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 One last dance - Jessam

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Jessyka A. Danvers
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MessageSujet: One last dance - Jessam  Sam 9 Sep 2017 - 1:44


One last dance
Jessyka&Samuel  
▴▽▴⟁▴▽▴

J’étais au septième ciel lorsque sa peau touchait la mienne, lorsque ses lèvres se scellaient aux miennes, lorsque son regard se déposait dans le mien. Il avait transformé tout ce que j’étais, tout ce que j’avais été et j’avais vraiment eu l’impression qu’en le tenant dans mes bras je pourrais être libre pour la première fois de ma vie. Pas de date de péremption, pas d’obligation  d’être mariée pour agrandir le couvent, pas d’obligation de donner un enfant que je n’aimerais jamais au monde. Ce monde que nous avions créé nous appartenait et me faisait vibrer d’espoir. Notre paradis, celui dont nous étions les uniques propriétaires, notre zénith.

Puis notre monde, notre univers, nous était arrachés par les griffes du diable lui-même. Je n’ai pas compris pourquoi il me l’avait enlevé alors que j’étais enfin heureuse. La jalousie du diable n’avait d’égale que sa force et quand il avait sentie son prodigué lui glisser entre les doigts il s’était dû de le reprendre. Ces derniers moments me hantait encore, glaçant mon sang d’une froideur incomparable à quoi que se soit que j’aie ressentie auparavant, sa douleur m’avait traversé la nuque et d’une façon je l’avais ressentie en le voyant dans cet état. J’aurais tout donné en mon pouvoir pour prendre son mal à ce moment précis. Il m’avait dit de ne pas m’inquiéter, mais comment voulait-il que je réussisse un tel exploit? Je n’étais pas un vampire qui pouvait simplement oublier sa douleur et passer à autre chose. Il n’y avait aucune potion qui me calmerait. Je l’avais simplement perdu, une nouvelle fois, non sans qu’il ait livré un combat qu’il ne pouvait gagner. J’avais tentée de l’aider, usant d’un contre sort, l’invoquant dès qu’il avait disparu. Le diable l’avait entre ses griffes et refusait de me le redonner. J’étais donc inerte, immobile, incapable de ressentir les sentiments qui me prenaient prisonnière. Mes genoux contre le bois, mon visage remplit de larme, je déposais une main contre ma poitrine incertaine si mon cœur battait encore.

J’étais bel et bien vivante, même si j’avais voulu mourir, je ne pouvais pas accomplir ce désir. Je sentis les mains de ma grand-mère m’entourer, je devais être restée dans ce grenier des heures durant avant qu’elle ne me trouve, mais même ses mains ne purent ranimer mon âme mourante. Elle soufflait à mon oreille que je devais être forte, j’étais une survivante, si j’avais survécu à cette dernière année je pourrais survivre au reste. J’abaissais simplement mon regard en expirant ma souffrance, sans mots, puisque qu’aucun n’auraient pu décrire le mal être qui me foudroyait. Elle apposait un baiser sur mon front et je m’effondrais à cet instant dans ses bras. Je sentais les larmes couler sur mon visage, mais je ne percevais qu’un mal profond en moi, inapte à comprendre ce que je devais réellement ressentir.

Je fus dans le déni les premiers jours. Je sortais de ma couette, m’habillais, allais aux entraînements de mon équipe de cheer leader et mangeais comme si rien n’était. Iris cru au début que ses  potions étaient effective, qu’elle avait guérit mon cœur, mais elle vit rapidement que cet état d’esprit n’était pas normal. Je n’aurais pas du me sentir aussi bien après avoir autant souffert. Les deux émotions ne collaient pas ensemble, un véritable casse tête dont chaque pièce ne pouvait se fusionner à l’autre, un véritable mal de crâne pour ma pauvre grand-mère. Elle n’oserait jamais l’admettre, mais elle s’était elle-même ennuyée de lui, elle avait vu ce qu’il avait changé en moi en si peu de temps. Pourtant, il n’était plus là et mon déni se faisait de plus en plus présent, m’étouffant pour ne laisser paraître le reste.

Une semaine avant le retour des cours mon père vint au couvent pour prendre les arrangements du mariage avec moi. J’hochais la tête positivement, acceptant chaque condition sans un mot, ce fut ma pauvre grand-mère qui du se battre à ma place. Je sais qu’ils sont entrés dans un combat de mot tous plus crues l’un que les autres, mais je les arrêtais acquiesçant mon père que c’était pour le meilleur. Si sa bouche aurait pu tomber au sol elle l’aurait fait, il disloquait presque sa mâchoire en m’entendant accepter sagement ses conditions, il n’en croyait pas ses oreilles. Ma grand-mère apposait une main sur son épaule et cette éternelle pression de désaccord qu’elle seule savait faire. Je flattais sa main doucement avant de poser mon regard sur elle lui promettant que tout irait bien. Elle n’en cru pas un mot.

La semaine d’après le déni fit sa disparition et la colère s’éprit de moi. Il n’était pas revenu, il m’avait promis que tout irait bien, je lui en voulais d’une aigreur qui me surpassait. Les objets tremblaient tout autour de ma personne dans chaque pièce que je traversais. Mon énergie était instable et il arrivait souvent que le feu s’allume sans que je ne le contrôle. J’avais chaud, vous ne pourriez pas comprendre à quel point, la sueur me perlait du front. Je me réveillais d’horrible cauchemars nuit après nuit. Je décidais de me prendre d’insomnie plutôt que de vivre avec son visage tordu d’un tourment qui me hantait. Pourtant le sommeil finissait par me rejoindre et m’étreindre de sa cruauté. Je me sentais périr un peu plus chaque fois que cela arrivait. Au bout d’un moment j’eu ce désir de simplement en finir, cesser la souffrance qui m’avait fait sienne, me sentir revivre dans la mort. Je n’y arrivais pas. Aussi séduisante soit cette idée d’enfin mourir, je ne pouvais m’y résoudre, car dans la mort je ne pourrais jamais le revoir.

Lors de la troisième semaine je fus prise de culpabilité. J’avais acceptée un mariage que je ne voulais pas en croyant qu’il serait de retour bien avant. Je croyais que nous aurions le temps de nous rejoindre entre deux allées et qu’il m’emporterait avec lui. Dans cette robe de satin je ne me sentais pas confortable. Ma grand-mère jouait dans mes cheveux en me disant que j’étais magnifique dans cette robe qui me porterait bientôt à l’autel, mais je ne voyais qu’une étrangère dans le reflet de mon miroir. Le blanc n’avait jamais été ma couleur, avais-je murmurée, je me marierai d’une robe lavande. Elle s’était mise à rire, disant que si je ne portais du blanc je ne me marierais jamais, je souriais simplement en passant mes mains sur cette robe qui ne devait pas m’appartenir.

Mon père m’avait donné mille et un éloges la veille du mariage. Magnifique, aussi belle que ta mère le jour du mariage, comme ça tu as vraiment l’air d’une femme. Il répétait ces mots en croyant fermement qu’ils étaient un évangile.  Je ne parlais pas, souriant simplement, d’un faux bonheur qui ne m’était pas mienne. Si Samuel ne revenait pas je me débrouillerais sans lui, j’avais eu une vie avant de le rencontrer, je n’avais pas perdu mon tempérament en si peu de temps. Si mon père croyait qu’il pourrait me faire marcher en direction de l’autel si facilement il se trompait. Cette nuit là j’avais fouillée dans les poisons d’Iris, tout ce qui était interdit d’utilisation m’était devenu charmant, le but n’était pas de me tuer pour autant. Quand je trouvais ce que je voulais, j’en avalais le contenu, m’affaiblissant directement.

«Du poison démoniaque!? Mais comment cela a-t-il eu effet? C’est à cause de son damné pacte c’est ça?»

Criait mon père dans une rage irréfutable.

«Elle n’en mourra pas…mais dès qu’elle à mit un pied dans l’église son corps s’est abattu. Elle ne se remettra pas sur pied avant des semaines. Il faudra bien sûr trouver une solution pour détruire cette liaison…»

Disait ma grand-mère bien trop satisfaite en flattant mon front encore brûlant. Elle enlevait les diverses ornements de mes cheveux tendis que mon père quittait en assénant la porte d’une force redoutable. Ma grand-mère se penchait au dessus de moi pour apposer un baiser sur mon front, non sans murmurer que c’était complètement stupide et que si j’osais recommencer elle me tuerait elle-même. Le mariage était reporté, mais pas annulé, au grand déplaisir de ma grand-mère et de ma propre personne. J’avais gagnée trois mois qui était suffisant pour me remettre de mon malaise. Un sourire se plaçait sur mes lèvres à cette nouvelle, je savais très bien que je serais rétablie le lendemain, mais Iris restait en colère contre mon impulsivité.

La quatrième semaine j’avais droit à des sermons, des jurons, des coups de la pars de mon père. Il ne trouvait pas de solution à mon lien et personne ne voulait lui admettre le nom du démon. Dans sa rage il me battait d’une force dont je ne pu combattre. Ma grand-mère le bannis du couvent quand elle en fut témoin. Je me souviens brièvement la douleur de mon corps, mais rien ne contrebalancerait le vide qui me condamnait encore, peu importe le mal que je puisse ressentir. Je me souviens la voix douce de ma grand-mère et son touché qui se faisait plus délicat sur mon épaule. J’avais été alité trois jours durant, il m’était simplement impossible de me lever, mais la douleur corporelle n’avait rien à voir. J’étais de retour sous la couette, ne mangeant rien, ne buvant même plus. Ma grand-mère n’en pouvait plus, elle n’avait pas la force de gérer ce crie du cœur qui me laissait séquestrée de ma propre personne. Au bout d’un moment elle cessait ses petites attentions, espérant que je me dégagerais de moi-même de ce lit. Je fini par m’exécuter, non pas par bonté de cœur, mais parce que je devais bien prendre une douche un jour. Je recommençais à sortir, mais je retombais dans cette sensation  d’être constamment vide, je savais cette fois qu’il me manquait bel et bien une partie de mon âme. Je ne pouvais que me sentir coupable d’être debout sur terre, marchant librement, tendis qu’il souffrait le martyr aux mains du diable, son maître. Je ne tentais pas de l’invoquer à nouveau, j’avais bien trop peur de lui ajouter de la souffrance, j’en avais arrêtée de nommer son nom à haute voix ou même dans mes pensées. Il n’était plus qu’un pronom, qu’un vague souvenir de cette vie que je n’aurais pas tant qu’il ne serait présent, car si j’osais dire ce nom j’allais en souffrir.

La cinquième semaine je faisais mon retour à l’école, sans que se soit passionnant, j’y rencontrais Alyssa et pourtant je n’avais plus que de la haine pour elle. Si ça n’aurait été d’elle j’aurais pu le libérer du diable, il serait près de moi, contre moi. Je devais pourtant partager un lit vide, respiré de l’air que je ne désirais pas, vivre dans un monde auquel je n’appartenais plus.  Est-ce que ça en avait valu la peine? J’étais assise dans la même salle de classe, à côté de cette même fille qui me traitait pire que de la pourriture. Non. Je regrettais amèrement mon choix chaque jour qui passait. La présence d’Alyssa avait un jour tout été pour moi. Elle était ma sœur, mon rocher, ma meilleure amie dans mes moments les plus sombres. Aujourd’hui pourtant elle me traitait comme si je n’avais jamais existée et par sa faute j’avais perdu l’amour de ma vie. Il reviendrait, me dis-je, alors pourquoi cela me fait autant mal. Ce jour là Madame Beauchamp parlait des meurtriers les plus célèbres de Vancouver et quand son nom fut nommé je serrais les dents. J’entendais les élèves rires, Alyssa était pâle comme un drap de son côté, je serrais mes doigts sur mon pupitre au poing que je cru pendant un instant que je pourrais briser le bureau de ma simple force.

«C’était la tapette de Vancouver Madame. Le gars il avait tout pour lui, il a fait ça parce qu’il aimait bien les grosses couilles…»

Je me relevais subitement et sans comprendre pourquoi je répliquais d’une rage qui ne m’était pas familière.

«Peut-être que si les gens l’avait traité comme un foutu être humain, il n’aurait pas tué comme il l’a fait! Au lieu d’étudier les crimes, ça vous dit pas d’étudier le pourquoi il à fait ça?!»

Je n’entendis que le mot directeur et je pris mon sac pour quitter. Le principal assumait que j’avais défendu Samuel pour le bien d’Alyssa et je ne recevais aucune sanction. Je serrais pourtant mes bras sur mon corps, j’étais la seule qui connaissait la vérité, personne d’autre ne pouvait s’en douter.

Un mois, une semaine et six jours…J’avais jetée mon dévolu sur l’acceptation. Peut-être que c’était mieux ainsi, peut-être que je m’habituerais au vide, peut-être que je pourrais survivre au final. S’il revenait quand j’aurais soixante dix ans, toute fripée, allait-il encore vouloir de moi? Je l’aurais attendu, me dis-je, mais cela ne m’empêche pas d’être heureuse de temps à autre même s’il n’est pas présent. Je me rendis donc à cette grande fête de la ville qui était prévu pour célébrer la st-valentin. Une chandelle à la main, comme le voulait la tradition, une chandelle qui brûlerait pour chaque histoire d’amour qui n’avait pu être consumé. J’allumais la mienne en pensant à lui, un léger sourire aux lèvres et je déposais la lumière auprès des milliers d’autres. Je me reculais de deux pas, croisant mes bras, étonnamment comblée. Le parc grouillait d’âme, de couple, d’amis, tous présents pour la musique et l’alcool qui suivait les traditions. Je mettais les mains dans les poches de ma veste de cuir et j’avançais en laissant mes talons résonner. Mon regard balayait la foule, mon cœur faisait semblant de ne pas avoir mal, mes pas montraient une assurance qui n’étais plus mienne.

Je n’avais plus peur d’exister sans lui, même si chaque jour qui passerait me ferait souffrir un peu plus que son regard ne se pose pas sur moi, je respirais enfin le même air que tous les autres en me contentant de ces petits moments où mon esprit faisait enfin la paix avec sa souffrance.  




