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  it passes or it breaks - Jess

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Vampire
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MessageSujet: it passes or it breaks - Jess  Jeu 21 Sep 2017 - 13:10



it passes or it breaks



Il y a une semaine j’ai appris que Je suis enceinte… Jenna ne m’a pas menti… C’est étrange mais mon ventre commence à se voir alors qu’il y a quelques jours on ne voyait rien du tout… Comment je sais que ma sœur ne m’a pas menti ? Très simple. J’ai tout d’abord confronté Samuel pour savoir s’il savait bien dès le départ que j’étais sa soeur et savoir s’il couchait bien avec Jessyka. Cela ne fut pas du tout une partie de plaisir et en quittant les lieux j’étais à la fois anéantie et hors de moi. Puis  je suis partie rapidement en direction d’une pharmacie de garde pour demander un test de grossesse. J’étais totalement morte de honte et je n’ai pas aimé le regard de la vendeuse qui me jugeait sans rien savoir de la situation. Pour finir, j’ai couru jusqu’à chez moi et j’ai fait ce qu’il fallait faire. Et là, au bout de quelques petites secondes… Le test m’a annoncé enceinte de quatre mois. Quatre mois ? Je suis enceinte depuis tout ce temps et je n’en avais pas conscience ? Je pensais que mes nausées étaient dues au stress mais non, c’était probablement le petit monstre qui grandissait déjà en moi… Je devrais être apeurée, terrifiée. Je devrais même vouloir le perdre car il est de Samuel… Mais non… Je sais que c’est contre nature. Tomber enceinte de son frère… Mais je ne savais pas qui il était lorsque je couchais avec lui, lorsque je tombais amoureuse de cet homme… Et cet enfant est le fruit de notre amour… Il sera là seule chose qui me rappellera ce qu’on a vécu. Et à travers lui je pourrais aimer librement son papa… Qu’est-ce que je vais devenir ? Si jamais Samuel apprend que je suis enceinte de lui je ne sais pas ce qu’il va faire mais je suis sûre que ce ne sera rien de bon… Il n’en voudra pas de cet enfant et encore moins le voir. Il faudra peut-être que je quitte cette ville, voire même peut-être le pays pour pouvoir élever librement notre fils, parce que oui je suis persuadée que c’est un garçon que je porte. Ou alors il sera heureux d’avoir un enfant et nous pourrons nous aimer sans nous préoccuper des autres. Mais ce n’est pas possible cette solution, je le sais très bien. C’est pour cela que je fais tout pour oublier Samuel… Mon Samuel, pas mon frère. Et puis de toute façon il est heureux avec sa putain, mon ancienne meilleure amie… Et moi j’ai seulement Ryley comme ami désormais… On s’est bien rapproché, je crois qu’il y a eu un petit déclic lorsqu’il m’a sauvé. Je ne saurais encore expliquer quoi. Au départ je me suis rapprochée de lui car c’est une vieille connaissance mais surtout parce qu’il est le cousin de Jessyka et qu’elle ne voulait pas que je le mêle à ma vie, mais depuis c’est juste parce que je l’apprécie et surtout à cause de ce qu’il s’est passé ce soir-là lorsqu’il m’a aidé à me soigner.

Dès le lendemain du test de grossesse je n’ai pas pu me retenir ; j’ai été acheté quelques vêtements de nouveau-né. Pas beaucoup, juste deux ou trois… Et des tétines… Et surtout ces petites chaussettes tellement petites et si mignonnes… Je n’ai pas pu résister non plus à des vêtements moulants pour moi en imaginant déjà mon ventre qui s’arrondira dedans… J’ai tellement hâte que cela se voit car j’ai du mal pour l’instant à réaliser que dans cinq mois je ne serais plus jamais seule. Comment je vais faire avec mes études et un enfant ? Comment je vais subvenir à ses besoins ? Il va falloir que je me trouve un emploi. Et comment ma famille va réagir ? Ils vont me prendre pour une pute, surtout lorsque je dirais qu’il n’y a pas de père… Tant pis. Je n’ai pas besoin d’eux, nous n’avons pas besoin de cette famille maudite. Après ces achats je suis rentrée chez moi pour les cacher dans mon armoire et je me suis couchée après avoir juste enfilé un short. J’ai regardé mon ventre pour voir s’il y avait du changement mais je n’en voyais pas encore. Je n’ai pas pu m’empêcher de sourire comme une idiote et de caresser ce petit être merveilleux, ce mini Sam… J’ai fini par m’endormir.

Le surlendemain je suis allée voir le gynéco pour confirmer ma grossesse. J’ai pu voir ce petit être grâce à une échographie. Et j’ai entendu ses battements de cœur ! Mes larmes ont coulé. Je n’ai pas pu les retenir tellement j’étais heureuse… Son petit coeur bat si vite! C’est indescriptible. C’est apaisant et angoissant à la fois. Hannn et vous voulez savoir son sexe ? Parce que moi je le sais ! Bon allez je vous le dis… C’est… UN GARCON ! Je vais avoir un vrai mini Sam ! Un fils… C’est si merveilleux…Et j’ai déjà une idée de prénom… Samael... Mais je garderais pour l’instant sous silence cette idée de prénom... Je suis repartie avec une petite photo de lui. Je suis aux anges.
Aujourd’hui, après une absence de quelques temps, je retourne enfin en cours. Mon médecin, qui va me suivre désormais pour ma grossesse m’a donné un mot d’excuse. J’ai enfilé une tenue très moulante, j’aime mon petit bidon qui a commencé à apparaître soudainement même si j’appréhende le regard des autres élèves et surtout même si j’appréhende de voir Jessyka. Elle va bien voir que j’ai pris du poids. Je ne pense pas qu’elle comprendra que c’est parce que je suis enceinte, j’aurais très bien pu faire de la boulimie et manger à en exploser… Depuis notre dispute, j’ai eu de bonnes raisons pour me consoler avec des sucreries. Et si je vais vomir on pourra mettre cela sur le compte du trop-plein. Comment pourrait-elle se douter que je suis enceinte ? Eh merde… C’est vrai qu’elle peut s’y attendre… La fois où je lui ai avoué que je n’étais plus vierge je lui ai dit que nous nous n’étions pas protégés… Tant pis… J’avance dans les couloirs la tête basse, je tiens ma veste fermée pour que personne ne voie ce petit ventre légèrement rebondi. Mais une fois dans la salle je retire ma veste et m’installe. Je sors mes affaires et pose une bouteille d’eau sur la table. Jessyka arrive alors. Je n’arrive pas à la regarder. Je ne veux pas la voir… C’est trop dur de faire comme si de rien était alors que je sais tout pour elle et Samuel même si celui-ci dit ne pas avoir couché avec… Je ferme les yeux quelques secondes pour me calmer et caresse machinalement mon ventre un peu avant de prendre mon stylo et de me concentrer sur le cours. J’aimerais sortir la photo de mon petit loup qui se trouve dans ma poche mais il ne faut pas, Jessy pourrait la voir... Je sens son regard parfois sur moi, je ne peux que pincer les lèvres pour me retenir de lui gueuler dessus devant tout le monde. Je pousse un soupir d’exaspération en fermant les yeux et en pinçant mon nez avec mon pouce et mon index. Il faut qu’elle me lâche, c’est elle qui a décidé qu’on ne pouvait plus être amies. Elle m’a demandé de choisir entre ma famille et elle. Elle s’attendait à quoi ? Forcément que je choisirais ma famille que je n’ai jamais connue et avec qui j’aurais pu créer des liens maintenant qu’ils sont de retour dans ma vie. Même si je sais aujourd’hui que c’était stupide de ma part. Ce que Jessyka aurait dû comprendre c’est que je serais forcément revenue vers elle car elle fait partie de ma famille ! C’est ma deuxième sœur, la plus importante à mes yeux. Mais elle ne l’a pas compris sur le coup. Elle n’a pas compris que je ne la considère pas comme une simple amie… Tant pis pour elle… Et tant pis pour moi… Et surtout maintenant mon avis sur elle a bien changé. Elle est tombée sous le charme de mon frère alors que je ne le connaissais pas encore ! Alors que je n’avais partagé aucun moment avec lui ! Elle pouvait le voir mais moi non, elle pouvait créer un lien unique avec lui mais moi non ! Ce n’est pas normal ! Et puis j’ai découvert que mon frère était mon petit ami ! Il me trompait donc avec ma meilleure amie. Et elle n’a jamais eu aucun doute. Ils me font pitié tous les deux, mais j’aurais plus de facilité à pardonner à Samuel plutôt qu’à Jessyka. Il savait que notre histoire était vouée à l’échec étant donné que nous sommes liés par le sang. Il s’est juste cherché quelqu’un pour me remplacer… Et elle est la fille la plus proche de moi… Nous sommes tombés amoureux malgré les liens du sang, nous étions attirés l’un à l’autre. Je ne peux pas croire qu’il n’était pas réellement amoureux de moi, je sais que cette affirmation est fausse. Cela se voit qu’il tenait réellement à moi… On finira par se retrouver.

A force de penser à tout cela les nausées sont revenues, j’ai un haut le cœur et je sens que je suis sur le point de vomir. Je pose ma main sur la bouche et essaie de me calmer en inspirant profondément par le nez mais mon ventre se contracte de nouveau. Je sens que ça va venir… Je me lève en renversant la chaise sur mon passage et pars en courant vers les toilettes sans laisser le temps à la prof de parler. Pourvu que j’y arrive à temps, il ne faut pas que je fasse ça dans le couloir… Pas ici, pas devant des élèves… J’accélère autant que je peux et pousse enfin la porte brutalement des toilettes. Je me jette vers la première cuvette et laisse partir mon petit déjeuner une première fois puis une deuxième fois. Mon estomac est enfin vide. Je m’essuie avec du papier toilette et reste assise à terre contre le mur. Je replis mes jambes pour poser mon front sur mes genoux. Mes bras enroulent mes jambes et je reste ainsi je ne sais combien de temps. Mes pensées se tournent vers Jessyka. J’aimerais tant partager cette nouvelle avec elle mais je ne peux pas… Enceinte de mon frère ! Comment le prendrait-elle ? Elle dirait que c’est de famille ce comportement incestueux, elle me jugerait… Et vu que je porte l’enfant d’un démon je suis sûre qu’elle me maudirait avec ses pouvoirs de sorcière… Et puis il ne faut pas oublier que je suis enceinte de son petit ami au final… Mais pourtant j’aimerais avoir une amie qui me soutienne les cheveux, qui me passe de l’eau froide sur le visage, qui fasse les boutiques avec moi… Je n’ai plus personne avec qui partager tout ça… Ryley, lorsque je lui dirais, ne pourra pas partager tout ça avec moi, c’est un homme… Je ne vais pas lui demander de remplacer sa cousine. Pourquoi a-t’ il fallu que mon frère et Sam ne soit qu’une seule et même personne ? Jessyka aurait pu devenir ma belle-sœur et j’aurais pu continuer à être avec mon Sam… Tout serait si simple s’ils étaient deux… Elle me manque tellement.... Soudain je sors de mes pensées lorsque j’entends la porte des toilettes s’ouvrir. Eh merde ! On ne peut pas être tranquille deux secondes ! Je ne bouge pas, mais l’inquiétude de savoir qui est dans la pièce me fait me pencher à nouveau par-dessus la cuvette pour vomir de la bile. Fuck ! Maintenant on sait que quelqu’un est là à se faire vomir… Si on découvre que c’est moi je vais avoir le droit à plein de jolies rumeurs… Et je n’en ai vraiment pas besoin en ce moment. Heureusement cette personne n’est autre que… Jessyka… Je ne bouge pas, ferme les yeux pour la faire disparaître comme par magie mais cela ne fonctionne pas. Et dans le fond je suis heureuse qu’elle soit là. De toute façon pour l’instant je suis bien trop mal pour lui faire la morale. Mais il va falloir que je lui explique que je sais tout… Il va falloir qu’on se parle à cœur ouvert et qu’on mette toutes les choses à plat. A cet instant, dans les toilettes, notre amitié risque d’être brisée à tout jamais. Nous ne pourrons plus jamais la réparer je pense. Je vais essayer de rester calme mais je ne promets rien. Je n’arrive tellement plus à me contrôler. Depuis que je suis enceinte je ne gère plus correctement mes émotions je crois.

