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 Angels of the night. Doctors of the pain. - Ryan&Nathan

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Seigneur Vampire
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MessageSujet: Angels of the night. Doctors of the pain. - Ryan&Nathan  Sam 16 Sep 2017 - 1:38


Angels of the night. Doctors of the pain
Ryan&Nathan 
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Une nouvelle nuit de travaille se levait sur moi, la journée se couchant enfin, mes yeux s’ouvraient en moins d’une seconde. Je tournais doucement ma tête pour y trouver ma chère Evelyn qui dormait à point fermé. Je me déplaçais pour déposer un baiser sur son front et je me relevais du lit une seconde après. Nous devrions sous peu lui acheter son propre loft, pas question qu’elle retourne habiter dans son appartement, des chances que ses parents chasseurs la retrouve dans cet endroit. Je me ferais beaucoup trop de sang froid et ce n’était que dire puisque j’étais mort. Je me déplaçais donc silencieusement pour me rendre en cuisine et je vis immédiatement que le frigidaire était vide.

Un soupire se fit entendre. J’avais beau chasser des humains, voler du sang de la banque de l’hôpital qu’Evelyn passait au travers de toutes mes ressources si rapidement que je ne pouvais qu’anticiper les problèmes que cela causerait. J’avais oublié ce qu’était que l’appétit du nouveau né, peut-être étais-je simplement trop vieux pour m’en souvenir, je ne saurais dire en toute vérité. Je savais pourtant qu’il me fallait retourner à l’hôpital cette nuit pour prendre quelques poches de sang. Les chasseurs étaient de plus en plus fréquent dans la forêt et la chasse devenait extrêmement difficile, même chose en ville. Ceci n’était pas une bonne époque pour être un mort vivant. Au revoir la gloire, au revoir le pouvoir, je n’étais plus que l’ombre du seigneur qui avait menée une ruche au pouvoir de la France sur quatre siècles. Je ne pouvais pourtant me morfondre, mes enfants étaient déjà morts et contre toute attente j’avais un nouveau né qui dormait à point fermé dans mes draps.

J’enfilais donc ma chemise de travaille et mes pantalons propre. Je me devais d’être à mon meilleur jour comme à chacun de mes quarts de nuit. Il me faudrait pourtant être prudent cette nuit, j’avais passé proche d’être pris sur le fait la dernière fois par une infirmière. Je devenais confortable, moins prudent, ce n’était pas une bonne idée. Je savais pourtant les risques, mais je me devais de les risquer pour nourrir Evelyn, si ce ne serait que de moi je me nourrirais ici et là au creux d’un cou. Elle me voulait à mon meilleur, elle me pensait sage, elle me pensait bon. Elle ignorait à quelle point elle avait tord, elle ignorait à quel point la vie humaine ne voulait plus rien dire à mes yeux, mais je me devais de tenter d’être ce qu’elle voulait de moi. Je me devais de tenter de me connectée à cette vie humaine qui avait été mienne quelque sept siècles auparavant. C’était il y a si longtemps. Je ne me souvenais même pas ce que cela faisait d’être un homme, ce que l’humanité voulait dire, je ne vivais que de qui j’étais depuis si longtemps que j’avais oublié tout le reste. Dans un silence de mort je quittais pour l’hôpital sans regarder derrière, certain qu’à mon retour Evelyn serait présente, rien ne pourrait mal tourner.

Une fois à l’hôpital je prenais ma place dans mon bureau et appelait pour donner ma présence à la secrétaire. Gertrude ne fut même pas surprise de savoir que j’étais entré hors de mes quarts habituels. Le département me plaçait aux surveillances des urgences cette nuit. Parfait, me dis-je, j’aurais amplement le temps d’aller prendre le sang dont je nécessitais sans que personne ne sache rien. Nous n’étions que deux selon la secrétaire, étrangement je plissais du front en me demandant qui était l’heureux élu. Quand elle nommait son nom mon regard se noircissait.

Nathan. Pourquoi de tous les médecins de cette foutu hôpital je devais tomber sur le seul humain qui déstabilisait mes sens vampiriques. Il ne sentait pas comme les autres et son cœur battait différemment. Il était le bonbon sur deux pattes, quoi que un bonbon bien alcoolisé, d’après mon sens de l’observation une gorgée et je serais sur le mont ivresse. Non merci. Je remerciais Gertrude et je raccrochais le téléphone sans un mot de plus avant de me lever et me rendre vers les frigos.

J’ouvrais la porte et prenait un sac. Sans même regarder derrière moi je l’ouvrais pour le boire. Si je devais travailler avec lui, il ne me faudrait surtout pas ressentir la faim, sinon ça irait mal.
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Nephilim
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MessageSujet: Re: Angels of the night. Doctors of the pain. - Ryan&Nathan  Lun 18 Sep 2017 - 10:04


Angels of the Night

Ryan & Nathan

Je ne savais pas trop ce que je devais faire de ma vie, j’allais devoir faire des choix et je le savais. Non pas que prendre des décisions me dérangeait réellement mais lorsque je devais choisir quelque chose qui permettrait à mes pouvoirs de reprendre le dessus, j’avais beaucoup de difficulté à choisir. J’avais reçu Jessyka deux jours auparavant. En fait la vérité était qu’elle était venu me rejoindre chez moi alors que je lui avais dis qu’elle n’était plus la bienvenue après ce qu’elle m’avait fait lors de notre dernière rencontre. Elle avait cependant fini par me convaincre que lui laissée une nouvelle chance et elle avait quitté mon appartement le lendemain matin au même moment ou moi j’avais pris le chemin de l’hôpital pour ma dernière journée de jour. J’allais tomber de nuit pour les deux prochaines semaines. J’appréciais faire les jours mais les nuits avaient quelques chose d’unique et c’était toujours différent. Ce fut donc pour cette raison que lorsque ma journée au travail avait prit fin je ne m’étais pas couché immédiatement, j’avais passé la nuit debout pour m’assurer de dormir lorsque le soleil pointerait son nez. Sur le coup, j’avais réfléchi à ce qui c’était produit avec Jessyka, je ne comprenais pas son comportement. Elle donnait l’impression de m’aimer beaucoup plus qu’en simple ami alors qu’elle m’avait déjà clairement dit que oui elle avait déjà été amoureuse de moi mais qu’aujourd’hui je n’étais qu’un ami avec avantage. Ce terme m’avait d’ailleurs fait rire et encore aujourd’hui je laissai un sourire léger venir briller sur mes lèvres. Je me retournai cependant dans mon lit et j’activai le réveil matin pour être certain de me lever puis je me permis de fermer les yeux et me laisser lentement aller dans les bras de Morphée.

Le son de la radio se fit entendre au bout de ce qui m’avait sembler être seulement quelques minutes. J’ouvris lentement les yeux pour poser mon regard sur la fenêtre de ma chambre. La nuit n’était pas encore complètement tombée mais je savais que je ne devais pas attendre trop longtemps avant de me lever. Je passai une main dans ma chevelure puis j’étirai le bras pour éteindre mon réveil. Je pris une petite minute pour me réveiller correctement et sans le vouloir mon regard se déposa sur l’oreiller à mes côtés. Dire que moins de quarante huit heures plus tôt, j’avais pu poser mon regard sur Jessyka lorsque le réveil avait fait entendre sa voix. Je n’avais pas réellement ressenti le besoin de lui réécrire suite à ce qui avait eu lieu dans cette chambre et de son côté elle ne m’avait pas écrit non plus. Je voulais qu’elle réfléchisse à ce qu’elle avait dit mais surtout à ce que nous avions fais avant d’accepter de la revoir. Sans plus attendre je me redressai enfin pour me retrouver assis sur le rebord du lit. Je pris le temps d’enfiler la bague que mon père m’avait offert pour mes dix-huit ans. Je n’appréciais pas tellement le fait que mon père soit un ange mais cette bague était toujours léguée de père en fils. Cette tradition s’arrêterait avec moi puisque je ne comptais pas avoir d’enfant mais bon sur ce point personne n’avait à être mis au courant. La chambre était complètement silencieuse au moment ou un long soupir se fit entendre sortant de mes lèvres. Je venais d’avoir une drôle de sensation dans le ventre, comme si mon père m’envoyait un signal. Sans plus je levai les yeux. Il se trouvait là, directement devant moi. Bien évidemment il n’était pas la pour vrai, mais son image était suffisamment réelle pour le faire croire. Je le regardais en silence alors qu’il ouvrait les lèvres.

