Je soupirais, abandonnant mes forces, restant simplement silencieuse les yeux rivés dans les siens.


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MessageSujet: Re: You don't need me - Pv Jessyka  Dim 24 Sep 2017 - 21:52


You don't need me

Jessyka & Samuel

Chacun des moments qui avaient suivi cette troublante vision de cette merveilleuse jeune femme embrassant les lèvres d’un autre avait semblé la pire chose de ma vie. J’avais ressentis une certaine honte d’avoir laisser le démon en moi gagner alors qu’elle n’avait besoin que de ma présence et de ma présence. Je la voyais et je pouvais presque croire que l’amour qu’elle ressentait envers ce petit médecin mortellement ennuyant était réel. Je l’avais observé dans un silence de mort avant de disparaitre. Ce sourire qu’elle offrait à un autre, son corps qu’elle offrait à un autre mais surtout son amour qu’elle donnait aveuglément à celui qui avait prit ma place par la faute de ma jumelle. Suite à cette réalisation je lui avais fait passer un très mauvais moment et c’était peut-être cette vengeance presque mortelle qui m’avait permis de mettre un terme à ma souffrance. Jessyka avait eu raison au final, je n’étais qu’un horrible monstre et je n’avais aucune humanité. Je serais à tout jamais ce démon sans cœur qui avait fait subir la mort et la peine à des familles qui avaient encore la vie et le bonheur devant eux avant que mon passage n’assombrisse leurs vies à tout jamais. Je ne peux pas dire que je regrettais cette partie de ma vie puisqu’elle m’avait permis de revenir des enfers et de connaitre Jessyka. Je ne regrettais pas notre rencontre puisque maintenant j’étais plus fort que jamais et que je pourrais vivre à jamais avec une puissance que je n’aurais pas connu autrement. Si j’avais été amoureux ? Je ne peux réellement dire si oui ou non j’ai ressentis de l’amour pour elle mais je peux vous certifier que c’est bel et bien fini. J’ai mis un mur devant cette partie de ma vie et plus jamais je ne comptais me laisser avoir aussi facilement.

J’avais tout de même pris la décision de demander à ce crétin qui avait passé tout près de la mort de part sa stupidité de la surveiller discrètement pour ensuite me faire parvenir ses mouvements, ses sentiments, ses actions. Une certaine inquiétude était née en moi lorsque j’avais pu me rendre compte qu’elle semblait de plus en plus mal. Cela avait peut-être un lien avec sa nouvelle relation ? Ou peut-être cela provenait de l’usage particulièrement intense que je faisais de ses pouvoirs ? Ou peut-être combattait-elle le charme ce qui la menait tranquillement vers la mort. Je ne connaissais pas la réponse et pour le moment je ne souhaitais pas du tout connaitre la vérité. Elle n’avait pas souhaiter me revoir et puisqu’elle ne m’appelait pas je ne faisais pas l’effort de la rejoindre pour lui parler. C’était peut-être à moi de faire les premiers pas puisque c’était moi qui avait fuit le grenier du couvent comme un voleur mais il n’en était rien. Je ne comptais pas aller la voir pour si peu. Elle pouvait vivre sa vie humaine de manière heureuse sans avoir à souffrir de mes actes démoniaque et je trouvais au final que c’était mieux ainsi. Au bout d’environ une semaine et demi de courriel démontrant sa santé fragile mais aussi son bonheur avec Nathan, j’avais fini par cesser de regarder mes messages. Lorsque je me regardais dans le miroir de ma salle de bain je pouvais presque voir la honte dans mon regard. C’était étrange comme sensation mais je vivais bien cette douleur avec les jours qui passaient. J’avais fini par me remettre et avec brio. Je ne comptais pas réanimer cette relation, elle était morte pour moi du moins jusqu’au moment ou elle souhaiterait que je la croise de nouveau. Elle serait certainement déçue cependant car elle ne retrouverait pas cet homme qu’elle avait laissé partir dans le grenier. Plus jamais je ne serais cet homme faible et amoureux.

Ce fut après environ trois semaines de solitude et de meurtres que je fini par percevoir un signal de sa part. Sur le coup je fut surpris et je dois vous avouez que je me permis d’hésitez sur ma réaction face à cet appel. Était-elle simplement consciente d’avoir pensée à moi ? Voulait-elle réellement me voir ou elle avait simplement prononcer mon nom lors d’une conversation ce qui l’avait forcer à me contacter par la pensée sans le réaliser ? Je mis quelques instants avant de finalement décider de la localiser mais son signal était particulièrement faible, comme si elle était souffrante ou inconsciente. Je finis par arriver à savoir ou elle se trouvait … à l’hôpital. Consciente ou pas de son appel je ne pouvais pas la laisser seule … et ce même si son cher médecin était là pour lui tenir compagnie. Je m’étais donc mis en chemin vers ce grand édifice pour encore une fois hésiter à m’y rendre ou non. Je m’étais cependant laissé convaincre par une seconde pensée de sa part. Je m’éclipsai alors sans attendre pour apparaitre tout près de l’endroit ou elle était. En déplacement pour me rendre à sa chambre, je pu croisé le sourire tellement agréable de ce cher Nephilim qui lui servait de copain. J’allais me faire un malin plaisir à rendre sa vie un véritable enfer éventuellement. Je le ferais souffrir comme personne simplement pour me venger de ce comportement idiot qu’il avait eu d’accepter Jessyka comme si il l’avait attendu toute sa vie.