Je ne me redresse pas, je ne bouge pas d’un pouce. J’attends de voir ce qu’elle va faire ou ce qu’elle va dire. Et je sais que je vais devoir lui dire que je suis au courant pour elle et Sam, et lui dire également que nos Sam sont la même et seule personne… Comment vais-je y arriver ? Et lui annoncer en plus que je suis enceinte de cette personne… Je sens déjà venir le mal de crâne… Aidez-moi… Je veux rester calme mais une partie de moi à envie de tuer cette jeune fille, mon ancienne meilleure amie. Et l’autre n’a qu’une envie, tomber dans ses bras et pleurer jusqu’à m’assécher. A la place de tout ce dont j’ai envie, je fini par me redresser et me dirige au lavabo pour me rincer la bouche et me passer de l’eau sur le visage. Je regarde Jessyka à travers le miroir qui nous fait face.





© MISE EN PAGE PAR TAZER.

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Sorcier
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MessageSujet: Re: it passes or it breaks - Jess  Jeu 21 Sep 2017 - 23:40


It passes or it breaks
Jessyka&Alyssa 
▴▽▴⟁▴▽▴

Je ne savais plus quoi penser des dernières semaines. Il me semblait qu’il s’était passé une vie entière devant mes yeux et que je n’avais eu aucun choix à prendre dans celle-ci. Étrangement au fil des évènements je m’étais retrouvée couchée dans le même lit que Nathan, mais quelque chose était différent de nos habitudes. Je ne saurais comment l’expliquer, mais dans tout ce brouhaha de conneries j’avais découvert que j’étais éperdument amoureuse de lui. C’était étrange quand on y repense, moi qui n’avait jamais eu ce sentiment à proprement parler pour lui, j’étais soudainement une nouvelle personne. Depuis cette étrange soirée qui m’avait ramenée à lui, depuis que je m’étais avouée amoureuse de lui, ma vie avait continué d’aller de mal en pire. J’avais refusé jusqu’à maintenant de confronter Samuel, malgré les supplications de ma grand-mère, je ne me sentais pas prête à le revoir et lui expliquer que mes sentiments pour lui avaient été faux. Il méritait des excuses, mais en même temps une partie de mon être me disait qu’il était le seul responsable de cette mauvaise blague, un pacte mal créé qu’il aurait du empêcher. J’en avais eu une dispute avec Iris, elle ne comprenait pas ce qui me prenait de me proclamer amoureuse de Nathan, disant que je me méprenais. J’aurais cru qu’elle aurait été soulagée et contre toute attente je la retrouvais en colère noire contre ma personne. Je ne saurais vous dire si c’était pire que la dernière fois, lorsqu’elle avait apprit pour le premier pacte, ou si ce n’était que mon imagination qui me faisait croire qu’elle m’en voulait sincèrement de ne pas aimer Samuel Rosenwald. Bref, au courant de la semaine je retournais à l’école, toujours assise aux côtés d’un bureau vide. Alyssa ne se présentait pas et je n’osais pas prendre de ses nouvelles. Je me doutais bien qu’elle ne répondrait pas à mes appels depuis notre dernière dispute. Je ne faisais que soupirer et écouter Madame Beauchamp déblatérer sur l’histoire de Vancouver.

Je remarquais que quelque chose clochait le mardi, me rendant en classe avec une nausée immense ainsi qu’une fatigue qui ne terminait jamais. Au début je cru couvrir un rhume, rien de très grave, mais au bout d’un moment je tentais de faire de ma magie et elle ne fonctionnait plus. Je ne pouvais pas en parler à ma grand-mère, nous n’étions pas dans le meilleur des termes, alors je me dis que cela ne devait être que le manque de sommeil. Je n’en fis pas tout un plat, allant simplement dormir en séchant les cours de l’après-midi comme j’en avais de toute façon l’habitude, je me réveillerais dans la soirée et me rendrait chez Nathan pour y passer la soirée. Lors de la nuit du mercredi je me mis à me sentir encore plus faible, vidée, à en croire que quelqu’un me prenait l’entièreté de mes forces vitales ainsi que de ma magie. Je me doutais bien du coupable, mais je n’avais pas encore le courage de l’affronter, j’expirais donc avant de me coller contre l’homme qui faisait battre mon cœur. Une lourde odeur d’alcool émanait de lui, me faisant plisser le nez, m’empêchant de réellement profiter de son parfum. Je n’étais pas nécessairement une fanatique de rhum épicé qui lui sortait presque par les pores de la peau. Je fini par fermer les yeux en me promettant de rencontrer le démon au lendemain.

Le mercredi au matin, non en soirée, je me relevais raide comme une barre. Je réalisais que j’avais dormis presque vingt heures sans arrêt. Je regardais mon téléphone pour voir que j’avais deux appels manqués de l’école et je soupirais brusquement en remarquant ma solitude. Pour tout vous avouer je me suis dégonflée. J’ai été incapable de prononcer ou penser son nom. J’avais peur de lui, peur de ce qu’il me ferait subir comme châtiment, j’avais vue les nouvelles qui indiquaient que vingt huit corps avaient été retrouvés. J’aurais aimée m’excuser du jugement qui fit partie de moi, mais je ne pu m’empêcher de me dire qu’il était l’unique coupable de cette dévastation, me confirmant qu’il n’avait aucun cœur. Je me repliais sur moi-même en allumant la télévision et voyant les médias débattre avec le chef de police sur le manque de sécurité dans la ville. Je ne pu m’empêcher de soupirer d’une souffrance voilée, sachant que j’étais en partie responsable de ces événements, ces pensées égocentriques avaient lieu d’être. Je ne pu me rendormir par la suite, prenant mon téléphone pour envoyer un message à Nathan, lui demandant quand il rentrerait enfin à l’appartement. Je n’eu de réponse avant des heures, je fini par m’étendre sur le lit, fixant le plafond jusqu’à ce que le soleil revienne me caresser.

Le jeudi, malgré toute la fatigue qui était mienne, je me rendis en cours. Je m’assisais à ma place, sac à dos sur ma chaise, livre sur mon pupitre. Je ne pu m’empêcher de déposer mes yeux sur mon petit appareil électronique pour envoyer d’autres messages à Nathan. Il était médecin, alors je pouvais bien lui dire mes symptômes pour qu’il trouve ce qui clochait avec moi. Je du lui énumérer les nausées, la fatigue, le manque d’appétit, l’insomnie ainsi que le sentiment de vide qui m’habitait constamment. Étrange ce sentiment si vous voulez mon avis. C’est comme si vous étiez là, mais qu’il vous manquait la partie la plus importante de votre être, donc vous deviez simplement continuer à vivre jusqu’à ce que le vide soit moins difficile à supporter. Je soupirais lorsqu’il me répondait de me rendre à l’hôpital, sous prétextant que j’avais peut-être besoin d’aide psychologique, je déposais mon téléphone après avoir clairement refusé cette proposition. À quoi ça sert de sortir avec un médecin s’il ne vous traite pas lui-même? Il n’aurait qu’à me prescrire d’autres médicaments, ce n’était pas si compliqué, il me désespérait parfois. Je passais une main sur mon front en entortillant un peu mes cheveux entre mes doigts, les empoignants en baissant ma tête, les yeux vers mes livres. Un autre cours, une autre chaise vide, je repris mon téléphone afin de faire le tour de mes contacts pour enfin tomber sur elle. Le même petit émoji de renard y était apposé après son prénom et je ne pu m’empêcher de le lâcher pour enfouir mon visage dans mes mains. Je regrettais tellement mes mots à cet instant précis, chaque mot jusqu’au dernier, puisque j’aurais eu besoin d’elle maintenant plus que jamais. Je du retenir les larmes, la peine qui se prenait au fond de ma gorge, mais je ne pu me concentrer de nouveau sur le cours de la journée.

En soirée je me rendais directement chez Nathan pour éviter ma grand-mère et elle fut pourtant présente. Je plissais le front de désaccord, mais Nathan ne m’accordait pas sa pitié, ce qui me fit croiser les bras de désaccord. Encore une lecture sur mon comportement inacceptable, je devais apparemment régler l’histoire du pacte au plus vite si je ne voulais pas adresser la parole à Samuel selon elle, sauf qu’elle n’avait pas totalement raison. Nous étions tous les deux dans un silence de mort un envers l’autre. Est-ce qu’il avait tenté lui de me contacter? Non, il s’était mis à tuer des gens, il avait prouvé au monde entier qu’il n’était rien de plus qu’un meurtrier. Pourquoi c’était à moi de tout faire? J’entrais de nouveau en dispute avec ma grand-mère, mais Nathan calma la furie qui s’éprenait de moi en nous séparant. Il allait bien sûr consoler Iris qui était comme sa grand-mère, ce qui me fit rouler des yeux, je pris mon sac et je quittais. Ils pouvaient bien s’arranger entre eux s’ils le désiraient. J’allais errer dans les rues de Vancouver, les mains dans les poches de jeans, ne voulant pas rentrer dormir au couvent ou à l’appartement. Je me sentis particulièrement seule ce soir là. Le monde s’écroulait devant moi encore une fois, mes mains tremblaient de plus belle, je du m’arrêter dans une ruelle pour laisser mon dos contre le mur en jetant mon sac par terre. Les bras croisées, le froid qui me transperçait de plein fouet, cette veste de cuir qui ne me réchauffait pas alors qu’il neigeait je restais immobile. La tête contre la brique je réfléchissais, me demandant ce qui m’avait emmené à me retrouver dans cet état et comment diable avais-je pu être si conne. Un pacte perdu, mon âme dans les mains d’un meurtrier, ma vie ne signifiant plus rien pour personne. Ils me prenaient pour une folle parce que malgré tout ce qui était arrivé je refusais encore de briser le lien. Ce qu’ils ne comprenaient c’était que dans cet état de désespoir je m’accrochais à la seule chose qui m’avait empêchée de me suicider dans la dernière année. Ce moment tout tracé quand je tiendrais enfin le cœur d’Arioch dans ma main, vengeant enfin Selena, obtenant enfin le pardon du couvent pour tout ce qui avait été une erreur. Je respirais doucement, me rappelant que tout cela serait bientôt fini, j’aurais bientôt assez de puissance pour l’affronter et le tuer. Une fois fait je ferais réclamer mon âme par Samuel et lui ferait promette de ne jamais faire de mal à Alyssa. Bientôt, j’expirais un doux nuage dans un souffle glaciale, je n’aurais plus à me soucier de rien d’autre.

Je ne dormirais pas. J’allais simplement me prendre un café avec un extra espresso à la cafétéria et j’allais prendre mon temps avant de me rendre en classe. J’avais du emprunter une robe à une des filles de la classe d’histoire, mes vêtements étant complètement congelé par le froid extérieur, c’était presque un miracle de me voir dans une tel tenue. Je me rendais à mon cours en trainant des pieds, passant une main lasse dans ma chevelure d’amande, n’ayant pas tant envie d’y être pour tout vous dire. En levant mes yeux lors de ma rentrée en classe je vis la rouquine qui était assise à sa place. J’haussais un sourcil, mais je baissais mon regard peu après qu’elle croise le mien, venant m’assoir à ma place sans un seul mot. J’avoue qu’au courant du cours il m’arrivait de la regarder pendant une ou deux secondes. J’aurais voulu lui parler, savoir comment elle allait, m’assurer que sa vie allait mieux malgré notre dispute et pourtant je n’en dis rien. Mes lèvres étaient scellées et je me contentais de prendre des notes en écoutant à peine le professeur. Alyssa se levait soudainement, bousculant sa chaise par le même fait, ce qui fit naître un silence de mort dans la classe. Elle se sauvait en courant, laissant Madame Beauchamp incapable de dire un seul mot et tous les élèves fixant le coup de vent qu’elle avait laissé derrière. La professeur cligna des yeux quelques fois avant de reprendre l’ordre du jour et je soupirais doucement en écrasant ma tête dans mon livre d’histoire. Je voulu ignorer ce qui venait de se passer, inspirant l’odeur des pages par mes narines, laissant la fatigue me gagner en fermant mes yeux.