«  Soit prudent se soir  »

Je ne pu retenir un rire sarcastique. Mais il se prenait pour qui celui-là ? Il avait mit dix-sept avant de finalement réaliser qu’il devrait tenter d’entrer en contact avec son fils pour lui apprendre qu’il était un monstre et le voilà qui tentait de me faire la morale sur la prudence. Je me lever en silence, par chance je portais un sous-vêtement. Je n’avais pas envie de le voir, pas se soir, pas maintenant mais surtout jamais. J’ouvris les lèvres à mon tour.

«  Va-t’en tu n’es pas la bienvenue et tu le sais …  »

Je pu percevoir la déception de mon père au moment ou il s’éclipsait. Je savais bien que j’avais intérêt à l’écouter car normalement lorsqu’il m’apparaissait c’était pour une excellente raison. Mais je n’avais pas envie pour le moment. Je me mis finalement en mouvement pour terminer de me vêtir. Je porterais ce soir un pantalon noir, une chemise bleu pâle et ma veste de médecin. Ce serait parfait pour une nuit comme celle qui commençait. Je jetai un rapide coup d’œil à mon réveil, j’avais envie du temps devant moi avant de devoir me rendre sur mon lieu de travail. Je me rendis donc à la cuisine pour ouvrir l’armoire d’alcool que je maintenais constamment sous clé. Je pris la bouteille de rhum qui se trouvait dans la porte et je me versai un verre que j’avalai en une seule gorgée. Au total, je pris quatre verres de cette manière avant de finalement ouvrir ma valise pour y déposer la bouteille déjà entamé ainsi que deux autres neuves, une bouteille de vodka et une demi bouteille de gin. Mes yeux détaillèrent le contenu quelques secondes puis je refermai finalement la valise, la verrouillant. Avant de quitter mon appartement je remis mon alcool sous clé puis je me mis en direction de la porte.

La porte était tout juste verrouillée qu’un taxi se présenta devant moi. Ce chauffeur connaissait mes horaires mieux que moi c’était parfois étrange. Je descendis tout ce même les quelques marches puis j’ouvris la portière pour me glisser dans le véhicule. Je lui adressai un sourire et prit la peine de lui demander comment allait sa femme. Il sourit puis il me dit que depuis mon intervention elle retrouvait peu à peu l’énergie qu’elle avait eu avant de tombé malade. L’espoir qu’elle passe par dessus cette épreuve était plus fort que jamais. Je me permis un sourire. Il ne savait pas que sa femme était complètement guéri, ils allaient l’apprendre dans environ un mois lorsqu’elle passerait ses radios de suivi pour observer l’évolution. On ne verrait plus rien sur les radios et tout le monde verrait cela comme un miracle. Il n’y aurait que moi pour connaitre la vérité. Je sentis le véhicule se mettre en mouvement alors que l’homme continuait de me parler des nombreuses améliorations que sa femme avait eu depuis que je l’avais vu. Déjà elle n’avait plus de migraines, elle retrouvait de la force musculaire et elle avait même recommencé à chanter pour ses enfants. Je souris doucement puis je fouillai dans ma poche alors que le taxi s’arrêtait devant le bâtiment ou j’allais passé la nuit. J’offris vingt dollars à l’homme et je lui fis promettre de me présenter à sa femme en dehors de l’hôpital si le prochain rendez-vous montrait de l’amélioration. Je me dirigeai ensuite vers mon bureau en silence. Ce fut la voix de la secrétaire qui me fit revenir à la réalité.

«  Bonsoir Dr Williams  »

Un léger sourire brilla sur mes lèvres puis je poussai la porte de mon bureau. L’odeur légère de la verveine flottait dans l’air ce qui me fit sourire légèrement. Stacy était clairement passé ici je pouvais le deviner. Je pu confirmer rapidement car sur mon bureau trônait une bouteille d’eau. Cette infirmière me faisait toujours rire à vouloir faire en sorte que je ne sois jamais déranger par ses passages. Elle venait toujours déposer la bouteille sur mon bureau lorsque je n’étais pas dans la pièce. Cependant son parfum la trahissait chaque fois. Je déposai ma valise sous le bureau puis je pris le temps de regarder l’horaire sur la tablette électronique. Tiens donc je ne serais pas le seul médecin se soir. Gertrude avait ajouté Ryan dans l’horaire. Je me souvins alors des paroles de mon père. Je me figeai une demi seconde mais je fini par me redresser. Ce ne devait pas être cela ce n’était qu’une étrange suite de circonstances. Je déposai l’appareil pour finalement sortir de mon bureau pour me diriger vers la réserve. J’avais besoin de médicaments avant de commencer mon horaire de cette nuit. Il était toujours plus simple d’avoir les médications importantes sous la main lorsqu’on travaillait sous le clair de lune.

Je poussai la porte de la réserve et immédiatement mon regard fut attiré par le docteur Matthews qui se trouvait devant les frigos de sang. J’eu un léger moment de surprise en réalisant qu’il était en train de boire l’une des pintes de sang. C’était donc de cela que mon père voulait parler. Je fis comme si de rien était puis je me dirigeai vers l’armoire à médicament pour commencer à prendre ce dont j’avais besoin. Ma voix ce fit cependant entendre.

«  Tu devrais être plus prudent quand tu fais sa …  »

Mes paroles démontraient clairement que je n’étais absolument pas surpris par ce que je venais de voir. Un peu dégouter mais pas surpris. Je me doutais bien que je ne devais pas être le seul type de monstres à Vancouver.



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MessageSujet: Re: Angels of the night. Doctors of the pain. - Ryan&Nathan  Mer 20 Sep 2017 - 16:26


Angels of the night. Doctors of the pain
Ryan&Nathan 
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C’est en ouvrant le frigidaire qui contenant la totalité de la banque de sang de l’hôpital que je pu remarquer que j’avais peut-être exagéré dans mes vols dernièrement. Il manquait clairement de sang et on devrait bientôt refaire une campagne. Je soupirais doucement, sachant que ce n’était que le début, avec un nouveau née à nourrir dans mon appartement. Chasser devenait effroyablement risqué, la surveillance était de plus en plus présente aux abords des forêts, je devrais trouver une façon d’amasser beaucoup de sang en peu de temps. Une fois ma banque personnelle pleine il me serait beaucoup plus aisé de nourrir ma princesse des ténèbres tout en gardant ma propre alimentation saine. Pour le moment j’étais handicapé de ma propre nourriture, devant trouver comment survivre depuis la première fois en sept cents quelques années, c’était franchement déstabilisant. Dire qu’il n’y a pas si longtemps j’étais à la tête d’une ruche entière qui remplissait nos banques sanguines et que je n’avais même pas à lever le petit doigt pour recevoir. Ces siècles m’avaient rendu paresseux, de toute évidence lâche, mais surtout rouillé. Chasser était encore dans mes cordes, mais agir comme un humain pour obtenir le liquide précieux était un véritable défi.

Au même moment où je prenais une des poches de sang pour en boire le liquide le docteur Williams fit son apparition dans la pièce. Je n’eu même pas le temps de la déposer qui passait près de moi pour se rendre dans l’armoire de médicament. J’eu un regard louche envers lui, tentant d’identifier si son cœur battait plus vite, mais il me semblait beaucoup trop calme. J’ouvrais la bouche pour parler, mais je restais là le dévisageant, me demandant d’où provenait cette désinvolture envers mon statut. Enfin cela dit il ne me connaissait aucunement, il ne savait rien de moi, mon simple statut de vampire n’avait pas de quoi choquer. Peut-être étais-je simplement vieux jeu ou alors m’étais-je trop de fois répéter que l’on me poursuivait de haches et d’épée si l’on apprenait ma nature dans cet hôpital. Je soupirais au final, déposant mon repas là d’où il provenait, me retournant pour croiser les bras non sans dévisager le jeune humain.

