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 And a happy new year.... Jess&Sam

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MessageSujet: And a happy new year.... Jess&Sam  Mar 5 Sep 2017 - 14:18


And a happy new year...
Jessyka&Samuel  
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Son corps contre le mien, la lumière qui éclairait nos moindres mouvements, mon cœur qui se débattait encore un peu plus. Je ressentais cela comme si c’était hier, mon rêve du pourtant prendre fin quand j’osais le repousser, je voulais le reprendre et pourtant mon corps ne m’obéissait plus. Cette scène repassait en boucle, ce moment ou ses lèvres bougeaient pour me lancer un message, cet instant où mon cœur s’arrêtait de battre, que je me sentais mourir un millier de fois, puis le réveil brutal. Une main dans mon front, j’essuyais la sueur qui s’était encore créer, je tentais de sortir du lit et me rendre à la douche. Pourtant, mon corps n’obéissait pas, j’avais la nausée en me recroquevillant sous les couvertures. Mes yeux sculptaient la noirceur, espérant voir une ombre qui n’aurait dû y être, souhaitant qu’il apparaisse juste une seconde. Mes lèvres se mirent à trembler quand je compris qu’il ne viendrait pas et les larmes me prirent comme prisonnière, laissant couler leur flot sur mon visage. Je ne pouvais pas croire que cette histoire c’était terminée plus vite qu’elle n’avait réussi à débuter et pourquoi elle avait pris fin. Je serrais les poings en me disant que j’avais fais cela pour elle, elle qui m’avait insultée et qui avait souhaitée ma mort. Moi je m’étais battu contre mon âme, contre mon cœur pour elle et elle me rejetait comme si je n’étais rien. Alyssa m’avait bien dit qu’entre sa famille et moi elle les choisissait. Moi pourtant je l’avais choisi elle, constamment, combattant mon couvent et me contemplant dans le vide d’une âme déchirée pour sa sécurité.  Je relâchais un crie d’agonie en me retournant dans le lit. Les larmes perlaient, ma gorge était sec, ma respiration courte. Je souffrais, il n’y avait aucun autre mot qui pouvait expliquer ce qui se produisait, je n’arrivais simplement pas à survivre dans ce vide constant de ma propre personne.

Je fini par me lever après des heures, alors que le soleil se lève et que la neige tombe à l’extérieur. Mes pas fragiles vinrent rejoindre le bois glacial, je me déplaçais si doucement vers la salle de bain qu’on aurait cru une morte, c’était un peu ce que j’étais au fond. Pourquoi lui? J’avais déjà aimée et ça n’avait jamais été aussi douloureux, mais pourquoi avec lui chaque seconde qui nous séparait me tuait un peu plus? Ce n’était même plus viable, j’étais agonisante, il ne répondait à aucun de mes appels de détresse. En entrant dans la salle de bain j’appuyais ma main contre le comptoir pour voir mon visage dans le miroir. Je ne voyais que la date de péremption au dessus de ma tête, le visage tordue par la peine et le mal que cela me faisait qu’il ne soit pas là. Je ne pouvais même pas affronter mon propre regard, il n’était pas de la bonne couleur, ça ne suffisait pas. J’avais tentée d’oublier, l’alcool n’était pas mon option, j’avais tentée d’enlacer un autre. Ses yeux n’étaient pas le même bleu, ça m’avait tuée et chaque fois qu’il entrait en moi je me sentais dégoutée de ma propre personne. Je n’avais même pas été capable de murmurer un autre nom, mais ce murmure avait dégouté mon partenaire qui s’était mis en colère, je me faisais rejetée à nouveau. Jetée comme un mouchoir, la famille, les amis, mon amant tous me détestaient. J’avais les épaules affaissés, le regard vide, je m’empêchais de même penser à ce mot et pourtant il m’envahissait…Même l’homme que j’aimais me haïssais.  Ma nausée se concrétisait et je vomissais dans l’évier. J’entendis toquer à la porte à cet instant.

«Cara mia…tu dois manger avant ce soir, un petit quelque chose, je t’en supplie. »