Ce fut une main sur mon épaule qui me ramenait à la réalité. Je relevais ma tête devenu si lourde, apposant mon regard confus sur Madame Beauchamp qui vint marmonner que je devrais aller vérifier si Alyssa allait bien. Je devais avoir fermée mes yeux pendant cinq minutes tout au plus lorsque je vins à voir l’heure sur mon téléphone. La nuit blanche que je venais à peine de vivre dans les rues de Vancouver ne devait pas aider ma confusion. Je me levais difficilement en m’appuyant sur le bureau, sentant un horrible vertige me prendre d’assaut, mais je me dirigeais tout de même visiblement lentement vers la salle de bain. Je gloussais en chemin, laissant mes mains contre les casiers, cherchant un appuie pour soutenir mon corps. Je sentais une boule dans ma gorge, une certaine douleur qui apparaissait tranquillement, me laissant avec un souffle court et une mine de mort. Je fini par mettre la main sur la porte de la salle de bain et je poussais sur celle-ci pour entrer à l’intérieur. Dès mon entrée j’entendis un vomissement et ravalait ma salive pour m’empêcher d’y répondre de la même façon. Je me rendais au lavabo, toujours aussi silencieuse, prenant appuie sur un des éviers pour enfin voir mon visage dans le miroir. J’avais vraiment l’air d’une fille qui nécessitait un long sommeil, mais je ne pouvais me le permettre pour le moment. Je reniflais doucement en passant une main dans mes cheveux pour les retenir derrière mes épaules. Je ne parlais pas, mes lèvres scellées par ce moment, ne sachant pas ce que je devais véritablement dire à cet instant précis. Je fini par me déplacer, allant appuyer mon dos contre le mur, voulant cacher ma faiblesse du moment. Je soufflais un peu en la voyant enfin sortir de la cabine, au moins elle était vivante, quoi que ses nausées ne fussent pas récentes. Je me souvenais qu’elle avait été malade lors de notre dernière rencontre, ce qui me fit froncer des sourcils lors d’un instant, me disant qu’elle avait du être terriblement rongée par l’anxiété ces derniers temps. Nos regards finirent par se rencontrer dans le reflet de la glace qui nous faisait face. Je ne déviais pas le regard, mais je ne pu m’empêcher de ne montrer aucune compassion, je n’avais plus aucune idée sur quel pied danser avec Alyssa.

«Encore ton anxiété?»

Soufflais-je sans trop d’émotion dans ma voix. Je serais mes mains sur mes bras, expirant mon inconfort, tapant légèrement du pied pour tenter de me garder éveiller. Je me mordais la lèvre, ne sachant vraiment pas quoi dire, au moment même j’ignorais quel sentiment me transperçait. Je voulais pleurer, mais en même temps je voulais être forte, je crains que la fatigue n’ait fait son travail sur ma personne. Je pris mon courage à deux mains, exaspérant un souffle court avant de m’avancer d’un pas vers elle.

«Tu veux en parler? Je suis tout ouïe, sinon si tu préfère je peux foutre le camp et dire à la prof que tu es malade.»

Dis-je avec un fond d’énervement dans la gorge. Je tapais un peu plus du pied, pas d’impatience malgré les apparences, mais parce que ma gorge me faisait terriblement souffrir. Je retenais un goût ferreux dans ma bouche, scellant mes lèvres pour retenir la nausée qui se prenait de moi, tournant mes yeux vers le plafond comme si cela m’aurait aidé. Mon téléphone était en classe, je ne pouvais donc pas contacter Nathan, je ravalais ma salive et reportais mon attention vers Alyssa. Mes yeux se firent humides, mon ventre se contractait de douleur, mes vertiges de plus en plus puissants. Je devais être forte, je me tenais debout, les bras encore croisés contre mon corps en tentant d’ignorer cette douleur aigüe qui me traversait le corps. J’avais l’impression que je regretterais vite d’être venu à l’école aujourd’hui. Une seule phrase résonnait pourtant dans ma tête à l’instant précis. Je soupirais difficilement.

«Aly, faut qu’on parle…de Samuel. »



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MessageSujet: Re: it passes or it breaks - Jess  Ven 22 Sep 2017 - 6:07



it passes or it breaks



Je n’arrive toujours pas à croire que je suis enceinte de Samuel. Pourtant mon ventre a déjà bien grossi en une semaine. C’est impressionnant. Je ne pensais pas prendre autant et surtout qu’à quatre mois de grossesse on le verrait autant. Mais faut dire que je n’ai jamais eu de point de comparaison. Le gynécologue a dit qu’il était bien gros déjà pour ce stade. J’ai bien fait pour le coup d’acheter des vêtements de grossesse juste après avoir fait pipi sur le test… Je ne ferme plus mes pantalons habituels. Par contre j’espère que les nausées passeront vite. Le médecin m’a dit que oui mais pour l’instant il n’y a aucun changement de ce côté. C’est ce qui me dérange le plus dans ma grossesse. D’ailleurs c’est à cause de ces nausées que j’ai dû quitter la classe sans un mot en courant. Je sens que je devrais donner des explications au professeur tout à l’heure et je sens que le regard des gens sur moi va grandement changer… De toute façon ma grossesse ne va pas rester indéfiniment un secret, surtout si je continue à prendre autant de poids… Mais j’assume… Enfin je crois. Je ne sais pas… Oui j’assume, tant que je peux cacher l’identité du père… Je remercie malgré tout les nausées car grâce à cela j’ai pu quitter le regard de Jessyka. C’est fou comme deux anciennes meilleures amies n’arrivent plus à se regarder dans les yeux et se parler normalement ou du moins juste comme deux connaissances… Enfin bon…

Une fois dans la salle de bain et une fois Jessyka arrivée je prends le temps de la regarder. Elle est dans une robe qui ne lui va pas. Elle a l’air trop grande pour elle. Et puis elle a un visage qui fait vraiment peur. On dirait qu’elle manque de sommeil et qu’elle manque de tout en fait. Elle a maigri, elle a les yeux rougis. On dirait même qu’elle va vomir tellement elle est pâle. Nous ne parlons pas durant quelques secondes, nous dévisageant dans le miroir. Je me pose plein de questions à son sujet et je suis persuadée qu’elle en fait de même pour moi. J’aimerais savoir pourquoi elle va si mal. Elle sort quand même avec un homme incroyable. Ah mais… Oui elle lui a vendu son âme. Est-ce à cause de cela qu’elle ne ressemble plus à rien ? Qu’elle a perdu sa joie de vivre ? Elle n’est plus que l’ombre d’elle-même. Et j’arrive pas du tout à comprendre pourquoi. Et surtout j’aimerais savoir pourquoi elle a vendu son âme à un démon. Qu’est-ce que cela lui apporte ? C’est une sorcière merde, elle n’a pas besoin de mon frère. Soudain elle me sort de ma réflexion en me demandant si c’est encore mon anxiété. De quoi elle parle ? Ah mais oui, du fait que j’ai vomi… J’ai envie de tout lui avouer, de tout lâcher d’un coup mais j’ai l’impression qu’elle n’est pas prête à entendre. Et surtout je ne sais pas si moi je suis prête à tout révéler, mais il le faut. C’est le moment ou jamais.

- Oui et non…

Je n’ai pu que dire cela. Je n’ai pas réussi à lui parler de la grossesse. Je ne sais pas comment l’avouer. Il y a tellement de choses à dire, je ne sais pas par quoi commencer. Elle ajoute alors qu’elle veut bien m’écouter ou foutre le camp. Je comprends sa réaction mais cela m’énerve également. Je sais que je n’ai pas été tendre avec elle mais j’avais mes raisons. Elle a l’air vraiment en colère, elle tape même du pied comme si elle voulait que je sois vraiment franche avec elle. Je me demande même si elle veut vraiment m’écouter parler et tout lui avouer. J’ai plus l’impression que c’est elle qui a besoin de se confier en cet instant. Et là elle prononce le prénom interdit… Samuel… Ainsi donc c’est de lui qu’elle veut parler en réalité… Je sens que le moment est venu pour la confrontation. Soit ça passe, soit ça casse… Le moment des vérités est arrivé. Je ne sais pas dans quelle position me mettre pour lui parler. Assise, debout contre le mur, posée contre le rebord d’un lavabo. Et est-ce que j’aurais le courage de la regarder dans les yeux ? Alyssa ne réfléchis pas. Tu as enfin l’occasion de parler à cœur ouvert et de te confier une bonne fois pour toute. Depuis une semaine tu rêves de pouvoir parler à Jessyka alors fonce ma fille. Je me racle la gorge et lui fais face. Je caresse mon ventre arrondi avec un sourire triste. Je pense que je vais commencer par ça. Non… Il faut dire les choses dans l’ordre. Mais quel est le bon ordre ? Ça m’énerve ! J’ai envie de pleurer tellement cela me semble compliqué et pourtant je ne vois pas pourquoi cela l’est. Peut-être parce qu’en fonction des mots que j’emploierais je risque de perdre Jessyka à vie ? Peut-être que j’ai besoin de la retrouver et que donc je dois mesurer mes mots ? Mais je ne sais plus le faire depuis quelques temps. Je n’arrive plus à me contrôler car la folie a pris possession de moi… C’est parti je me lance…

- Jessy… Depuis quatre mois j’ai été anxieuse, colérique, horrible, et je le suis encore. Mais c’est à cause des hormones… Je suis enceinte de Sam. Enceinte de quatre mois comme tu peux peut-être le remarquer.

En disant cela je lui ai montré mon ventre. J’ai tellement envie de pleurer. C’est la première fois que je dis à voix haute que je suis enceinte de Samuel… Cela peut sonner comme quelque chose de magnifique, sauf quand on se rend compte que je ne sors plus avec cet homme incroyable… Et que la raison de notre rupture est juste horrible. Samuel est mon frère… Et c’est la prochaine annonce que je dois faire à Jessyka. Je passe ma main sur mon visage en soupirant et baisse les yeux. Je ne veux pas lire sur son visage l’horreur ou le dégout.

- Le père est Samuel mais… Raaa c’est dur à dire… Cela serait rendre réelle la situation… Samuel est Samuel mon frère… En fait ils ne sont qu’un… Jenna savait et Samuel savait… Je suis tombée amoureuse de mon putain de frère démon. Et le pire dans tout cela c’est que je crois que dans le fond cela ne me gêne pas. Ce qui me gêne c’est que tu sois amoureuse de lui et qu’il le soit de toi ! Et que vous ayez couché ensemble. Et surtout que tu lui as vendu ton âme pour je ne sais quelle raison !