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Samuel J. Rosenwald
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MessageSujet: Re: One last dance - Jessam  Sam 9 Sep 2017 - 13:07


One Last Dance

Jessyka & Samuel

Je n’arrivais pas à y croire, malgré tout ce que j’avais déjà endurer je devais encore tolérer d’être loin d’elle non pas car je l’avais voulu mais car on me l’avait imposer. Mon bonheur ne semblait pas avoir fait plaisir au diable qui considérait que ma relation avec Jessyka était dangereuse pour son contrôle sur moi. Il avait donc prit la décision de me rappeler à ses côtés et ce sans tout d’abord voir avec moi si j’étais d’accord avec son idée. J’avais sévèrement combattu son pouvoir, j’avais tenter de rester près de celle qui faisait battre mon cœur mais j’avais finalement du abandonné ce combat. Je n’étais pas suffisamment fort pour réussir à battre le démon père lui même à ce jeu sadique. J’avais fini par accepté mon sors même si j’aurais aimé pouvoir lui dire autre chose que je réussirais à revenir. J’aurais voulu qu’elle entende de mes lèvres que je l’aimais plus que tout au monde, que jamais je ne pourrais l’oublier et que je ferais tout en mon pouvoir pour la retrouver et ce même s’il m’envoyait à l’autre bout de la terre avec la mémoire effacé. Je voulais qu’elle sache à quel point mon corps et mon cœur allait souffrir de cette absence mais je ne pu le faire. Lorsque mes yeux s’étaient ouverts, je me tenais debout devant le diable en personne qui semblait particulièrement mécontent d’avoir du usé de la force contre moi. Je m’étais incliner en silence puis la chaleur de l’enfer vint se faire sentir comme auparavant. J’étais de retour dans cet endroit maudit, mais cette fois j’étais complètement seul. L’homme des enfers m’avait alors regarder en silence, je pouvais voir sa colère mais surtout je pouvais la sentir comme cinq cent poignard qui te traverse en même temps. Sa voix caverneuses s’était alors fait entendre, résonnant dans les enfers comme si il avait crier dans une maison vide.

«  Tu me déçois Samuel …  »

S’il pouvait savoir à quel point je n’en avais absolument rien à faire. Je relevai même les yeux vers lui, croisant son regard que personne ne pouvait voir en temps normal. Mon comportement le fis ricaner puis je sentis de nouveau une violente douleur me traverser le corps de part en part. Je sentis mes genoux fléchir tant la douleur était forte. Mais je combattis cette douleur pour continuer de garder ce contact visuel avec lui. Il venait tout juste de me privé de la seule et unique chose qui m’avait rendu heureux et donc je ne comptais certainement rampé devant lui comme un petit chien soumis. Il allait devoir vivre avec ma nouvelle colère. Le combat visuel dura quelques instants puis l’homme des enfers fini clairement par en avoir marre de mon comportement car il leva brusquement la main et sans avertissement mon corps fut propulser dans les airs et il s’écrasa violemment contre une paroi rocheuse. Sous le choc j’eu le souffle coupé et je me laissai donc tomber au sol sans retenu. Mon arcade sourcilière gauche saignait mais je n’en avais rien à faire. Alors que j’étais encore au sol, la voix de l’homme ce fit de nouveau entendre.

«  Tu as grand intérêt à cesser ton comportement Sam … tu risques de le regretter  »

Je me redressai alors lentement, tentant de contenir toute la souffrance que mon corps ressentait à cet instant puis de nouveau je plongeai mon regard dans le sien et j’ouvris les lèvres.

« Jamais …  »

Je pu sentir un élan de colère et une nouvelle fois mon corps fit un vol plané dans les airs. Mon atterrissage fut violent et je glissai sur plusieurs mètres avant de finalement m’immobiliser. Tous les démons présents étaient devenus silencieux, plus personnes ne travaillaient, ils observaient la scène en cours. Le diable s’approcha de nouveau de moi et il me saisi brusquement par le bras pour me forcer à me relever. Je du retenir un cri de douleur car la secondes chute semblait m’avoir brisé des côtes. Je croisai de nouveau son regard et alors il chuchota de manière à ce que seulement moi puisse entendre.

«  Ici sale petit con tu n’es qu’un pion parmi mon échiquier … j’ai droit de vie et de mort sur toi … alors tu vas fermer ta gueule avant que je décide de t’apprendre à vivre un deuil avant de pouvoir avoir réellement connu ce que t’aurais pu vivre avec cette putin.  »

J’avais alors baissé les yeux vers le sol, je venais de comprendre sa menace et il était hors de question que Jessyka soit blesser une nouvelle fois par ma faute. Le diable relâcha alors mon bras et je m’écrasai au sol sur mes genoux, gardant la tête basse. Je n’en avais certainement pas fini avec lui mais pour le moment je n’avais plus la possibilité de lui répondre, je ne survivrai certainement pas à un autre vol plané. Satisfait, l’homme des enfers me tourna alors le dos et immédiatement il se mit à s’éloigner de moi. Sans attendre plus longtemps les démons qui nous observaient retournèrent à leur travail, préférant ignorer ma rancœur, ma colère mais surtout mon désespoir. J’étais resté immobile quelque instant puis je m’étais remis debout avec difficulté. L’une des démones avec qui j’avais été emmené en enfer tenta de me venir en aide, mais je la repoussai sans un mot. Je m’éloignai alors en direction de la seule chose qui risquait d’être mienne pour les prochaines semaines minimum, ma chambre en enfer. J’avais eu du mal à m’y rendre mais j’avais finalement réussi et alors je m’étais effondré dans mon lit en silence, retenant ma souffrance de devoir être ici alors que quelque part au dessus de ma tête se trouvait la femme qui faisait battre mon cœur. Je ne pouvais plus sentir sa présence et encore moins ce qu’elle ressentait, le diable avait tout bloqué. Je m’endormi se soir là d’épuisement de combattre cette souffrance.

J’avais ouvert les yeux le lendemain sans grand plaisir. Sur le coup je m’étais demandé le temps de quelques secondes où je me trouvais puis la vérité m’avait frappé en plein visage et mes souvenirs étaient revenus. Ma main vint se poser sur mon visage pour voir les dommages mais plus rien n’y paraissait, même ma côte brisée semblait miraculeusement réparer. Comme si quelqu’un voulait donner l’impression que rien ne s’était produit. Je devais à présent accepter cette vérité. Je n’eu cependant pas réellement le temps puis que tout juste mon corps était habillé que le diable entra dans ma chambre sans même annoncé sa venu. Je l’avais regarder environ une demi seconde avant de détourner les yeux de ses iris rouge sang. J’attendais une parole de sa part, il ne se déplaçait jamais pour rien, s’il avait prit le temps de se déplacer jusqu’à moi c’était car il avait quelques choses de prévu pour ma personne. Sa voix fini par se faire entendre de nouveau cette voix sombre se faire entendre.

«  Tu commences ta remise à zéro tout de suite … tu connais le chemin  »

J’avais acquiescé doucement puis je m’étais mis en chemin, passant au côté de l’homme sans un mot supplémentaire. Il comptait donc effacer ma mémoire, je m’en étais douté mais je ne croyais pas qu’il le ferait aussi rapidement. J’avais marché en silence, la tête haute devant tous les démons qui avaient été là lorsque ce trou du cul m’avait remit à ma place, j’entendais murmurer sur mon passage mais je les ignorais simplement. Je mis environ cinq minutes pour arriver devant la porte ou je devais me présenter. Je me permis de prendre une grande inspiration puis je poussai la porte qui émit un horrible craquement. Deux démons m’attendaient en silence, la table de torture était prête. Sans un mot de plus je retirai alors ma chemise puis je me mis en chemin vers la table ou je pris place toujours en gardant le silence. Les deux démons attachèrent mes membres, la seule chose que l’on percevait c’était le bruit des sangles et les craquements de la pierre autour de nous. Alors que l’un des deux fixait les émetteurs à ma tête, il ouvrit les lèvres.

«  Désolé Jay  »

Je ne croyais aucunement à ses paroles et donc je ne fis que détourner d’avantage le regard. Je savais très bien qu’il devait faire ce qui lui avait été demandé, mais j’aurais aimé qu’il me libère pour que je puisse m’évader de ce lieu maudit. Une fois que tout fut en place, le démon qui avait tenté d’obtenir mon pardon m’avait enfoncé un protecteur buccal dans la bouche puis il avait mit sa main sur mon épaule quelques secondes. Cette action me fit tourner la tête vers lui et nos regards se croisèrent. Je pu sentir qu’il était réellement désolé et qu’il n’avait pas envie de faire cela mais qu’il n’avait pas le choix. Je lui fis signe de partir vers les manettes de commande car s’il restait trop longtemps près de moi le diable trouverait cela louche et il le punirait aussi pour avoir tenter de me protéger. Le démon s’exécuta en silence puis la séance de torture commença finalement. Un violent choc électrique me parcouru le corps, je serrai brusquement les dents et je laissai entendre un cri de douleur horrible, le son de ma voix résonnait dans la pièce alors que mes yeux voyaient des étoiles. Je percevais la douleur mais je combattais tout de même cette séance car je ne comptais pas me laisser remettre à zéro sans me battre. Mes poings se refermaient sur eu même si fort que je sentais mes muscles tenter de se déchirer. Mon cœur battait la chamade sous la force de la douleur et mon regard passa du bleu ciel au noir profond. Mes hurlements finirent cependant par se taire, personne ne criait longtemps ici, on n’en avait rarement la force très longtemps. Je continuais cependant à combattre la force des chocs, il était hors de question qu’il me fasse oublier tout les bons souvenir. Il pouvait me faire perdre la mémoire sur ma famille, sur mon passé mais je refusais de lâcher prise sur ce que j’avais vécu avec Jessyka.

La séance se répétait ainsi, jour après jour sans relâche et sans jours de congé. Cependant parfois le diable venait tester mes réactions pour voir si le travail avançait ou non. Il n’était cependant rarement satisfait de mes réponses puisque même complètement épuisé, je continuais à contredire ses paroles mais surtout je continuais à me souvenir de celle qui faisait battre mon cœur. Ce fut ainsi pendant un mois une semaine et deux jours pour être exact. La dernière séance fut contrôlé par le diable lui-même qui en avait marre de mes conneries. Après avoir attacher les sangles, il avait mit la puissance au maximum, mon corps était secoué de tous les côtés mais encore une fois, je ne criais pas. Je n’en aurais pas été capable de toute manière. Mon corps fini par cesser de tolérer le traitement et je perdis conscience. Cette réaction de mon être semblait être ce que je diable voulait car trois jours plus tard, je me réveillai dans ma chambre, les marques de mes mauvais traitements avait encore une fois disparu. La seule cicatrice encore visible sur moi était celle qui avait été faite par la lame empoissonnée qui avait passé tout prêt de me mettre à mort. Ce matin là lorsque le diable entra dans ma chambre, j’étais à moitié vêtu, je ne portais pas encore de chandail et je pu voir le regard du chef des enfers observer cette cicatrice quelques instants avant de finalement ouvrir les lèvres. Je savais parfaitement ce qu’il comptait me demander.

«  Qui est Jessyka Danvers ?  »

J’inspirai en silence puis j’ouvris les lèvres.

«  Une victime  »

Je savais ce qu’il voulait entendre et j’avais décidé de lui donner ce qu’il voulait. Peut-être ainsi il me laisserait retourner sur terre. Un sourire sadique apparu alors sur son visage. Il croyait avoir gagner mais il ignorait que ce n’était pas le cas. J’avais perdu plusieurs parcelles de mes souvenirs avec cette jeune femme mais je conservais encore les sentiments puissants qui naissait en moi lorsque j’entendais quelqu’un prononcer son nom. Le diable prit quelques secondes de silence pour s’approcher de moi. Il déposa une main sur mon épaule, je pouvais sentir sa chaleur. Puis sa voix se fit entendre.

«  Ne me déçois pas …  »

Je sentis mon corps disparaitre une nouvelle fois, je n’avais pas pu me téléporter du tout depuis mon arrivé aux enfers. C’était donc une sensation agréable que je retrouvais. Lorsque les images redevinrent claire, je reconnu ma chambre au manoir. La nuit était complète, je pouvais voir la lune briller au travers la vitre de l’une des fenêtres. Mon regard fut cependant attirer sur le lit. Je reconnu la chevelure rousse de ma jumelle qui dormait là ou normalement je me couchais. Elle semblait épuisée et ses joues encore rouge me prouvait qu’elle avait pleuré. Je m’approchai donc du lit puis je m’assis sur le rebord. Je posai alors une main sur l’épaule de ma jumelle qui ouvrit doucement les lèvres. Je lui esquissai un sourire très bref avant de sentir ses bras se refermer sur moi.

«  Mais tu étais ou ?! J’arrivais plus à te localiser … je t’ai même cru mort !! »

Je la serrai doucement contre moi avant de répondre.

«  Satan m’avait rappeler …  »

Je pu voir dans ses yeux qu’elle voulait comprendre mais je n’avais pas du tout envie de lui en dire plus. Je me relevai alors pour lui laisser la chance de dormir et je me dirigeai en silence au salon ou je me servi un verre de rhum. Je posai mon corps sur l’un des divans et je sirotai mon breuvage en silence. Je recommençais à percevoir des brides de sentiments de Jessyka mais c’était étrange, elle semblait heureuse, bien dans sa peau. Comme si elle avait fait le deuil de notre relation. Je fini par m’endormir a bout de force. Lorsque mon regard s’ouvrit le lendemain, le jour était déjà très avancer, je pouvais le voir par la hauteur du soleil dans le ciel. Jenna m’avait laissé dormir ce qui était une bonne chose. Je me sentais encore épuisé et ma peau était encore douloureuse mais je pouvais enfin respirer un air normal là ou il n’y avait pas de souffre en suspension.

Je me levai lentement de ma position puis je montai à ma chambre lentement. J’avais grand besoin de prendre une douche avant de réfléchir à ce que je pouvais faire pour retrouver Jessyka. Je me permis de rester sous le jet chaud un très long moment. Je voulais être certain d’avoir fait disparaitre la moindre parcelle de mauvaise vibrations qui provenait d’en bas. Je fini cependant par sortir et j’enfilai alors un jean bleu foncé et comme chandail je mis une chemise noire. Je pris bien évidemment la peine de mettre ma veste de cuire sombre par dessus le tout. Je regardai le calendrier électronique que m’avait offert ma sœur quelques semaines auparavant. Nous étions donc le 13 février. Il y avait donc très longtemps que j’étais parti. Je descendis à la cuisine pour prendre à manger lorsque mon regard océan fut attiré par le journal du matin. Une fête était organisée par la ville en l’honneur de la fête des amoureux. Je pouvais commencer ma recherche à cet endroit. Il était possible qu’elle n’y soit pas mais je devais tenter. J’en oubliai de manger et je sorti du manoir rapidement. Prenant les clés de ma vieille voiture de collection au passage. Je conduisis jusqu’au abord du centre-ville puis je stationnai ma voiture. J’avais plus de chance de la croisé sur la rue qu’en voiture.