Sa voix était terriblement douce pour une femme qui me haïssait. Troublée, presque pétrifiée par ce qui m’arrivait, elle soufflait doucement contre la porte avant de comprendre que je ne répondrais pas.  J’irais dans la douche pour laisser mon front contre la céramique, incapable de réellement me soutenir de mes jambes, mes forces me quittaient tranquillement. J’avais tentée un combat, invoquant un démon pour le combattre, pour voir Sam arrivée. Il l’avait fait, oui, mais il ne m’avait pas accordé le moindre regard de tendresse. Que la haine, la distance et quand je tentais d’accrocher sa peau ou au moins de l’effleurer il se retirait avant de disparaître comme il était venu. Ce regard me hantait alors que je ne profitais même pas de la chaleur qui coulait sur mon corps. C’était cette image là que j’aurais voulu faire disparaitre avec le savon dans le drain, mais en même temps les souvenirs de son corps me tuait, je frissonnais juste en m’imaginant que tout cela c’était terminé par ma faute. J’en mourrais. Je ne mangeais plus, quand je dormais  je ne rêvais qu’à cela puis les cauchemars venaient me hanté, ce moment où ses mains venaient étrangler ma nuque et je me réveillais en douleur. Je m’effondrais dans la douche, brutalement, le corps endoloris par le mal que je ressentais. Comment pouvait-on aimer autant en si peu de temps? Je ne voulais plus aimer, je ne voulais plus rien de tout cela, je voulais une remise à zero ne jamais l’avoir connu. Mon monde s’écroulait plus vite que ce que je ne pouvais endurer. La haine qu’ils ressentaient pour moi, je n’avais personne, j’étais complètement seule au monde. Je ne pouvais plus retenir la peine, je pleurais dans la douche, laissant échapper des complaintes alors que le mal être était tout ce qui me restait.

«Tu as perdu du poids…»

Dis ma grand-mère en voyant la robe qu’elle m’avait offerte deux mois auparavant tomber de mon corps. Elle avait les yeux remplies d’eau, je n’affichais plus d’émotion outre le vide, car tout le reste me faisait souffrir.

«J’ai peut-être une idée pour détruire ce pacte…si on l’exorcise»
«NON. »

Ma voix coupait la sienne qui fut si tremblante avant mes paroles. Elle me dévisageait d’horreur, me détaillant de haut en bas alors que je relâchais la robe dorée pour me rendre dans mon garde robe. Je prenais un chandail manche longue et un jeans et je les enfilais alors qu’elle quittait la pièce muette. Ma respiration était plus courte, je prenais place sur le lit, relevant les yeux enragés vers ma porte pour qu’elle se claque dans ma colère. La maison en tremblait presque, je sentais la panique montée, une boule au fond de ma gorge qui me saisissait avec violence. J’inspirais doucement, tentant de me calmer, mais la seule chose qui me calmerait ne m’était pas disponible.

«Excuse moi…je t’en supplie…Sam…»

Ma voix était piteuse, détruite, en miette. Je le voulais, la maintenant, mais il n’apparaitrait pas. Il s’en foutait, comme les autres, aucun d’entre eux n’en avait rien à faire. La boule de panique montait encore plus haute me coupant le souffle. Je tremblais de tout mon corps, serrant les draps de mes mains, tentant de me garder assise. Je devais me calmer, mais dès que mes yeux se fermaient je ne voyais que le vide et le silence qu’ils avaient tous provoqués les uns après les autres. Danyka, Ryley, Alyssa, Nathan, ma grand-mère, même mon père, même Samuel. Ne ressentait-il pas mon désespoir? Ne savait-il pas que j’étais mourante sans lui, que j’aurais fais tout en mon possible pour revenir dans le temps, pour ne pas l’empêcher au nom d’une amitié qui m’abandonnait comme si je n’avais rien été. Je l’avais choisi elle, j’étais incapable de respirer d’avantage, pourtant elle n’était pas là et elle m’avait abandonnée. On toquait à ma porte, calmant ce nuage de pensées qui me hantait, je relevais la tête pour voir mon père entrer dans une colère noire contre moi. Il me saisissait de force le bras pour m’obliger à me lever, me crachant au visage, ce qui me fit un effet de recul immédiat. La rage m’injectait les veines mais avant que je ne réagisse il me jetait contre un des bureaux.  Il criait des insultes, me maudissait pour être même née, je n’étais plus rien à ses yeux. Il me relevait par les cheveux, me forçant debout, me poussant hors de la chambre avant de revenir serrer ses mains contre ma gorge.

«Demain matin je t’envoie moi-même par la peau des fesses rejoindre l’autel de mariage. Pour ce soir tu va obéir, tu va la fermer, tu va faire ce qu’on te dit et que je ne t’entende même pas prononcer un mot ou je te tuerai moi-même. »

Crachait-il. Il avait apprit pour le pacte, grand-mère n’avait pas su garder sa langue dans sa poche. Je restais immobile, tremblante, je sentais ses mains me forcer dans les marches et me descendre au premier étage. La famille au complet était présente pour ce souper du jour de l’an et tous me dévisageaient de regard noir. J’avais tuée Selena, me disais-je, j’avais vendu mon âme, grand-mère avait raison, je ne valais plus rien. Qu’une utilité qu’elle avait dit, pondre un mioche et mourir. Au moins se serait rapide…