Je ne comptais pas dire tout cela d’un seul coup. Je voulais juste m’arrêter à ce qui me concernait, mais ma colère a prononcé le reste. J’ai levé le regard vers elle lorsque j’ai parlé de sa relation avec mon frère, je voulais vraiment voir sa réaction. J’ai besoin qu’il y ait de la tristesse, de la honte. Elle est sortie avec mon frère alors que je n’avais pas pu faire connaissance avec lui. Certes depuis j’ai appris qu’en fait je le connaissais bien mais là n’est pas la question. Je regrette malgré tout d’avoir dit tout cela assez durement, comme si je la jugeais. Enfin oui je la juge mais peut-être pas pour les bonnes raisons. J’en sais rien je juste trop perdue dans tout cela… Et je regrette d’avoir dit qu’être amoureuse de mon frère ne me gêne pas. Ce n’est pas ce que je voulais réellement dire. En fait j’ai encore du mal à assimiler que ces deux hommes ne sont qu’une seule et même personne. J’ai encore l’image de mon Sam et de celui que Jenna m’a présenté au party même si j’ai pu voir de mes propres yeux depuis que celui que j’aime a des yeux de démons… C’est comme si mon cerveau, ou plutôt mon cœur, refusait d’affronter la réalité. Ou peut-être est-ce ma folie qui parle. Qui sait ?

Maintenant je vais devoir faire face au jugement de mon ancienne meilleure amie ; de celle qui m’avait mise en garde contre ma famille et contre mon petit ami. Elle ne savait rien de tout cela, enfin j’espère, et pourtant elle sentait le danger venir. Jessyka va pouvoir me dire qu’elle m’avait prévenue et que je ne peux m’en prendre qu’à moi-même. Elle aura sans doute raison. Mais c’est de ses erreurs qu’on apprend et je pense que j’avais besoin de les commettre. Même si dans le fond je ne sais pas du tout ce que cela m’a apporté, à part un enfant. Pour l’instant je n’ai plus de petit ami, plus de famille et plus de meilleure amie. J’ai tout perdu en voulant faire partie de la famille Rosenwald, j’y ai même perdue ma santé mentale.



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MessageSujet: Re: it passes or it breaks - Jess  Ven 22 Sep 2017 - 11:32


It passes or it breaks
Jessyka&Alyssa 
▴▽▴⟁▴▽▴

Je ne déviais pas mon regard de ses yeux, me demandant si j’avais bien fais d’écouter la professeur et de me rendre dans cette salle de bain. À bien y penser j’aurais du trouver un endroit où dormir et y rester pour l’éternité. Je regrettais de faire comme si rien n’était malgré tout ce qui pouvait bien se produire dans ma vie. Continuer de vivre cette vie qui n’étais plus la mienne, de me rendre en cours en portant ce masque de mensonge, de respirer le même air que j’avais déclaré être mien autrefois. Je ne méritais plus cette vie calme et tranquille que j’avais tentée d’avoir. Il fallait arrêter de se voiler les yeux, il fallait arrêter de se dire des mensonges, je devais être réaliste désormais. C’est peut-être pour cela que je manquais légèrement de patience ou de compassion envers Alyssa. Je voyais bien qu’elle n’était pas en forme et pourtant j’évitais de toucher au sujet. J’effleurais l’anxiété qu’elle m’avait dit vivre, sans rien de plus, je ne voulais pas entrer dans les détails pour tout admettre. Comme j’avais mentionnée, je n’avais plus aucune idée sur quel pied dansé avec Alyssa, elle avait tellement changée depuis mon retour. Je restais donc silencieuse autant que possible, l’invitant à discuter par elle-même, puisque au départ je n’avais aucune envie de discuter.

Pourtant c’est moi qui ai décidée de discuter de ce démon qui nous liait désormais d’une vie commune. J’osais prononcer son nom pour la première fois depuis une longue semaine, d’un ton plus neutre, je me devais simplement d’expliquer à Alyssa pour le pacte et rien d’autres. Le reste était entre moi et lui, des excuses longuement dues, que j’avais osée retarder autant que possible. Alyssa me semblait déstabilisée lors d’un moment, comme si elle cherchait comment se placer, comme si ce prénom voulait dire beaucoup trop pour elle. Je fronçais légèrement des sourcils suite à sa réaction. Les bras croisés contre mon corps, je tentais de rester debout, de cacher les faiblesses qui s’éprenaient de mon corps. J’inspirais doucement, décidant de la laisser parler en premier, décidant qu’il n’était pas encore temps pour moi d’en parler. Elle se tournait vers moi, se caressant le ventre d’une façon étrange, me faisant relever le regard vers ses yeux. Il était vrai qu’elle semblait avoir pris du poids, mais elle ne serait pas assez stupide pour tomber enceinte à son âge, elle se serait fait avortée à coup sûr. Alyssa était une fille intelligente, de ce que je connaissais d’elle, elle savait bien que la présence d’une grossesse dans son adolescence ne lui serait aucunement avantageuse. Pourtant il est vrai que je ne la connaissais plus, je n’avais plus aucune idée de qui elle était, alors je ne disais rien et tentais d’oublier cette pensée qui venait de me parcourir l’esprit.

Quand elle se mit à ouvrir les lèvres et dire un millier de mots je restais impassible. Elle était donc véritablement enceinte de son inconnu. Elle passait ses comportements sur ses hormones et cela me fit immédiatement rouler des yeux. Elle pensait vraiment que ses paroles seraient oubliées juste en mentionnant qu’elle portait la vie? À ce que je sache elle m’avait traitée de monstre avant les quatre mois qu’elle s’affirmait enceinte, son comportement était donc déjà chancelant avant. Je soupirais en me reculant vers le mur, sentant un nouveau vertige s’éprendre de moi, apposant ma main sur mon front pour me calmer. Cette réaction pourrait facilement être prise pour une surprise, ce qui était à mon avantage, car autrement je ne crois pas que j’aurais réagis positivement. Elle soupirait à son tour, les yeux bas, je la regardais toujours aussi silencieuse en me demandant qu’elle connerie allait suivre ses paroles. Ce qu’elle dit eu d’abords pour effet de me faire grimacer de dégout. Il faut croire que les Rosenwald aimaient leurs incestes. Puis un autre dégout quand je pensais que j’avais embrassée Samuel pendant les quelques temps de déstabilisation, donc j’avais par alternance partagée de la salive avec Alyssa. Huh. Mon haut le cœur remontait de plus belle, le goût du fer se faisait prononcé, j’apposais ma main sur mes lèvres pour éviter de lui montrer la totalité de ma réaction. Finalement les derniers mots qu’elle osait dire venaient faire naître un visage de questionnement. Elle parlait de quoi?

«Qui t’a dis cette connerie? Sérieusement Alyssa…ton frère est le foutu meurtrier de Vancouver, tu pense vraiment que je pourrais l’aimer? »

Je du me retenir de rire, je sentais que si je le faisais je vomirais quoi que se soit qui voulait sortir, valait mieux que je me retienne. Je ne faisais que la dévisager, oubliant de parler du reste, de toute façon je n’avais pas vraiment envie de discuter de cela pour le moment. Il faut avouer que les seuls mots qui me venaient en tête étaient des insultes. Comment avait-elle pu garder le bébé en sachant qui était le père? Comment pouvait elle dire que cette histoire était presque banale et que j’étais en sois la seule responsable de son malheur. C’était presque comme si elle m’accusait de lui avoir volée son frère, ce qui en soit était assez ridicule et ce dans tous les sens du terme. Il vaudrait mieux que je ne dise rien pour le moment, sinon elle deviendrait complètement folle, c’était tout ce qu’elle savait faire dernièrement.

«Aussi je n’ai pas couchée avec lui, puisque je t’avais dis que j’avais quelqu’un dans ma vie et je ne suis pas du genre à me laisser aller avec le premier con qui veut se mettre. »

Mentionnais-je non sans laisser ma tête contre le mur pour tenter de combattre ma faiblesse. Ma voix se faisait moqueuse, à en croire qu’elle venait de me raconter la meilleure blague qui existe au monde, ce même si ce n’était pas tant le cas. Je tapais encore du pied, ma tête tournait de plus en plus vite et la boule dans ma gorge montait encore. Je sentais des frissons me traverser la colonne de plus en plus violemment. Je me devais d’expirer, je me devais aussi de respirer, tentant de retenir aussi longtemps que possible mon corps d’expulser le mal qui était né. Je redonnais mon regard à Alyssa qui me faisait aussi face. Elle avait l’air perdu dans ses pensées, complètement déstabilisée, je crois sincèrement qu’elle ne voulait pas réellement discuter de tout cela avec moi. Elle tentait d’enlever un fardeau de ses épaules, mais si je me fâchais elle allait s’en ajouter une centaine, je du même soupirer d’exaspération. Pourquoi étais-je ici? Pourquoi faisais-je encore un effort? J’aurais du quitter, me foutre du reste, elle était encore entrain de m’attaquer. Elle ne savait rien faire d’autre que de m’accuser dernièrement, j’étais la rabat-joie qui brisait sa vie à l’entendre, elle me faisait regretter d’avoir pris sa défense à toutes les occasions qui m’avaient été présentées. J’aurais du l’abandonner comme elle l’avait fait, j’aurais du lâcher prise, mais j’étais encore dans cette foutu salle de bain les yeux rivés sur son visage.

«Pour te sauver…j’ai vendu mon âme pour toi. Pour m’assurer qu’il ne te tuerait pas et qu’il te protégerait de votre sœur. »

Fendais-je le silence pour répondre à ses conneries. Ma voix se fit plus tremblante, je baissais les yeux au sol, pleine de remord. Je ne savais pas quoi dire de plus. J’ignorais s’il serait intelligent de mentionner mes regrets immédiats quant à mes actions précédentes. J’avais fini par trouver un avantage dans ce pacte, voyant ma chance de devenir plus puissante, mais cette puissance inouïe n’était plus la mienne. Présentement je n’avais même pas accès à ma magie, mon corps se faisant de plus en plus fatigué alors que j’étais incapable de me reposer pour me soulager. Je reniflais à nouveau en passant une main dans mes cheveux et en cessant de taper du pied. Je fixais le vide d’un regard vitreux.

«Si tu as cru une seule seconde que je te ferais intentionnellement du mal…c’est que tu ne m’a jamais connu. En même temps, plus rien ne m’étonne avec toi.»



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MessageSujet: Re: it passes or it breaks - Jess  Ven 22 Sep 2017 - 17:23



it passes or it breaks



Voir ses grands yeux ouverts comme des soucoupes me fait comprendre qu’elle est complètement choquée. Je la comprends. Qui aurait cru qu’Alyssa Rosenwald tomberait enceinte alors qu’elle est encore étudiante? Personne ça c’est sûr, surtout pas moi. Mais là je n’ai pas eu le choix. L’option de l’avortement ne s’est pas posée. Enceinte de quatre mois c’est trop tard pour faire quoi que ce soit. Et de toute façon, depuis que j’ai entendu son coeur je sais que si on me proposait d’avorter aujourd’hui je dirais non… Je suis déjà accro à ce petit être. J’ai tellement hâte de le voir en chair et en os… L’aider à grandir dans ce monde de malade où vivent des sorcières, des démons et des vampires… Il y a cinq mois j’aurais dit que seul l’avortement est possible et je n’aurais probablement pas eu de regret car je pourrais en avoir d’autres plus tard… Enfin bon, c’est pour cela que je comprends que Jessyka a l’air étonnée, choquée et je ne sais quoi. Mais elle ne sait pas que cette grossesse n’était pas voulu et ne peut pas être interrompue. Bizarrement elle ne fait aucune remarque sur le fait que je sois enceinte de mon frère. Elle veut peut-être éviter une nouvelle dispute, ou alors elle ne sait pas quoi répondre. Peut-être même qu’elle s’en moque dans le fond… Elle ne fait que soupirer et pose même une main à son front. Et enfin ce que je redoutais… Du dégoût… Je représente du dégoût pour elle. C’est au moment où j’ai parlé de ma relation avec mon frère. Je peux comprendre que cela est choquant mais il faut bien qu’elle comprenne que je suis tombée amoureuse de lui avant de savoir qui il était réellement, et les sentiments mettent du temps à disparaître… Je n’y peux rien si je l’aime encore. J’aimerais que cela ne soit plus le cas mais c’est plus fort que moi.