Je marchais en silence, croisant des couples souriant et heureux. J’étais de plus en plus désespérer car je la cherchais depuis maintenant une heure. Cependant je fini par me retourner sous une impression étrange et à ce moment deux couples se mirent en mouvement, me laissant poser mon regard sur la jeune femme. Mon cœur fit un bond dans ma poitrine et j’ouvris alors les lèvres. Murmurant plus pour moi-même.

«  Jessyka …  »


© Grey WIND.

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Jessyka A. Danvers
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MessageSujet: Re: One last dance - Jessam  Sam 9 Sep 2017 - 20:58


One last dance
Jessyka&Samuel  
▴▽▴⟁▴▽▴

Mon regard se promenait dans la foule, il y avait plus de couple que de célibataire, mais la plupart des gens étaient avec leurs amis. Une drôle de tradition était née il y avait des années par une troupe de théâtre qui jouait une pièce de Roméo et Juliette.  Grand-mère m’avait dit qu’il était devenu coutume d’allumer des chandelles pour les histoires perdus, les nouveaux amours et les cœurs déchirés. Quelque part dans les années c’était devenu une coutume et une bonne partie de la population de Vancouver venait allumer des chandelles. Il y avait ensuite les spectacles de musiques, l’alcool et la drogue, mais la première partie était la plus importante surtout pour les vieux couples.

Deux personnes se tenaient devant moi d’un âge avancé, se tenant par la main, l’homme vint déposer un baiser sur la joue de sa femme et mon cœur chavirait aussitôt. Je n’aurais jamais cela, me murmurais-je tendis qu’une larme coulait sur ma joue écroulant toute cette fausse acceptation que j’avais laissée paraître. Je détournais le regard en croisant mes bras, soupirant mon malheur, comme si en un souffle il pourrait disparaître de mon cœur. Je ne devais pas me morfondre dans ce qui ne m’appartenait pas, ni ne m’appartiendrait, car j’abandonnerais à nouveau mes forces. Je devais être forte, comme grand-mère Iris dirait ‘‘ Si un arbre doit survivre aux tempêtes, au froid de l’hiver et à la cruauté humaine il doit s’enraciner et être fort.’’ Je m’étais battu pour ma liberté, j’avais ingérée un poison, j’en étais venu au combat physique contre mon propre père, tout cela pour mériter ce qui me revenait de naissance.  Je m’étais tenu sur mes pieds malgré le froid qui me parcourait, j’étais restée forte, un obstacle insurmontable n’était plus rien face à ma ténacité. Il n’abandonnerait pas si facilement contre moi, tenant sa promesse que les Danvers n’allaient pas mourir, que je devrais payer pour mon insanité. Il se tenait aussi droit que moi, prêt à défier la matriarche du couvent pour me faire plier, mais je refusais de m’exécuter. Bien que ma grand-mère fut briser de devoir panser mes maux, elle fut fière de me voir combattre mon père, peut importait la raison qui me rendait si forte à ses yeux. Je sentais pourtant qu’elle mettait trop d’espoir en moi.

Je me mordais la lèvre en levant mes yeux vers le ciel couvert de nuage. Heureusement qu’il ne neigeait pas ce soir, il ne faisait pas particulièrement froid pour une nuit de février, ma veste de cuir n’appréciait pas le froid pour autant. Elle faisait de léger bruit de craquement chaque fois que je ramenais mes manches vers mon corps pour les croiser et frotter un peu mes avant-bras. Chaque expiration laissait paraitre une douce fumée qui disparaissait aussitôt dans l’air ambiante, rappelant le froid qui était tout de même présent. Je bougeais de quelques pas avant de remettre mon regard sur le couple vieillissant. Je les suivais des yeux, presque trop curieuse, m’imaginant ce qui les avaient tenu ensemble tant d’années et si eux aussi avaient du combattre l’adversité. Mon cœur se pinçait à nouveau, même si je ne laissais apparaitre qu’un léger inconfort, détournant immédiatement le regard. Cette même sensation de vide venait me rejoindre, me faisant serrer les dents, j’essayais de concentrer le mal ailleurs. Je frottais doucement mon poignet douloureux encore tâché de violet dû à ma dernière altercation avec mon cher paternel.
Une main me prenait le bras, me surprenant immédiatement, mon regard tombait directement sur un de mes collègues de classe.

«Faut qu’on parle! »

Me disait-il en me tirant de force avec lui. Je le suivais uniquement par curiosité, j’aurais pu facilement me défaire de sa prise, mais sa voix semblait pleine de haine. Je voulais comprendre ce qu’il en était. Il nous avait éloignés de la grande route pour marcher dans le gazon.

«Ce que tu as dis lundi en classe…Ce n’était pas correct Jessyka. Tu dois comprendre que quand tu défends Alyssa ça passe, mais lui…Y’a des familles qui souffre encore à cause de lui Jess! »

Je retirais ma main avec force en fronçant mes sourcils.

«C’était à toi de pas faire le con et tu ne me feras pas revenir sur mes paroles. »

Il me coupait aussitôt en me poussant dans l’arbre, les mains contre mes épaules, me forçant dans cette position.

«Tu comprend pas pauvre conne! Mon oncle est mort par sa faute! Si je t’entends à nouveau parler comme ça y’a du mal qui va t’arriver Jessy’ »

Je lui donnais un coup de genou dans le ventre pour qu’il me lâche enfin avant de me fâcher à mon tour.

«Je sais très bien me défendre, alors tu peux ravaler tes menaces et te sodomiser avec si tu en as tant que ça envie! Je t’invite à les mettre à exécution si tu en a les couilles…sauf si tu as peur que le nouveau tueur de Vancouver ne viennent te les voler…»

Je prenais aussitôt la peine de revenir à la route d’un pas plus rapide, les bras contre mon corps, relevant le regard dans la foule en cachant du mieux que je le pouvais ma rage. Les dents serrées, j’avançais dans la foule dans l’intention de quitter, mon temps dans cette sortie venait de prendre véritablement fin. La colère se transformait soudainement en satisfaction, je me calmais, m’arrêtant dans ma course. Je ne cachais pas que mon manque de compassion devrait être préoccupant, mais pour l’instant je n’en avais rien à faire, je remarquais simplement que je n’avais pas tremblée. Je fixais ma main une seconde, parfaitement stable, je n’avais pas de panique qui voulait m’envahir. Je n’avais pas envie de pleurer, de me cacher, je respirais au même moment en redonnant mon regard au ciel.

Mon sourire se tordit aussitôt en une peine immense, j’avais parlée trop vite, mes yeux se fermaient dans le mal qui me traversait. Il m’avait aidé, il m’avait fait passer au travers des pires moments de ma vie, je me remettais enfin de cette maladie qui me paralysait jour après jour. Ce choc post traumatique qui m’avait empêché de vivre, empêché d’expirer, m’handicapant de ma propre vie. J’avais été heureuse juste avant que la réalité ne vienne me frapper en plein visage à coup de pelle. Il n’était toujours pas là, aucun sort de localisation ne m’avait permis de le retrouvé et surtout je n’avais plus tentée de l’invoquer car cela me faisait plus de tord qu’autre chose. Je ne tenais qu’à ses mots, qu’à cette phrase, cette promesse et soudainement elle s’écroulait doucement devant moi. Combien de temps allais-je encore tenir? Combien de temps allais-je encore attendre ce moment ou enfin je sentirais l’odeur de sa peau? Allait-il même être le même? Je n’avais jamais été en enfer, n’y n’avait réellement prévu y aller pour une visite, je ne savais pas ce qu’il pouvait vivre là-bas. Au même moment où je me sentais glisser entre la conscience et la folie mon regard croisait des yeux d’un bleu cyan qui me coupait le souffle.

«Sam… »

Murmurais-je en tentant de respirer tant bien que mal. Puis entre deux inspirations je m’exclamais.

«Sam! »

Les larmes furent la première chose que je ressentais alors que les émotions explosaient en moi de façon contradictoire. La tristesse, la joie, la culpabilité, un peu de haine, un peu de rage, mais surtout un soulagement absolue fusaient dans mon être alors que mes pieds quittaient le sol. Je courrais, de toute la vitesse qui était mienne, courant  jusqu’à ce que je me lance dans ses bras sans demander la permission. Mes bras autour de lui je tentais encore de respirer, j’en étais incapable, j’accrochais mes lèvres au siennes violemment. Je montais immédiatement une main à sa nuque, accrochant mes doigts dans sa chevelure d’ébène, je me décrochais pour le regarder. Je voulais parler, mais aucun mot ne faisait son apparition, mes yeux ne faisaient que sculpter son visage l’enregistrant au plus profond de ma mémoire afin que jamais je ne l’oublie.

«Tu es là, tu es revenu, c’est vraiment toi!»

Ma voix était chancelante, fragilisée, aiguë.


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Samuel J. Rosenwald
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MessageSujet: Re: One last dance - Jessam  Lun 11 Sep 2017 - 10:26


One Last Dance

Jessyka & Samuel

Mon retour des enfers était encore très récent, je savais parfaitement que le diable me surveillait encore mais je ne pouvais pas simplement continuer à faire comme si je ne me souciais pas de retrouver Jessyka. J’avais besoin d’elle pour être une bonne personne, je ne ferais que du mal autour de moi si je ne la retrouvais pas et vu l’ampleur de la fête qui se préparait se soir je devais absolument l’avoir à mes côtés. Je savais parfaitement que l’homme des enfers serait mécontent lorsqu’il réaliserait qu’il n’avait pas réussi sa remise à zéro mais pour l’avoir côtoyer pendant seize ans, je savais très bien qu’il ne me ramènerait pas une deuxième fois. Si la remise à zéro avait échoué il n’avait plus d’autre possibilité que de me mettre à mort mais je n’avais aucune crainte à ce sujet. Je lui étais trop utile mais j’étais surtout trop important à ses yeux pour qu’il me fasse disparaitre. Le travail que j’exécutais pour lui était tellement important, il ne pourrait pas amassé deux cent cinquante âmes sans mon intervention. Il avait bien tenté de me remplacer pendant mon voyage aux enfers mais cela n’avait été qu’un gros échec. Je me permis donc de sortir du manoir en silence, vêtu de ma veste de cuir noire comme si elle pouvait réellement me protéger du froid actuel. Je n’avais pas besoin de manteau ou de veste en général puisque ma température corporelle me protégeais sans problèmes mais je la portais tout de même puisque techniquement un humain normal aurait du se protéger du froid.

J’avais conduis dans le silence le plus complet vers le centre-ville de Vancouver. Même la radio était éteinte, je ne ressentais pas du tout l’envie d’entendre des chansons d’amour pour le moment, je ne voulais que trouver la paix intérieure en retrouvant celle qui faisait battre mon cœur. J’avais été suffisamment loin d’elle ses dernières semaines, il était hors de question cette fois que je ne puisse caresser sa peau ne serait-ce qu’une minute de plus. Je n’arrivais cependant pas à correctement la localiser pour le moment car mon voyage en enfer étant encore trop récent, je ne pouvais que savoir qu’elle se trouvait quelques pars dans la ville. C’était d’ailleurs pour cette raison que j’avais décidé de me retrouver dans une grande foule en tout premier lieu. De ce que je connaissais de Jessyka me poussait à croire qu’elle passerait y faire un tour et donc en m’y retrouvant aussi, sa me donnait une mince chance de pouvoir la retrouver se soir. J’avais donc fini par stationner ma voiture pour pouvoir continuer ma promenade à pied. J’observais les couples en silence, tentant de repousser en moi cette envie de meurtre qui me suivait depuis mon retour sur terre. Ma visite en enfer avait assombri un peu mon âme alors je devais tenter de me contrôler au mieux. Je marchais donc lentement, tentant de reconnaitre Jessyka dans la foule présente. Je pouvait la sentir, je pouvais percevoir certains de ses sentiments et donc je savais qu’elle était là mais ce qui me mettais en colère c’était de ne pas la trouver.

Je parcourrais les rues remplit de fêtard depuis environ une heure alors que je passais par le grand parc sans grande conviction de la trouver. Je marchais en silence, gardant les mains dans mes poches pour me contenir d’attraper une personne un peu trop heureuse à mon gout pour la mettre à mort. Ce fut cependant à ce moment précis que mon regard fut attiré par le corps de la jeune femme. Je la reconnaitrais entre mile facilement. Elle était là, devant moi. Je n’avais réussi qu’a murmurer son nom, je ne pouvais pas l’approcher, la torture que j’avais subi me rendait encore trop dangereux je préférais la laisser venir à moi. Je n’eu pas à attendre bien longtemps car dès que Jess pu me voir, elle s’élança vers moi rapidement, je pouvais sentir son cœur battre la chamade, je pouvais sentir sa joie, sa colère mais sa peur aussi. Je l’attrapai au vol et lorsque ses lèvres se posèrent sur les miennes un frisson parcouru mon corps. La réception de son corps m’avait légèrement coupé le souffle mais je n’en avais rien à faire puisque je la tenais enfin contre moi. Je pouvais enfin sentir son parfum, sa chaleur, je pouvais percevoir son cœur qui battait contre le mien, j’entendais sa respiration mais surtout, je pouvais sentir son âme qui réussissait à calmer la mienne. Elle brisa rapidement notre baiser pour ouvrir les lèvres. Elle semblait avoir peine à croire que j’étais bien là mais c’était le cas. Je lui souris doucement alors que je lui caressais le visage avec douceur. Je pouvais sentir mon cœur battre avec force dans ma poitrine. Elle était enfin là et il était maintenant hors de question que je la perde de nouveau. Je ne survivrais pas à son absence une nouvelle fois.

Je n’eu cependant pas le temps de réagir à sa joie car un jeune homme s’approcha de nous pour saisir le bras de Jessyka de manière plutôt agressive. Ma réaction fut immédiate et je lui pris brusquement le poignet en posant mon regard dans le sien. Le jeune homme tenta de se défaire de ma prise mais il ne réussi qu’à faire en sorte de se torde le poignet lui même. Il ouvrit alors les lèvres.

«  Fou moi la paix c’est à elle que je veux parler  »

Je l’observais en silence et alors je senti sa colère monté et je pu percevoir ses pensées l’espace d’une seconde. Il comptait lui faire du mal pour se venger des paroles qu’elle lui avait dite plus tôt. Je ne pu me contrôler à ce moment. Je relâchai entièrement mon emprise sur la jeune femme et je me fis face au jeune homme sans pour autant relâcher la pression que je maintenais sur son bras. Je pouvais lire en lui comme s’il m’avouait tout ses secrets les un après les autres. Mon âme se noircissait soudainement, mon regard devint noir comme l’abysse, le jeune homme commençait à paniquer je pouvais le sentir. Je n’avais qu’une seule envie à cet instant, c’était de le détruire mais surtout de le faire atrocement souffrir, je voulais dévorer son âme et lui faire le plus de mal que je le pouvais. Ma voix se fit entendre à cet instant précis, caverneuse, sombre, remplit de danger. Rien à voir avec le ton de voix que j’avais habituellement.