La cacophonie de bonheur se faisait entendre, tous étaient contents de se retrouver, mais je n’étais inclus dans aucune conversation. Cette table était si grande quand j’y repensais, une quarantaine de sorciers tous présents et j’étais si seule sur cette chaise. Mon père passait proche de me poignarder plusieurs fois en beurrant son pain, mais la conversation qu’il entretenait avec sa nouvelle femme était plus amusante que ma mort. La boule qui s’était formée s’agrandissait de minutes en minutes, je tentais de ne pas le laisser paraître, mais mon souffle se faisait court. La table s’agrandissait dans un vertige qui venait me prendre, les quarante personnes me semblaient le double, je tentais de demander la pitié de ma grand-mère et je ne reçu qu’un méprit de sa pars. Elle voyait mon assiette qui n’avait même pas été touchée et elle soupirait.

«Tu pourrais au moins manger.»  

Crachait mon père dans ma direction après avoir reçu le message subtile du regard de ma grand-mère. J’expirais en m’enfonçant dans ma chaise, apposant une main sur ma fourchette et l’emmenant dans l’assiette. Je n’arrivais pas à la soulever, je la regardais et je jouais dans ma nourriture incapable d’apporter une seule bouchée jusqu’à moi. Il me saisissait le poignet en tournant avec force m’obligeant à laisser sortir un faible gémissement de douleur. Il osait me forcer à emmener la fourchette à mon visage, gardant ma main fermée avec sa force, mais il rencontra ma bouche fermés et mes yeux remplis de rage. Aussitôt il marmonnait des mots qui me mirent dans une colère insurmontable.

«C’est elle qu’il faudra exorciser, mère. »  

De ma main libre je lui foutais mon poing dans sa figure si solidement qu’il en fût sonné. Je me relevais enragée en jetant ma fourchette et je courrais vers ma chambre en montant les marches quatre à quatre. En entrant dans ma chambre la porte se claquait sans que je n’ai à la toucher, tout mes meubles se mirent à trembler comme s’il craignait ma rage et dans cette panique je laissais ressortir l’entièreté de ma colère ce qui fit exploser chaque vitre dans la chambre.  Dans le chaos mes meubles se mettaient en feu, les cadres tombaient des murs, les portes du garde-robe se firent arracher par une force inconnu et se retrouvèrent à l’opposé de la pièce. Puis enfin le calme.

Je baissais mon regard vers ma main encore douloureuse, mon bras ensanglanté, en tournant ma main je vis que le sang coulait d’un bris de vitre qui était venu couper mes veines. Une ligne parfaite, horizontale, presque chirurgicale. J’expirais, silencieuse, regardant le sang couler doucement pour se retrouver au sol. Tant mieux, pensais-je, au moins dans la mort je ne serais plus un problème pour personne.



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Démon
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MessageSujet: Re: And a happy new year.... Jess&Sam  Mar 5 Sep 2017 - 16:24


And a Happy new year

Jessyka & Samuel

Elle avait tout gâché, elle avait détruit tout ce que je croyais impossible à détruire. Ma douleur était immense, irréparable, irremplaçable. Depuis ce moment exact ou elle m’avait repoussé en prétextant qu’elle ne pouvait pas trahir la confiance de son amie Alyssa, je l’avais quitté et j’avais refusé de la revoir. Elle avait tenté à plusieurs reprises de me faire venir à elle mais rien n’avait pu me faire apparaitre. Je pouvais sentir cette détresse qui était sienne. Je pouvais sentir sa douleur, sa honte, sa tristesse. Je subissais les mêmes souffrances de mon côté mais je refusais d’écouter mon corps pour la rejoindre. Elle m’avait trahi en préférant une amitié plutôt qu’un sentiment qui aurait pu tout combattre. Je ne pouvais donc pas la revoir. Je savais parfaitement donc qu’elle ne m’aimait pas réellement au fond. Du moins pas autant que moi je pouvais l’aimer. Sous l’élan de colère que j’avais ressenti à ce moment précis, juste avant de l’abandonner dans l’infirmerie de son école, je lui avais craché la raison de ma colère au visage. Je lui avais donc avoué que j’étais amoureux d’elle. Je ne lui avais même pas donné la possibilité de répondre et j’avais disparu. Depuis ce moment précis je n’avais rien fait de plus. Je me contentais de passé mes longues journées au manoir, la plupart du temps j’étais enfermer dans ma chambre ne faisant rien d’autre que de broyer du noir pour tenter de contrôler l’horrible douleur qui me transperçait le cœur. J’avais même cru remarqué un soir le regard inquiet de Jenna se poser sur moi. Je n’y avais pas répondu, je m’étais tout simplement contenté de me lever de table pour retourner dans ma chambre dans un silence parfait. Je ne trouvais plus les mots, je ne trouvais plus la nécessité de vivre dans un monde où elle ne serait pas près de moi mais je le faisais quand même. J’avais un travail à accomplir et donc je n’avais pas le choix de demeurer ici.