Elle me demande soudain qui m’a dit cette connerie. Ainsi donc Jenna m’aurait menti là dessus? Mais pourquoi me dire la vérité sur tout sauf sur ça? Qu’est-ce que cela pouvait bien lui apporter puisque de toute façon ma relation avec Samuel allait prendre fin… Elle voulait que je quitte à jamais Jessyka? Mais elle savait très bien que je ne lui parlais déjà plus. Donc je ne vois vraiment pas pourquoi elle mentirait. Mon ancienne meilleure amie me dit alors que vu que mon frère est un meurtrier elle ne peut pas l’aimer. Mais en amour on ne choisit pas de qui on va tomber amoureux, cela nous arrive c’est tout. J’en suis la preuve…

- Après m’avoir annoncé ma grossesse et m’avoir dit qui était réellement Sam, Jenna m’a dit pour toi et Samuel. Etant donné que les deux autres affirmations étaient vraies j’ai pensé que la dernière l’était aussi. Pourquoi m’aurait-elle menti à ce sujet? Elle n’avait aucune raison de le faire à ce sujet, cela ne lui apportait rien.

Elle infirme donc ce qu’a dit ma soeur. Elle n’aurait pas couché avec lui. Tout comme il l’a dit lui-même… Ainsi donc elle n’a rien fait avec Samuel… Cela me soulage tellement… Je sens un poids me quitter et alléger mon coeur. Cela fait un bien fou. J’évite de prendre mal la fin de sa phrase car moi j’ai été assez conne pour me laisser aller avec lui… C’est si dur de parler de cela avec Jessyka… Si dur d’entendre les mots que nous prononçons toutes les deux… Nous n’aimons pas la situation toutes les deux, cela se voit bien… Et voilà qu’elle ajoute quelque chose à laquelle je ne m’attendais pas du tout. Elle a vendu mon âme à cause de moi? Pour me sauver? Sam veut me tuer? Je ne comprends pas là… Je suis choquée là. Vraiment je ne comprends pas ses mots, je les entends mais le message ne s’enregistre pas correctement. Depuis quand ai-je besoin d’être sauvée? Et cela signifie quoi concrètement? Elle n’aurait pas vendue son âme pour moi Samuel au lieu de me baiser m’aurait tuée? Non décidément je n’arrive pas à comprendre. Et si j’avais voulu mourir? Si je n’avais pas voulu être sauvée? Depuis quand on prend ce genre de situation???? Et puis c’est une sorcière non? Alors elle aurait pu me jeter un petit sort de protection ! Pas besoin de faire affaire avec un démon, surtout qu’elle les a en horreur.

- Me sauver de mon frère et de ma soeur? Et bien il n’a pas fait son travail j’en suis désolée… Mais sérieusement pourquoi tu as fait ça pour moi Jessyka??? Tu es complètement malade? Tu me dis de fuir les démons et toi tu pactises avec???

Et depuis quand elle a vendu son âme? Je me sens minable. Et ces foutus hormones ne m’aident pas, voilà que mes larmes coulent le long de mes joues. Elle me met en colère mais je pleure! Et voilà qu’elle en rajoute une couche. Plus rien ne l’étonne venant de moi? Elle est sérieuse là? Elle ne sait rien de ce qui s’est passé ces derniers temps, elle ne sait pas pourquoi j’ai changé à ce point! Je n’ai jamais voulu que notre histoire se termine mais les choses en ont décidé autrement. Je m’éloigne légèrement d’elle en reculant de deux pas.

- Tu ne me reconnais pas c’est ça? Mais tu ne sais même pas ce par quoi je suis passée durant tout ce laps de temps! J’ai vécu l’enfer, tu n’es pas la seule à ne pas aller bien! Je perds ma meilleure amie car je choisi ma famille alors que si elle avait bien réfléchi elle aurait compris qu’elle en faisait également partie! Ensuite je couche avec un mec et j’apprends quatre mois plus tard que je suis enceinte de mon frère! Tu crois que j’ai réagi comment? Je ne pouvais rien faire pour ça, c’était trop tard! Et depuis tout ce temps j’ai perdu le contrôle de qui j’étais! Tu crois pas que mes crises de folie ne me font pas peur? J’ai mis cela sur le compte de ma famille parce que je n’ai pas d’autre idée. C’est dans mes gênes! Tu arrives à pactiser avec un démon mais tu n’arrives pas à me faire la conversation, je pensais que toi au moins tu pourrais me comprendre et ne pas me fuir.

Et surtout qu’elle pourrait se confier à moi et revenir dans ma vie. Mais durant ces quatre mois elle a été totalement absente. Après je comprends qu’elle a pu vivre des choses elle aussi, je ne dis pas le contraire, mais j’en sais rien vu qu’elle m’a rien dit et qu’en cours soit moi j’étais pas là soit elle n’était pas là. Et ce n’est vraiment pas l’endroit pour se confier le genre de choses qu’on est entrain de se dire. J’aimerais moi aussi savoir pourquoi elle ressemble à un zombie et je suis sûre que je réagirais mieux qu’elle! Je montrerais que je m’intéresse à ce qu’elle raconte et je m’exprimerais en faisant attention à mes mots, ou pas en fait… Je ne sais pas comment j’aurais réagi puisque je ne me contrôle plus. Putain mais pourquoi elle comprend que je suis mal! Que je flippe à mort de ce qui m’arrive et à quel point en même temps je suis bizarrement heureuse! Je me dirige vers le lavabo et après avoir tapé dessus assez fortement à cause des nerfs, je pose mes bras dessus puis ma tête sur mes bras.Je ferme les yeux quelques secondes et respire profondément par le nez. Je dois me calmer, je dois me contrôler, ne pas laisser la colère prendre le dessus. Je dois me montrer forte et surtout lui faire comprendre que je voulais réellement faire un pas vers elle...Je me redresse lentement et la regarde. Je pose machinalement ma main qui n’a pas tapé contre le lavabo sur mon ventre et le caresse lentement. Ce que je vais dire n’est pas facile, les mots ne veulent pas sortir mais il le faut! Je ne veux pas les garder pour moi, je veux reprendre le contrôle juste deux secondes. Il le faut! C’est dingue quoi, je suis obligée de me battre contre moi-même juste pour arriver à dire ce que je pense…

- Je suis désolé pour tout… Je te jure… Je regrette de t’avoir insulté, d’avoir écouté Jenna et de ne pas t’avoir écoutée… Je ne comprends plus ce qui se passe… Tout me pousse à être en colère. Et j’aurais aimé que tu me comprennes, que tu restes plutôt que de fuir à la première occasion. Je ne sais pas comment on a pu se séparer, se considérer l’une contre l’autre comme quelqu’un d’horrible.

J’allais ajouter que c’est surtout elle qui me pousse à être en colère mais j’ai réussi à ne pas le dire. J’aimerais vraiment arranger les choses même si je pense que cela ne va pas être simple du tout car je ne pardonnerais rien. Je ne veux plus me faire marcher sur les pieds, je ne veux plus rien subir. Je vais avoir une famille dans cinq mois, je dois prendre des décisions désormais et faire ma vie comme je l’entends. C’est probablement la dernière chance que je ne nous donne en cet instant dans la super salle de bain du lycée. Vous savez quoi? J’en ai vraiment marre de ces changements d’humeur que j’ai. Je ressens trop d’émotions en quelques secondes… J’ai envie de m’arracher les cheveux de la tête, de me la cogner contre un mur pour me remettre les idées en place. Un coup j’engueule Jessyka et maintenant je veux me faire pardonner, mais qu’est-ce qui ne tourne pas rond chez moi?



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MessageSujet: Re: it passes or it breaks - Jess  Sam 23 Sep 2017 - 19:24


It passes or it breaks
Jessyka&Alyssa 
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Je ne savais pas réellement comment réagir face à cette nouvelle. Elle était enceinte ce qui était déjà en soit déstabilisant quand on y repense. Alyssa avait toujours été cette fille sage qui me donnait l’impression qu’elle irait plus loin que tous les autres dans ses études. Cette fille le nez dans les livres qui faisait attention, qui se souciait de ce que les autres pouvaient dire et qui ne dérangeait presque jamais personne pour ses propres soucis personnels. Alyssa était la dernière personne au monde à laquelle j’aurais pensée lorsqu’il en venait à foutre sa vie en l’air pour un enfant à l’adolescence. Puis je réfléchissais soudainement aux mots mêmes qu’elle avait prononcé peu de temps auparavant. La tête contre la brique froide de l’école je réalisais tranquillement une certaine réalité qui était terriblement effrayante. J’étais complètement déséquilibrée et j’arrêtais complètement de respirer en apposant ma main sur mon visage sous la réalisation. Elle était enceinte de son frère, mais Samuel était mort, c’était un démon depuis bien des années déjà. J’avais déjà réalisée pour la relation incestueuse, mais le reste de l’information entrait enfin, me laissant sans mot. Je recommençais à respirer, ayant par contre le souffle court, n’enlevant pas la main de mon visage. Je ne savais trop comment réagir, je ressentais un étourdissement incessant, je ne savais que trop dire. Est-ce qu’Alyssa réalisais qu’elle était enceinte du foutu antéchrist?! Les larmes vinrent à mes yeux, mais elles ne coulaient pas, je me pinçais les lèvres avec force pour m’empêcher de parler. Comment lui dire que peut importait ce qu’elle pouvait penser, cet enfant devrait mourir, mais cette pensée me brisait en morceau. Elle ne s’en remettrait jamais, ma Alyssa n’avait désiré qu’une seule chose dans toute sa vie et c’était une famille, cette famille lui serait retiré. J’inspirais du mieux que je le pouvais, sentant des chaleurs me traverser, ce même goût ferreux de plus en plus présent. Je me retenais de vomir de toutes mes forces, même si des frissons me traversaient le corps, mais cette envie était de plus en plus menaçante. J’essayais de m’accrocher au changement de conversation, j’essayais d’ignorer le reste, je n’étais que trop triste d’avoir réalisé cette réalité terriblement tragique. Je ne pouvais pas la briser, pas encore, mais je n’aurais pas le choix à un moment ou un autre. Pour l’instant je n’avais plus accès à ma magie, elle était inutilisable, alors il ne me servirait à rien d’en faire une intervention.

«Pourquoi elle ne t’aurait pas mentie? »

Soufflais-je en passant une main dans mes cheveux pour tenter de me calmer. On aurait pu croire que Alyssa prenait sa sœur pour la science infuse. Pourtant ce n’était pas totalement le cas, quoi que Jenna n’avait pas totalement tord, nous avions passé très près de cette dites situation. Je n’avais pas envie d’en discuter avec elle, ni maintenant ni jamais, elle m’avait l’air si amoureuse de son frère. Je ne pense pas qu’il serait une bonne idée que nous discutions de quoi que se soit qui s’était produit avec le démon Rosenwald. Qu’une erreur, qu’un instant sans aucune importance, juste un pacte qui était déstabilisé pendant un court instant. En soit nous n’avions jamais consumés ce pacte, même si nos lèvres s’étaient accrochées, même si des mots s’étaient échangés. Je soupirais en sentant une terrible migraine naître dans un recoin de ma tête. J’avais si chaud, les frissons étaient de plus en plus présent, je sentais ma tête devenir terriblement lourde. Je relevais les yeux sur Alyssa, ne voulant pas réellement discuter de sa perfide sœur en cet instant, puisque si ma rousse se mettait à la croire c’était son problème. Je retroussais mon nez en évitant de discuter de quoi que ce sois, mes lèvres scellées, il vaudrait mieux ne pas lui dire que le reste était vrai. Enfin, que le reste avait été vrai jusqu’à ce que je reprenne mes sens.