«  Tu veux mourir toi aussi ? Ton oncle aimerait bien te revoir …  »

Je pu sentir sa terreur, je pu percevoir son envie de disparaitre mais surtout je pu sentir les regrets qu’il avait d’être venu déranger Jessyka en ma présence. Il tenta une nouvelle fois de se défaire de ma prise mais je continuais de le tenir avec une fermeté qui semblait lui causer de la douleur. Sa panique passait inaperçu car la foule autour de nous était trop occuper à gérer leur petit moment de bonheur pour voir qu’un jeune homme était en proie à la panique. La température de ma peau commençait à augmenter lentement, causant clairement un inconfort à cet idiot. Il fini par ouvrir les lèvres.

«  Tu … tu … tu …  »

Un sourire mauvais apparu sur mon visage et j’ouvris les lèvres.

«  Termine ta phrase …  »

Le regard du jeune homme criait presque pour obtenir de l’aide. Il tourna brièvement les yeux vers Jessyka mais je fis une nouvelle pression sur son poignet ce qui fit qu’il me regarda de nouveau. Il dégluti avant d’ouvrir de nouveau les lèvres. Il était en proie à des tremblements ce qui me rendait encore plus satisfait de la situation mais surtout je pouvais encore plus percevoir cette envie de meurtre qui me bloquais la gorge.

«  Tu es le nouveau tueur de Vancouver …  »

Presque immédiatement j’ouvris les lèvres.

«  Correction … j’ai été et je suis le tueur de Vancouver …  »

Je pouvais sentir le sang pulser dans son cœur vu la manière que ma main tenait son poignet. Mon cœur accélérait dans ma poitrine sous l’excitation de pouvoir enfin mettre à mort une personne mais soudainement je ressenti un pincement au cœur et mon regard se tourna vers Jessyka. Je la voyais mais mon âme encore si sombre ne ressentais que le désir de tué. Je ne pouvais pas lui demander de m’aider car vu ce que je ressentais je ne pourrais simplement ignorer ce violent désir. Je ne voulais que percevoir les battements de son cœur diminuer, je voulais pouvoir regard cette lueur de vie disparaitre lentement de son être. Je ne désirais à ce moment que tué ce sale petit con. J’ouvris cependant les lèvres pour m’adresser à la jeune femme.

«  Désolé …  »

Je savais bien qu’elle n’approuverait pas mais je n’arrivais pas à me contrôler. Ce désir était plus fort que tout. Si elle voulait éviter un meurtre elle devait m’éloigner de cet endroit, elle devait me changer les idées, elle devait tenter de me ramener à la réalité. Je pouvais sentir son inconfort de me voir avec les yeux aussi noir mais je ne pouvais pas les changer pour le moment, ce désir de tué était trop fort. Mon regard revint immédiatement vers le jeune crétin, j'avais pu sentir qu'il s'apprêtait à hurler, son envie disparu instantanément lorsque je plongeai mon regard dans le sien.


© Grey WIND.

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MessageSujet: Re: One last dance - Jessam  Lun 11 Sep 2017 - 13:07


One last dance
Jessyka&Samuel  
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La nuit s’était éveillée et avec elle la foule commençait à se disperser un peu plus doucement. J’entendais la musique au loin comme un souffle dans le vent, la fête commençait et je venais tout juste de me débarrasser d’un collègue de classe. Je me disais bien qu’il tenterait de me rattraper, mais à cet instant précis je savais que je pouvais me défendre, j’avais confiance en moi-même. Depuis les incidents d’Arioch je paniquais à chaque moment inhabituel et je n’arrivais plus à être fonctionnelle et là pour la première fois depuis longtemps je me sentais apte. J’inspirais une bonne bouchée d’air en tentant du mieux que possible de coller les pièces manquantes de mon âme avec du papier collant et des petits moments comme ceux-ci. Au même moment qu’une victoire se pointait devant mon être, une défaite venait reprendre la place qui lui était dû, me rappelant pourquoi je n’avais plus cette panique habituelle. Le ciel s’assombrissait à mes yeux alors qu’à celui de tous les autres il était encore magnifique.

Puis, enfin, je relevais mes yeux pour l’apercevoir. Il était là, dans la foule, parmi un millier de gens. Mon cœur fit dix tours et voulu sortir de ma poitrine une vingtaine de fois alors qu’il était enfin devant moi. Je n’avais aucune autre option, je me mis à courir en sa direction, une seconde suffit pour que je le serre contre moi et que mes lèvres ne s’accrochent aux siennes. Je ne pouvais pas réfléchir, car si je réfléchissais je penserais à tout ce qu’il avait du subir par ma faute, alors je ne faisais qu’enregistrer le moment en laissant mon cœur parler à ma place. Ses bras qui m’enlaçaient étaient la seule chose qui me tenait debout. Je me serais écroulée au sol si ça n’avait été de lui. Mon petit cœur battait déjà la chamade à l’idée d’enfin pouvoir battre au même rythme que le sien. Je me sentais déjà ivre de lui, l’odeur de sa peau remplissait mes narines, je pouvais enfin respirer à nouveau. Je fermais mes yeux une seconde pour savourer ce moment unique qui nous était dédié.

Alors que mon corps frissonnait déjà je me fis saisir par le bras, me réveillant immédiatement de ce doux rêve pour me ramener à cette réalité que je ne désirais pas. Mon regard retombait dans mon collègue de classe et je fronçais immédiatement les sourcils, mais avant que je ne puisse réagir Samuel prenait le poignet de l’étudiant avec une agressivité immense. Il me relâchait, mais mon regard se plongeait sur mon démon qui était en colère invraisemblable d’avoir été ainsi dérangé par cet étranger. Mon collègue de classe osait parler de la mauvaise façon au démon et je regardais Sam lors de cette instant en ne cachant pas mon inquiétude. J’osais détourner le regard, croiser mes bras, mordre ma lèvre inférieur pour tenter d’ignorer ce qui se produit. Faites qu’il soit assez intelligent pour s’excuser et quitter sans dire un mot de plus. Je ne pu détourner le regard longtemps pour autant, mes yeux marrons reviennent vers la scène qui se déroule et une certaine peur vient naître en moi. Samuel me repoussait complètement, enfin il me relâchait, pour donner son attention au jeune humain.  

Cette impression de panique me repris, je retenais ma main pour tenter de le cacher, mes yeux évaluaient la situation en se lançant d’un homme à l’autre. Je regardais les alentours et personne ne portait la moindre attention à cette scène, aux yeux des gens ce n’était qu’une altercation d’adolescents parmi un millier, rien de surprenant qui quémande une grande attention. Je tentais de souffler, de faire baisser la panique qui montait, mais j’avais sincèrement peur de ce que Sam pourrait faire. Sa voix caverneuse se fit entendre, me donnant un frisson d’effraie le long de ma colonne, me rappelant que l’homme qui faisait battre mon cœur revenait des enfers. Il n’allait pas simplement laisser le jeune homme partir, je le ressentais au plus profond de moi, je ressentais que quoi qu’il ait subit là-bas l’avait noircit profondément. Son âme n’était pas la même, ses réactions n’étaient pas les mêmes, je voulu effleurer son bras pour lui rappeler que nous étions dans un lieu public. Mes doigts s’arrêtaient net avant de le toucher, la chaleur qui émanait de lui vint brûler mes doigts sans même que j’ais eu besoin d’avoir un contact, je retirais rapidement mon bras pour le rapporter contre moi. Un pas de recul, un pas d’avancement, je ne savais pas ou je devais me poster.

L’étudiant bégayait, il était prit d’effroi devant le regard d’ébène de Samuel. Mon démon semblait dans une transe, pris dans un moment d’où il ne pouvait revenir avant d’avoir terminé son acte, rien de ce que je n’aurais pu faire l’aurait sortie. Je gloussais alors que mon collègue de classe me regardait, quémandant ma pitié, je détournais le regard aussitôt non sans ressentir mon cœur se pincer. Je ne pouvais pas le laisser mourir, je ne pouvais pourtant pas agir, alors je restais silencieuse et le mal qui se prenait de moi était immense. J’avais mal, mal de ne rien faire pour les deux, pourtant j’avais peur qu’un seul faux mouvement entraînerait une catastrophe. J’avais peur des gestes que Samuel pourrait poser, pas de lui, mais cette peur me paralysait.

Il se mit à trembler et quand ils eurent un dernier échange je ressentie ma tête tourner rapidement. J’étais prise d’un étourdissement qui m’assommait brusquement et j’avais beau tenter de me retenir mon corps se mit à trembler à mon tour. Mon cœur voulait s’arrêter, il était pourtant incapable de le faire et je me retrouvais inapte à nouveau. Je ressentie la peine me prendre d’assaut et mes yeux se mirent à pleurer sans ma permission. Quand Samuel m’offrait son regard je ne détournais pas les yeux, je lui priais du regard de ne pas s’exécuter, de le laisser partir. C’est alors qu’il s’exprimait doucement d’une excuse et je me sentie m’écrouler cela même si mes pieds tenaient encore debout.

«Sam, regarde-moi, s’il te plaît. »

Je saisissais son menton du bout de mes doigts et le ramenait vers moi, l’empêchant du mieux que je le pouvais de regarder l’étudiant qui mourrait de peur devant nous. Je ne le regardais pas, mais j’entendais distinctivement un  bruit d’eau qui coule et je devinais aussitôt qu’il se pissait dessus. Ce n’est pas donné à tout le monde de voir ce regard ténébreux et de rester fort. Je n’en avais pas peur, je savais que derrière cette noirceur se cachait le regard de l’homme que j’aimais, je ne pouvais donc pas me laisser gagner par la terreur.

«Quoi qu’ils t’aient fait tu es plus fort que ça…laisse le partir, je t’en supplie, fais le pour moi. »

Tentais-je faiblement d’une voix douce en caressant doucement sa mâchoire des doigts. J’apposais ma main restante sur le bras qu’il utilisait pour saisir l’étudiant et je respirais doucement même si la tension était palpable.

«Je dirai rien…lai….lai….laisse moi vivre…..pitié….éc….éc….écoute la! »

Sa voix à lui tremblait de cette terreur qui le paralysait.



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Samuel J. Rosenwald
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MessageSujet: Re: One last dance - Jessam  Lun 11 Sep 2017 - 21:34


One Last Dance

Jessyka & Samuel

Je ne pouvais pas, je ne devais pas mais pourtant c’était plus fort que moi. Je sentais mes entrailles s’enflammer sous la colère que je ressentais en tenant ce jeune idiot par le poignet. Je pouvais sentir sa peur, sa honte. Je percevais tout ce qui traversait son corps comme si c’était moi qui vivais ce genre de sensation. Je savais parfaitement qu’il ne méritait pas de mourir ainsi mais je ressentais en même temps ce sentiment contradictoire qui provenait de mon envie de meurtre. Il n’était coupable de rien sauf peut-être d’avoir voulu toucher à Jessyka pour attirer son attention alors que je revenais tout juste des enfers. Chacune des paroles que je prononçais était parfaitement calculé mais en même temps rien ne pouvait être prévu à l’avance. Le jeune étudiant voulait attirer l’attention de Jess mais je fis en sorte qu’il ne puisse la regarder qu’un court instant. Il savait maintenant qui j’étais, je n’avais même pas eu à prononcer mon nom. Il savait, c’était très clair pour lui à présent. Je pouvais percevoir qu’il n’arrivait pas à comprendre comment je pouvais être mort mais être en vie à la fois, je percevais toute les questions qui lui traversais l’esprit. Comment ? Par quel moyen ? Pourquoi ? C’était le genre de situation qui finirait par me créer une migraine je pouvais presque déjà sentir la douleur naitre dans mon crâne. Je savais parfaitement également que peu importe ce que Jessyka je n’aurais pas le choix de le tuer. Il en savait maintenant beaucoup trop pour que je puisse laisser son cœur battre.

Ce fut d’ailleurs pour cette raison que je me permis de la regarder quelques instants. Je pouvais sentir sa peine, son stress mais également sa peur. Elle se répétait dans ses pensées qu’elle avait peur de mon comportement pas de moi mais j’avais un peu de difficulté à y croire. Je pouvais lire dans son regard qu’elle ne souhaitait qu’une seule chose de ma pars. Elle souhaitait que je le libère, que je le laisse partir comme un homme libre … correction un gamin libre. Un homme ne se serait jamais pisser dessus ! Je ne pouvais pas, je n’arrivais pas à desserrer mon emprise sur son bras. Je sentais mon corps bruler du désir de tuer. Mon regard ne laissait voir aucune parcelle d’humanité, non seulement mon iris était totalement noir mais le globe oculaire en entier l’était aussi. Je fini cependant par ouvrir brièvement les lèvres. Demandant pardon à la jeune femme pour ce que je m’apprêtais à faire. Je retournai la tête vers l’étudiant au moment ou je pu entendre la voix de Jessyka à mon oreille et presque immédiatement, je pu sentir sa peau toucher la mienne. Elle tenait mon menton avec douceur et me força ainsi à tourner les yeux vers elle une nouvelle fois.

Je la regardais en silence tout en continuant de tenir fermement le poignet du jeune homme. Il était hors de question que ce petit faiblard disparaisse. Dans le regard de Jessyka je pouvais percevoir de la tristesse mais également encore de la peur. Je n’arrivais pas à oublier ce sentiment qu’elle ressentait envers moi. J’étais un monstre, voilà ce que j’étais réellement et rien de tout cela ne changerait jamais. Mon voyage en enfer avait assombrit mon âme à un point que je ne croyais pas possible, je ne pouvais pas rester près d’elle puisque j’étais un danger pour tous. J’allais devoir disparaitre pour de bon cette fois. Je ne voulais plus jamais lire la peur ou la déception dans son regard. La voix de la jeune femme me ramena heureusement à la réalité une nouvelle fois. Mon cœur battait avec force dans ma poitrine, mon sang bouillait presque de cette excitation d’avant meurtre mais le ton de Jess demeurait doux. Elle me disait plus fort que la souffrance qu’il n’avait infliger et elle me suppliait de le laisser partir. Je fermais les yeux quelques secondes, ce qu’elle me demandait me déchirait l’âme. D’un côté je voulais simplement écouter ce sombre instinct et le mettre à mort mais de l’autre, je ne pouvais pas la décevoir, je ne pouvais pas le faire encore une fois.