Chaque jour commençait de la même manière, mon regard azur s’ouvrait lentement en ayant comme secret espoir de tourner la tête et de la voir coucher à mes côtés mais cela n’arrivait jamais. Il n’y avait jamais personne à mes côtés pour me faire oublier cette souffrance qui me déchirait l’intérieur un peu plus chaque jour. Je me contentait donc de me lever chaque jour par automatisme, j’avais même perdu du poids car la seule chose qui me faisait oublier ma douleur quelques instants c’était d’aller courir. Mon corps tolérait mal mon rythme de vie et à certain moment je devais m’arrêter pour simplement réussir à reprendre mon souffle. Je voyais chaque jour Jenna s’inquiéter un peu plus. Elle tentait de me réconforter, elle tentait de faire au mieux pour que j’oublie Jessyka mais chacune de ses paroles ne faisait que me faire réaliser un peu plus que je n’aurais jamais du la quitté ainsi. Malgré la promesse que je m’étais fais, je n’arrivais pas à couper le lien qui me permettait de sentir ce qu’elle ressentait. Je savais bien que c’était ce qui devait être fait mais je ne pouvais m’y résoudre. Il arrivait même parfois en pleine nuit que je sois réveillé par le son de sa voix qui m’appelait. Je devais me faire violence pour ne pas y répondre. Je tentais de me convaincre qu’elle ne méritait pas mon attention, qu’elle m’avait fait du mal et donc que forcément elle était comme toute les autres qui avait dit être amoureuse de moi. Malgré le fait que je m’étais jurer de ne plus répondre à ses appels, j’étais tout de même apparu pour lui venir en aide une seule fois. Elle s’était retrouvée devant un démon et elle ne s’en serait pas sortie si je n’étais pas intervenu. Cependant j’étais demeurer distant avec elle, je lui parlais peu, de manière glaciale mais surtout, j’avais complètement refuser qu’elle puisse frôler ma peau. J’étais ensuite reparti sans un mot supplémentaire et depuis je n’avais répondu à aucun autre appel.

La neige avait doucement commencé à recouvrir la ville. Normalement je me plaisais bien à cette saison mais pour la toute première fois depuis longtemps, je ne ressentais aucun plaisir à voir cette couche de neige se former pour ensuite recouvrir tout ce qui lui était possible de recouvrir. Je ne voyais aucune manière pour régler mon problème sauf peut-être de retourner en enfer pour y être reconditionner. Cependant je me refusais à cette idée. Car être reconditionner me ferais peut-être oublier Jessyka, ma souffrance et tout le reste mais notre pacte resterait entier et donc je reviendrais sur terre avec le sentiment d’être vide à l’intérieur sans même savoir pourquoi. Je préférais connaitre les raisons de ma souffrance, c’était plus facile de vivre en sachant qu’en ignorant.

Le matin du nouvel an arriva finalement, ce matin là je ne ressentais aucunement l’envie de sortir de mon lit mais je n’avais pas le choix puisque je savais que Jenna m’attendait probablement déjà à la cuisine pour notre déjeuner de la nouvelle année. Je me levai donc en silence pour me rendre à la salle de bain. J’avais observer mon reflet dans le miroir un très court moment avant de finalement détourner les yeux. Juste avant que j’ouvre l’eau, j’entendis une nouvelle fois la voix de Jessyka résonner dans ma tête. Je figeai en silence, fermant les yeux Je n’avais qu’une seule envie en cet instant précis, je voulais la retrouver, caresser son visage, je voulais tellement voir son visage une nouvelle fois. Depuis un mois maintenant je l’ignorais complètement. Elle survivrait bien une fois encore ... J’activai alors l’eau de la douche et je me glissai en dessous comme si cela me permettrait d’oublier ma douleur et la sienne à la fois. Mon âme voulait aller la rejoindre, mon cœur me criait la même chose et mon cerveau approuvait leur demande mais je ne pouvais pas m’y résoudre. Je ne sais pas combien de temps je suis rester sous le jet d’eau à simplement écouter le bruit que cela provoquait sur ma peau. Ce fut cependant le bruit de quelqu’un qui cogne à la porte qui me fit revenir à la réalité. La porte s’entrouvrit légèrement. Puis la voix de Jenna se fit entendre.

«  Sam ? Sa va ?  »

Sa voix paraissait nerveuse, inquiète même. Je posai la main sur le robinet pour éteindre l’eau puis j’ouvris les lèvres. Ma voix était terne.