«Tu es vivante non? Je l’ai fais, car je savais qu’ils chercheraient à te blesser puisque tu étais trop auprès d’eux …»

Je retenais ce qui sortie de moi dans ma main. Une minime quantité, une petite tâche de sang de la grosseur d’un crachat dans ma main, je fixais le liquide dans ma paume avec une certaine peur. Mais qu’est-ce qui m’arrivait? Je relevais les yeux vers Alyssa, retenant encore mes larmes, expirant mes derniers mots avec une terrible mélancolie. Alyssa se reculait avant de cracher son venin sur ma personne. Je tenais mes côtes avec une main, celle tâcher de sang encore près de mon visage. Je devais me déplacer jusqu’au lavabo, mais j’ignorais si j’en aurais réellement la force, j’ignorais si je ne tomberais pas avant d’y être arrivée. Je laissais donc Alyssa parler sans ne prononcer un seul bruit. Elle avait raison d’une façon d’être en colère, j’avais été absente pendant six long mois avant de revenir et de secouer sa vie. J’expirais doucement non sans sentir la nausée remonter une nouvelle fois et sentir mes jambes devenir plus faible. Je du dériver le regard vers le sol, inspirant doucement, expirant difficilement. Il m’était difficile de rester debout, de l’écouter, mais je lui devais. Je combattais donc mes instincts les plus primaires ainsi que ma faiblesse pour l’écouter. Elle avait terriblement raison sur ses dernières paroles. Je me du de la regarder de nouveau en inspirant du mieux que je le pouvais. Pourtant, je n’arrivais pas à lui faire la conversation pour une raison très simple, j’avais honte. Honte de ce que j’avais pu vivre avec Samuel, honte d’avoir trahis Alyssa, honte d’avoir été faible. Heureusement que cette histoire était arrangé et qu’il était hors de ma vie. Puis tendis que j’étais perdu dans mes pensées un bruit sourd me ramenait à la réalité. Alyssa tapait sur le lavabo et je restais là immobile et surtout effrayée pour la première fois de cette rousse. Mais où était mon amie derrière cette face de haine et de rage? Est-ce que le bébé la changeait? Elle passait ça sur le coup des hormones, mais il y a des limites à être crédule, je la dévisageais d’effroi. La voilà qui tentait tant bien que mal à ce contenir, à me parler, ce qui eu pour effet de me laisser enfin respirer même si je sentais encore la peine m’envahir.

«Il y a quelque chose que tu devrais savoir Alyssa…Le bébé… »

J’aurais voulu lui dire, lui admettre ce que je savais qu’elle devait apprendre, la protéger comme je l’avais toujours fais. Pourtant je ne pu retenir ce haut le cœur qui s’éprit de moi. J’aurais voulu lui dire que je serais là pour elle, qu’il n’y avait aucun mal et que je voulais qu’on soit de nouveau amie. Que je la supporterais dans la dur épreuve qui suivrait, car le monde entier voudrait tuer cet enfant tôt ou tard, j’aurais vraiment voulu lui dire. Pourtant je me dirigeais vers le lavabo et j’y vomissais du sang. Je ne pouvais empêcher le flot sanguin qui sortait de ma bouche, même une main contre mon visage, ça sortait en jet surprenant. J’en vomis presque un litre complet, me laissant complètement vide d’énergie, le regard contre ma propre personne dans le miroir. J’étais blanche comme un drap, les lèvres gercées, les cernes beaucoup trop visible. Que dire du sang qui coulait le long de mon menton, perlant jusqu’au lavabo, des goutes qui s’étaient retrouvées dans le miroir. J’expirais difficilement, les mains sur le comptoir pour soutenir ma personne, avant de dériver légèrement mon regard vers Alyssa.

«Il est entrain de me tuer…»

Murmurais-je entre mes dents. En la regardant j’y voyais presque Samuel, je ne pu m’empêcher de me dire que mon amitié avec elle serait ma mort. Si ça n’aurait été d’Alyssa…Je fermais les yeux en m’empêchant d’y réfléchir. Je tâtais simplement la robe d’une main pour me rappeler que mon téléphone était en classe. Plus le choix, je devais faire disparaitre les preuves, enlever le sang qui coulait dans l’évier. D’une main tremblante j’allumais le robinet et je restais là sous le choc.




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MessageSujet: Re: it passes or it breaks - Jess  Dim 24 Sep 2017 - 5:52



it passes or it breaks



En disant à voix haute que Jenna n’avait aucune raison de me mentir je comprends parfaitement que je me trompe. Depuis le départ elle cherche à me nuir, elle a d’ailleurs parfaitement réussi… Et oui elle a dû mentir pour Jessyka et Samuel, c’est obligé. Si Samuel et Jess me disent qu’il ne s’est rien passé c’est que ma soeur ment. Et si elle m’a menti c’est pour être sûre de briser à jamais mon amitié avec ma meilleure amie… Je le comprends seulement maintenant… C’est dingue comment je refuse d’ouvrir les yeux sur la réalité ces derniers temps. Je me sens tellement perdue, tellement seule et sans repère. Je doute de tout, je deviens limite parano je crois. Il faut dire aussi que le comportement de Jessyka actuellement ne m’aide pas à y voir plus clair. Elle a la main sur son visage, elle respire bizarrement. Elle n’a pas l’air sereine, c’est donc qu’elle a quelque chose à se reprocher non? Ou alors tout ce que je lui dis lui coupe le souffle car elle est choquée. Elle arrive malgré tout à me demander pourquoi Jenna n’aurait pas menti. Tout simplement parce que si cela avait été la réalité j’aurais été anéantie, et parce que même si c’est un mensonge entendre cela me fait souffrir. Dans les deux cas elle est gagnante et dans les deux cas elle savait que mon amitié avec Jessyka en subirait encore plus les conséquences...

- Dans les deux cas elle était sûre de me faire du mal… Mais tu as raison elle ment forcément sur ça…

Ouais… Forcément… Enfin j’espère de tout coeur. Je crois qu’il y aura toujours un doute au fond de moi… Et qu’il y restera à jamais mais il faudra que je passe outre. Jessyka m’annonce alors que je suis en vie, et que cela prouve que c’est grâce à elle. Mais en attendant je suis morte de l’intérieur en partie, et le fruit d’un inceste grandit en moi. Est-ce mieux que d’être morte? Oui… C’est mille fois mieux parce que je vais enfin avoir une famille à moi. Nous serons peut-être que deux mais ce sera la plus belle famille du monde. Et un jour, peut-être, Jessyka en refera partie en étant la marraine de Samael et Sam son papa… C’est beau de rêver non? Je veux juste une famille heureuse et unie, je ne demande pas la lune. Et dans cinq mois ce rêve sera réalisé. Je devrais prendre soin d’un petit être vivant qui sera mon seul univers. Je sors de ma rêverie et m’énerve contre Jessyka sans faire attention à ce qui lui arrive.J’ai bien vu qu’elle n’a vraiment pas l’air bien. Elle a du sang dans la main on dirait. Mais je n’arrive pas à m’inquiéter en cet instant. Je ressens juste de la colère encore et encore sans pouvoir la mettre de côté un instant le temps de prendre soin de mon amie. Pourtant je vous jure que j’ai envie de le faire. Mais elle se met à me parler de mon fils. Il y a quelque chose que je devrais savoir. Il n’y a rien à savoir! Oui il est le fruit d’un inceste mais ce n’est pas la fin du monde. C’est une erreur mais pas si dramatique que ça. L’obstétricien a dit qu’il va très bien ce petit bout de chou, c’est le principal. Et comment peut-elle savoir un truc que j’ignore sur lui alors qu’il y a quelques minutes elle ne savait pas que j’étais enceinte.

Soudain elle se dirige vers le lavabo et se met à vomir du sang. J’ouvre grands les yeux et pose ma main sur la bouche. Que se passe-t-il? Qu’est-ce qu’elle a? Elle est malade? Elle a vomi beaucoup de sang là non? Je me précipite vers elle mais je ne sais pas comment réagir. C’est la première fois de ma vie que je suis confrontée à ce genre de situation et une partie de moi n’a pas envie de l’aider. Elle a l’air de ne plus avoir de force. Mais merde il lui arrive quoi??? Qu’est-ce qui se passe? Serait-ce son pacte avec le démon? Ou alors elle a une maladie grave et ne m’en a rien dit? Mais ce qu’elle me sort me fait éclater de rire. Mon fils est entrain de la tuer? Mais comment serait ce possible? Il est bien au chaud dans mon ventre et n’est même pas totalement développé! Il faut qu’elle se fasse soigner cette pauvre fille ma parole! Je me recule jusqu’à ce que je rencontre un mur et caresse mon ventre avec amour. Mon fils n’y est pour rien dans tout ça. Pourquoi il ferait du mal à ma meil… Mon ancienne meilleure amie? Et depuis quand un foetus peut faire ça? Pourquoi elle joue avec mes nerfs comme ça?

- Mon fils te fait ça? Mais qu’est-ce qui ne tourne pas rond chez toi Jessyka? Il est dans mon ventre et ce n’est pas un sorcier ou je ne sais quoi! Pourquoi il te ferait du mal? C’est mon fils! Il ne ferait jamais de mal à ma meilleure amie!

J’ai envie de la secouer, de la taper, de… Je ne sais pas mais j’ai envie de lui faire ravaler ses mots! Je suis sûre qu’elle dit ça juste parce que c’est l’enfant de Samuel ! Je suis sûre qu’elle pense que j’ai un petit démon qui grandit en moi. Soudain je baisse les yeux sur mon ventre. Est-ce que c’est possible? Mais non… Faut dire que je n’y connais rien à tout ça moi. C’est encore si nouveau ce monde remplit de démon. Je n’ai jamais fait de recherche dessus ou quoi que ce soit. Non mais non ce n’est pas possible ça. On aurait vu que quelque chose n’allait pas à l’échographie n’est-ce pas? Je sors d’ailleurs de ma poche cette petite photo que je cachais avec amour et la regarde attentivement oubliant durant quelques secondes la présence de Jessyka. Je ne vois rien de bizarre, tout a l’air normal… Pas de yeux noirs, de cornes ou de je ne sais quoi… Ma meilleure amie doit avoir un problème mental, ce n’est pas possible autrement. Elle voit le mal partout… Il faut qu’elle se fasse soigner… Et pour l’instant je dois la calmer… Je m’approche donc d’elle lentement, en évitant de faire des gestes brusques. Je ne voudrais pas qu’elle s’en prenne à moi ou à mon enfant. Voire même qu’elle se fasse du mal.

- Jessyka, tu as besoin d’aide je pense… Tu n’as vraiment pas l’air bien et tu délire un peu… Tu racontes des trucs impossibles. Tu me fais un peu peur...

J’aimerais la prendre dans mes bras, la serrer fort contre moi pour la rassurer mais je n’arrive pas à bouger. Je suis à deux ou trois pas d’elle. Je ne peux pas la toucher même si je tendais un bras. Une partie de moi refuse de le faire. Pourtant je jure que je suis inquiète pour elle, mais une partie de moi jubile aussi. En étant aussi mal que cela elle ne peut pas approcher mon Samuel. Elle souffre autant que j’ai souffert même si moi je n’ai pas vomi du sang. C’est horrible d’avoir envie de rire et de pleurer en même temps, de voir sa meilleure amie dans le mal mais de s’en moquer un peu… A la place, je m'assois au milieu de la pièce, enlace mon ventre et le caresse avec amour. Je veux que Samael sache qu’il est en sécurité avec moi, je ne veux pas qu’il ressente les mauvaises humeurs que sa maman ressent en ce moment. Ce n’est pas bon pour lui. J’ai appris qu’un foetus ressent tout dans sa petite bulle et que le stress et la colère n’est pas bon pour lui… Il faut donc que j’arrive à me calmer et lui faire comprendre que tout va bien. Je me met sans m’en rendre compte à me balancer d’avant en arrière et à murmurer une chanson. Mes yeux restent posés sur Jessyka, j’ai besoin de l’avoir à l’oeil, j’ai peur de ce qu’elle pourrait faire mais pour l’instant j’ai besoin de me calmer, nous sommes au lycée, je dois me contenir. Je ne veux pas perdre le contrôle de moi-même. Je ne veux pas faire de mal à Jessyka, m'en faire ou risquer de faire du mal à mon enfant. Je dois respirer calmement... Tout va bien se passer et au besoin j'abandonnerais Jessyka à son sort même si cela ne me plait pas et même si cela signifie une rupture définitive de notre amitié... Je l'aime mais je dois penser à ma nouvelle famille désormais.