La voix terrifiée du jeune homme se fit entendre à son tour. Il disait qu’il ne dirait rien, il voulait tellement que je l’écoute au fond de lui. Je pouvais percevoir qu’il était sincère dans ses paroles. Il ne comptait le dire à personne. Lorsque mes yeux s’ouvrirent de nouveau, je les posai sur la jeune femme. Je pouvais sentir ses doigts contre ma mâchoire mais je pouvais également sentir sa main sur mon bras. Lentement, j’ouvris les lèvres.

« Je … peux pas … c’est trop fort »

Ma respiration était presque sifflante, je combattais mon envie le plus fortement que je pouvais mais j’avais toutes les difficultés du monde à simplement réussir à ne pas lui briser le cou. Je ne pouvais pas lui faire sa à elle. Je devais réussir pour elle. Je du me faire grande violence mais au bout de quelques longs instants de silence, ma main qui retenait le poignet du jeune homme s’ouvrit. Le jeune étudiant tomba assis au sol sous la surprise puis il se redressa avant de brièvement remercier Jessyka puis il quitta les lieux. Ma main maintenant libre vint doucement saisir le visage de la jeune femme. Mon pouce lui caressa doucement la joue. Mon regard demeurait tout de même noir, il y avait beaucoup trop d’humains qui pouvaient finir potentiellement comme une victime autour de moi, je n’arrivais pas à contrôler mon retour à la normal. Je ne pouvais pas rester ici, je devais quitté cet endroit au plus vite. Ma main quitta doucement le visage de Jessyka, lui prenant la main, je me mis en mouvement, la tirant à ma suite puis j’ouvris les lèvres.

« Suis-moi »

Je n’avais qu’une idée en tête, c’était de quitté le centre-ville au plus vite. Je m’enfonçai rapidement dans l’une des nombreuses ruelles du quartier puis après avoir brièvement vérifié que personne ne se trouvait près de nous, je tirai la jeune femme pour la serrer contre moi et sans plus je nous téléportai vers le couvent de sa famille. C’était, pour le moment du moins, le seul lieu sécuritaire que je connaissais. Une fois que les murs avaient cessé de bouger j’avais relâché la jeune femme pour m’éloigner d’elle. J’avais subis tellement de torture relié à son prénom j’avais encore de la difficulté à tolérer sa présence tout près de moi et ce même si c’était ce que je voulais le plus au monde. Je chancelai quelques instants puis mes jambes me lâchèrent, je tombai a genou sans aucune douceur. J’émis même un gémissement de douleur, ma tête était brulante, je combattais ce désir de tué autant que je le pouvais mais j’avais tellement envie de sentir cette lueur de vie me traverser, je voulais percevoir cette lueur disparaitre du regard de quelqu’un. Je pris appuis au sol avec mes mains, me mettant à quatre patte car si je restais simplement sur mes genoux je n’arriverais pas à me soutenir.

« Pourquoi ne m’as-tu pas laissé le tué »

Ma voix était légèrement en colère mais ce n’était pas volontaire. Je savais parfaitement pourquoi elle n’avait pas voulu que je le mette à mort. Mais son refus me plaçait dans une position de souffrance que j’aurais pu éviter si elle m’avait laissé faire. Je sentais mes entrailles se tordent en moi sous cette envie meurtrière mais je restais tout de même immobile au sol, si je bougeais je risquais de lui faire du mal. Et je ne voulais pas lui en faire, je voulais qu’elle soit saine et sauve. C’était d’ailleurs pour cette raison que je combattais ce désir avec autant de détermination.


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Jessyka A. Danvers
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MessageSujet: Re: One last dance - Jessam  Mar 12 Sep 2017 - 0:11


One last dance
Jessyka&Samuel  
▴▽▴⟁▴▽▴

Il combattait du mieux qu’il le pouvait ses plus grands instincts. J’avais le souffle coupé, le voyant dans une telle difficulté par ma faute, mais j’avais cet espoir qu’il réussisse qui était plus fort que tout le reste. J’entendais mon collègue de classe implorer Samuel de le laisser partir, promettant un silence jusqu’à sa tombe et étrangement je ne voulais pas qu’il me mette à mort par ma faute. Si ça n’avait été de ma langue que je n’avais pas tournée dans ma bouche il ne serait jamais venu ici pour me confronter devant Samuel. Je me sentais sincèrement mal pour l’étudiant, mais ce sentiment se mélangeait avec cette confiance que j’avais en mon démon, cette confiance d’être certaine qu’il réussirait à combattre ses pulsions primaires. Je lui suppliais de le faire pour moi, saisissant doucement son menton pour qu’il me regarde moi, pour qu’il oublie la présence de l’étudiant près de nous. Je caressais doucement sa mâchoire pour le réveiller de ses désirs et le ramener à moi.

Il se disait incapable de s’exécuter, incapable de combattre ce qu’il était et pourtant ses yeux restaient dans les miens. Je laissais le silence s’installer, sachant qu’aucun mot ne le convaincrait et que le destin seul choisirait le prochain geste de Samuel. Ces secondes furent palpable, je respirais doucement, presque apeurée que mon souffle le provoque. Mes doigts sculptaient encore sa mâchoire avec une délicatesse incomparable, mon autre main tenant son poignet, mon regard le suppliait d’être plus fort que ses besoins primaires. Contre toute attente j’entendis mon collègue de classe tomber au sol d’un bruit sourd. Je retournais ma tête une seconde vers celui-ci alors qu’il me remerciait avant de partir en courant le plus loin possible de nous. Je me doutais que la roue tournerait et que j’aurais des problèmes très bientôt pour ce geste, mais je ne le regrettais pas. Samuel était capable de combattre les envies démoniaques en lui, il était plus fort que ceux-ci et mon corps se remplissait d’une joie immense.

Son regard était toujours d’ébène, mais je n’en avais pas peur, au contraire mon visage lui démontrait mon affection et ma confiance en lui. Malgré tout ce temps en enfer il s’était montré si fort, je ne pouvais qu’être fière de l’homme qui se tenait devant moi, cet homme qui avait montré autant de compassion que moi. Qui l’aurait cru? Samuel Rosenwald avait laissé une victime partir saine et sauve. Oui il avait hésité, mais il avait tout de même réussis, je sentais mon cœur palpiter sous la joie qui me transperçais le corps. Je l’aimais, maintenant plus que jamais, mes yeux en brillaient de milles feux alors que je plongeais mon regard dans l’ébène de son iris ténébreuse. Un doux sourire s’étirait sur mon visage alors qu’il caressait doucement mon visage. Je me sentais si fragile à cet instant, mon cœur dans la paume de sa main, je lui appartenais plus que jamais.  Sa main fini par abandonner mon visage pour se mettre dans ma main et je resserrais aussitôt l’emprise de mes doigts. Il me tirait derrière lui et je le suivais sans dire un mot. Je l’admirais tout simplement, de ses cheveux jusqu’à son corps, j’admirais la force dont il faisait preuve. C’était cette âme qui me complétait, c’était celle de cet homme qui un jour avait perdu son humanité et qui apprenait désormais à renouer avec celle-ci. Ce n’était qu’un début, une épreuve parmi un millier, mais je savais maintenant avec certitude qu’il pourrait s’accrocher à ce qui avait un jour fait de lui un humain et qu’il pourrait revivre dans la mort.

Nous nous enfoncions dans le centre-ville et les gens disparaissaient vers le parc pour la fête qui faisait rage. Je le suivais, ma main serrant la sienne avec confiance, alors qu’il nous emmenait dans une ruelle loin de tous les regards indiscrets. En moins de quelques secondes il me tirait vers lui et je le laissais faire. Je savais qu’il nous emmènerait dans un endroit où il pourrait doucement calmer ses pulsions et reprendre ses sens. Je ne fis que profiter de ce moment, les yeux fermés, pour inhumer son doux parfum. Quand j’ouvrais les yeux nous étions au grenier du couvent, il m’éloignait immédiatement, je reculais de deux pas et sentais mon dos contre le bois du mur.

Je le voyais s’écrouler sur ses genoux et toute cette fierté tombait et faisait place à une terrible culpabilité. Il gémissait de douleur et je tendais la main vers lui aussitôt, sans l’approcher, apeurée pour ce qui pouvait lui arriver. Il se retrouvait à quatre pattes au sol et je me sentais m’effondrer avec lui. C’était de ma faute s’il était comme ça, me dis-je, j’avais causé son agonie. Sa voix se fit entendre, colérique, me faisait hausser un sourcil de surprise. Était-ce réellement l’émotion qu’il voulait laisser transparaître? Pourquoi être en colère contre moi pour l’avoir aidé à contrôler ses pulsions démoniaques? Je respirais doucement en me questionnant, mais une seule réponse venait à naître dans mon esprit, c’était parce que je lui avais causé la souffrance qui le parcourait. J’étais la seule et unique responsable cette fois, c’était clairement précis, personne d’autre que moi n’aurait pu lui demander d’épargner un humain. Cette culpabilité me prenait par la gorge, mais derrière celle-ci restait la confiance, je savais qu’il pourrait réussir à nouveau. Si à la longue la douleur disparaissait, si à la longue il reconnectait avec son humanité, si à la longue il réussissait à combattre tout ce que les gens croyaient qu’il était alors cette fierté qui voulait prendre la place en mon corps aurait eu raison d’être. Il résistait, la preuve était sous mes yeux, j’étais encore vivante malgré tout ses désirs qui le parcourait.

Je m’avançais donc vers lui d’un pas doux avant de m’agenouillée devant lui. Je tendais une main doucement vers sa tête et j’effleurais du bout des doigts ses cheveux.

«Parce que je sais que tu es assez fort pour le combattre.»

Dis-je très doucement de ma voix faible.

«Parce que j’avais confiance en toi.»

Mes mains touchaient un peu plus sa nuque, je les déplaçais doucement vers ses épaules, toujours aussi délicate. J’avais confiance en lui, j’avais confiance qu’il ne me ferait aucun mal, j’avais confiance en tout ce qu’il était. Le démon, l’humain sans cœur, le tueur, le manipulateur, que des titres qu’on lui donnait pour résumé ce que l’on croyait qu’il était. Je voyais tellement plus que cela, je voyais un homme doux et capable d’aimer. Je voyais un homme dont le cœur saignait de tant de douleur, un homme qui ne demandait qu’à ce qu’on voit au-delà des apparences, un homme qui attendait qu’enfin on le reconnaisse pour ce qu’il était véritablement. J’approchais ma tête pour déposer un baiser sur son front, comme au premier soir, doucement et avec amour. Pour le rassurer, pour lui montrer que je serais là quoi qu’il advienne, que je ne l’abandonnerais pas comme tous les autres. Pour lui montrer que je n’avais pas peur de lui, que je l’aimais lui dans toutes ses formes, que je le désirais lui tel qu’il était. Le démon, le tueur, l’humain, qui qu’il choisisse d’être je l’aimerais.

«Parce que je t’aime.»

Dis-je d’une voix suave en retirant doucement ma tête, mais pas mes bras, je ne pouvais simplement pas m’en séparer. Je n’avais que faire de la violence qui l’habitais, je voulais uniquement apaiser sa souffrance, l’aimer jusqu’à ce qu’il soit de nouveau bien dans sa peau.



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Samuel J. Rosenwald
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MessageSujet: Re: One last dance - Jessam  Mar 12 Sep 2017 - 9:00


One Last Dance

Jessyka & Samuel

Je ne comprenais pas pourquoi Jessyka souhaitais tellement que j’épargne ce jeune con. Je ne pouvais pas comprendre et je pense sincèrement que je ne le comprendrais jamais réellement. Elle voulait tellement que je combatte mes plus vils instincts, elle ne forçait à entrer dans la souffrance comme personne ne l’avait fait avant elle. Elle se préoccupait de moi alors que jamais je n’avais connu cela. Ma mère était une femme douce et gentille mais elle n’avait jamais été aussi près de réussir à me faire changer. Je sentais sa main sur ma peau, je sentais son cœur battre mais surtout, je sentais son parfum qui me rendait dingue de son corps chaque fois qu’elle se trouvait près de moi. Ce fut d’ailleurs pour cette toute simple raison que ma main finie par s’ouvrir pour libérer l’étudiant. Je n’arrivais pas à lui refuser quoi que se soit, je ne pouvais qu’obéir à chacune de ses demandes, je souhaitais qu’elle soit heureuse mais surtout je voulais sentir le bonheur dans son être chaque jour que je pourrais passé à ses côtés. Je ne remarquai même pas que le jeune crétin était parti, je ne faisais que regarder les yeux de Jessyka en silence, cette femme me faisait du bien. Mais ou diable était-elle lorsque j’avais eu besoin d’elle il y a presque deux décennies ? Si le diable existe alors il y a certainement un dieu quelques part. Pourquoi ne m’avait-il pas offert un cadeau comme celui-ci lorsque j’en ai vraiment eu besoin ? Moi je sais … car je ne l’aurais pas remarqué, j’aurais passé près d’elle en l’ignorant tout simplement car avant de mourir j’étais tellement obsédé par les hommes que la seule personne de sexe féminine que je touchais était ma sœur jumelle.

Ce fut d’ailleurs à ce moment que je saisi sa main pour qu’elle me suive au travers la foule de célibataire et d’amoureux. Maintenant que je l’avais retrouvé je ne comptais pas rester ici pour profiter de la soirée. Je devais quitter cet endroit pour pouvoir trouver le calme. Je devais m’isoler pour réussir à prendre le dessus sur les pulsions qui me traversait le corps. Je ne savais pas encore où je voulais aller, je savais seulement que le lieu actuel ne convenait pas. Je n’arriverais pas à contrôler mon côté démoniaque en étant entourer d’humain je le savais parfaitement. Une fois à l’écart du rassemblement, je fis éruption dans une ruelle pour pouvoir m’éclipser sans être vu. Je pris la jeune femme dans mes bras et au moment où nos corps disparurent, je me permis de fermer les yeux. Je ne voulais que retrouver le calme, je voulais un endroit ou je me sentirais en sécurité et où je ne risquais pas de blesser quelqu’un puisque visiblement Jessyka avait décidé que c’était mieux que je me contrôle. Au moment ou mes yeux s’ouvrirent, je reconnu le grenier du couvent familial des Danvers. C’était étrange de me retrouver ici après mon retour des enfers puisque c’était justement ici que j’avais été capturé.