«  Oui … descend je te rejoins  »

J’attend quelques instants pour être certain qu’elle est bien partie puis je sors de la douche. J’essuie mon corps en silence. Mes yeux azurs sont instinctivement attirés vers le miroir au dessus du comptoir où se trouve l’évier. On peut y lire le nom de celle qui fait battre mon cœur. Je ne sais pas comment c’est arrivé là car l’écriture ne m’est pas familière. Je réussi finalement à décrocher mon regard du prénom de Jessyka puis je me dirige vers ma chambre. Je m’habille en gardant encore une fois le silence. C’est jour de fête aujourd’hui alors pour faire plaisir à ma jumelle j’enfile un pantalon propre et une chemise blanche. Je me changerai bien sur ensuite je ne compte pas rester habiller ainsi toute la journée. Je fini par descendre les escaliers, Jenna m’attend. Son sourire est cependant absent de son visage. Je continue de lire l’inquiétude dans son regard. Elle ouvre les lèvres.

«  Tu es très beau  »

Je me force à lui sourire puis je vais à la cuisine pour le repas. Je touche à peine à mon assiette puis, sans un mot je retourne à ma chambre. Je sens bien que ma jumelle aurait préféré que je demeure à ses côtés mais je n’en ressens pas du tout l’envie. Je n’ai besoin que de me retrouver seul. Une fois à la chambre je me change, enfilant un vieux jean et un t-shirt gris pale. Je me couche encore dans le lit, essayant d’oublier mes pensées mais je n’y arrive pas. Les heures passent lentement, je continue de ressentir la peine de Jessyka au travers mon corps mais je tente tout de même de rester calme. Ce n’est qu’au bout de plusieurs longues minutes que je ressens le besoin d’intervenir. Je sens qu’elle est en danger et ce même si elle ne m’a pas appelé. Sans plus attendre je me relève et je disparais.

J’apparais dans la chambre de la jeune femme, directement devant elle en fait. Mon regard azur est attiré par l’état de la chambre, tout est un énorme saccage. Lorsque ma pupille se pose de nouveau sur la jeune femme je remarque la coupure à son poignet, elle perd beaucoup de sang. Je saisi alors son bras et je fais une pression avec mon pouce sur la plaie pour empêcher le saignement supplémentaires. Sans prendre la peine de poser mon regard dans le sien, je murmure doucement.

« Retro  »

Lorsque je retire mon pouce, on peut voir que la peau de Jessyka est complètement guérie, comme si rien ne c’était produit. Je relâche alors son bras, faisant un pas vers l’arrière. Je la regarde en silence, mon regard est glacial, sans la moindre émotion malgré tout ce que je ressens en moi. Mon regard fini par croiser le sien. Mon cœur saute dans ma poitrine mais je demeure tout de même impassible. En temps normal j’aurais déjà disparu, mais je ne sais pourquoi, cette fois j’attend un peu avant de disparaitre de nouveau.




Retro = retour en arrière

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MessageSujet: Re: And a happy new year.... Jess&Sam  Mar 5 Sep 2017 - 17:49


And a happy new year...
Jessyka&Samuel  
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La neige tombait encore sur le sol devenu blanc à l’extérieur. Les maisons étaient encore éclairés de douce lumière colorés, notre couvent resplendissait tendis que le toit se couvrait entièrement de neige. L’odeur des sablés à la cannelle de grand-mère envahissait la pièce et ce même si l’odeur du jambon au sirop d’érable tentait de se faufiler dans nos narines. Je me souvenais une époque où cette table me semblait si pleine, une époque dont j’avais été spectatrice et actrice d’une festivité mémorable. Je me souvenais le siège que Selena avait pris il n’y avait que quelques mois. Je me souvenais nos discussions, notre amour, nos rires et pourtant je me retrouvais devant des dizaines d’inconnu que je connaissais. Quelque part dans l’année je m’étais fais accusée de meurtre, rejeter de mes pairs, je m’étais ensuite fait maudire quand ma grand-mère avait apprit que j’avais vendu mon âme au diable à nouveau. Tous et chacun me détestaient sans le nommer. Des regards distants, haineux, du venin de serpent dans nos conversations et du poison en bouche. Voilà tout ce qui me suffisait pour comprendre que j’étais terriblement seule alors que j’étais entourée d’autant de gens. Enfoncée dans ma chaise, je fixais la nourriture qui semblait si appétissante, pourtant je ne pouvais me résoudre à y gouter. Je sentais du sable rouler dans ma bouche, comme si j’en avais pris une gorgée en nageant dans le désert, comme s’il était véritablement présent entre mes dents. Mon esprit s’imaginait le gout du vide, de l’inutile et la nourriture devant moi devint soudainement de la pourriture. La nausée me prenait, mais elle ne pouvait monter, car la panique l’avait devancée. Cette boule dans ma gorge ne voulait plus partir, j’entendais des murmures et mon oreille ne les écoutaient plus. J’ouvris les lèvres une seule seconde et aussitôt on me fusillait du regard. Lèvres closes, je ne faisais plus un seul bruit à la table, craignant que si j’osais défier mon père il mènerait sa menace à exécution. Il me tuerait, me dis-je, il avait toutes les raisons au monde de me tuer cette fois-ci.