«Tu devrais aussi être plus prudent quand tu t’adresse à moi, surtout maintenant que tu sais. »

Dis-je froidement en tapant légèrement du pied. Il sentait encore l’alcool, j’en soupirais bruyamment, il était incorrigible. Pire qu’un gamin au collège et pourtant le mec sortait fraîchement de l’université. Il aurait dû avoir l’obligeance de prendre contrôle sur ses envies déviantes. Il savait les risques, puis c’était proscrit par le code d’éthique. J’en venais à me demander sous qu’elle étoile il dormait pour avoir réussis à garder son poste et avoir même eu la participation des infirmières. Elles lui apportaient de l’eau à ce que j’avais entendu, ce qui l’encourageait à boire encore plus, sauf que je ne supportais pas ce genre de comportement. Après tout j’étais un vieillard qui avait fait beaucoup plus de connerie dans ma vie entière qu’il ne pourrait en produire sur le peu de temps qu’il serait sur terre. J’haussais donc un sourcil, me demandant s’il était approprié de lui en toucher un mot, ce même s’il pourrait facilement revenir sur le fait que je buvais aussi au travail. Quoi que moi ce n’était pas de l’alcool, purement une nourriture existentielle à mon existence, mais je n’avais pas envie que le mot se passe dans l’hôpital. Je pris donc le temps d’appuyer mes bras sur le comptoir qui nous séparaient, ne le lâchant pas du regard, avant de parler d’une voix neutre.

«Tu sais, le jour où tu seras sobre, personne ne te reconnaîtra sur l’étage. Personne, sans aucune exception.  »

Il était vrai que nous n’étions pas souvent sur les mêmes quarts de travail suite à ma propre demande, mais lorsque ça arrivait je ne sentais que l’odeur de la liqueur forte qui le suivait de pièce en pièce. J’avais beau dire que je ne me préoccupais pas des humains, une partie de ma conscience m’emmenait sur cette conversation, aussi déplaisante soit-elle pour les deux d’entre nous.

«Je peux t’envoyer à l’étage juste au dessus si tu veux savoir ce qui arrive aux alcooliques qui font des crises de foies ou la morgue…»

Je plissais ma lèvre, traçant une moue de désintérêt sur mon visage, voulant lui faire comprendre dans quel chemin il s’en allait. Un problème vint pourtant rejoindre mes narines. Comme à son habitude son odeur devint alléchante, mes yeux s’assombrissant, les veines dansantes sur mon visage. Je me retournais aussitôt pour agripper mon repas et l’aspirer. Cela me prit une bonne minute avant de pouvoir reprendre le contrôle. Je ne comprenais simplement pas ce qu’il pouvait dégager pour me provoquer de la sorte. Vous auriez cru qu’après sept cents ans d’existence j’aurais tout vu et pourtant c’était complètement faux. Cette situation me déplaisait grandement, je me dois de l’avouer, je préférais contrôler chaque aspect de mon être. Une fois calme je jetais la poche de sang à la poubelle, elle paraissait sous vide, plus une seule goutte restante.

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MessageSujet: Re: Angels of the night. Doctors of the pain. - Ryan&Nathan  Jeu 21 Sep 2017 - 0:09


Angels of the Night

Ryan & Nathan

La présence de cet homme sur l’horaire avait quelque chose d’étrange à mes yeux. Il avait toujours eu un comportement plutôt anormal autant pour moi que pour les infirmières qui travaillais sur notre étage. Pour les rares fois ou il avait croisé mon chemin, j’avais pu percevoir des choses plutôt contradictoires provenant de sa personne et en plus, j’avais cru voir qu’il avait une drôle de manière de me regarder. J’avais également pu savoir, encore une fois de part les infirmières et secrétaire qu’en général c’était Ryan qui demandait à ce que nos horaires ne se croisent pas trop souvent. Si j’avais bien compris, il aurait des problèmes avec le parfum que je portais. Pourtant mis à part la légère odeur d’alcool qui me suivait en général partout dans l’hôpital, je ne portais aucune autre fragrance car au vu de mes petits problèmes avec la boisson j’avais de la difficulté à tolérer les odeurs parfumées. Ce soir malheureusement pour lui, il allait devoir se faire à ma présence car il était hors de question que je retourne chez moi aussi facilement. C’était lui qui avait voulu s’ajouter sur l’horaire alors il allait devoir faire avec ceux qui se trouvaient déjà dans le bâtiment. Ce fut d’ailleurs sur cette réflexion sans grande douceur que je me rendis compte que le bac qui me servait à ranger mes médicaments d’utilisation pour les clients de l’urgence était presque vide et donc j’allais devoir me rendre à la réserve avant le début de mon quart de travail. Je me permis donc de jeter un rapide regard à l’horloge avant de quitter la pièce pour me diriger vers cette pièce.

Le son de mes pas résonnaient en silence autour de moi. Je voyais la porte de cette réserve se rapprochait lentement au fur et à mesure de mes pas. Je ne pu cependant pas profiter de la tranquillité de l’endroit puisqu’à peine j’eu poussé la porte que je me rendis compte que le docteur Matthews se trouvait déjà la et qu’en plus il était en train de vider l’une des poches de sang du frigo. La disparition du sang allait donc facilement pouvoir s’expliqué maintenant. Je ne pris cependant pas la peine de me mettre à paniquer puisqu’au final, je ne savais pas trop pourquoi mais cette découverte ne me surprenait même pas. Je me contentai donc d’ouvrir l’armoire à médicament et alors que je regardais le premier nom sur la petite liste que j’avais apporter avec moi, j’avais ouvert les lèvres pour mentionner au jeune homme qu’il devrait être plus prudent lorsqu’il avait besoin de faire ce genre de chose. Je pu presque instantanément ressentir un certain mécontentement de la part du jeune homme. Visiblement il n’appréciait pas qu’on lui fasse la morale. Je du d’ailleurs retenir un sourire amusé alors que la voix de Ryan se faisait entendre. Ainsi donc il ressentait le besoin de me menacer ? Si seulement il savait à qui il avait réellement à faire il prendrait certainement un autre ton avec moi. Je continuais de manipuler les flacons de médicaments en silence puis je fini par ouvrir les lèvres brièvement.

« La prudence n’est pas mon fort … »

Ryan semblait mécontent de mon comportement, comme si l’odeur d’alcool que je dégageais l’importunait réellement. Pauvre petite bestiole innocente. Il allait malheureusement devoir s’y faire puisque je ne comptais pas cesser de boire de si tôt. J’avais tout de même la grande fierté d’avoir réussi à obtenir haut la main mon doctorat en médecine tout en ayant eu ce même problème d’alcool et donc je ne voyais pas en quoi cesser de boire me serait utile. Du coin de l’œil, je pu me rendre compte qu’il se déplaçais pour venir prendre appui sur le petit comptoir qui se trouvait entre le frigo de sang et l’armoire de médicaments. Ainsi donc il souhaitait avoir une conversation avec moi ? Je ne m’attendais pas à cela de sa part au vu de ce que j’avais entendu dire sur lui. Sa voix perça bientôt le silence et à ses paroles je laissai entendre un rire amusé. Il n’avait pas tort, si un jour je devenais complètement sobre, personnes n’arriverait à reconnaitre l’homme que j’étais mais pour le moment, les quelques fois où je me présentais au travail sans avoir bu, les infirmières me reconnaissaient et donc je n’avais pas besoin de plus pour être satisfait. Je pris la décision de ne pas répondre à cette phrase. Je me contentai de lui jeter un bref regard en coin alors que je continuais de me saisir des médicaments qui se trouvait sur ma liste. On pouvait y voir morphine, codéine, antihistaminique, médicaments pour le cœur et autres produit du même genre.

J’avais presque la moitié de la boite de remplit au moment ou Ryan ouvrit de nouveau les lèvres. Ses paroles donnait l’impression qu’il souhaitait me faire prendre conscience d’une chose qui pour moi n’était pas important. Je savais très bien les dommages que faisais l’abus d’alcool sur un corps humain mais je ne ressentais pas ce genre d’effet. Mon corps continuait de se régénérer comme si de rien était. Je n’arriverais jamais à mourir je le savais bien. Ce fut donc sous cette pensée que j’étais condamné à vouloir mourir toute l’éternité que j’ouvris les lèvres.