Je m’effondrai de tout mon poids au sol, terminant à quatre pattes en souffrant le martyr pour combattre cette violente envie de tenir un cœur dans ma main. Lorsque ma voix c’était fait entendre, elle semblait en colère même si ce n’était pas vraiment le sentiment que je souhaitais partager. Le démon reprenait parfois le contrôle et donc même si je combattais férocement, il arrivait que, l’espace d’une seconde ce soit que mon âme assombrit qui parle, c’était d’ailleurs ce qui venait tout juste de se produire. Mon corps tremblait sous ma tentative de garder cette cruauté à l’intérieur. J’avais l’impression d’avoir la peau en feu, je sentais ma tête sur le point d’exploser et mes muscles se déchirer sous la tension que je ressentais. Je savais bien qu’il n’en était rien, mais la sensation était horriblement désagréable. J’entendis alors la jeune femme se mettre en mouvement, je voulu la repousser, lui dire de ne pas m’approcher car elle mettait sa vie en péril mais ma voix demeura inerte.

Je sentis alors son parfum entré dans mes narines, je pu percevoir les battements de son cœur mais je pu surtout réalisé tout l’amour et la confiance qu’elle avait pour moi. Je senti ses doigts frôler ma chevelure lorsqu’elle ouvrit les lèvres. Elle disait savoir que j’étais assez fort pour combattre. Voyez-vous moi j’avais de gros doutes à ce sujet. Je ne comprenais pas comment elle pouvait m’offrir une confiance aussi aveugle alors qu’elle connaissait parfaitement le monstre que j’étais, elle connaissait mon passé mais surtout elle connaissait mes actions mais elle demeurait tout de même là. Sa voix se fit de nouveau entendre, elle avait donc confiance en moi. Tout ceux qui avaient essayé de me faire confiance était morts alors je me demandais comment elle pouvait me dire cela aussi légèrement. Ses doigts glissaient doucement sur ma peau, m’arrachant un frisson.

Ce fut à peu près à cet instant là que mon corps réalisait que je ne souhaitais pas lui faire du mal mais que je la désirais d’une autre façon. J’avais envie de sentir son corps contre le mien, de sentir sa peau sous les caresses de mes doigts, je voulais goutter à ses seins mais surtout je voulais la faire jouir comme personne ne l’aurait fais avant moi. Je voulais lui offrir le plaisir mais également lui donner l’impression de mourir sous chacune de mes caresses. Elle était certainement la seule femme avec qui j’avais eu des rencontres multiples sans jamais avoir pu caresser ses jambes ou encore sans avoir pu poser ma main sur sa poitrine. Mon cœur accéléra dans ma poitrine alors que mon cerveau comprenait lentement qu’elle était réellement une personne merveilleuse mais surtout qu’elle avait ce petit quelque chose d’unique que je n’avais jamais vu avant chez aucune autre compagne. Je perçu alors un baiser sur mon front alors que doucement Jessyka ouvrait les lèvres me dire qu’elle m’aimait. Mon regard encore ébène reprit alors sa couleur, la douleur disparue brusquement alors que je relevais les yeux pour les plonger dans les siens. Je redressai mon corps doucement, demeurant à genou au sol puis je vins caresser la joue de la jeune femme.

« Moi aussi je t’aime »

Je me penchai doucement pour lui voler un baiser, mes bras glissèrent doucement sur son corps pour la rapprocher de moi puis sans avertissement je nous éclipsai une nouvelle fois. Lorsque les mouvements cessèrent, je la déposais dans le lit qui se trouvait au grenier. Sans attendre je vins la rejoindre pour prolonger ce baiser que nous partagions enfin. Je me trouvais coucher à ses côtés. L’une de mes mains se permis alors doucement de glisser sur son corps, je sentis un frisson me traverser lorsque mes doigts effleurèrent sa poitrine et ce même si elle était entièrement vêtue. Je la désirais à m’en rendre complètement fou mais je ne voulais pas aller trop vite, je ne savais pas si c’était ce qu’elle voulait mais surtout je ne savais pas si elle était vierge ou non. Je priais presque pour qu’elle ne le soit pas. J’avais eu assez de mes deux sœurs, je n’avais pas envie de devoir faire l’apprentissage une nouvelle fois ce soir. Je ne voulais que profiter du moment.


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Jessyka A. Danvers
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MessageSujet: Re: One last dance - Jessam  Mar 12 Sep 2017 - 10:39


One last dance
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Je ne pouvais qu’être accablée de culpabilité en le voyant souffrant de tout son être. Il retenait ses pulsions les plus primaires, ses instincts démoniaques et je savais que ce n’était que ma faute. Si je ne lui aurais pas demandée de laisser l’étudiant vivre il ne serait pas dans cet état présentement. Pourtant, ma compassion restait ma plus grande qualité et mon plus grand défaut à la fois. Je ne voulais pas qu’un innocent meurt par ma faute et encore moins que Samuel se laisse prendre de ses pulsions aussi par ma faute. Si ça n’avait été de mon altercation avec le jeune humain il ne serait jamais venu intervenir devant mon démon. Il n’aurait jamais provoqué ses instincts à refaire surface et cette journée aurait été si différente.

C’est peut-être pour cela que je ressentais la culpabilité jusqu’au fond de ma gorge, comme une boule de stress qui se créait, une envie de juste m’effondrer avec lui. Est-ce que perdre mes sens m’aurait avantagée? Bien sûr que non. Samuel avait besoin de quelqu’un qui pouvait se tenir sur ses jambes, quelqu’un qui pouvait le soutenir quand il n’arrivait plus à le faire, alors je ravalais ma faiblesse et je me faisais forte. Je m’avançais d’un pas si doux vers lui, même si sa voix se faisait colérique et violente, je ne craignais pas de l’approcher. Une fois à genou devant lui j’effleurais ses cheveux, sa nuque, puis je touchais ses épaules camouflées sous sa chemise. Un frisson me parcourait le corps dès que je le touchais, mon petit cœur se mit à battre si fortement dans ma poitrine, je déposais alors un baiser sur son front avec la même douceur qu’au premier soir.

Je ne le craignais pas alors que j’aurais du le faire. Je savais qui il était, ce qu’il avait fait, mais je ne m’arrêtais pas à si peu. Je le voulais dans ma vie telle qu’il était. Je me souvenais ce qu’il m’avait demandé avant que le diable ne l’emporte. Voulais-je vraiment faire ma vie avec lui, de tous les hommes qui m’étaient disponible dans cet univers, de tous ceux qui auraient pu me rendre heureuse? Voulais-je faire ma vie avec un démon tel que lui? Ce n’était pas rien en y repensant. Je renonçais à un avenir, des enfants qui couraient dans la maison, ce futur d’une femme vieillissante avec l’homme que j’aimais. Je me refusais un avenir tout tracé, une mort platonique et une après vie auprès des autres ancêtres à aider mes enfants et mes successeurs. Étais-je réellement prête à sacrifier tout cela pour lui? Oui, sans aucun doute, j’aurais fais ce choix un millier de fois sans ne jamais douter. Je ne serais pas malheureuse tant qu’il serait à mes côtés, je ne voulais que lui dans ma vie, que lui dans mon lit. Je sentais mon cœur se débattre à cette pensée, cette idée d’une éternité d’amour, qui aurait refusé une telle tentation?

C’est pour cela que je lui disais que je l’aimais, ici et maintenant, d’une voix qui lui faisait comprendre que je ne désirais que lui. En le disant à haute voix une nouvelle fois je ressentis ce même frisson qui me parcourait, ce sentiment d’être enfin complète, de me sentir au septième ciel juste parce qu’il était là auprès de moi. La souffrance s’estomperait, la douleur le quitterait, j’en étais convaincue. Il irait mieux parce que j’étais là pour le calmer, parce que j’allais réussir à faire taire ses démons comme il avait fait taire les miens. Il m’avait montré que je pouvais avoir confiance en lui, il m’avait montré la force dont il pouvait faire preuve, alors je ne voyais pas pourquoi je devrais le craindre. Si c’était de la faiblesse, alors j’étais faible, j’assumais pleinement ce rôle. Je lui avais offert mon cœur sur un plateau d’or et mon corps lui était désormais sien. Je ne voulais que ses bras autour de mon corps, je ne voulais que son souffle contre ma peau, je voulais uniquement qu’il se sente bien comme je me sentais comblée.

Je sentais sa peau brûlante sous mon touchée, mais je n’en faisais rien, cela ne me repoussait pas. Il relevait les yeux vers moi et l’ébène redevenait le cyan que je connaissais. J’échappais un sourire et un soupire de bonheur qui m’habitais. J’avais eu raison, il était capable de le combattre, il était capable d’être plus fort que le diable lui-même. Il était fort, il était unique, sa propre personne et nul ne pourrait lui enlever cette victoire désormais. Une épreuve parmi un millier d’autres, me dis-je, mais une victoire qui débutait sur une longue route qui ne finirait qu’au moment où il trouverait la paix. La paix, me dis-je ensuite, peut-être pourrions nous passer l’éternité ailleurs qu’en enfer. Mais est-ce qu’un tueur pouvait réellement connaitre l’éternité dans le calme? S’il ne pouvait me rejoindre, alors je le ferais, je le suivrais en enfer sans hésiter. Je ne pouvais m’imaginer une journée dans cet océan de temps dans laquelle je devrais vivre en sachant que je ne le toucherais plus jamais. Je ne rêvais que de lui, mon âme contre la sienne et mes lèvres accrochant sa peau d’une douceur infinie. J’en étais certaine, s’il le fallait je damnerais mon âme, mais je ne l’abandonnerais jamais.

Il se redressait enfin pour venir caresser mon visage, me laissant le contempler de mes yeux qui brillaient de mille feux, mon cœur battait à la chamade. Sa voix était douce, la colère l’avait quitté, il avait réussis à combattre ses instincts. Ces quelques mots me suffirent pour frissonner de tout mon être, me couper le souffle juste avant qui revienne me partager mon oxygène en accrochant mes lèvres. Je sentis ses bras contre mon corps et je ne combattais aucunement ses envies. Je me sentis voler lors d’une seconde, légère comme une plume, mais j’étais si heureuse que je n’ouvrais pas les yeux. Quand mon regard s’ouvrait de nouveau j’étais contre le duvet du lit. Il m’avait quitté pendant une seconde, me laissant seule et le froid qui s’était installé. J’avais voulu me relever de moi-même pour le rejoindre, mais il ne me fit pas prier cette fois, il vint de lui-même accrocher mes lèvres et je retrouvais ma tête collée contre l’oreiller.  De ses mains il effleurait mon corps, mais mes vêtements étaient de trop, je voulais beaucoup plus que cela. Il passait sa main doucement sur ma poitrine et je commençais à en avoir marre de cette distance qui nous séparait, ce tissu qui ne me servait à rien.

«Tu veux une invitation formelle? »

Dis-je dans ma frustration. Je me relevais pour le forcer à être sous moi. S’il ne voulait pas prendre les devants j’allais devoir le faire toute seule. Je n’étais pas la sainte vierge, je le désirais et je n’avais aucune patience. Je pressais aussitôt mes mains contre sa poitrine en me penchant pour lui voler ses lèvres avec une fougue sauvage. Mes mains vinrent agripper sa chemise et d’un seul coup je tirais sur les côtés. Au diable les préliminaires, littéralement, mon cœur battait bien trop vite pour que je doive attendre. Je relâchais ses lèvres pour embrasser son cou et doucement descendre mon corps en n’enlevant jamais ma langue de son poitrail. Sa peau goûtais le ciel, je descendais doucement mes mains avec ma propre personne, m’arrêtant devant la ceinture. Celle-là je ne pourrais pas lui arracher avec autant de violence. J’apposais mes lèvres sous son nombril en détachant doucement la ceinture.

« Me dis pas que tu t'attendais à une vierge... »

Soufflais-je en enlevant enfin la ceinture.


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Samuel J. Rosenwald
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MessageSujet: Re: One last dance - Jessam  Mar 12 Sep 2017 - 22:07


One Last Dance

Jessyka & Samuel

Je n’en pouvais plus de devoir tolérer cette foule et ce même si le rassemblement n’était pas encore à son niveau maximum. Je ne voulais pas rester ici, le risque d’incident serait beaucoup plus élevé si je tentais de me contrôler en présence de tant d’humain à la fois. Ce fut d’ailleurs ce qui me poussa à quitter les lieux en compagnie de Jessyka. Je ne voulais pas la privée de cette soirée mais d’un autre côté il était hors de question que je la laisse ici. J’avais toléré son absence beaucoup trop longtemps. Si elle avait voulu rester je ne l’y aurais pas autorisé à moins d’une raison exceptionnelle. Je ne pouvais tolérer plus longtemps la présence des bipèdes normaux. Leur cœur battait avec une telle conviction qu’il y aurait un lendemain à leur bonheur, leur âme démontrait une telle insouciance, c’était affreux pour moi de devoir subir tout cela tout juste après être sorti des enfers. Ce fut d’ailleurs pour cette raison que je fis en sorte que Jess me suive dans une ruelle. Je ne comptais pas quitté le centre-ville dans ma vieille voiture, je connaissais un moyen beaucoup plus rapide et je pouvais maintenant l’utiliser quand je le voulais. Ainsi donc, en moins de dix secondes, nous nous retrouvions dans le grenier du couvent de la famille Danvers. Je ne savais pas tellement pourquoi ce lieu et pas un autre. Cet endroit était remplit de quelque chose de différent, quelque chose de calme. C’était peut-être l’accumulation de toute la magie qui avait été utiliser qui donnait cette sensation, je n’en savais trop rien. Je percevais juste quelque chose d’agréable qui pourrait me permettre de me contrôler.

Malgré tout je mis quelques instants avant de pouvoir reprendre le contrôle de mon corps. Je pouvais percevoir l’envie de meurtre glisser sous ma peau tel un intrus, je pouvais sentir le désir se créer dans ma gorge mais surtout je ressentais ce besoin viscérale de mettre à mort. Cependant je ne pouvais l’assouvir se soir, je ne pouvais lui faire de mal, j’avais besoin d’elle pour l’éternité et ce même si je savais parfaitement qu’un jour j’allais devoir la laisser partir. Je n’accepterais jamais qu’elle détruise sa possibilité de rejoindre sa famille sous simple prétexte qu’elle était amoureuse de moi. Je ne voulais pas d’elle en enfer elle y serait malheureuse et ce même si j’étais là. Elle finirait par me détester de l’avoir laisser prendre cette décision et donc il était hors de question que je la laisse faire. Je connaissais les conséquences de ce genre de choix. Elle réussi cependant à me sortir de mes pensées alors que sa peau touchait la mienne. Je n’avais qu’une seule envie actuellement mais je préférais y aller en douceur. Je ne connaissais pas réellement ce dont elle avait envie et je ne voulais pas réellement lui faire peur. Surtout que connaissant ce qui se trouvait dans mon pantalon, elle aurait certainement peur au moment ou elle le verrait. J’avais l’habitude de toute manière j’avais toujours obtenu la même réaction provenant de toute les personnes avec qui j’avais coucher.