Peut après que ma main parte d’elle-même et que j’assomme mon père devant les invités je me levais en sentais la rage me saisir par les veines. Tous me dévisagèrent comme si j’étais celle qui était dérangée dans cette pièce. J’étais éprise de folie, j’étais celle qui avait eu tords, ils ne pouvaient voir autrement la scène. Je ne comptais pourtant pas être la victime de ce spectacle et attendre que mon père se réveille enfin. Je quittais donc la cuisine en entendant un léger bruit venant de ma grand-mère, mais il était trop tard pour reculer. Quatre à quatre, cela ne me pris que quelques secondes pour rejoindre ma chambre, je ne touchais à rien et pourtant tout autour de moi tremblait de peur. Quand la porte fut enfin claquée je laissais sortir ma rage et dans mon crie d’agonie tout autour se déchaînait. Les vitres, les cadres, les cadrages de peintures éclateraient en morceaux. Les meubles de bois, le lit, prirent en feu. Quand enfin ma rage pris fin, quand enfin le silence revint dans mon esprit, je ressentais encore le mal que mon père m’avait fait à la main et j’eu le réflexe de doucement la tourner pour voir ce qu’il en était. Le sang coulait, ma vie glissait entre mes doigts, mais je ne faisais rien. Un sortilège de guérison aurait tout réglé et pourtant je ne pouvais m’y résoudre.

Qu’est-ce qui me restais de toute façon dans ce monde entier? Qu’est-ce qui me pousserait à m’accrocher à la vie alors que mon cœur se noircissait dans la douleur et la solitude? Ce n’était pas désagréable de sentir la vie s’enfuir aussi facilement. Je ressentais mon cœur battre de plus en plus fort, il ne voulait pas mourir, mais je ne faisais pas la guerre avec celui-ci. Je fermais mes yeux, laissant le destin faire de moi ce qu’il désirait, laissant la mort s’approcher de mes lèvres avec une délicatesse incomparable. Mon bras fut alors saisit avec violence, me faisant sursauter, j’eu presque peur d’ouvrir les yeux pour découvrir qui s’était présenté. Lorsque sa voix se fit entendre, j’ouvrais les yeux pour le détailler immédiatement, mais il me relâchait aussitôt.

J’étais complètement molle, mon bras vint rejoindre mon corps si rapidement, je ne pouvais pas soutenir cette distance qu’il gardait contre moi. Il ne comprendrait donc jamais, me dis-je, il ne me pardonnerait pas ni ne me laisserait mourir.

«Est-ce qu’il faut que je meurs pour que tu daigne me voir? Si ce n’est que cela alors qu’on en finisse, cesse de me sauver et laisse-moi enfin mourir. »

J’étais brisée, anéantie, je savais bien que son comportement n’était que le résultat de mon échec. Je n’avais pu abandonnée mon amie même après tout ce qui s’était produit, je n’avais pu la trahir, même si elle me traitait de monstre, même si je n’étais plus rien pour elle. Je me reculais d’un pas en croisant mes bras contre mon corps, tentant tant bien que mal de calmer cette émotion qui me parcourait de nouveau, je ne pouvais me permettre de laisser mon cœur sautiller en le voyant. Le regard vers le sol, les sourcils froncés, j’étais presque en colère contre lui. Il disparaitrait à nouveau comme il était apparu, je le sentais, pour cela je le détestais. Non, pensais-je, c’était de ma faute et entièrement la mienne.

«Je n’en veux plus. Je te paierai ce que tu veux, mais sépare moi de ce contrat, je n’en peux plus. Le vide, l’agonie, la souffrance…l’amour…fait le partir. »

Marmonnais-je non sans laisser des larmes couler. Pour être sincère je ne voulais pas réellement me séparer de tout cela, car c’était la seule façon que je m’étais sentie vivante ces derniers mois, en ayant tous ces sentiments et en m’accrochant à la vie malgré ceux-ci. Ils me détruisaient pourtant, je mourrais tôt ou tard de toute façon, mais pourrais-je me contempler d’une éternité dans la douleur qu’il me faisait subir de son absence? Si c’était ça l’enfer alors j’y étais déjà.