Je m’étais alors retrouver devant sa chambre, l’observant en silence quelques secondes. Elle était en piteux état je pouvais le voir mais elle était entre bonnes mains en ce lieu. J’allais faire demi tour au moment ou ses yeux vinrent se poser dans les miens. Mon cœur se serra une demi seconde sous ce contact inattendu. Je l’observais en conservant ce silence parfait. De son côté elle semblait vouloir parler, bouger. Je sentais qu’elle tentait de m’appeler et ce fut d’ailleurs pour cette raison qu’au bout de quelques instants je me permis de me mettre en mouvement lentement pour me diriger vers la porte coulissante de sa chambre qui s’ouvrit sans problème. Je continuai mon déplacement jusqu’au côté droit de son lit, je la regardais en silence. Je voulais simplement la regarder mais je du me résoudre à avancer ma main lentement pour prendre la sienne. Elle avait besoin d’un peu de mon énergie et donc en prenant contact avec sa peau je pu lui faire un transfert de cette précieuse ressources vitale. Le contact fut bref, je retirai ma main après deux ou trois secondes mais elle avait déjà repris de la couleur.

Je ne savais pas ce que je devais dire. Elle se trouvait au bord de la mort et selon ce que j’avais entendu, personnes n’arrivaient à comprendre. Elle avait perdu beaucoup de sang avant d’être transporter à l’hôpital et c’était d’ailleurs pour cette raison qu’elle recevait une transfusion. Je brisai le contact visuel pour tourner la tête vers le corridor au moment où la porte coulissante se faisait entendre. Nathan entrant dans la pièce et sans attendre il ouvrit les lèvres.

« Tu n’es pas le bienvenue ici tu devrais partir »

Mon regard s’assombrit automatiquement, la colère me gagnant à une vitesse impressionnante puis ma voix se fit entendre, caverneuse, sombre, glaciale.

« C’est à elle de décidé pas à toi … »

Je n’avais pas entièrement tort sur ce point et donc après m’avoir foudroyer du regard il fit volte face pour repartir à sa tourner de patients. Je tournai de nouveau vers la jeune femme et mon regard repris sa couleur normale. Ma voix se fit de nouveau entendre. Le ton n’avait cependant pas changé.

« Il a raison … je devrais pas être là »

Je me reculai d’un pas, prêt à partir si c’était ce qu’elle voulait.


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MessageSujet: Re: You don't need me - Pv Jessyka  Lun 25 Sep 2017 - 10:14


You don't need me
Jessyka&Samuel  
▴▽▴⟁▴▽▴

Je sombrais entre la conscience et l’inconscience dans ce lit l’hôpital. Mes yeux s’ouvraient sur une pièce bien trop vide, c’est peut-être pour cette raison que je les refermais, oubliant la douleur qui me secouait à chaque réveil. Mon corps frissonnais, la chair de poule me traversait, mais je ne pouvais même pas bouger. Ils avaient dû me donner un sédatif dû à mon refus, ce qui expliquerait pourquoi j’avais l’impression que mon corps ne m’obéissait plus. Je fermais donc les yeux en espérant que cette étape de ma vie passe sous mes yeux sans que je n’ais besoin d’intervenir. Une dernière fois j’ouvrais les yeux, dans un nouveau sursaut, alors que l’air pénétrait violemment dans mon être. Je me mis à scruter la pièce, serrant mes dents et sentant ma mâchoire se contracter sous cette force que j’exécutais, jusqu’à ce que mes yeux tombent dans les siens. J’eu un soulagement dans la première seconde. J’étais comblée à l’idée qu’il soit venu, me sentant en sécurité sous son regard, j’en ouvrais les lèvres pour tenter de dire son nom. Pourtant cet essaie vint me secouer la colonne de douleur alors que l’air s’infiltrait dans ma gorge avec violence, me faisant rapidement grimacer de l’inconfort que je ressentais et ce même si j’aurais voulu que rien ne paraisse. J’expirais la totalité de l’air disponible afin de calmer la douleur qui s’était éprise de mon être. Un soupire se fit entendre avant que je ne puisse inspirer à nouveau. Je tentais une seconde fois, mais la même douleur vint me transpercer de sa présence et je du abandonner à cet instant toute idée de l’appeler à moi. Je m’arrêtais donc, vide de ma propre vie, les yeux rivés dans les siens.

Il fini par quitter mes yeux, me laissant étrangement dans un sentiment de tristesse qui allait m’envahir rapidement, pourtant la porte coulissante s’ouvrait et ce fut son corps qui y entrait. Des sentiments me traversaient par millier sans que je ne puisse vous expliquer chacun d’entre eux. Alors qu’il se trouvait à mes côté je ne voulais que le contact de sa peau contre la mienne, que son regard contre moi, que sa douceur à mes côtés. J’eu un léger hoquet de douleur alors que je tentais de nouveau de laisser des mots sortirent de mes lèvres, me forçant à fermer les yeux et détourner le regard. C’était si contradictoire dans ma tête. Je ne peux vous expliquez ce qui se passait et pourquoi à l’instant même son nom était le seul qui résonnait dans ma tête. Alors que j’ouvrais mes yeux sa peau entrait en contact avec la mienne, un choc électrique me traversait le corps à ce moment, juste avant que je sois soulagée d’une bonne partie de mes douleurs. Quelque chose allait changer en moi la seconde où ma vie ne serait plus en danger. Il retirait très rapidement sa main, ce contacte ne durait que quelques secondes tout au plus, mais ce fut assez pour ranimer une certaine colère en mon être. Au moment où je m’apprêtais à lui adresser la parole, la porte s’ouvrit de nouveau, un regard d’émeraude particulièrement en colère qui n’allait me détailler qu’une seconde ou deux vint croiser mes yeux d’amandes. Les deux hommes allaient avoir une courte bataille vocale, mais ce qui me fit sourciller serait le ton de voix du démon, je ne comprenais pas sa réaction. Étais-ce en lien avec ces sentiments qui m’avaient traversé alors que j’étais au bord de l’inconscience? Je soupirais simplement en me forçant à me relever afin de me retrouver assise sur le lit. Je pris appuie sur mes bras qui tremblaient sous la force que je leur demandais de me prêter, mais je réussis mon geste, non sans avoir perçue la totalité de ma faiblesse.