« Si l’une de mes cinq tentatives de suicide avait fonctionné je ne serais pas ici avec ce problème »

Je marquai un bref instant de silence alors que je tournais finalement les yeux vers le docteur Matthews, nos regards se croisèrent puis j’ouvris une nouvelle fois les lèvres.

« Si les crises de foie, si le cancer ou même si la mort pouvait m’affecter … je l’accueillerais avec plaisir … mais je suis condamné à une vie éternelle … »

Le message avait l’intérêt d’être plutôt clair. Ryan savait maintenant qu’il avait affaire à un immortel mais il ne pouvait pas encore savoir quoi exactement et ce n’était pas moi qui allais le lui dire. Je n’avais pas encore confiance en lui et donc il en savait bien amplement pour le moment. Ce fut environ à ce moment que je pu percevoir un certain changement au niveau de son visage. Le blanc de son œil changeait mais en plus, les veines dansaient sur son visage. Sa réaction fut plutôt rapide et il se saisi alors de la poche de sang qu’il avait déjà toucher pour la vider d’une seule traite. Il ne se redressa cependant pas immédiatement. Je pouvais percevoir un certain combat contre lui-même ce qui était logique vu ce que je venais de voir. Je pu deviner ce qu’il était simplement au vu de ce que je venais de voir. Le médecin qui m’appréciait aussi peu était en fait un vampire. Cela expliquait donc son comportement et sa demande de ne travailler que la nuit.

Au bout d’environ une ou deux minutes l’homme se redressa enfin, jetant ce qui restait de la poche de sang à la poubelle. Je le regardais en silence, tentant de comprendre ce qui venait tout juste de se produire en lui. Une idée me traversa l’esprit mais je m’y refusais, son comportement en ma présence démontrait clairement un attrait à mon odeur et lui fournir de mon sang pourrait être très dangereux pour moi mais également pour lui. Il était une invention du mal alors que moi je provenais du côté du bien. Les risques étaient énormes. J’inspirai en silence puis j’ouvris les lèvres une nouvelle fois.

« Il faudrait trouver une autre technique pour te nourrir … »

Je relevai alors la main droite pour la mettre à plat dans le vide, ma paume diriger vers le plafond et soudainement une poche de sang apparu dans celle-ci. Je la serrai légèrement puis je la lançai sur le comptoir qui nous séparait encore. On pouvait lire sur l’étiquette que le sang provenait de France. J’esquissai un sourire avant de parler une dernière fois.

« Tu n’as qu’à demander je te fournirai … mais laisse les réserves de l’hôpital tranquille »

Ma voix était calme mais plutôt ferme. Vancouver avait besoin du peu de sang que nous avions en réserve. Je préférais donc utiliser un peu de mes pouvoirs pour qu’il cesse de voler plutôt que de manquer de sang au moment où la vie d’un patient serait en jeu.



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MessageSujet: Re: Angels of the night. Doctors of the pain. - Ryan&Nathan  Jeu 21 Sep 2017 - 20:08


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Je ne pu me retenir de lâcher un rictus de rire en détournant le regard quand il osait dire que la prudence n’était pas son fort. S’il savait uniquement ce qu’il en était il changerait vite de ton. J’étais pourtant fortement au courant que mon identité ne lui était pas connu puisque jusqu’à ce moment précis il n’avait aucune idée de ma véritable nature. Je du me retenir de répliquer, me rappelant que mon identité était mieux cachée, sinon je risquais la vie de mon nouveau-né. Je devais éviter de cracher à tout vent mon nom, ma position ou mon âge pour obtenir du respect d’ignorants. Je n’avais plus de ruche, donc plus assez de prestance pour en faire à ma tête, je du donc me forcer à sceller mes lèvres ensemble. J’étais mécontent, je ne cachais aucunement ce sentiment aussi non professionnel puisse cela être. De toute façon si on entrait au niveau du professionnalisme l’alcoolique devant moi aurait des comptes à rendre. La question vous vient en tête non? Pourquoi n’ais-je pas plus réagis que cela à l’idée que l’on m’ait trouvé entrain de voler du sang de la banque de l’hôpital? Étrangement je n’en voyais pas le but. J’avais été pris sur le fait, pour moi cette histoire se terminait là, car je comptais de toute façon l’hypnotiser pour qu’il oublie complètement cette situation. J’attendais un peu, contre toute attente, il faut dire que mon manque de contrôle aidait grandement à ce que je garde une certaine distance.

Je relevais des mots dans cet étrange silence qui s’était installé, tendis qu’il prenait encore des médicaments, tentant de distraire la conversation pour mon propre bien égoïste. Je me devais de penser à autre chose qu’au sang, on me croirait inexpérimenté au vu du fait que je n’arrivais aucunement à me concentrer ce soir, au vu du fait qu’il me faisait perdre mes sens.

Je fis référence à son taux d’alcoolémie beaucoup trop élevé pour un médecin respectable. Je tentais ainsi de lui faire comprendre que son attitude était inacceptable, mais venant d’un vampire qui volait directement de la banque, je n’étais pas nécessairement le mieux placé pour discuter de ce qui était dans notre code d’éthique. Il n’osait pas me regarder au début, encore concentré sur ses médicaments, tendis que je m’étais tourné vers lui oubliant qu’il me fallait me préparer pour mon quart de nuit. Ce qu’il m’avouait me fit sourciller. Il était donc dépressif à tendance suicidaire et il mélangeait à cela un véritable cocktail d’alcool. Mais qu’est-ce qui n’allait pas chez cet humain? Je n’osais pas parler, aucuns mots ne vinrent rejoindre cette conversation alors que Williams se tournait vers moi pour croiser mon regard grisâtre. Une teinte d’inquiétude se soulevait sur mon visage alors que je l’écoutais. Il n’était donc pas humain, au vu de ses paroles, mais alors qu’est-ce qu’il était? Puis une nouvelle réalisation…Non seulement il était immortel, mais il tentait de se tuer et son corps refusait de le laisser partir. J’étais franchement déstabilisé, les mains contre la table, je restais encore silencieux et pensif. Je n’avais jamais vu ni connu un être immortel capable de survivre malgré toutes les tentatives qu’il pourrait se causer à lui-même. Je n’avais jamais rencontré un être qui me laissait aussi déstabilisé que le dr Williams à vraie dire. Une certaine curiosité malsaine vint rejoindre ma tête, mais je me devais d’obtenir des réponses, je me devais de découvrir ce qu’il était réellement.

«Comment? Comment as-tu attenté à ta vie? Médicaments? Noyade? »

Peut-être que c’était le docteur qui parlait, peut-être pas, je ne pourrais vous le dévoiler même si je l’avais voulu. Je savais bien que cette curiosité malsaine ne serait pas à mon avantage, mais d’une façon je voulais comprendre ce qu’il était avant qu’il ne réussisse à transformé sa tentative en un suicide complété. J’inspirais doucement en tournant ma tête pour aller finir mon sac de sang après avoir perdu un certain contrôle de mon être. Il me semblait désormais évident que d’être en présence de mon collègue allait me donner la vie dur si je ne me nourrissais pas dans l’immédiat. Refusant le sang synthétique à tout prix, refusant aussi de mettre mes crocs dans sa chaire et de goûter à l’interdit, je vins simplement vider le contenu du sachet rougeâtre. Mes veines dansaient encore dans mon visage quand j’eu enfin fini mon repas. Il me prit quelques minutes, pas beaucoup tout de même, pour reprendre totalement le contrôle sur ma personne. Je ne pouvais me permettre d’attaquer mon collègue dans l’hôpital elle-même sans courir d’énorme risque, autant que mes instincts puissent me demander de succomber, je me devais donc de me contrôler autant que je le pouvais. Sa voix vint briser le silence qui s’était installé de nouveau entre nous et me rendit perplexe.

«Tu compte me faire un don de ton sang sur un plateau d’or?»