Je fini cependant par nous téléporter sur le lit, il était hors de question que je commence à la tripoter a genou sur le plancher. Ce serait juste étrange ! Je la déposai donc doucement sur le lit et moi je me mis à ses côtés. Je vins chercher doucement ses lèvres puis j’avais laissé ma main glisser doucement sur son corps. Je pouvais cependant sentir que la jeune femme désirait plus que cela, je pouvais percevoir son impatience face à tout cela. Jessyka fini cependant par briser notre baiser et sa voix ce fit entendre. Son commentaire me fit esquisser un très léger sourire amusé. C’était bien la toute première fois qu’une fille avait plus hâtes que moi que l’on passe à l’acte. À ce moment elle se redressa pour me forcer à me coucher sur le lit et elle vint s’assoir sur mes hanches. J’esquissais toujours ce petit sourire amusé face à cette situation.

Je senti ses mains se poser sur mon torse mais je ne pu réagir car au même moment elle vint déposer ses lèvres sur les miennes. Je prolongeai amoureusement se baiser, profitant de l’instant. Je senti cependant bientôt ses mains se crisper sur ma chemise sombre et d’un brusque mouvement elle fit voler les boutons. Par chance cette chemise n’était pas neuve car j’aurais peut-être moins apprécié cette fougue. Presque immédiatement ses mains se déposèrent sur mon torse maintenant nu alors qu’elle quittait mes lèvres pour ce permettre de descendre doucement vers mon cou. Ce changement m’arrachant un frisson de plaisir alors que doucement ma main venait ce poser sur son cou. Plus les secondes passaient et plus son corps descendait, j’ouvris doucement les yeux pour les poser sur ses actions. Je frissonnais de désir lorsqu’elle embrassait ma peau mais ce sentiment était encore plus puissant lorsque ses caresses descendaient encore.

Elle finit cependant par s’arrêter au niveau de la ceinture de mon pantalon. Elle n’avait certainement pas la force nécessaire pour me l’arracher aussi sauvagement que ce qu’elle avait fait subir à ma pauvre petite chemise sans défense. Nos regards se croisèrent et alors elle ouvrit les lèvres une nouvelle fois. Me demandant si je m’attendais à une vierge. Je dois avouer que j’avais eu un petit stress à l’idée que la femme de mes rêves soit encore pure, mais de savoir qu’elle ne l’était pas me faisait grandement plaisir. Je ne la laissai cependant pas aller plus loin, elle allait devoir attendre un peu elle n’avait pas le choix. Je me redressai sur le lit pour être en position assise et je la forçai à s’assoir une nouvelle fois sur moi. Je pris ses lèvres avec fougue, caressant sa peau lentement. Je fis cependant glisser les bretelles de sa camisole et de son soutien gorge d’un mouvement rapide et sans plus de douceur je les lui retira presque de manière sauvage. Je vins ensuite déposer mes lèvres sur sa poitrine, goutant chaque parcelle qui m’était possible d’atteindre, laissant ma langue vagabonder sur ses mamelons. Mes mains glissèrent doucement pour rejoindre son pantalon que je détachai rapidement.

D’un mouvement rapide je fis entré l’une de mes mains dans son pantalon ainsi que dans son sous-vêtement pour aller caresser doucement sa fleur de vie. J’avais le désir de l’entendre gémir. Je voulais qu’elle ressente un minimum de plaisir avant qu’elle n’est le droit de voir ce qui se cachait dans mon pantalon.


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MessageSujet: Re: One last dance - Jessam  Mer 13 Sep 2017 - 0:01


One last dance
Jessyka&Samuel  
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Qui l’eu cru que cette soirée se terminerait dans un lit au grenier du couvent de ma famille. Pourtant j’avais attendu bien trop longtemps pour le tenir contre moi pour y résister. Dès que la douleur s’était estompée de lui et qu’il m’avait volé mes lèvres j’avais sentie mon cœur battre à toute vitesse et je n’avais rêvée que de continuer ce baiser avec tout l’amour que je détenais. Je ne sais pas s’il comprit ce que mon cœur lui criait, mais il me prenait contre lui pour nous emmener dans le duvet du petit lit. Le voilà qui glissait sa main sur mon corps doucement, comme s’il avait eu peur de me briser en deux s’il allait trop vite, mais cette situation me rendait impatiente.

J’avais attendu depuis l’infirmerie pour qu’il me fasse sienne, ce même si j’avais été la cause ultime de notre séparation la première fois, je n’avais rêvée que de son toucher dans mes rêves. Je n’avais désiré que ses lèvres contre les miennes et que l’odeur de sa peau qui aurait enivré mes narines. Puis une deuxième fois alors que je croyais qu’enfin mon âme serait comblée par sa présence, il se voyait rappelé par le diable, disparaissant de ma vie un mois une semaine et six jours durant. Alors oui j’étais devenue particulièrement impatiente face à cette situation, car pendant tout ce temps je l’avais désiré, maintenant que cette chance se pointait je voulais presque qu’on en finisse avant que la fin du monde ne se pointe devant nous. À la vitesse à laquelle le monde voulait nous séparés je n’aurais même pas été étonnée. Mais que le destin aille se faire foutre, car j’avais l’intention de lui faire l’amour et rien au monde n’allait réussir à l’arracher de mes griffes cette fois là. S’il le fallait je le suivrais en enfer, j’enverrais le diable se faire foutre et je leur donnerais un spectacle qui aurait valu un millions d’années de torture.

Il venait chercher mes lèvres, doux comme un agneau, mais ce n’était pas ça que je voulais. Bien sûr que je voulais ses lèvres contre les miennes, mais je voulais notre peau une contre l’autre, je voulais qu’il m’emmène là où aucun autre n’avait pu avant lui. À cette vitesse j’allais le violer et c’était sincère. C’est pour cela que je brisais notre baiser quelques secondes pour me forcer sur lui, mon bassin contre ses hanches, le reprenant dans un fougueux baiser avant de démontrer mes intentions primaires. Je déchirais sa chemise sans aucune considération pour celle-ci. Je n’étais même pas désolée à tout dire, je lui en achèterais une autre s’il était pour se plaindre, mais au moment présent j’avais besoin d’embrasser son torse et de goûter sa peau sous ma langue. Je me rendais jusqu’au nombril avant de doucement défaire la ceinture, lui rassurant d’une voix amusée que je n’étais aucunement à ma première expérience, lui demandant subtilement de ne pas se faire tendre pour si peu. Alors que j’enlevais enfin la ceinture il venait m’empêcher de continuer, me laissant surprise lors d’une seconde, il était bien le premier qui m’empêchait si rapidement. Je jetais pourtant la ceinture au sol, il resterait moins d’étape par la suite, je faisais glisser mes mains sur son torse avant de l’enlacer à la nuque en lui donnant la permission de dominer notre danse sensuelle. Bassin contre bassin, je ressentais déjà un millier de frissons me parcourir le corps alors qu’il venait reprendre mes lèvres pour m’occuper. Il devait avoir compris qu’il n’aurait pas le choix de m’amuser s’il ne voulait pas être la victime de ma frustration accumulée au cours des mois derniers.

Notre peau se touchait enfin, mon souffle se faisait de plus en plus court et mon petit cœur n’en pouvait plus de cette attente. Il venait enfin caresser de ses doigts les bretelles de mes vêtements qu’il prit un grand plaisir à m’enlever au dessus de ma tête, me laissant dépourvue de défense. Je voulais l’embrasser, mais il ne mit pas plus d’une seconde pour déposer ses lèvres sur mes seins, me faisant gémir aussitôt d’un faible soulagement. Je me sentais frissonner jusque dans ma nuque, ma respiration plus rapide, je ne pouvais que caresser sa nuque et le laisser s’amuser avec moi. Sa main glissait vers mon entre jambe et j’arquais aussitôt mon dos vers l’arrière pour me rapprocher de lui. En moins de quelques instants sa main vint rejoindre l’objet de son désir et ses caresses me laissaient aussitôt gémir de plaisir. Je ne cachais en rien le bonheur qu’il me procurait, les frissons qui me parcouraient le corps, je voulais qu’il sache à quel point je l’aimais alors au diable si ma grand-mère devait m’entendre.

Pourtant ce n’était pas assez, pas encore, même si mon corps commençait déjà à légèrement trembler sous sa main joueuse. Je rapportais mes mains qui avaient été inutile jusqu’à maintenant, uniquement entortillées sur sa nuque jouant avec ses cheveux de ténèbres, vers sa mâchoire pour le forcer à revenir m’embrasser. Je me faisais sauvage, ma langue enlaçant la sienne dans une danse, je ne pouvais plus me détacher de lui. Pourtant il continuait son jeu, sa main contre mon fruit défendu, je du le lâcher pour laisser sortir un long gémissement. Je sentais mon bas ventre se contracter doucement alors que mon corps se faisait plus faible, plus léger.

«Tu compte me torturer encore longtemps ? »

Soufflais-je avant de laisser entendre un nouveau sifflement de plaisir. Je n’en pouvais plus, il jouait comme une véritable agace avec moi, je ne pourrais pas résister encore longtemps. Je déplaçais donc difficilement, mais doucement mon bassin pour me frotter à lui, j’accrochais mes lèvres à son cou en descendant de nouveau mes mains pour venir saisir la sienne qui me faisait ainsi languir de plaisir. Je me faisais pressante, lui faisant retirer la main, mais se n’était que pour mieux enlever mon jeans. Je me relevais un peu pour m’exécuter, mais en quelque secondes il tombait lourdement au sol et je reprenais mon trône contre son bassin, n’étant vêtue que de ma culotte comme dernier renfort. Je reprenais ses lèvres, l’enlaçant de nouveau contre moi, mes mains se glissèrent sur ses côtes pour remonter s’accrocher à ses omoplates et je laissais doucement mes ongles grafigner sa peau en descendant mes mains. Je ne voulais pas le blesser, je voulais juste qu’il se dépêche à me donner ce que je convoitais, cette attente me faisait de plus en plus sauvage et violente dans mes gestes. Je descendais mes baisers encore une fois de son cou jusqu’à sa poitrine, mais assise sur lui je ne pouvais descendre plus bas. Je voulais danser avec lui et pour la nuit entière. Il faisait si chaud contre sa peau, j'étais entière, je ne craignais rien tant que je pourrais ressentir son coeur battre si fortement dans son poitrail.



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Samuel J. Rosenwald
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MessageSujet: Re: One last dance - Jessam  Dim 17 Sep 2017 - 14:03


One Last Dance

Jessyka & Samuel

Depuis notre apparition dans le grenier de sa famille je ne souhaitais plus qu’une seule chose. Je voulais enfin vivre avec elle ce plaisir charnel qui n’était possible que lors d’une relation sexuelle complète. Je désirais la sentir contre moi, je souhaitais sentir son corps frissonner sous le plaisir que je lui ferais ressentir mais surtout je voulais l’entendre jouir sous mes coups de bassin. Je voulais que l’on vive cette expérience unique ensemble après autant d’attente. C’était bien la toute première fois que j’attendais aussi longtemps avant de coucher avec une personne. Normalement si après six heures je n’avais pas obtenu ce que je souhaitais et bien je ne donnais plus de nouvelles. Cependant avec Jessyka il y avait quelque chose de complètement différent, il y avait un sentiment supplémentaire, un pincement lorsque mes pensées déviaient vers elle. J’avais souffert pendant plus d’un mois en enfer mais pourtant j’avais réussi à tolérer cette douleur simplement car je savais que je finirais par la revoir. Et elle était là, avec moi, démontrant clairement ce qu’elle avait envie. Mes mains caressaient doucement son corps mais elle fini par prendre les devants. Elle semblait impatiente de pouvoir obtenir ce qu’elle désirait, je pouvais percevoir son excitation ce qui rendait la mienne encore plus intense. Mon cœur pulsait avec force dans ma poitrine mais je ne la laissai pas se rendre au bout de ses mouvements. Je ne l’autorisai pas à détacher mon pantalon pour le moment.

Je lui retirai rapidement son haut pour pouvoir profiter de sa poitrine quelques instants. Tout juste ma langue touchait à sa poitrine que je pu l’entendre soupirer de plaisir. Je me permis donc de continuer Dire qu’à notre première rencontre je lui avais dit que la raison pour laquelle elle était encore vivante c’était car elle n’avait pas une grosse poitrine. Les évènements sont parfois étranges mais je n’y pouvais absolument rien et j’appréciais le moment actuel comme jamais je n’avais apprécié avant. Je continuai mon manège en laissant l’une de mes mains descendre à son pantalon. Je le détachai rapidement pour ensuite glisser une main vers sa fleur de vie que je me fis plaisir à caresser. Elle arqua son dos et laissa entendre un gémissement de plaisir. Je pu sentir un frisson d’envie me traverser à cet instant précis. Si je m’écoutais je l’aurais coucher sur le lit, j’aurais arracher ses pantalons et après avoir baisser légèrement les miens j’aurais incérer mon pénis en elle mais je ne voulais pas me laisser aller à envie les plus bestiales, je voulais lui donner du plaisir mais je voulais également qu’elle se souvienne de cette première fois entre nous comme le meilleure moment de sa vie.

Au bout de quelques instants, je sentis ses mains se déplacer pour venir sous ma mâchoire, elle souhaitais clairement que je revienne l’embrasser et donc je libérer l’emprise que j’avais sur sa poitrine pour venir de nouveau poser mes lèvres sur les siennes. Je percevais son excitation qui grimpait, je percevais son plaisir et son envie. Nos langues se mirent à danser, nos baisers se faisaient plus fougueux, plus sauvage et je dois avouer que j’aimais cela. Je sentis rapidement Jessyka briser le baiser et moins d’une seconde plus tard elle laissait échapper un nouveau gémissement de plaisir. Je pu alors entendre sa voix qui était douce mais impatiente. Elle demandait si je comptais la torturer encore longtemps. C’était une très bonne question, j’avais envie de la pousser à bout, j’avais envie de la sentir trembler sous mes caresses pour que se soit une libération pour elle lorsque je m’incèrerais en elle. Je l’entendis une nouvelle fois gémir de plaisir puis elle glissa ses mains pour venir saisir la mienne. Je la laissai retirer ma main de son pantalon, je l’observais en silence, lui donnant la liberté de se relever pour pouvoir enlever son jeans. Je me permis même un léger sourire puis que je pu profiter de son corps presque entièrement nue quelques secondes avant qu’elle revienne vers mois pour retrouver sa place initiale. Ses lèvres revinrent s’accrocher aux miennes avec une certaine violence mais sur le coup je ne pu ressentir que son désir, je pouvais percevoir qu’elle en avait marre d’attendre et de mon côté je dois avoué que j’avais hâtes aussi. Je frissonnai doucement lorsque ses doigts glissèrent sur mes côtes et un nouveau frisson se fit sentir au moment ou ses ongles glissèrent dans mon dos, je ressentais un léger inconfort mais j’appréciais tout de même. Je comprenais très bien ce qu’elle voulait et donc je l’enlaçai doucement pour me laisser redescendre et me coucher de nouveau sur le dos.