Nathan quittait la pièce, me laissant le regarder partir avec une certaine douleur au niveau de ma poitrine, ce même si je comprenais que je n’étais pas la seule patiente de cette hôpital et qu’il avait un devoir à accomplir. Mon regard se retournait vers Samuel au même moment ou ses yeux reprenaient leurs cyans que j’avais connus, me laissant une seconde de répit avant que sa voix ne se fasse entendre. Il avait totalement raison, sa présence ici n’était pas une bonne idée, mais nous avions une conversation longuement due. Je soupirais donc, voyant qu’il me parlait toujours aussi sombrement, comprenant tout de même sa réaction aux vues de ce qui s’était produit. Entre ce moment où mes sentiments avaient été brouillés par la faute du pacte et celui où mon cœur avait révélé ses véritables intentions nous avions eu ce qui me semblait une vie entière.

«Oui…il a raison… »

Marmonnais-je non sans le plus grand des regrets au fond de ma voix. Je pouvais ressentir en moi cette tristesse, une fois de plus, ce qui me fit dévier le regard vers le vide. Je ne pouvais bouger plus que ce que j’avais déjà fais, ce regain ne me semblait que temporaire, je ne voulais pas gaspiller cette précieuse énergie inutilement en me mettant en colère. Les mots fusaient dans mon esprit, je ne savais par quoi débuter, s’il me fallait le réprimander pour les meurtres ou laisser le tout passer comme si rien n’avait été. Je me retrouvais à soupirer, non sans ressentir mon estomac se tordre en moi, comprenant légèrement ce que ma grand-mère avait tentée de me faire comprendre pour la toute première fois en trois longue semaines. Pourtant, je ne pouvais me résoudre à tenter de comprendre mes sentiments, car le premier qui me venait en tête était la douleur. Je gloussais, expirant doucement, mon visage se tordant dans la peine qui était mienne.

«J’aurais dû t’appeler avant…»

Soufflais-je d’une voix particulièrement anéantie.

«Je te dois des excuses. Je te dois plus que cela à tout dire, mais je ne sais pas comment…je t’ai fais du mal…je t’avais promis que je ne le ferais pas. »

La tête basse, je reniflais, peu avant que des larmes ne coulent sur mes joues. Je ne comprenais simplement pas comment tout cela avait pu se produire. Si je tentais de débloquer, si je tentais de comprendre la douleur en moi se faisait pressante, les remords de tous ces morts me traversaient le corps. Je devais donc m’attacher à la seule chose qui me restait, oublier le reste, je pensais donc à mon médecin pour baisser mon anxiété. Je réussissais à lever mes mains, venant les appuyer contre mon visage, essuyant mes larmes juste avant de me croiser les bras comme j’en avais pris l’habitude. Je n’osais pas dire un mot de plus, je dois vous admettre que la peur me traversait, je ne savais pas comment il réagirait à mes paroles et je craignais chaque mouvement qu’il pourrait poser. Vous savez le pire? Je me dégouttais de penser ainsi. Je me détestais, m’haïssait, car au fin fond de mon être se cachait une jeune femme qui avait pensée chaque mots qu’elle avait prononcé et aussi profonde soit-elle, elle était tout de même dans mon cœur. C’est peut-être pour cela que je trouvais le courage de revenir à ses yeux, non sans cacher la confusion qui me traversait la tête à cet instant.


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MessageSujet: Re: You don't need me - Pv Jessyka  Mer 27 Sep 2017 - 8:07


You don't need me

Jessyka & Samuel

Chacune des secondes qui passaient semblait avoir décidé de prendre l’option lente pour me donner l’impression que tout jouait contre moi. J’avais du accepté cette nouvelle réalité où Jessyka ressentait finalement quelque chose pour un autre que moi. Je ne pouvais la forcer à le faire et vu les recherches que Jenna et moi avions fait sur ce foutu sors, la seule manière de le détruire serait de tué le porteur et s’il y avait une chose que je ne souhaitais pas c’était que Jess meurt. Surtout que je me doutais bien que si sa vie quittait son corps, elle ne reviendrait pas parmi nous et je refusais de la perdre une nouvelle fois. Oui elle aimait un autre homme mais au moins je pouvais encore plonger mon regard dans le sien, je pouvais encore ressentir son amour et cela même s’il ne m’était plus destiner mais mieux encore, je pouvais percevoir les battements de son cœur des que le besoin se faisait sentir. Ce fut d’ailleurs ce qui fit en sorte que je m’étais éclipsé dans les couloirs de l’hôpital et ce même si je savais parfaitement qui je risquais de croiser. Elle était au plus mal et je savais que je pouvais lui venir en aide. Il n’aurait pas son mot à dire sur ma présence, il n’y avait qu’elle qui pourrait me demander de partir. J’avais ainsi parcouru la courte distance entre elle et moi et je m’étais permis ce sourire vicieux lorsque mes yeux avaient croisé ceux de ce crétin médical. Sur le coup, il m’avait laissé passer car il était clairement occupé et donc j’avais profiter de cet instant pour parcourir le corridor de la zone d’isolation. J’avais mis moins de quinze secondes à la retrouvée. Elle était là, au bord du précipice qu’était la mort et je savais parfaitement que ce corps fatigué j’en étais là cause. J’avais abusé volontairement de ses pouvoirs pour continuer le nettoyage de son âme mais puisqu’elle n’était au courant de rien, elle ne pouvait pas doser ce qu’elle me donnait. J’étais sur le point de partir lorsque nos yeux étaient finalement entrés en contact, me forçant à rester un peu plus longtemps.