Dis-je dans une tentative misérable à l’humour en me retournant vers lui, le visage désormais de retour à la normalité. J’inspirais très profondément en suivant le mouvement de sa main, plissant du front, plissant des sourcils en me demandant ce qu’il pouvait bien vouloir faire. J’eu un instant de recul en voyant la poche de sang y apparaître. J’avais déjà rencontré des sorciers par le passé, alors l’idée me vint qu’il en était peut-être un, mais cette pensée mourrait aussitôt. Il ne pouvait pas être immortel ainsi que sorcier, c’était absolument contre nature et les sorciers adoraient la balance ainsi que l’équilibre de la nature ou de l’ordre. Il lançait la petite poche de sang que je rattrapais aussitôt pour la regarder avant d’écarter les yeux de surprise. Pourquoi une poche de sang venant de la France? Dans tous les pays du monde, toutes les villes du monde, tous les continents qu’il aurait pu prendre pourquoi avoir sélectionné ma patrie? Ce devait être un hasard…

Je gardais le visage légèrement déformé par la surprise, ne quittant pas des yeux les petits lettres qui inscrivaient une vie entière qui me précédait. Sa voix se fit de nouveau entendre et je relevais difficilement ma tête vers lui.

«Mais qu'est-ce que tu es, au juste? »

Dis-je sans aucun remord. Je le dévisageais, respirant plus difficilement, serrant la petite poche qu’il m’avait offert dans ma main jusqu’à ce qu’elle se perfore sous mes doigts. Le sang coulait alors sur la table et je ne bronchais pas une seule seconde. Il voulait me fournir si je laissais la banque tranquille, mais pour le moment je ne voulais pas de son aide, je voulais des réponses à mes questions.

«Ne me dis pas sorcier, je sais que tu n’en es pas un. »


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MessageSujet: Re: Angels of the night. Doctors of the pain. - Ryan&Nathan  Ven 22 Sep 2017 - 20:03


Angels of the Night

Ryan & Nathan

Si j’avais eu le choix du développement de ma soirée il est certain que je ne l’aurais pas vu de cette façon mais bon maintenant que nous étions tous les deux dans la même pièce aussi bien prendre quelques minutes pour nous adressez la parole autrement que par de bref regard remplit de désaccord. Je ne l’avais jamais vu ainsi à vrai dire. Je le croyais simplement un peu tarer et préférant la vie nocturne pour éviter de croisé une possible personne agréable qui pourrait peut-être faire en sorte que son visage montrerait autre chose qu’un constant air bête. C’était peut-être pour cette raison que lorsque j’avais pénétré dans la pièce et que je l’avais surpris en pleine réunion privée avec la poche de sang je m’étais contenté d’un simple haussement de sourcils. Je connaissais tous les genres de monstres qui pouvaient être possible de rencontrer en passant par les enfants tueurs, en passant par les pédophiles et terminant avec les créatures sadique et cruelle comme les démons. Donc la présence d’un vampire aussi étrange soit-il ne me dérangeait pas le moins du monde, en fait je risquais de le trouver plus agréable à côtoyer maintenant que son comportement de mâle dominant s’expliquait. Au bout début je gardais une certaine distance vis-à-vis Ryan mais je fini par répondre sincèrement à l’un de ses commentaires. Je lui avais alors mentionner que malgré mes nombreuses tentatives de suicides, j’étais encore là à devoir vivre une vie dont je n’avais aucunement envie. Je pu presque sentir son instinct s’éveiller et je pu en plus percevoir un intérêt sur cette situation un peu déplacé. Sa voix se fit alors entendre, trahissant cet intérêt. Je le dévisageai quelques secondes, tentant de savoir s’il était sérieux ou non.

Je ne savais pas réellement si j’avais envie qu’il connaissent toutes les tentatives que j’avais fais pour mourir. Je me retournai vers l’armoire de médicaments pour me saisir de deux ou trois flacons supplémentaires. Je me permettais de réfléchir à savoir si je lui disais ou si je lui demandait simplement de se mêler de ce qui le regardait ou si encore je lui disais de se la fermer ? Le choix était difficile, je n’arrivais pas à me décider sur le choix à faire. Je fini cependant par de nouveau déposé mon regard sur lui et après un très léger soupire, j’ouvris les lèvres.

« Laisse moi réfléchir … médicament, arme à feu, pendaison, noyade et … ah oui ! La foudre … »

La description de mes tentatives était presque poétique. Je ne me souvenais pas complètement de mes essais suicidaires tout simplement car lorsque mon corps entrait en mode guérison il arrivait plutôt souvent que mon cerveau me fasse oublié certains moment. Je ne me souvenais pas par exemple du moment ou j’avais appuyé sur la détente, ou encore le moment ou j’avais poussé le petit banc qui me maintenait en lien avec la terre. J’avais également oublié l’instant exact ou j’avais envoyé cette énorme pièce de béton dans le fond du lac ou le dernier moment avant que la foudre ne m’atteint. Je me souvenais seulement du réveil à l’hôpital alors que mon corps était déjà remis des blessures. Les médecins n’arrivaient jamais à expliquer mon état et de toute manière je m’assurais d’effacer les traces de mon passage. C’était peut-être pour cette raison que j’avais pris la décision de devenir médecin à mon tour. Le besoin d’aider les autres, le besoin de me sentir utile dans cette vie misérable. Le mouvement de Ryan me permit de revenir à la réalité. Je me contentai alors de l’observer vider le sac de sang qu’il avait déjà sorti du frigo. Je ne pu cependant retenir un léger sourire en coin. Il contrevenait aux lois en continuant de se nourrir de sangs humains. Les scientifiques avaient mit en place des banques de sang synthétiques pour les personnes comme lui mais je pouvais bien me douter vu son comportement il n’appréciait pas cette idée. Je pu observer le comportement de son corps quelques instants avant qu’il ne réussisse enfin à reprendre correctement le contrôle de sa personne. J’étais resté sur mes gardes pendant toute la scène. J’avais déjà croisé des vampires et chaque fois il tentait de me tuer pour boire de mon sang. Selon ce que j’avais compris, sous l’odeur d’alcool se trouvait un parfum enivrant. Je finirais peut-être par poser la question au docteur Matthews mais pour le moment je n’en avais pas envie.

Au bout de quelques secondes supplémentaires je me permis d’ouvrir les lèvres pour mentionner à Ryan qu’il serait mieux de trouver un autre moyen de se nourrir. Au moment où j’allais relever ma main sa voix se fit entendre, me faisant comprendre sans avoir à demander que clairement mon odeur lui fût agréable. Je ne pu retenir un léger sourire amusé à ce commentaire qui se voulait humoristique puis lentement je relevai ma main vers le plafond. Je pu voir que le mort vivant était intéresser par mon action. La surprise apparu sur son visage lorsque la petite poche de sang apparu finalement dans ma main. Sans plus attendre je la saisi entre mes doigts pour la lancer en sa direction. Il avait de bons réflexes quand même car il l’attrapa au vol sans aucun problème. Presque immédiatement je pu sentir ce sentiment de surprise se prendre de lui. Visiblement la France semblait lui évoquer quelques choses car il ne cessait de fixer la petite étiquette. Je lui parlai alors en lui disant que je lui fournirais tout le sang dont il aurait besoin mais il devait laisser les stocks de l’hôpital tranquille. Le jeune homme mit quelques instants avant de relever les yeux vers moi et alors de sa bouche sortie la question auquel je n’avais pas du tout envie de répondre.

Je le regardais en silence, ne comptant absolument pas lui dire ce que j’étais au final. Je n’avais pas le moins du monde envie de devoir disparaitre. Les Nephilim étaient trop rare mais surtout trop espérer pour que je lui avoue ce que j’étais. Il allait devoir mériter ma confiance et pour le moment je ne voyais pas du tout pourquoi il mériterait un tel honneur. Je l’observais en silence alors que sous la pression la petite poche de sang se perçait entre ses doigts, coulant lentement sur sa peau et sur le comptoir. Sa voix ce fit de nouveau entendre, ainsi il savait déjà que je n’étais pas un sorcier. Ce n’était pas difficile à deviner aucun sorcier sur cette terre n’était immortel. Certains réussissaient à ralentir leur vieillissement avec la magie et les herbes mais aucun ne pouvaient se dire immortel. Un sourire léger vint briller sur mes lèvres alors que je les ouvrais lentement pour parler.

« Je ne voie pas pourquoi tu devrais savoir ce que je suis »

Je marquai une pause avant de reprendre.

« Contente toi d’immortel »

Je me doutais bien que cette réponse ne lui conviendrait pas mais il allait devoir s’y faire.