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Démon
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MessageSujet: Re: And a happy new year.... Jess&Sam  Mar 5 Sep 2017 - 21:26


And a Happy new year

Jessyka & Samuel

Il y aurait eu tellement de possibilités, tellement de contact, tellement de caresses. Nous aurions pu obtenir tellement l’un de l’autre simplement en acceptant tout ce que nous pouvions ressentir l’un pour l’autre. Elle aurait pu me faire connaitre de nouvelles choses, de nouveau sentiment mais surtout un nouveau moi. J’aurais pu la faire découvrir de nouvelles sensations, de nouveaux besoins mais surtout un amour qui aurait duré toute l’éternité. Cependant elle avait tout détruit avec un seul prénom. Elle préférait reprendre contacte avec ma sœur cadette en espérant que le relation redeviendrait celle d’autrefois plutôt que de se laisser aller à ses sentiments envers moi. J’avais été dégouter et je m’étais senti trahi par mon propre cœur. Ce devait être pour cette raison que je ne l’écoutais jamais. C’était pour cette simple raison que j’avais décidé avant de mourir que jamais je ne laisserais mon corps désiré une autre personne si ce n’était pas pour la mettre à mort par la suite. Je me décevais moi-même au final, je n’arrivais même pas a respecter une simple promesse envers ma propre personne. Je ressentais la douleur de manière si intense, tout semblait pire que ce devait l’être, sa respiration me manquait, l’odeur de sa peau me manquait. Je n’arrivais pas à fermer les yeux sans la voir apparaitre. J’étais épuisé de devoir tolérer cette solitude qu’elle m’avait forcé à créer.

Cette douleur était si intense qu’elle m’empêchait même de faire le travail pour le diable. J’avais laissé tous les meurtres en attente à ma sœur jumelle. Elle qui voulait tellement être la chef et prendre les décisions elle n’en serait que ravie. Cependant je pouvais voir que malgré sa joie de pouvoir faire un peu selon ses désirs, elle aurait tout de même préféré que je sois là avec elle pour l’accomplissement. Je n’en ressentais malheureusement pas l’envie, je n’arrivais plus à ressentir ce désir pour la mort depuis que j’avais quitté l’infirmerie de l’école un mois auparavant. Tout jouais contre moi, le temps, le bonheur, la vie. Je sentais que mon moment sur cette planète bleue serait beaucoup plus long que ce que je croyais au final. Je me retrouvais donc là, coucher dans mon lit à observer le plafond. Je ne pouvais pas fermer les yeux car automatiquement mon cerveau m’envoyait une image de son visage remplit de tristesse. Mon corps tout entier espérait que je finisse par aller la retrouver, mon âme voulait cicatriser de cette souffrance sans nom. Le son de sa voix résonnait encore et toujours dans mon esprit, je l’entendais m’appeler mais je restais muet à ses demandes. Je ne voulais plus souffrir, je ne voulais plus apercevoir son visage ni ressentir quoi que se soit. J’allais donc m’assurer de nettoyer son âme le plus rapidement possible pour pouvoir briser se pacte qui nous coinçait l’un avec l’autre.

Ce fut à ce moment que je le ressentis. Cette brulure en moi qui me donnait cette impression malsaine qu’elle se retrouvait dans un danger mortel. J’aurais voulu l’ignorer, j’aurais voulu laisser se sentiment de côté mais je ne pouvais pas la laisser mourir, pas encore. Ce fut donc pour cette raison que je me redressai sur le lit pour finalement me lever. Je me fis souffrance d’attendre quelques secondes de plus mais je fini par m’éclipser du manoir. Cette douleur devenait plus aigue, plus intense. Je n’avais pas le choix de me retrouver en sa compagnie. J’apparu son directement dans sa chambre, devant son corps affaibli. Je pouvais sentir les forces la quitté plus les secondes passaient et donc, en utilisant sa propre magie sur son corps, je fis en sorte de cesser le saignement qui risquait de la faire mourir. Suite à cela je me reculais lentement. J’aurais pu simplement m’éclipser une nouvelle fois sans plus, mais je ne réussi pas à disparaitre. Je la regardai donc en silence alors qu’elle finis par ouvrir les lèvres. Ses paroles me firent du mal mais je ne le laissai pas paraitre.

Ainsi donc elle voulait que je la laisse mourir. Je ressentais exactement la même chose de mon côté mais je ne pouvais pas tant que mon travail n’était pas accompli. Je ne répondis cependant rien, je me contentais de l’observer en silence. Elle avait perdu du poids c’était plutôt évident. Était-ce lié au fait qu’elle ne me voyait plus ? Je ne pouvais pas confirmer ou informer cette information. Les secondes passaient lentement puis de nouveau sa voix se fit entendre. Elle souhaitait que l’on brise se contrat. Ainsi donc elle n’en pouvait plus de ressentir tout ce qu’elle avait en elle. Je baissai les yeux quelques secondes lorsqu’elle prononça le mot amour. Si vraiment elle m’aimait pourquoi alors avait-elle choisie ma sœur plutôt que celui pour qui son cœur battait ? Je relevai alors lentement l’une de mes mains, faisant apparaitre dans celle-ci une épée démoniaque. C’était le même type d’épée empoisonner que celle qui avait presque réussi à me tué plusieurs semaines auparavant. Je la lançai au sol devant Jessyka puis j’ouvris les lèvres.