J’avais donc fait ce qui me paraissait le plus logique à faire dans une telle situation. Je m’étais permis de m’approcher d’elle puis j’avais permis à ma peau d’aller toucher la sienne un très bref instant, lui offrant une énergie vitale qui lui permettrait de s’en sortir sans la moindre conséquence. Elle serait sauve et ainsi elle pourrait continuer à profiter de cette vie sans moi. Ma main venait tout juste de revenir auprès de mon corps lorsque Nathan ce permis d’entrée pour mentionner que je n’étais pas le bienvenue en ce lieu. La colère fut si rapide à naitre en moi que mes yeux devinrent sombre tel l’abysse. Je lui répondis brièvement qu’elle seule pourrait me dire si je devais partir ou non et il avait fini par partir, nous laissant enfin seul. J’avais cependant réfléchi à cette situation et effectivement j’étais d’accord avec lui. Je n’avais rien à faire en cet endroit. Jessyka n’était pas de ma famille et pour le peu que je savais, nous n’étions pas non plus amis. J’avais ouvert une nouvelle fois les lèvres pour le lui mentionner. Je la regardais en silence, un très léger sourire brillant sur mes lèvres puisqu’elle avait réussi à s’assoir sur le lit, ce qui prouvait que l’énergie que je lui avais transmis fonctionnait. Je ne savais pas quoi faire, quoi dire et encore moins où me mettre, c’était donc pour cette raison que j’avais garder le silence et que mon corps demeurait immobile à ses côtés. Sa voix finie par se faire entendre. Elle confirmait ce que je venais tout juste de dire sur le fait que ma présence ici n’était pas une bonne idée, mais je pu percevoir qu’elle avait quelques choses à me dire ce fut d’ailleurs pour cette raison que je me permis de demeurer en place un peu plus longtemps. Autrement j’aurais seulement quitté cet endroit sans un mot de plus.

Je pouvais sentir sa tristesse, sa colère, sa honte de m’avoir laissé mettre a mort autant de personnes mais surtout, je pouvais percevoir une certaine résilience, comme si elle savait que je ne pouvais être autre chose qu’un tueur sadique et cruel. Cette pensée fit en sorte que mon cœur se resserre légèrement, je n’aurais jamais cru pouvoir sentir un sentiment de ce type provenant d’elle. Cela me prouvait tout simplement qu’elle était réellement amoureuse de ce médecin et ce même si ce n’était qu’un sort qui en était la cause. Me battre pour regagner son cœur serait inutile et je risquais simplement de passé sa vie entière à la rendre malheureuse et je ne souhaitais pas du tout cela. J’aurais voulu que son bonheur soit avec moi, mais si elle devait vivre heureuse auprès d’un autre, je devais l’accepter. Ce fut sa voix qui me ramena à la réalité. Elle me mentionnait qu’elle aurait du m’appeler avant. Je détournai les yeux de son visage. Elle n’avait pas à expliquer son comportement, elle avait une vie à vivre et depuis peu, depuis le moment exact ou j’avais décidé de bloquer tous mes sentiments en fait, j’acceptais qu’elle veuille m’oublier. Je n’eu rien à répondre puisqu’après un très court moment elle reprit la parole. Elle souhaitait que je lui pardonne puisqu’elle m’avait fait du mal et qu’elle le regrettait puisqu’elle m’avait promis qu’elle ne m’en ferait pas. Je soupirai en silence avant de la regarder de nouveau. Ma voix glaciale brisant le silence.

« Tu n’as pas à t’excuser … »

Je marquai une pause avant de reprendre.

« Tu as trouvé une personne qui te convient … je suis un monstre et donc je ne mérite pas ce bonheur … »

Mon regard se voilà de noir l’espace d’une seconde mais je repris le contrôle sans problème et donc mon iris conserva se bleu qu’elle connaissait si bien. Je passai lentement une main dans mes cheveux et je me permis de faire un pas vers l’arrière. Je ne savais pas quoi dire de plus. Si elle avait d’autre chose à demander qu’elle le fasse rapidement, car je savais bien que Nathan finirait par revenir avec la sécurité pour me faire jeter dehors. Je ressentais tout de même une certaine colère à l’idée que Jessyka croyait aimer une personne qui n’avait aucun secret pour elle alors qu’il lui cachait la plus grande partie de ce qu’il était au final. J’avais entendu parler de l’incident à l’hôpital avec le vampire. J’avais des oreilles partout et donc savoir qu’il était un monstre tout autant que moi me mettait en colère, mais je préférais lui laisser la chance de le découvrir par elle même. Je ne voulais pas lui causer une nouvelle souffrance. La cause de cette prochaine tristesse ne devrait pas venir de moi.