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MessageSujet: Re: Angels of the night. Doctors of the pain. - Ryan&Nathan  Sam 23 Sep 2017 - 21:12


Angels of the night. Doctors of the pain
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Triste soirée, je perdais déjà le contrôle alors que je venais tout juste d’arriver sur mon quart de nuit, mais il faut dire que je ne refusais pas de travailler avec le docteur Williams pour rien. Il me mettait hors de moi, son odeur enivrante, je n’avais rien sentie de tel en plus de sept cent ans. J’avais pourtant plus que l’expérience nécessaire pour résister à ce genre de tentation et pourtant je me retrouvais dépourvu de mes sens auprès de lui. Je ne me souviens pas être resté aussi longtemps dans la même pièce avec lui. Plus longtemps il était près, pire était mon contrôle, je tentais d’y résister sans réellement réussir à proprement parler. Je tentais de dériver la conversation, m’en tenant à des conversations que je ne devrais tenir avec un pur inconnu, mais je ne pu m’empêcher d’approcher le sujet. Il disait avoir tenté de se tuer à multiple reprise et une certaine curiosité malsaine vint naitre en ma personne. Je ne m’attendais certainement pas à sa réponse. Je restais sans voix, réfléchissant lors d’une seconde aux mots qu’il venait tout juste de prononcer. Comment diable pouvait-il être vivant? Il y avait quelque chose qui clochait chez lui, c’était officiel, mais la question était quoi exactement. J’expirais doucement, le regard contre la table, ne pouvant le relever immédiatement vers lui. Je n’arrivais pas à comprendre comment un humain pouvait survivre tant de tentative et surtout les façons dont elles avaient été exécutées. Je fronçais des sourcils, plissant du front au même moment, me demandant ce que signifiais tout cela.

«Tu as été sauvé avant? Du sang de vampire? Je ne comprends pas comment tu es encore…là. »

Soufflais-je alors que j’étais encore sous le choc de cette nouvelle. J’avais de la difficulté à véritablement saisir l’ampleur de ce qu’il disait. Cela me signifiait uniquement qu’il n’était certainement pas humain, aucun mortel ne pouvait résister à autant de fatalité, je clignais donc des yeux dans mon incompréhension. Peu de temps après je perdais le contrôle de ma personne, m’obligeant à vidé la poche de sang que j’avais débuté à consommé ce qui allait me calmer pour un temps très limité. Je sentais que plus le temps avançait plus dangereux je deviendrais. Puis contre toute attente il fit apparaître une poche de sang et me la jetais ce qui me fit reculer d’un pas. Comment? Je ne manquais pas une seconde pour lui demander ce qu’il était dans ma surprise. Il me proposait de me fournir, mais je n’accrochais pas à ces mots, tout ce qui me restait était de savoir ce qu’il était. Je restais devant la table, l’accrochant de mes mains, comme si je réussirais à résister aux tentations qui étaient miennes de ce simple geste. Il gardait le silence tout comme moi. J’inspirais doucement en ouvrant mes lèvres, disant qu’il n’était pas un sorcier, ça j’en étais certain. Aucun sorcier au monde n’était immortel, ce même s’ils avaient tous tentés au moins une fois de tricher la mort, la faucheuse les retrouvaient toujours. J’éclaircissais ma gorge juste avant qu’il acquiesce un sourire pour enfin trancher le silence pesant entre nous deux. Je ne pu retenir mon expression, mes yeux se plissant, la méfiance naissante. Cette même curiosité malsaine faisait partie de mon être et je me retrouvais dans une position où il remettait en doute mon existence. Je croyais tout connaître, avoir tout vu, tout vécu et pourtant il me laissait sans réponse. Je n’aurais qu’à l’hypnotiser, me dis-je, pour étancher ma curiosité. Pourtant, je savais que dès que nous serions à proximité je perdrais mes sens. Cette simple présence de longue durée faisait danser les veines dans mon visage, ma soif de plus en plus imposante, j’inspirais profondément par réflexe et me retrouvait enivrer de cette douce odeur qui se camouflait sous l’alcool.

«Je n’ai pas besoin de ta permission, tu dois le savoir, alors que tu me le dise ou non je vais le découvrir.»

M’exprimais-je avec assurance en le regardant droit dans les yeux. Je tentais de retenir mes pulsions, n’ayant pas envie de me battre en plein hôpital, mais en même temps je ne pouvais m’empêcher de ressentir mes instincts premiers. J’avais envie de le tuer, l’étriper, goûter enfin ce liquide de vie qui coulait dans ses veines. Je sentais mes crocs sortirent sous mes gencives qui poussaient lentement. Je vins lécher mes lèvres, me disant que se serait fini en moins d’une seconde, que j’étancherais ma soif et ma curiosité. Mon regard dans le sien, un sourire se traçait sur mon visage, la confiance refaisant surface. Je lâchais la table, me reculant d’un pas, inspirant de plus en plus cette odeur qui me faisait perdre contrôle. J’appuyais ma paume sur mon front pendant une seconde, me rappelant qu’Evelyn s’attendait de moi d’être un modèle, mais ma main passait dans mes cheveux et je cédais. D’une vitesse surhumaine je me rendais devant lui pour lui saisir les épaules et j’approchais mes crocs de sa nuque dans le but de le mordre.


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MessageSujet: Re: Angels of the night. Doctors of the pain. - Ryan&Nathan  Sam 23 Sep 2017 - 23:08


Angels of the Night

Ryan & Nathan

C’était bien la première fois que Ryan arrivait à rester aussi longtemps dans la même pièce que moi. J’avais déjà remarqué que dès qu’il croisait mon chemin il accélérait le pas, il sortait de la pièce presque immédiatement après que je sois arrivé dans cette dite pièce. Je n’étais pas stupide non plus, soit il ne m’aimait pas soit il avait quelque chose chez moi qui le poussais à devoir s’éloigner de ma personne. Depuis que j’étais entré dans la réserve j’avais pu comprendre que la raison était tout simplement l’odeur que je semblais offrir à ceux qui m’entourait. Je ne l’avais jamais réellement remarqué puisqu’à la base je n’arrive pas à percevoir les effluves de mon odeur personnelle. Bien évidemment il m’arrive de percevoir l’odeur d’alcool que je laisse émaner de ma personne mais rien de plus. Je préférais tout de même rester sur mes gardes, je n’avais pas du tout envie de lui laisser une seule chance de me faire du mal. Vu mon taux d’alcool plutôt élever dans mon sang si je me blessais je ne pourrais pas me guérir tout seul et donc pour le moment je surveillais le moindre de ses mouvements mais je faisais en sorte que cette surveillance reste discrète. Nous arrivions quand même à avoir une conversation presque normale. Il semblait particulièrement impressionner de connaitre les nombreuses tentatives que j’avais fais pour mettre fin à ma vie. Malheureusement pour moi rien n’avait fonctionné tout simplement car mon père céleste ne voulait pas que je vienne le rejoindre. Il me disait cela à chaque nouvelle tentative de suicide. Il me disait que ma place était sur la terre, que j’avais été créé pour protéger les humains. Bien évidemment personne ne m’avait demandé si j’étais le moindrement en accord avec ce projet.

La question du vampire me fit esquisser un très léger sourire. Il cherchait réellement à connaitre mon secret de manière précise mais je ne sentais pas que je pouvais lui faire confiance et donc je ne comptais pas le lui dire pour le moment. Peu importerait ses actions ou paroles, il pourrait me menacer je ne comptais pas le lui dire, du moins pas en paroles. Lorsque le silence fut revenu entre nous je me permis cependant d’ouvrir légèrement les lèvres pour parler à mon tour.