Sa poitrine contre mon torse, je frissonnais d’envie de me la mettre en bouche une nouvelle fois mais je ne le fis pas. Je voulais la laisser découvrir ce qui se trouvait sous mon pantalon puisque clairement c’était ce qu’elle voulait le plus. Je l’embrassais passionnément, desserrant doucement mon étreinte pour qu’elle puisse de nouveau se mettre en mouvement. Un frisson d’envie me traversa doucement, sentir sa peau ainsi nu contre mon corps me rendait fou de désir. Je sentais déjà que mon sexe était gonflé sous mes sous-vêtements, j’avais envie d’être violent, bestiale avec elle, je voulais l’entendre jouir de plaisir mais je souhaitais également l’entendre souffrir mais avoir trop de plaisir pour s’en préoccuper. Je devais me contenir cependant car si je libérais trop de violence je risquais de retomber en mode chasse et cela serait alors dangereux pour elle.


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Jessyka A. Danvers
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MessageSujet: Re: One last dance - Jessam  Dim 17 Sep 2017 - 23:15


One last dance
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Il reprenait la dominance là où je l’avais laissé. Je me laissais faire, c’était si excitant d’être sous son contrôle, chaque instant était un délice. Il m’empêchait d’aller plus loin que sa ceinture, m’obligeant à une attente qui ne me plaisait aucunement, mais il me fallait suivre ses mouvements si je me voulais sienne. Je le laissais prendre le pouvoir sur mon être, oubliant la toute première règle de notre contrat, oubliant qu’à la base j’avais promis être le maitre de cette situation. Pourtant j’étais soumise à lui, à ses caresses, frissonnant à l’idée que ses mains frôles ma peau. Je ne désirais que ses lèvres pressées contre les miennes, que l’odeur de sa peau qui allait enivrer mes narines, que le son de sa voix qui murmurait doucement à mon oreille. Qui aurait pu le croire? Certainement pas moi. Jamais je n’aurais pu croire que mon corps se serait mis à trembler à la simple idée qu’il me frôle. Que ma tête tournerait dans un vertige incroyable, me faisant voltiger, que mon cœur se débattrait dans ma poitrine à la simple vu de ses yeux. Non, je n’aurais jamais pu le croire et pourtant c’était notre réalité. Une passion commune qui nous consumait à nous en mettre en danger. Un amour interdit que nous ne puissions éloignés, l’agrippant de nos doigts, refusant d’arrêter d’aimer l’un comme l’autre. J’étais vulnérable sous son toucher et pourtant je ne voulais plus de ma force si cela signifiait le perdre. Je l’aimais ainsi, tel qu’il était, avec moi jusqu’à la fin de nos vies.

Il m’embrassait là où il ne devrait pas sauf s’il me voulait dépendante de lui. Ma peau bouillonnait doucement alors que je m’agrippais à sa tête, caressant ses cheveux tendis qu’il embrassait ma poitrine. Je sentais mes muscles se contracter et je ne pouvais m’empêcher de gémir doucement sous le plaisir que j’avais déjà. Pourtant c’était une véritable torture pour moi à cet instant, car plus il m’en donnait, plus j’en désirais. Je l’obligeais à m’embrasser à nouveau au bout d’un instant, j’avais besoin d’air, mon souffle devenait de plus en plus court. Je parlais d’une voix douce entre deux souffles et il me répondait simplement d’un sourire. Cette situation lui plaisir beaucoup trop, je devais reprendre le contrôle, si je lui laissais il me ferait languir un siècle de plus. J’enlevais donc mes derniers remparts, ce qui me séparait encore de lui, n’étant plus que vulnérable et sienne collée contre son bassin.

J’accrochais mes lèvres au siennes, refusant de lui laisser l’air dont il pourrait avoir besoin, pressant mon visage contre le sien. Je vins glisser mes mains le long de ses côtes pour le torturer à mon tour avant de m’agripper à ses omoplates avec mes ongles. Je griffais très légèrement sa peau en descendant doucement mes doigts. Je ne désirais pas lui faire du mal, mais je lui envoyais le signal qu’il était temps qu’il arrête de jouer avec moi, car je me tannerais bien avant lui. Je vin mordiller sa peau en relâchant ses lèvres, embrassant sa mâchoire, son cou, toujours en mordillant légèrement avec mes dents pour le soumettre. Il m’enlaçait alors de ses bras avant d’enfin se coucher sur le lit en m’emportant avec lui. Je descendais doucement mes baisers le long de son poitrail, ressentant des frissons à chaque fois que mes lèvres entraient en contact avec sa peau, alors qu’il me libérait enfin. Mes lèvres vinrent toucher son nombril et alors je me relevais un peu pour détacher le bouton de son jeans. Je l’admets, j’avais tellement attendu ce moment que j’ignorais désormais si je voulais vraiment briser la magie. Jusqu’à maintenant notre relation n’avait été que passion et romance. Autant aurais-je voulu me poser des questions que mes mains agissaient à ma place pour le déboutonner et j’agrippais son jeans de mes doigts pour le baisser doucement.

Je l’avoue, j’ai eu une seconde ou ma tête s’est légèrement reculée en pensant qu’il faisait une blague. Ce qu’il avait de caché dans ce boxer était digne d’un film d’horreur pour une vierge…mais je n’étais justement pas une sainte, alors un sourire vint se tracer sur mes lèvres avant de rapporter mes mains vers le second tissu pour lui enlever. Autant étais-je désormais propriétaire des chutes du Niagara qu’il détenait le monstre du loch Ness là-dessous. Je n’attendis pas une seconde de plus pour venir déposer mes lèvres sur l’objet de mon désir le plus intime. Il m’avait fait plaisir et c’était désormais mon tour de lui rendre la pareil.

Je venais caresser son ventre de mes mains baladeuses, jusqu’à m’accrocher sur ses cuisses pour ainsi mieux me positionner. Sa baguette aurait de quoi rendre jaloux Harry Potter, mais je faisais aller la magie, léchant la paroi avec douceur. Mes cheveux tombaient doucement de mes épaules pour cacher mon visage, mais je ne m’en préoccupais pas le moins du monde, je m’habituais simplement à ce qui était désormais mien. Sans plus attendre, ne voulant pas le torturer ainsi pour l’éternité, je le faisais entrer dans ma bouche. Il n’aurait suffit que d’un millimètre supplémentaire pour que ce geste soit impossible. La sensation me fit voltiger, nous y étions enfin, si prêt du but. Mes doigts s’enfonçaient un peu plus dans la poigne que j’avais déjà prise alors que je commençais des va et viens doucement. Je devais arrêter de temps à autre pour réussir à respirer, chaque fois qu’il me quittait je revenais apposer mes lèvres sur la paroi. Je voulais l’entendre gémir, le sentir frissonner sous le plaisir que je lui donnais, je voulais qu’il n’ait jamais ressenti une tel excitation avec une autre femme que moi. Je voulais être la seule parmi un millier de prétendant, la seule qui compterait vraiment, la seule avec laquelle il aimerait chaque seconde. Je relâchais mon emprise sur lui au bout d’une seconde pour le regarder, il avait l’air d’avoir aimé, mais ce n’était encore pas assez.

«Je te veux…»

Murmurais-je doucement de ma voix la plus suppliante.



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Samuel J. Rosenwald
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MessageSujet: Re: One last dance - Jessam  Hier à 15:41


One Last Dance

Jessyka & Samuel

Chacune des caresses qu’elle me faisait frissonner mon corps doucement. Je pouvais percevoir les battements de son cœur, je pouvais sentir l’envie qu’elle avait pour moi à cet instant précis. Je continuais de profiter de sa poitrine alors que je sentais ses doigts caresser ma nuque et s’entortiller dans ma sombre chevelure. Je ne pouvais demandé mieux comme retrouvaille et ce bien malgré le fait que je ressentais encore cette douleur provenant des enfers. J’avais simplement décidé de l’ignorer complètement, Jessyka réussirait certainement à me faire oublier cette douloureuse épreuve autant pour mon corps que pour les sentiments qui nous faisait vibrer. Elle avait fini par faire en sorte que je revienne capturer ses lèvres et je l’avais fais avec un plaisir évident. Je ne pouvais rien lui refuser, elle pourrait me demander de disparaitre de sa vie à tout jamais et je le ferais simplement pour la laisser être heureuse. Je ne souhaitais jamais voir la tristesse briller dans ses yeux lorsqu’elle aurait le regard poser sur moi. Je ne souhaitais que son bonheur et pour faire en sorte qu’elle puisse vivre heureuse, j’étais prêt à faire absolument tout et même à mourir si cela s’en avérait nécessaire. Jessyka avait même fini par se relever pour enlever elle-même son jean mais elle était rapidement venu s’assoir une nouvelle fois sur moi. Sentir sa peau contre la mienne m’arrachait de violent frisson de désir. Plus les secondes passaient et plus je souhaitais sentir mon sexe en elle, plus les secondes défilaient et plus je désirais obtenir d’elle des cris de jouissance comme elle n’en avait connu.

Ce fut d’ailleurs pour cette toute simple raison que je fini par me recoucher sur le lit. Je ne souhaitais qu’une chose et c’était en m’offrant entièrement à elle que je pourrais l’obtenir. Il n’en fallait pas plus pour que la jeune femme continue ce qu’elle avait commencé. Je sentis rapidement ses lèvres se déposer sur la peau près de mon nombril et je dois avouer que ce petit baiser sur ma peau me fit de nouveau frissonner doucement. Les mains de Jessyka s’apprêtait à détacher le bouton de mon jeans, je ressenti l’envie de l’arrêter, de peur que ce qui se trouvait dessus la surprenne au point ou elle voudrait tout arrêter mais je ne le fis pas. Je pu rapidement percevoir le tissu de mon pantalon glisser sur ma peau mais je pu également ressentir la surprise de Jessyka face à la bosse qu’il y avait dans mon boxer. Je me permis de fermer les yeux quelques secondes, en espérant qu’elle continuerait malgré ce monstre qu’elle pourrait craindre. Je sentis cependant le tissu de mon boxer glisser également sur ma peau et en quelques secondes, les lèvres de Jessyka se posèrent sur mon sexe. Je ne pu retenir un léger hochet de surprise mais le son fut rapidement remplacer par un gémissement de plaisir. Mes mains se refermèrent sur les draps avec une force que je ne contrôlais pas.

Ce plaisir était particulièrement intense. Je pouvais facilement voir la différence entre une novice et une professionnelle et je peux avouer en tout sincérité que Jessyka rendait la chose encore meilleure. Je ressentais chacun de ses mouvements en plus de pouvoir percevoir son excitation et son désir. Mon corps frissonnait sous cette tension énorme. Je n’arrivais tout simplement pas à croire que j’avais attendu aussi longtemps pour la mettre dans mon lit. Je n’aurais jamais du l’abandonner à l’infirmerie, j’aurais du lui pardonner et lui offrir la chance de me prouver qu’elle regrettais ce qu’elle venait de me dire. Mais bon le mal avait été fait et c’était aujourd’hui que je pourrais enfin gouter à ce plaisir charnelle en sa présence. Au bout d’un certain temps, Jessyka relâcha enfin la pression qu’elle avait sur mes cuisses et je sentis mon sexe venir toucher mon ventre ce qui voulait dire qu’elle le relâchait enfin. J’ouvris les yeux et je cherchai son regard. Nos yeux se croisèrent au moment où elle ouvrit doucement les lèvres pour m’apprendre qu’elle me voulait. Un léger sourire apparu sur mes lèvres à ce moment précis. Je me redressai sur le lit pour pouvoir venir saisir ses lèvres. Je me permis même de lui caresser doucement la nuque puis sans prévenir je la saisi pour la forcer à se coucher sur le lit. Je me plaçai au dessus d’elle pour l’embrasser avec fougue, mon sexe se frottait légèrement sur son sous-vêtements, me rendant encore plus désireux de le lui enlever le plus rapidement possible. Je cessai de l’embrasser pour doucement commencer à descendre sur son corps, je passai par son cou, ses épaules, sa poitrine, son ventre puis doucement, mes mains caressèrent ses hanches avant de prendre le temps de saisir ses sous-vêtements pour les lui retirer. Sans plus attendre je les lançai au sol près de son soutien gorge.

Je lui écartai alors les jambes doucement pour commencer par déposer des baisers à l’intérieur de ses cuisses, passant tout près de sa fleur de vie mais je n’y touchais pas encore. Je me permis de la laisser frissonner quelques instants puis, écartant légèrement les lèvres de son entrejambes avec mes doigts, puis, avec une douceur qui me surprenait moi-même je vins caresser son clitoris avec ma langue. Je voulais qu’elle perçoive le même plaisir en elle que ce qu’elle venait tout juste de m’offrir. Je pouvais déjà sentir son corps se tendre sous le plaisir que je lui offrais. Je ne lui fis pas ce plaisir bien longtemps, je fini par remonter vers son visage reprenant vigoureusement ses lèvres. Mon sexe vint caresser le sien, je pouvais sentir ses lèvres toucher le rebord de mon gland. Cette sensation me donnait l’envie de continuer mon mouvement de bassin pour la pénétrer mais à ce moment je fus pris d’un violent vertige. Je du lâcher les lèvres de Jessyka tellement la sensation fut intense. Mon regard devint brusquement noir et sans plus je du me décaler pour m’assoir sur le rebord du lit. Je ne comprenais pas ce qui se produisait, j’eu même un haut le cœur mais par chance je pu retenir ce qui avait envie de sortir.

« Je ne comprend pas … »

Ma voix était faible, souffrante. La douleur venait tout juste de me faire perdre tout l’envie qui s’était accumulé. Je pouvais déjà percevoir le désir de tué naitre en moi. Je me relevai violemment du lit au moment ou la main de Jessyka se posa sur mon épaule. Je ne voulais pas qu’elle me touche, je risquais de lui faire du mal. D’un claquement de doigt, mes vêtements furent de nouveau sur moi, ma chemise qu’elle avait détruite était comme neuve. Je me retournai vers la jeune femme quelques secondes avant d’ouvrir les lèvres.

« Désolé … je dois partir »

Sans aucune explication supplémentaire je m’éclipsai, la laissant complètement seule.

FIN


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