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MessageSujet: Re: You don't need me - Pv Jessyka  Dim 1 Oct 2017 - 0:33


You don't need me
Jessyka&Samuel  
▴▽▴⟁▴▽▴

Je me souvenais comment mon petit cœur avait battu la chamade les premiers jours. Je me souvenais toute la douleur qui m’avait traversée quand il avait faillit mourir en voulant me sauver. Je me souvenais la colère qui avait été mienne quand il avait osé me demander de le tuer pour en finir avec notre pacte. Je me souvenais chaque moment, chaque mot comme s’ils étaient hier. C’était là le problème, aujourd’hui je ne les ressentais plus, aujourd’hui ils étaient désuets. Des promesses en l’air, quelques instants volés, une histoire d’une autre vie. Je ne regrettais pas les avoir prononcés, je regrettais l’avoir dit en sachant ce que je savais maintenant, en sachant que je lui avais fais plus de mal qu’il n’oserait le démontrer. Chaque personne qui avait vue sa vie se faire enlever sous sa main était un remord de plus qui se traçait sur ma poitrine déjà alourdie. Chaque fois qu’une personne était portée disparue j’en venais à m’imaginer le pire. Si c’est encore Samuel qui fait des siennes, s’il a encore fait du mal, comment vais-je survivre avec autant de remords? Si lui n’en ressentait pas, moi oui, et j’imaginais que j’en ressentais plus qu’il ne pourrait s’en imaginer. S’il refusait d’être connecté à son humanité, moi j’y étais branchée en permanence, c’était tout ce qui faisait de moi une personne à pars entière. Vous savez le pire de cette histoire? Vous savez ce qui faisait en sorte que mon regard se baissait rapidement vers mon petit corps et que j’avais de la difficulté à défier ses yeux? Ce n’était pas sa voix glaciale, son regard de quasi haine envers ma personne, c’était le constant rappel que je lui avais fais du mal. Je m’en voulais de l’avoir mis dans un tel état après tout ce qu’il avait enduré, je m’en voulais de lui avoir fait du mal alors qu’il revenait tout juste des enfers d’où son maitre devait lui avoir fait subir la pire des atrocités. Je m’en voulais plus que tout de l’avoir abandonné, de n’avoir jamais osée revenir vers lui, de peur que ces sentiments ne reviennent à naitre. Je ne le craignais pas lui, contre toute attente d’une logique immense, je craignais que la douleur que j’aie pu lui infligé ne l’ai brisé au point de non retour. Il restait cette lueur d’espoir en moi, malgré tout, ce sentiment minime qui me disait qu’il n’était pas que méchanceté et cruauté. Malgré tout ce que l’on aurait pu me dire, tout ce que ma tête me criait de croire, quelque chose en moi le refusait de tout son être. Je devais donc rendre les armes, m’avouer vaincue, hésitante  quant à mon propre cœur qui se faisait chancelant. Je me devais m’avouer faible face à ce que je redoutais le plus au monde, face à l’hésitation, face au combat qui faisait rage en moi au moment même ou sa main quittait la mienne.

Ma voix se fit alors entendre après un court moment dans lequel j’avais regagnée quelques forces. Je me sentais tout de même faible, malgré ce que je pouvais tenter de démontrer, ma voix laissait transparaître mon état. Je m’excusais alors de ces quelques mots, ne sachant comment aborder le sujet, sachant uniquement qu’il me fallait lui dire la vérité. Ce moment n’avait que trop attendu, j’avais la certitude que nous le savions tous les deux, que chaque instant qui se plaçait entre nous était un obstacle supplémentaire. Je relevais mes yeux vers lui, rencontrant encore ce regard qui se voulait infaillible et entendant cette voix qui se voulait coupante telle une lame. Chaque mot qu’il prononçait faisait briller mes yeux d’une immense tristesse. Voilà donc ce qu’il pensait réellement? J’avais beau l’avoir hais, détester, lui en avoir voulu de tout mon être je n’avais jamais pu me résoudre à cette pensée. Croyez-moi, j’avais tentée de me convaincre à maintes reprises, mais à chaque fois ma conscience me ramenait vers mon cœur et je regrettais chaque mot qui avait pesés dans ma tête. Son regard vint se voiler d’un noir abyssale juste assez longtemps pour que je le perçoive, juste assez pour faire croître la tristesse en moi être, sachant qu’il s’abandonnait à sa nature comme si cela était sa seule issue. Étais-je donc la seule à croire en lui? À croire qu’il avait la force de combattre ses pulsions si uniquement il en avait le désir? Je le voyais se reculer, un seul et unique pas suffit, cela me fit pousser un soupire et détourner ma tête vers la fenêtre de ma nouvelle cellule. Une prison restait une prison et tout ce qui n'était pas chez moi en était une à mes yeux. Que quatre murs qui me gardaient prisonnière d'un endroit d'ou je ne voulais pas être.

«Si tu crois ce qu’ils te disent, tu en deviendras effectivement un… »

Soufflais-je de ma voix abattu. Je vins poser une main sur mon visage pour essuyer la larme qui avait voulu naître dans mon œil et je me laissais ramollir dans ce lit. Je n’étais plus confortablement assise comme auparavant, mon corps se faisait lâche, tout comme mon cœur se faisait du mal.

«Mais je refuse de croire que tu en es un…même si tu as fait tout en ton pouvoir pour me prouver le contraire. »

Dis-je simplement en lui redonnant mon regard. Dans ses yeux j’aurais pu me noyer, mais chaque battement de mon cœur me ramenait au regard d’émeraude qui m’attendait, me rappelant que quoi qui ait existé n’aurait jamais du naître en premier lieu. Je soupirais de nouveau, je n’étais pas nécessairement assez en forme pour me lever et le forcer à m’écouter. S’il ne voulait ressentir de moi que l’exaspération, tel que j’avais promis, qu’il continue ses conneries.

«J’aime Nathan…Ça toujours été Nathan…»

Murmurais-je d’une voix plus faible en ne lâchant pas ses yeux. J’ignorais comment il réagirait, mais je me devais de lui dire la vérité, ce qu’il aurait du savoir depuis le tout début.