«  Non … pas de sauvetage ni de sang … jamais  »

Je pouvais percevoir sa frustration de ne pas obtenir ce qu’il voulait mais il était tomber sur plus entêter que lui à ce niveau. Si je décidais que je n’avais pas suffisamment confiance en un être pour lui parler de quelque chose qui à la base devait rester secret je ne le faisais pas et ce peu importait si la personne tentait les menaces, le chantage ou même les actions dangereuses. Je pu l’observer vider la poche de sang qu’il avait préalablement prit dans le frigo et ce sans la moindre petite goutte d’émotion. Il en fallait énormément pour me dégouter et ce même si je n’avais que vingt-cinq ans de vie sur cette terre. Mes recherches m’avaient poussé à apprendre des choses, à voir des choses et même parfois à sentir des choses qu’un humain normal n’aurait jamais pu connaitre dans sa vie normale. Je pouvais sentir que Ryan avait une idée derrière la tête et donc à partir de ce moment je me permis encore plus de vigilance sur son comportement. Je me permis tout de même de lui offrir de fournir le sang dont il aurait besoin s’il arrêtait de se fournir directement dans les réserves de l’hôpital. Il ne semblait cependant pas avoir envie d’accepter mon aide pour le moment. Il finirait tout de même par avoir besoin de moi, les vampires refusaient toujours l’aide sur le coup mais ils finissaient toujours par revoir leur décision et se rendre compte qu’ils avaient besoins de ce qu’ils avaient refusé.

Sa voix ce fit alors entendre une nouvelle fois et ses paroles me firent froncer les sourcils. Il me menaçait maintenant ? La suite s’annoncerait plus intéressante que ce que j’avais cru en venant travailler se soir. Très rapidement les veines vinrent danser sur son visage une nouvelle fois, je pouvais à présent percevoir l’odeur commune des vampires et je dois avouer que j’aurais préféré qu’il se contrôle. Je n’avais pas du tout envie de devoir le remettre à sa place mais il ne me laisserait pas le choix. En moins d’une seconde il se retrouvai devant moi, je pu sentir sa main sur mon épaule alors qu’il ouvrait la bouche pour se prendre un repas principale. Ma réaction fut automatique et ce bien malgré que je tente de garder mon secret pour moi. Je n’avais pas le choix de réagir si je ne le faisais pas il allait me tuer. Je relevai la main à une vitesse qui me surprit moi-même et sans le moindre délai une puissante onde de choc se fit sentir, propulsant le corps de Ryan avec force contre le mur du fond. Tout juste le son de son corps se fit il entendre que je sentis le tissu de ma chemise se déchirer, libérant mon secret que je tentais de cacher. L’alcool rendait mon contrôle de mes ailes difficile visiblement, j’allais devoir faire attention pour que cela ne se reproduise pas. Mes immenses ailes d’un noir abyssal terminèrent leur apparition pour ensuite se placer en silence contre mon dos, les plumes les plus longues frôlaient le plancher de la pièce. Ma voix se fit alors entendre.

«  Tu me dois une chemise …  »

Mon ton de voix était sérieux et froid comparé aux autres paroles que j’avais prononcer plus tôt mais j’étais plutôt mécontent que ce vampire sache à présent qu’il avait devant lui le seul Nephilim répertorier dans le monde. Je passais une main dans mes cheveux en silence, attendant une réaction de la part de l’homme qui se trouvait à présent à une bonne distance de moi.



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MessageSujet: Re: Angels of the night. Doctors of the pain. - Ryan&Nathan  Mar 26 Sep 2017 - 19:51


Angels of the night. Doctors of the pain
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J’osais lui poser la question ultime pour nourrir ma connaissance. Peut-être que sa réponse m’aiderait à mieux apprendre ce qu’il est, me dis-je. Pourtant j’en doutais grandement, car dès que ses lèvres s’ouvraient afin de me donner une réponse je me trouvais encore plus curieux. C’était déstabilisant, pour tout admettre, je fronçais des sourcils en cherchant la réponse et pourtant il n’y avait rien. Que pouvait-il être? Cette question restait présente surtout quand après une présence prolongée je sentais mes sens me quitter et la folie me gagner. Je dû finir la petite poche de sang que j’avais débuté sinon je lui aurais sauté à la gorge à la seconde même. Je vous jure que je tentais de contrôler mes pulsions, mais que pouvais-je y faire quand ceux-ci étaient plus puissants que moi. Je me laissais doucement tomber dans l’enivrante odeur de ce parfum qui m’appelait. Une goutte, voilà tout ce dont j’avais besoin, juste pour savoir ce qu’il avait de différent. Je me retenais tout de même, enfonçant mes mains dans la table médicale de la réserve. J’inspirais le plus doucement qu’il m’était donné d’être en recherchant mon calme, mais plus je respirais plus cette odeur pénétrait mes narines pour me donner la tentation ultime. Je ne vous mentirai pas, ce n’est pas comme si je n’avais jamais gouté du sang particulier, mais le sien me semblait aussi attirant que le serait une friandise envers un gamin. Je me léchais donc la lèvre peu avant de laisser tomber la petite poche sous vide, afin de ne perdre aucune goutte de ce liquide précieux, relevant mon regard vers mon collègue de travail.

Quelques secondes suffirent avant qu’il ne démarre un véritable cirque devant mes yeux. Il fit apparaître une petite poche de sang venant de la France, ce qui me laissait sans voix, c’était clairement impossible. Je réfléchissais beaucoup trop rapidement, ma tête allant vers chaque hypothèse qui me venait en tête avant que je n’ouvre mes lèvres pour lui dire qu’il était mieux de ne pas me mentir. Je savais qu’il n’était pas un sorcier, déjà les sorciers devaient produire des sorts et une téléportation me semblait impossible sur une aussi longue distance. J’écartais donc mes yeux avant de laisser le seigneur vampire parler bien avant mon humanité. Je le menaçais, sachant clairement qu’avec des discussions je n’arriverais jamais à véritablement découvrir ce qu’il était et pour une raison que j’ignorais il me fallait absolument le savoir dans l’immédiat. C’est étrange. Ma patience s’était complètement envolée, ne laissant que l’impulsivité et l’agressivité être mienne. Mes veines se mirent à danser dans mon visage jusqu’à ce que mon regard soit injecté de sang, je laissais alors mes pulsions premières gagner et sans le prévenir d’avantage je l’attaquais. En moins d’une seconde je fus devant lui et je sortais mes crocs de mes gencives, m’apprêtant à lui arracher une veine. Je le tenais avec fermeté au niveau des épaules et je pensais avoir une bonne poigne juste avant que je ne sente mon corps se faire expulser. J’eu un simple hoquet de surprise avant de sentir l’impacte. Je ressentis des os se briser quand mon dos fit la rencontre du mur et je fis une roulade dans une des tables chirurgicales présente.

Je me relevais doucement en sentant mes os se replacer d’eux même presque immédiatement, mais je du retirer un scalpel qui s’était logé dans ma cuisse gauche, ce qui me fit émettre un bruit sourd de douleur. Je relevais enfin mes yeux vers lui et ce que je vis fis arrêter mon cœur. Des ailes d’un noir d’ébène se trouvaient dans son dos, je ne savais pas si je devais m’incliner devant lui afin d’implorer son pardon ou lui demander si cela signifiait ce que je croyais que cela voulait dire. J’observais les ailes encore sous le choc, je me remis à genou sous la surprise et m’inclinait de défaite.

«Tu es un ange…»

Soufflais-je non sans relever la tête.

«Comment…c’est impossible… »

Je n’avais plus aucune idée quoi dire ou mentionner. Je restais ébahi devant lui, oubliant totalement qu’il venait tout juste de me battre à plat de couture, oubliant même que l’on nous attendait pour notre quart de travail.