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MessageSujet: Re: it passes or it breaks - Jess  Mar 26 Sep 2017 - 13:45


It passes or it breaks
Jessyka&Alyssa 
▴▽▴⟁▴▽▴

Je ne savais pas quoi dire à Alyssa pour tout vous admettre. Autant qu’elle semblait réaliser le jeu de sa sœur, autant qu’elle semblait encore la croire, ce qui me laissait sans un mot de plus en bouche. Que voulez-vous que je puisse répondre? Oui, on a presque couché ensemble quand je n’étais pas moi-même, mais au final il est partie avant que ça devienne intéressant? Je soupirais. Valait mieux ne pas lui dire, notre relation n’était déjà pas à son meilleur, j’avais la forte impression qu’elle ne se remettrait jamais si elle apprenait que nous avions bel et bien eu une relation fusionnel lors d’un instant. Je sentais la chair de poule sur ma peau, distinctive, en plus du mal être qui s’éprenait de moi. Je tentais de cacher les symptômes, fermant mes yeux de temps à autres, oubliant du mieux que je le pouvais le mal qui était mien. Je ne savais que trop dire, que trop faire, alors vaudrait mieux que je garde le silence. J’avais peur que mes mots provoquent Alyssa, qu’elle se remette à vomir ou me crier dessus et maintenant que je savais la vérité c’était pire. Plus les minutes avançaient, plus je pensais au fait que ce bébé ne devait jamais venir à terme, surtout s’il était véritablement du tueur de Vancouver. Ce monde ne pourrait supporter d’avantage de Rosenwald. Je baissais les yeux au sol en y pensant, j’avais honte des mots qui me venaient à l’esprit, même s’ils s’avéraient totalement véridique. Ce monde avait porté trois Rosenwald et les trois s’étaient révélés faible d’esprit. Le sociopathe, l’hystérique et l’obsessionnelle…Alyssa avait été aveuglée par son amour pour Samuel et les peu de fois que nous en avions discuté il n’y avait que lui pour faire son monde en entier. Je ne pouvais que m’admettre que cette relation malsaine l’avait grandement atteinte mentalement, car elle était devenue une tout autre personne en si peu de temps et je n’avais pas été là pour la sauver d’elle-même. J’étais dans ce que je surnommais un asile, un centre de redressement pour jeune fille à problème, pendant six long mois. Un nouveau soupire ce fit entendre, je me retrouvais affaiblis par les remords, anéantie par la honte. Alors que je tentais de prévenir Alyssa de ma théorie morbide sur son enfant la nausée revint en force. Je fini par me déplacer vers l’évier et contre toute attente j’allais me mettre à vomir du sang, beaucoup de sang. Je restais immobile pendant une ou deux secondes, sous le choc de ce qui venait de se produire, incapable de prononcer le moindre mot. Je ne fis que la regarder au travers son reflet du miroir et prononcer quelques mots qui la mirent en colère. Elle pensait que je parlais du bébé, mais ce n’était pas le cas, pourtant je n’avais pas réellement la force de m’expliquer avec elle. Je restais donc là à la regarder, ouvrant d’une main lasse le robinet d’eau froide pour que le sang coule dans l’évier. Je me rendais aux papiers bruns qui servaient d’essuie main et je nettoyais du mieux que possible mon dégât en regardant ce que je faisais. Je sais qu’Alyssa me criait son venin pendant ce laps de temps, mais je ne répondais pas dans l’immédiat, je la laissais dire ce qu’elle avait à me dire. Je fini par faire disparaître chaque preuve de mon dégât et essuyait enfin mon menton qui avait dégouliné tout ce temps. Je me retournais vers la rousse qui était désormais assise en plein milieu de la salle de bain en me disant que je lui faisais peur. Mon regard était devenu froid, la colère me traversait la nuque, me faisant presque oublier la douleur ainsi que la faiblesse qui était encore mienne.

«Je te fais peur? »

Dis-je d’une voix outrée en jetant le papier imbibé de sang dans la petite poubelle et de me retourner vers elle, non sans prendre appuie sur l’évier derrière moi pour me garder debout.

«Essaie d’être à ma place. Essaie d’avoir une meilleure amie qui change de personnalité pour un mec que personne ne connait. Essaie de la voir se détruire, s’isoler, devenir agressive et violente alors qu’elle n’a jamais été ainsi. Essaie de vivre avec les remords de la voir vivre dans le déni alors qu’elle est enceinte de son frère, qui au passage est un démon, alors qu’elle porte l’antéchrist lui-même. »

Je reprenais ma respiration après autant de mots en si peu de temps. Je ne manquais pas de dévisager Alyssa, j’en avais marre de subir ses colères sans ne jamais répliquer, il me fallait lui avouer ce que j’avais sur le cœur cette fois ci. Alors je continuais toujours aussi froide envers sa petite personne.

«Tu me dis que je te fais peur, mais tu ne réalise pas que c’est toi qui à frappée l’évier et qui perd ton sang froid. C’est moi qui doit te supporter, tenter quand même d’être gentille alors que tu me fou la trouille. Bordel aly! Tu agis comme un patient d’asile et ne dis pas le contraire, regarde toi! »

Je soupirais avant de croiser mes bras sur mon corps.

«J’ai effectivement besoin d’aide…mais moi je sors avec un médecin…alors à part si tu as un psychologue sous ta manche, c’est à toi de consulter et arrête de nier putain! Je suis une sorcière pour l’amour de Merlin, tu devrais savoir que je dis pas des conneries quand je parle du surnaturel comme c’est MA VIE.»




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MessageSujet: Re: it passes or it breaks - Jess  Mar 26 Sep 2017 - 14:34



it passes or it breaks



Elle ne comprend pas qu’elle me fait peur dans le sens où je m’inquiète pour sa vie. Vomir autant de sang n’est pas normal. Et je suis sûre que ce n’est pas mon enfant qui cause tout cela. Elle doit être gravement malade et refuse de voir les choses en face. C’est dans cela qu’elle me fait peur. On pourrait croire qu’elle se laisse mourir et que son corps lui envoie des signes pour recevoir l’aide dont il a besoin… A la place de cela elle me fait la morale sur mon état à moi. Mais elle croit quoi ? Jessyka ne pense pas que cela peut m’inquiéter aussi mon état de santé ? Elle ne pense pas que mes sauts d’humeur me font peur parfois ? Je flippe de perdre le contrôle à tout moment, j’ai peur de tuer quelqu’un qui me ferait une petite remarque de merde. Je ne pense pas qu’elle se doute que durant tout le temps qu’elle a passé ici j’ai lutté pour ne pas la démolir ? Et que cela m’a fait atrocement mal parce qu’elle compte encore malgré tout pour moi ? Je m’isole pour préserver mon enfant et pour me protéger également. Et voilà qu’elle enchaine sur mon bébé. Mais putain elle s’imagine quoi ? J’ai été horriblement choquée d’apprendre qu’il était de mon frère mais je ne compte pas l’abandonner et il était trop tard pour avorter ! Et oui j’avoue… Je ne l’aurais pas fait si cela avait été possible. Tout simplement parce qu’il est né de mon amour pour Samuel, pas mon frère, l’autre. Et même si c’est le fils d’un démon je m’en moque, à mes côtés il sera un vrai petit ange, je lui apprendrais les bonnes choses, il ne deviendra pas comme son… Mon… Comme Samuel. Je me retiens de rire lorsqu’elle m’annonce que je porte l’antéchrist. Mais bien sûr ! Et quand il viendra au monde il me mangera toute crue et ensuite détruira la planète entière. Qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre quand même. Elle cherche à me faire culpabiliser ou quoi ? Ou à me montrer à quel point ma famille est mauvaise et dangereuse au point même que je porte l’antéchrist ?

- Essaie d’être à ma place toi aussi… J’ai énormément de tort mais j’ai perdu ma meilleure amie. Je n’avais plus personne et je tombe amoureuse d’un homme qui me semblait parfait mais hélas retour à la réalité c’est en fait mon frère et je suis enceinte de quatre mois donc impossible d’avorter ! Et tu sais que je rêvais d’avoir une famille et j’ai la possibilité d’en avoir une. Antéchrist ou pas il est en moi et je le sens vivre et grandir. Je m’y suis attachée et il est ce qui compte le plus pour moi désormais et je n’y peux rien…

Je ne sais pas si c’est l’enfant qui me donne déjà tant amour et a fait en sorte que je m’attache ou tout simplement l’amour maternelle qui apparait durant la grossesse mais oui je l’aime déjà et je ferais tout pour le protéger, je donnerais même ma vie pour lui. Je ne sais pas comment fonctionne le truc mère-enfant mais pour ma part c’est ainsi que je le conçois. C’est comme si j’avais un enfant différent des autres, je l’aimerais tout autant, voir même plus et je ferais tout pour lui faciliter la vie et le rendre heureux. C’est d’ailleurs pour cela que je me suis assise et que je l’ai caressé en chantonnant. J’ai besoin de le rassurer, enfin je ne sais pas si cela fonctionne mais bon, au moins cela me fait du bien.

Elle continue sa petite tirade annonçant encore une fois que c’est moi qui fait peur car je perds le contrôle de ma personne. Mais je n’y suis pour rien ! Je ne sais pas pourquoi j’ai autant changé ! Peut-être à cause de tout ce qui m’est tombé dessus non ? J’ai le droit de péter un câble de temps en temps il me semble. Mais elle a raison sur un point, je n’ai pas été tendre avec elle et je l’ai accusé de plein de choses sans la laisser se défendre… J’ai été injuste envers elle et plus d’une fois, j’ai même cherché à me venger et à la faire culpabiliser… Lorsqu’elle me dit que je ressemble à une folle je me relève lentement et pose mes mains sur mon ventre. Voilà, comme cela je paraitrais peut-être moins folle à ses yeux… Je sais que je le suis… Et je sais que cette situation ne me plait pas tout le temps mais parfois cela m’est bénéfique… Enfin il me semble… J’ai de nouveau envie de m’énerver mais je ne veux pas lui donner raison sur ce point, je veux qu’elle voie qu’elle peut encore se tromper. Je retiens même mes larmes. Pourquoi ce qu’elle dit me touche autant ? Je ne sais même pas quoi lui répondre… Je ne sais vraiment pas quoi dire… J’ai peur que les prochains mots qui sortiront de ma bouche scelleront à jamais le sort de notre amitié. Et je crois que je n’ai vraiment pas envie de la perdre. Je n’ai qu’elle dans ma fille avec son cousin… Et toutes les deux nous avons toujours surmontées nos disputes… Celle-ci est la plus horrible et la plus longue mais… Je pourrais faire un effort même si cela ne sera plus jamais comme avant, même si une partie de notre amitié est morte à jamais… Ce n’est vraiment pas le moment de la perdre… Nous avons toutes les deux des problèmes et briser notre amitié définitivement ne serait pas nous aider… Nous avons besoin l’une de l’autre… J’écoute donc attentivement ce qu’elle me dit et essaie de garder pour une fois le contrôle de ma personne. Elle sort avec un médecin… Ben il n’a pas l’air de bien l’aider vu ce qu’elle vient de vomir mais chut Aly ne dis rien… Et moi je dois consulter un psy ? Mais bien sûr ! Pourquoi pas. Alors voyons comment se déroulerait la séance… Bonjour je viens vous voir car mon frère et ma sœur sont morts il y a seize ans mais en fait ils sont vivants et ce sont des démons. Ah et je couchais avec mon frère sans le savoir et maintenant je suis enceinte de lui donc je porte l’antéchrist d’après mon ancienne meilleure amie, ou meilleure amie, je ne sais plus, qui est au passage une sorcière. Vous en pensez quoi de ma situation ? Oh je dois être internée car je raconte des conneries ? Ah ba d’accord, mais n’oubliez pas mes petites pilules hein… Non aller voir un psychologue n’est vraiment pas une bonne idée au vu de ma vie.