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MessageSujet: Re: You don't need me - Pv Jessyka  Mer 4 Oct 2017 - 15:29


You don't need me

Jessyka & Samuel

Sa présence en ce lieu avait quelque chose d’irréel à mes yeux. Elle était beaucoup plus forte que cela comment avait-elle pu faiblir au point se passer tout près de la mort ? Comment avait-elle pu tolérer cette souffrance aussi longtemps avant de finalement devoir être forcé à l’hospitalisation ? Que voulait-elle prouver en agissant ainsi ? Mon regard se posait sur elle en silence alors que mon esprit lui hurlait les questionnements qui me traversaient à chaque seconde qui passait et pourtant je ne la questionnais pas. Ce n’était ni le lieu et encore moins le moment pour toute les questions qui méritait des réponses et de toute manière son bien être n’était plus en lien avec moi dorénavant. Sa réaction face au charme que ma sœur avait jeter avait trop bien fonctionner, ce qui me prouvait qu’au fond, elle l’avait toujours aimer un peu et même si cela me détruisait de me l’avouer je devais le faire car sans cela je ne pourrai jamais me sentir à l’aise et je ne réussirais pas à passer à autre chose. Je continuais cependant de la regarder en silence, l’observant alors qu’elle reprenait légèrement des forces grâce au contact de nos mains. Je n’avais cependant pas prolongé notre lien, j’avais retiré ma main au bout de quelques secondes seulement, sentir la chaleur de sa peau me faisait trop de mal pour le tolérer d’avantage. Je n’avais pas envie d’aborder ce sujet mais je me devais de le faire, je n’étais pas seulement venu en ce lieu pour lui dire qu’elle n’avait pas à s’excuser mais surtout qu’elle avait trouvé une personne avec qui elle pouvait être heureuse et que pour moi c’était correct. Je pu cependant voir sur son visage un certain désaccord avec le terme de monstre que j’avais pris pour me qualifié. Elle ne mit pas très longtemps avant d’ouvrir les lèvres. Ses paroles m’arrachèrent un très léger sourire amusé. Personnes n’avaient besoin de dire que j’étais un monstre, je le savais tout simplement. Aucune personne saine d’esprit n’aurait fait ce que moi j’avais fais. Aucune famille ne méritait de perdre une personne qui leur était chère dans les conditions que moi je leur avais imposé. Donc si je n’étais pas un monstre, je me demandais réellement ce que je pouvais être.

Ce fut ses paroles qui me tirèrent de mes sombres pensées alors qu’elle me mentionnait qu’elle se refusait à croire que j’étais un monstre et que pour elle je tentais simplement de prouver que j’en étais un dans mes actions. Si seulement elle pouvait réalisé que j’étais une cause perdu, un véritable danger public et qu’elle pouvait l’accepter, ce serait tellement plus simple de la laisser partir. Si elle pouvait commencer à avoir peur de moi, cela m’éviterait de devoir faire les efforts nécessaires pour qu’elle vive heureuse loin de moi. Je détournais lentement les yeux alors que je sentais bouillonner en moi ce même désir pour elle que celui que j’avais ressenti à mon retour des enfers. Il était trop tard maintenant et de toute manière c’était mieux ainsi. J’observais les patients et infirmières qui passaient lentement devant la chambre, je les regardais en me disant que c’était mieux ainsi, qu’elle pourrait être heureuse mais surtout qu’elle pourrait avoir une vie humaine quasi normale mais malgré tout je n’arrivais pas réellement à m’en convaincre. Je fini tout de même par me retourner de nouveau vers elle pour plonger mon regard dans le sien et ce malgré la douleur. Ce fut à peu près à cet instant qu’elle ouvrit les lèvres une nouvelle fois, ses paroles me déchirèrent l’intérieur. Je pouvais presque sentir les muscles de mon cœur se rompre sous cette violente douleur causer par cet aveu que j’aurais préféré ne pas entendre. J’inspirai en silence mais j’avais l’impression de manquer d’oxygène malgré tout. Je n’avais envie de rien d’autre que de disparaitre à cet instant précis mais pourtant j’étais encore là. Je baissai les yeux en silence, amassant le courage qui me restait puis j’ouvris les lèvres.

« C’est toi qui le dis … moi je sais que ce n’est pas le cas … »

J’avais envie de lui avouer qu’elle était sous l’emprise d’un charme, j’avais envie de lui hurler au visage ma colère qu’elle se soit ainsi laisser berner par la magie, j’avais le désir de la secouer violemment jusqu’au moment ou elle réaliserait son erreur mais je ne le fis pas, je n’en avais pas la force et de toute manière cela ne servirait à rien. La magie du charme était trop incruster en elle et puisque je n’arriverais jamais à la mettre à mort pour régler ce problème j’allais devoir vivre avec les conséquences que ce charme horrible aurait sur moi. Je me reculai de quelques pas et lorsque je senti les rebords de la chaise d’accompagnement derrière mes genoux je me laissai tomber lourdement. Je me penchai ensuite vers l’avant pour poser mes coudes sur mes genoux et prendre ma tête entre mes mains, Je faisais de très gros efforts pour rester calme pour les minutes qui me restait à être dans la même pièce qu’elle, ensuite je pourrais disparaitre et laisser aller ma colère sur un autre continent pour que Vancouver puisse se remettre de ses morts. J’inspirai profondément puis au bout de quelques secondes je me remis en position assise normale et je posai de nouveau mon regard sur elle. Je n’allais tous de même pas la laisser seule sans lui donner une raison de se questionner au fond. J’ouvris lentement les lèvres.

« Tu devrais quand même questionner ton cher médecin sur ses origines … car de ce que je sache … il te ment »

Un léger sourire apparu sur mes lèvres mais je n’ajoutai rien. C’était bien suffisant pour le moment.