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MessageSujet: Re: Angels of the night. Doctors of the pain. - Ryan&Nathan  Lun 2 Oct 2017 - 8:27


Angels of the Night

Ryan & Nathan

Cette rencontre dans la réserve de l’hôpital aurait très bien pu avoir quelque chose d’agréable si nous avions été deux êtres normaux. Si nous avions été humains, nous aurions peut-être pu rire ensemble, nous entraider pour nos vies personnelles et même peut-être aller prendre une bière après le travail pour nous détendre de la journée de feu que nous aurions passé. Malheureusement, je savais bien que cela n’arriverait jamais puisqu’il était un vampire et moi un monstre mi- humain mi- ange. Nous étions là à nous jauger dans un silence presque parfait, brisé parfois par les paroles de l’un ou de l’autres. Notre ton de voix n’avait rien d’amical, il était plutôt professionnel. Je n’avais pas réellement envie de me trouver dans la même pièce que lui et ce depuis que je travaillais dans cet édifice. Les infirmières avaient tendance à être nerveuse en sa présence et le stress dans un lieu comme le nôtre n’était jamais la bienvenue. Je ne peux pas dire que je ne l’appréciais pas car comme médecin il était doué et il savait ce qu’il avait à faire. De mon côté c’était son comportement le problème car sa froideur et la distance qu’il mettait constamment entre lui et les autres étaient très problématiques. J’avais d’ailleurs senti cette parcelle de son comportement au moment exact ou la porte de la réserve s’était ouverte et que j’avais réalisé qu’il était là. J’avais cet emploi depuis quelques mois déjà mais c’était la toute première fois que nous étions tous les deux dans la même pièce sans avoir d’autres employés entre notre présence. C’était quelque peu étrange mais de mon côté je n’avais pas de problème à côtoyer un vampire. De son côté cependant, ma présence seule semblait mettre son contrôle de lui même à très rude épreuve. Je pouvais presque sentir l’effet que je lui faisais et je peux vous avouez humblement que je ne savais pas comment il faisait pour tolérer ce tiraillement constant.

Son comportement changeait lentement avec les minutes qui passaient, il devenait plus nerveux, plus direct mais surtout il devenait de plus en plus curieux sur la personne que j’étais réellement. Je n’avais pas le moins du monde envie de le lui dire, je n’avais pas envie non pas car je ne le pensais pas digne de ce secret, je ne voulais pas le lui dire tout simplement car je n’avais pas confiance en lui. De plus, être un Nephilim était en rien quelque chose de réellement agréable. Il y avait de nombreux règlements, des contraintes, des pouvoirs difficiles à gérer mais surtout un pouvoir de vie ou de mort sur de très nombreux humains. Depuis la découverte de ma véritable identité je tentais de faire en sorte d’aider ceux qui en avaient réellement besoin mais je n’utilisais jamais mes pouvoirs à pleine capacité. J’avais peur de me faire à cette étrange sensation, j’avais peur de finir par ressentir un besoin pressant de les utiliser et donc de finir par être esclave de mes propres pouvoirs. Je savais parfaitement que je ne pourrais pas passé toute l’éternité sans usée de cette force qui me provenait du ciel, mais je n’avais pas envie d’être immortel, je n’avais pas envie de devoir aider mon prochain pour l’éternité mais surtout, je ne souhaitais pas avoir à tolérer une solitude qui n’aurait jamais du être mienne. Mon propre père m’avait déjà dit que si je me sentais seul l’option d’avoir un enfant pourrait régler mon problème mais j’avais refusé cette option malsaine. Je ne voulais pas d’enfants, je ne voulais pas devoir faire subir à un autre ce que moi j’avais du endurer mais surtout je voulais que plus jamais un enfant n’est à souffrir le martyr le jour ou ses ailes auraient fait leur apparition. Car oui, l’apparition des ailes était particulièrement désagréable les deux ou trois première fois et même aujourd’hui la sensation au moment de leur croissance n’était pas mon moment préféré.

Ce fut approximativement à ce moment que les paroles de Ryan m’avaient ramené à une réalité désagréable car ses paroles avaient quelques choses de légèrement inquiétant. Je ne savais pas tellement pourquoi encore mais une étrange sensation était venue au monde dans ma poitrine, mon corps m’envoyait un signal de demeurer sur mes gardes de manière très alarmante et sur le coup j’avoue avoir été un peu désemparer par ce nouveau moment de panique de ma propre personne. Je me permis cependant de demeurer sur mes gardes, jamais je ne me trompais lorsqu’un sentiment du genre naissait chez moi et donc je me disais qu’il allait très probablement se produire quelque chose. Je n’eu d’ailleurs pas à attendre bien longtemps car au bout de tout juste une minute, le corps de Ryan se mit en mouvement vers moi avec l’agilité qui caractérisait très bien les vampires. J’avais pu sentir ses mains se déposer sur mon corps pour me maintenir en place et même percevoir la chaleur de son souffle sur la peau de mon cou. Automatiquement, j’avais réagis à cette agression en relevant la main. Une puissante onde de choc avait alors propulser mon collègue de travail à l’autre bout de la pièce avec une force que je n’avais jamais pu voir chez moi auparavant. Le corps de Ryan contre le mur avait laissé entendre de sombres craquements provenant probablement de ses os qui se rompaient dans la force de ce choc mais il ne me faisait aucunement pitié. Il venait tout de même de tenter de me tuer. Je considérais donc que la pitié il ne la méritait aucunement. J’avais alors perçu cette sensation désagréable dans mon dos et j’avais alors compris que je ne pourrais rien changer à cette réaction de mon corps au moment ou ma chemise avait craquer sous la pression des ailes qui tentaient de prendre leur place légitime. Je ne pouvais pas les empêcher de sortir entièrement encore. Mon père avait prit la peine de m’expliquer qu’un jour viendrait ou j’arriverais à les contrôler entièrement et que je pourrais leur donner la forme que je voulais, mais pour le moment je n’avais pas encore suffisamment d’expérience et donc si elles commençait leur naissance, je n’avais plus le choix.

Ce fut un peu après la fin de la croissance de mes ailes que Ryan se remit enfin en mouvement. Je l’observais en silence alors qu’il retirait une lame de sa cuisse en laissant entendre presque un juron de douleur. J’avais du réfréner un sourire amusé vu la situation, il y avait bien suffisamment de tension dans l’air pour le moment il ne servirait à rien de le provoquer d’avantage. Il fini enfin par relever les yeux vers moi après avoir terminer son mouvement pour se remettre debout et je pu immédiatement sentir la surprise. Il était presque en état de choc de pouvoir observer mes ailes d’aussi près. Il mit quelques instants avant de finalement bouger mais il se remit à genou. Je fronçai lentement les sourcils au vu de sa réaction. Un vampire qui s’inclinait devant moi ? J’allais devoir noter cela quelques part c’était unique. Sa voix se fit alors entendre. Ainsi donc il me prenait pour un ange. Ce n’était pas réellement la vérité mais ce n’était pas non plus totalement faux. Il releva finalement la tête puis il reprit la parole en posant une nouvelle question. Comment ? Tout simplement car je n’en étais pas un. J’étais mille fois plus dangereux qu’un ange au vu de mon mélange mais je ne profitais pas de cette force. Je passai lentement une main dans mes cheveux alors que mes ailes frémissaient lentement sous les sentiments contradictoires que je ressentais. J’ouvris alors les lèvres.

« Pas un ange »

Je marquai une pause, sachant parfaitement qu’ensuite je ne pourrais revenir en arrière. Après un bruyant soupir je repris la parole.

« Un Nephilim … »

Je conservais notre contact visuel en silence, Pour lui prouver la véracité de mes paroles je pris l’une des plumes ébène qui se trouvais à l’intérieur de mon aile gauche de d’un petit mouvement sec je la fis ce détacher du reste. Une nouvelle plume noire pris automatiquement sa place. Je pinçai la base de la plume entre mon pouce et mon index puis je relevai la main devant mon visage de manière à ce que Ryan puisse la voir aussi et alors, la plume auparavant noir comme la nuit devint d’un blanc éclatant. Je relâchai mon emprise sur elle mais elle ne tomba pas au sol, elle demeurait suspendue dans les airs puis sans plus elle s’enflamma pour disparaitre comme si elle n’avait jamais été là auparavant. J’ouvris de nouveau les lèvres mais les paroles mirent quelques secondes avant de se faire entendre.

« C’est pour cela que malgré tout ce que je tente … je ne peux mourir … mon parent qui est au ciel refuse que je quitte sans avoir fait le bien que je dois y faire … »

Le silence revint alors. Je ne savais pas réellement ce que je pourrais ajouter d’autre sur ma situation. Il n’était pas réellement important pour lui de savoir que l’alcool avait un effet différent sur moi et que c’était pour cette raison toute simple que je devais en consommer une aussi grosse quantité pour avoir l’effet que je désirais avoir. Malgré tous mes efforts, il y avait une chose que je ne pouvais pas réussir et c’était de pouvoir être saoul au point d’oublier ma souffrance. La quantité nécessaire était trop énorme. Je ne pourrais jamais y arriver.



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Angels of the night. Doctors of the pain. - Ryan&Nathan
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