Elle ajoute que comme c’est une sorcière elle s’y connait en surnaturel et que donc je dois lui faire confiance sur ce qu’elle me dit… Ainsi donc elle a la science infuse sur tout ce qui sort de l’ordinaire… C’est vrai que moi je suis humaine donc je comprends tout de l’humain… Restons calme… Elle n’a pas totalement tort et si je suis autant énervée c’est parce que je sais qu’elle a raison et que je ne veux pas l’admettre. Je refuse d’ouvrir les yeux sur cela, car cela voudrait dire que je suis la seule coupable dans cette vie de merde que j’ai. Parce que si je l’avais écouté j’aurais toujours eu des doutes sur ma sœur et mon frère. Parce que je ne serais jamais tombée amoureuse de Sam, ce qui m’aurait évité d’être autant anéantie que je ne le suis à l’heure actuelle. Mais cela aurait voulu dire également que je n’aurais jamais été enceinte et ça… Ca je n’arrive pas à le regretter… Je trouve cela tellement merveilleux… Je me retiens d’ailleurs de baisser mes yeux sur mon petit ventre… Je continue de regarder Jessyka et me décide enfin à faire un pas en avant en laissant les mots sortir.

- Je voulais dire que tu me fais peur dans le sens où tu vomis du sang et cela me fait peur, cela me fait penser que ta santé est en danger… Et tu laisses sous-entendre que c’est mon fils qui te fait ça… Mais bon si ton petit ami peut arranger ça… Je sais que j’aurais dû t’écouter pour toutes ces histoires, mais j’avais vraiment envie de découvrir ma famille… Ca tu pourrais le comprendre malgré tout. Tu sais que je n’en ai jamais réellement eu et j’ai cru que… Mais non… Et je n’y connais rien au surnaturel, tu crois que tout est facile pour moi, je ne digère pas tout encore… Je sais juste que je ne veux pas te perdre comme je suis entrain de me perdre… J’ai besoin de toi Jessy… Je regrette sincèrement… Mais c’est plus fort que moi…

J’ai de nouveaux les larmes aux yeux. Je n’en peux plus de passer des crises de nerfs aux larmes, de la folie au chagrin et au regret… Et je sais que désormais en présence de Jessyka je devrais me contenir, contrôler tous mes sentiments pour ne montrer que les bons, ceux qu’elle attend de moi… Je vais devoir faire semblant durant un temps, le temps que les choses s’arrangent…




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MessageSujet: Re: it passes or it breaks - Jess  Mar 26 Sep 2017 - 23:50


It passes or it breaks
Jessyka&Alyssa 
▴▽▴⟁▴▽▴

J’étais encore sous le choc de ce qui venait de m’arriver quand je me tournais pour dire ce que j’avais sur le cœur. J’en avais marre de subir ses colères et d’être celle qui avait constamment tord. Si j’en écoutais les gens qui m’entouraient je n’étais que la fautive de chacun de mes mouvements. Ne vous étonnez pas si je venais d’atteindre ma limite à ce moment précis, après des mois à tenter de la faire raisonner, j’avais compris que la douceur ne donnait rien. Ma Alyssa n’était plus la même, ma meilleure amie était une étrangère, quelqu’un qui me donnait sérieusement froid dans le dos. Elle ne semblait même pas faire la différence entre la réalité et la fiction qu’elle s’était créer dans sa propre tête. Je soupirais après avoir enfin parlé et nettoyer ma petite scène de crime. Je ressentais un certain soulagement vis-à-vis mes nausées, elles semblaient avoir disparu, heureusement pour moi. Ce soulagement me permettrait peut-être d’être plus attentive à ma rousse. Je me souviens uniquement avoir pris le temps de respirer un bon coup, l’air passait enfin dans ma gorge avec aisance, faisant apparaître un très mince sourire sur mes lèvres. Ce sourire qui naissait mourut aussitôt quand Alyssa se mit à répliquer. J’expirais en l’écoutant, me mordant la lèvre supérieur, sentant enfin les larmes couler alors qu’elles n’avaient été que spectatrice depuis le début. Elle avait raison, nous avions toutes deux oublié de nous voir une dans la place de l’autre, mais cette situation était si malfaisante. Je savais bien qu’Alyssa avait toujours rêvée d’avoir sa petite famille à elle, mais j’étais troublée qu’elle désire le garder en sachant ce que c’était. Non seulement l’enfant de son frère, ce qui déjà en soit était purement dégelasse, mais en plus l’enfant du diable. J’expirais mon souffle si durement inspiré, baissant mon regard au sol, me disant que si après tout cela elle ne comprenait pas alors il n’y avait plus rien à faire.

Je me croisais donc les bras avant de finir mon long monologue. Quand tous les mots furent dévoilés et que mon cœur fut apaisés, je du tout de même fermer mes yeux, le temps de bien assimiler la scène qui se passait devant moi. Au moins Alyssa s’était relevée en comprenant que ses agissements étaient plus que dérangés. Elle semblait comprendre, ou du moins débuter à comprendre que ce qui se produisait était complètement cinglé. Sous ses mots je relevais mes yeux vers elle pour cligner plusieurs fois des yeux et ainsi empêcher quelconque larme supplémentaire de sortir de mon être. Je me mordais la lèvre de nouveau, réalisant que je n’avais toujours pas précisé que son enfant n’était aucunement responsable de mes maux, mais bien son géniteur. Une nouvelle nausée vint naitre sur cette pensée. Comment diable pouvais-je accepter cette situation? Je n’arrivais pas à croire que j’avais osée presser mes lèvres contre les siennes alors que lui allait baiser sa sœur. Qu’est-ce qui ne tournait pas rond dans sa tête? Oui c’était un démon, mais bordel c’est carrément dégoutant, il savait depuis le début lui! Je devais retenir un nouveau haut le cœur, une main devant ma bouche, je ne voulais pas montrer à Alyssa d’où venait ma réaction. Je fermais de nouveau mes yeux en me rappelant qu’elle en avait elle-même eu la surprise, qu’elle ne savait pas et que si elle acceptait présentement c’était uniquement parce qu’elle avait besoin d’aide psychologique urgente. Elle mentionnait que Nathan pouvait arranger ma situation. Je relevais un sourcil, sachant très bien que je ne croyais pas du tout que cette situation soit réalisable, mais qu’elle le dise ainsi n’arrangeait certainement rien à mes inquiétudes. Bordel, je venais de vomir du sang, j’apposais une main sur mon front sous la nouvelle réalisation de ma situation. J’avais besoin d’aide, mais Nathan ne pourrait pas m’aider, puis je n’adressais même pas la parole à Iris alors je devrais me débrouiller dans les serres du couvent. Elle continuait de parler, me faisant rouvrir les yeux, la regardant avec une certaine tristesse. Je savais bien qu’elle ne voulait pas faire de mal à personne, mais il était trop tard, sa curiosité lui coûterait une vie entière. Ce bébé ne devait pas venir au monde, me murmurais-je, cette abomination devrait mourir. Je ne le tuerais pas devant elle, je serais douce, je le laisserais quitter ce monde sans aucune douleur, continuais-je à penser. La fin de ses paroles me ramenait hors de mes pensées, me laissant inspirer une seconde sous la réalisation de sa phrase. Elle savait qu’elle était entrain de se perdre. Quel terrible sentiment. Je l’avais moi-même vécue. Vous savez, j’ai toujours crue que le pire sentiment que l’on puisse ressentir était de perdre quelqu’un qu’on aimait. Je n’aurais jamais pu penser que réaliser que l’on se perdait soi-même était bien pire…

«Je ne sais pas quoi dire Aly…Je…je regrette aussi.  »

Débutais-je d’une voix faible.

«Et aussi…ce n’est pas ton….ce….le bébé. C’est Samuel…il est en colère contre moi. J’ai…enfin, ça n’a pas d’importance…Papi Rosenwald risque d’être en colère.»


Je n’osais pas lui dire, alors je préférais oublier ce sujet et passer sur un autre. Je restais faible de voix, chancelante, tout comme mon énergie qui allait et venait.



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MessageSujet: Re: it passes or it breaks - Jess  Lun 2 Oct 2017 - 14:48



it passes or it breaks



Elle m'annonce regretter elle aussi. Cela me fait du bien, enfin je crois, je ne suis plus sûre de rien en ce moment... Elle m'affirme ensuite que ce n'est pas mon bébé mais Samuel car il est en colère contre elle. Je me demande bien pourquoi il est en colère contre elle. Je ne sais pas ce qu'il se passe entre eux et je ne veux vraiment pas savoir. Tout ce à quoi je pense actuellement est que j'ai envie de partir et rentrer chez moi... J'ai besoin de respirer et de me retrouver seule en tête à tête avec mon fils. J'ai besoin de m'isoler un instant car je n'en peux plus de toutes ces émotions qui se bousculent en moi... Il a été dit trop de choses dans cette salle de bain et l'état de santé de Jessyka me perturbe bien trop. Après tout ce qui a été dit je ne me sens même pas capable de retourner en cours et de faire comme si de rien était. Si je retourne dans cette salle de classe je vais soit finir par fondre en larmes soit par retourner la table et m'énerver contre tout le monde et je sais alors que je ne répondrais plus de moi... Et cela ne sera pas joli à voir.

Je ne pourrais revenir que lorsque je saurais un peu mieux contrôler le chaos intérieur qui m'envahit. C'est pareil pour Jessyka. Je veux vraiment que les choses fonctionnent entre nous mais il va falloir que j'apprenne mieux à faire semblant et que je me retienne d'aborder certains sujets comme mon fils. Elle ne l'accepte pas du tout et je ne veux pas entendre ce qu'elle pourrait dire sur lui. Pareil pour Sam. Je ne veux pas l'entendre prononcer ce nom... Mais je jure de prendre de ses nouvelles régulièrement pour savoir si son état de santé s'améliore. Je ne sais pas si c'est parce qu'elle s'est alliée à un démon qu'elle vomit du sang mais si c'est le cas cela signifie que c'est entièrement de ma faute et je ne me pardonnerais jamais s'il devait lui arriver quelque chose à cause de moi... Je préférerais mourir mille fois plutôt que ce soit elle. Quoi que... Peut-être plus maintenant que je suis enceinte... Mais enfin bon je me comprends... Je veux qu'elle aille mieux et être en ma présence ne l'aide pas je pense...


- Jessy... Va voir ton petit ami pour qu'il te soigne... Ou ta grand-mère ou quelqu'un qui s'y connaît en démon. Je ne veux pas te perdre, surtout que c'est à cause de moi que tu t'es alliée à lui.

Je la regarde en soupirant puis regarde la porte de sortie. Il faut vraiment que je parte de là. Je me sens étrange en dedans. J'ai toujours envie d'être méchante avec ma meilleure amie mais je jure que je ne veux pas que cela se produise... Je dois la quitter maintenant... Je n'en peux plus d'être aussi contradictoire !


- Je... Je dois partir... Pardonne-moi...

Je la regarde tristement et pars en courant. Je ne m'arrête qu'au bout de dix minutes de courses pour reprendre mon souffle et calmer mon cœur qui bat trop vite. Je me sens déjà plus calme. Je termine mon chemin jusqu'à chez mon grand-père et me couche directement les mains sur le ventre en pensant à l'avenir avec mon Samael. Promis demain j'écris à Jessyka pour m'excuser encore une fois...




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