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MessageSujet: Re: You don't need me - Pv Jessyka  Mer 4 Oct 2017 - 19:16


You don't need me
Jessyka&Samuel  
▴▽▴⟁▴▽▴

Bien que j’aie eu un certain regain d’énergie, j’avais une certaine honte de me retrouver dans cette position misérable, d’un autre côté j’ignorais ce qui m’avait poussée à me rendre à ce point malade. Je n’avais pas l’habitude de me laisser crever par simple et pur orgueil, pourtant dans ce lit d’hôpital j’avais frôlée la mort, je m’étais laissée entrainer par cette faiblesse jusqu’au dernier moment. Sincèrement, je ne pourrais vous dire la vérité sans me sentir honteuse. Étrangement à chaque fois que mon corps vacillait un peu plus vers la faiblesse je me sentais libérée. Comme si une malédiction s’était éprise de mon être, peu importait ce que cela signifiait, mais c’était comme si le venin était enfin capable de sortir lorsque je passais près d’un état catastrophique. J’en avais eu besoin, j’avais eu besoin de me sentir faible, de me sentir libre. C’était stupide, je le savais bien, mais je n’avais pas été capable de combattre cette addiction que j’avais avant de me retrouver en plein lit d’hôpital. Je m’en voulais par rapport à Nathan, il avait du me ramasser à la cuillère, j’avais eu la mauvaise idée de cacher mes symptômes à la quasi-totalité des gens que je connaissais. Je refilais simplement en passant une main sur mon visage pour tenter de ne pas penser à un détail troublant. Si une seconde avant je n’avais voulu que ses yeux dans les miens, un souvenir m’était revenu et m’avait obligée à revenir vers la réalité. Bordel, il avait couché avec Alyssa et elle portait cette chose en elle. C’était dégoutant, répugnant, dites les, nommez les j’en passe. La nausée me prenait presque automatiquement après que mes paroles se soient fait entendre. C’était mieux ainsi, me dis-je, heureusement je n’avais pas été assez conne pour en être éperdument amoureuse. Je voyais bien ce que cela avait fait à Alyssa. Elle était devenue complètement cinglé, hystérique, elle avait changé du tout au tout. Mon amie autrefois saine d’esprit n’était plus que l’ombre d’elle-même dans l’intention de sucer la baguette magique de Samuel. Non, mais non. Je me remémorais notre petite conversation, son ventre rond, puis mes yeux se posaient sur lui pour provoquer un haut le cœur. Comment diable avais-je réussis à éprouver des sentiments, aussi faux soient-ils, en sachant tout ce qu’il avait fait?

Il parlait alors, répondant à mon affirmation, me faisant soupirer d’une exaspération qui n’était pas nouvelle. Bien sûr, me dis-je, il croyait que tout cela avait été réel. Je ne lui avais pas non plus donné des indices concernant la fausseté de mes sentiments. Je ne voulais pas le blesser, mais en même temps il devait comprendre que je ne l’aimais pas, j’ignorais comment l’aborder autrement sur ce sujet. Je me mordais simplement la lèvre, soupirant, lui redonnant mon regard non sans sembler distante. Ça ne servait à rien de crier, de me débattre, de faire trembler la pièce du bout de mes doigts puisque mon but n’était pas de le détruire. Sur cette pensée je vins poser mon regard sur mes doigts et je les bougeais légèrement. Je ne sentais rien, comme si mon lien avec la magie avait été coupé, ce qui me rendait fortement perplexe. Comment était-ce possible? Comment avais-je donc perdu ma magie? Je me concentrais subitement, tentant d’y faire apparaître une flammèche aussi minime soit-elle, mais aucune chaleur ne vint rejoindre ma main. Vide, me dis-je avec horreur, j’étais complètement humaine. Espérons que ce statut soit temporaire, mais je ne devais user de mes pouvoirs pour un moment, je ne survivrais pas dans ce monde si je venais à le perdre. Mes yeux se relevaient sur lui quand il ouvrait ses lèvres pour me dire que Nathan me mentait. Je fronçais immédiatement les sourcils en me demandant ce qu’il venait me chanter là. Je savais tout sur Nathan, des crises dépressive au fait qu’il était né en Italie. Fils d’une sorcière il n’avait jamais développé ses talents magiques, cela arrive de façon fréquente, je cherchais donc ce que Samuel voulait raconter avec beaucoup trop de satisfaction.

«Bien sûr…tu va me dire qu’il est enfaite un démon c’est ça? »

Je ne voulais pas paraître aussi insolente, mais ces mots sortirent par eux-mêmes de ma bouche avec un certain dégout. Me dites pas que j’étais atteinte de la même hystérie qu’Alyssa? Je m’éclaircissais la gorge en gardant les sourcils froncés et un regard plus mauvais. Il avait eu ce qu’il voulait de toute évidence, il me faisait douter, car je cherchais à savoir exactement ce qu’il savait que j’ignorais.

«Pourquoi es-tu venu ici? Pour me voir dans toute ma misère? Tu voulais m’en ajouter une couche supplémentaire? Bravo.»

Je tentais de croiser mes bras, mais je trouvais une certaine résistance ce qui me fis tourner les yeux vers les fils qui étaient branchés dans mon corps. Un soupire se fit entendre avant que j’abandonne le combat. Qu’est-ce qui me prenait? Pourquoi est-ce que j’agissais ainsi? J’étais complètement déboussolée, je ne voulais pas de ça, je ne voulais pas me mettre en colère sans aucune raison contre lui. Je baissais simplement le regard, affaissant mes épaules, avant de simplement me laisser crouler dans le lit.



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MessageSujet: Re: You don't need me - Pv Jessyka  Ven 6 Oct 2017 - 20:40


You don't need me

Jessyka & Samuel

Je savais bien que la raison pour laquelle Jessyka se trouvait dans ce lit d’hôpital à ce moment précis provenait du simple fait que notre lien était beaucoup trop demandant pour elle. Mes pouvoirs absorbaient tout ce qu’il y avait de mauvais mais également des segments qu’elle aurait du garder pour elle. En tout premier lieu cette minuscule parcelle d’humanité qu’elle m’avait donner par erreur et qui avait fait en sorte que mon cœur de pierre avait craquelé pour finalement se remettre à battre normalement. Cette petite parcelle d’espoir qui n’avait offert pour un court moment ce sentiment de bonheur et de plaisir que je savais ne jamais pouvoir percevoir de nouveau maintenant qu’elle était sous l’emprise de ce charme idiot. Je pouvais sentir son regard sur moi mais il n’était plus le même, je savais très bien qu’elle ne ressentait plus ce frisson lorsque ses yeux se posait dans les miens et malgré que je sois le premier à dire que c’était mieux ainsi, je souffrais de ce changement. J’étais d’accord avec ma sœur jumelle malgré tout. Après les nombreuses horreurs qui avaient occupé mon passé et mon présent, j’étais loin d’être celui qui méritait le bonheur. Je devais remettre mon cœur à zéro, lui faire réaliser que ce plaisir était passager mais que nous devions reprendre notre route en faisant cavalier seul. Mais sans le cheval … je n’aime pas ce genre de bestiole stupide qui croit pouvoir obtenir une carotte simplement en te faisant un sourire. Non merci pas de cheval … en plus sa sent mauvais ! Mais bon je m’éloigne du sujet principal. Au final ce que je voulais dire avec tout cela, c’était que son état actuel provenait certainement du fait que notre pacte était mauvais pour elle. Pourtant je n’arrivais pas à me décider à la libérer de cette entente. Car en tant que démon de haut niveau, j’avais le pouvoir de rompre ce pacte si je le voulais. Je ne le faisais cependant pas, j’aimais encore pouvoir percevoir ses pensées, savoir comment elle se sentait … c’était pathétique mais je ne voulais pas m’en passer pour le moment.

Je tenais tout de même à ce qu’elle se questionne un peu sur son nouvel amour qui était selon ce que je pouvais entendre parfait à tout point de vue. Bien sur il fallait oublier le fait qu’il était un alcoolique récurent, qu’il agissait comme une personne tout à fait normal mais qu’au fond il était un monstre au même titre que moi. La seule différence c’était que lui il devait sauver des vies et moi je les enlevais. On était pareil au fond ! Ce fut d’ailleurs pour cette raison toute simple que j’avais fini par ouvrir les lèvres pour lui mentionner que son médecin lui mentait et je pu immédiatement sentir qu’elle n’appréciait pas du tout ce que je venais de dire. Ce qui me plaisait cependant venait du simple fait qu’elle se questionnait tout de même et ce même si elle ne me croyait pas. C’était entièrement ce que je voulais. Je ne lui demandais pas de me croire, je voulais simplement installer un doute, ne serait-ce qu’une parcelle seulement. Si elle avait un doute, elle finirait par vouloir connaitre la vérité et donc soit elle ferait des recherches avec sa famille et celle qui était la mieux placer pour lui répondre, soit elle irait voir directement ce cher Nathan pour le questionner sur ses origines. Ce fut la voix de la jeune femme qui me fit revenir à moi. Toujours assis sur la chaise qui se trouvait dans la pièce, je relevai les yeux pour les poser sur elle alors qu’elle me questionnait à savoir s’il était un démon mais de manière détourner. Je ne pu retenir un ricanement amusé. Si seulement il avait le bonheur d’être aussi cool. J’ouvris les lèvres à mon tour.

« Dans le même genre si on veux … »

Le silence s’installa de nouveau entre nous alors que la jeune femme s’éclaircissait la gorge. Je du réprimer un sourire lorsque je me rendis compte qu’elle avait toujours les sourcils froncer. Ce n’était pas réellement à son avantage mais bon, elle ne se voyait pas et donc elle pouvait bien faire ce qu’elle voulait. Je me relevai alors de la chaise, il était inutile que je reste assis car je savais bien que j’allais bientôt quitter les lieux. Je venais tout juste de passé une main dans mes cheveux au moment ou Jessyka reprit la parole. Sa voix était toujours aussi froide, mais je percevais tout de même un peu de déception au fond. Je pris quelques secondes supplémentaires avant de finalement m’approcher du lit lentement. Je plongeai alors mon regard dans le sien puis, lentement j’ouvris les lèvres.

« Je suis ici car tu me l’as demandé … il n’y a pas d’autre raison Jess … »

Ma voix était étrangement calme mais elle avait perdu sa froideur. J’étais triste de la voir agir ainsi avec moi alors que moins d’un mois auparavant elle était dans mes bras et elle me mentionnait m’aimer. Je soupirai lentement puis par habitude je pris ma main pour aller replacer une mèche de ses cheveux derrière son oreille mais rapidement je retirai ma main quand je pu réaliser ce que je venais de faire. Je me reculai d’un pas puis j’ouvris une nouvelle fois les lèvres.

« Tu finiras par te rendre compte que sa vie n’est pas aussi rose qu’il le prétend … et ce jour là je serai la si tu as besoin de moi … »

Je marquai une pause avant de reprendre.

« Tu connais l’adresse du manoir de toute manière … »

Ma voix se brisa alors et sans une parole supplémentaire je m’éclipsai. Je réapparu dans ma voiture qui se trouvait dans la rue et alors je démarrai le moteur pour retourner au manoir.




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