« Si c’est ce que tu veux tu sais ce qui te reste à faire »

Elle n’avait qu’à me blesser avec cette épée et le poison s’occuperait du reste puis, lorsque j’aurais finalement poussé mon dernier souffle, elle serait libéré de ce lien. Cependant les sentiments ne disparaitrait jamais complètement. Elle continuerait à ressentir ce vide qu’elle ne pourrait jamais comblé à cent pour cent. Mon cœur accéléra légèrement dans ma poitrine. Je n’avais pas envie de mourir mais c’était le seul moyen pour nous de rompre ce qu’elle avait créer aussi facilement dans ce cimetière. Mon regard ne la quittait pas, je profitais de ce court moment pour regarder son visage peut-être pour la dernière fois.



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MessageSujet: Re: And a happy new year.... Jess&Sam  Mar 5 Sep 2017 - 22:42


And a happy new year...
Jessyka&Samuel  
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Les yeux fermés, la mort quittait la chambre qu’elle avait si vite habitée, me laissant seule avec mon cœur chancelant. Le sang ne coulait plus et ma vie était à nouveau mienne, mais la douleur restait toujours aussi présente et la chaleur dans ma poitrine me donnait envie de mourir. Mon corps en entier tremblait, la peur m’avait fait prisonnière et quand enfin j’avais vu son regard tomber dans le mien je m’étais sentie encore plus brisée. Ce sentiment était partie, celui où il me complétait, je ne voyais plus que la solitude et l’erreur que j’avais faite en le repoussant. Je baissais donc le regard vers mon plancher toujours aussi glacial, les deux pieds dans le sang qui avait coulé de mon être, incapable de sortir de cet enfer qu’il avait créé dans son absence. Il n’y avait pas si longtemps de cela sa présence était aussi pur que les cieux pour moi, un véritable paradis qui naissait uniquement quand nous étions un contre l’autre, mais on m’avait refusé l’accès par impureté et je me retrouvais à l’extérieur de celui-ci. Je n’y arrivais simplement pas, soutenir son regard, c’était trop à ce moment. J’avais imaginé ce moment pendant un mois, ce moment qu’il viendrait enfin me rejoindre, le pardon qu’il m’offrirait et l’amour que nous vivrions. Je l’avais rejetée, j’avais même tentée d’en aimer un autre, mais rien ne pouvais remplacer ce que j’avais ressentie quand j’avais enfin goûté ses lèvres.

Je l’implorais, me foutant de tout le reste, qu’il me laisse enfin mourir afin que je sois sienne. Peu importait ce qu’il me prévoyait en enfer, j’y étais déjà, si ma vie devait ressembler à ce dernier mois je ne pourrais pas y survivre et s’il m’empêchait de prendre ma vie alors je souffrirais. Encore et encore. Je ne pouvais m’imaginer ressentir cette douleur, je ne pouvais simplement plus la laisser me traverser le corps, alors je lui implorais ma liberté. Je ne voulais pas qu’aucun mal ne lui arrive, ils avaient tous eu des propositions les plus dangereuses les unes que les autres pour lui, mais ce n’était pas l’option que je prenais. Ma grand-mère m’avait imploré sans cesse, me suppliant que j’accepte les options qu’elle me proposait, disant que c’était pour mon bien. J’en avais marre de penser à moi, regarder ou penser à moi m’avait menée, j’avais invoquée deux démons. Un m’avait arrachée ma meilleure amie de mes mains, ma cousine, alors que l’autre m’avait arraché mon cœur et mon âme. J’avais blessée des gens, j’avais perdu ma grand amie en voulant partager mon secret, j’en avais fortement marre de me mettre avant les autres. Ne pouvais-je pas pensée à un autre que moi? Juste une fois, juste cette fois, mais mon couvent ne comprenait pas.
J’entendais le bruit sourd d’une lame se jeter à mes pieds. Mon regard se relevait immédiatement dans l’horreur en l’entendant parler. Mes yeux faisaient des allés retour entre la lame et son regard et mon cœur se mis à battre la chamade. Comment osait-il me demander cela? Comment osait-il même penser que j’accepterais de le tuer, après avoir tout risqué pour le sauver, il se croyait tout permis ou quoi? Je ressentis de la rage au fond de mon être, de la rage qu’il ose me proposer cette option, l’horreur que j’avais affichée tordu mon visage jusqu’à ce que la colère soit la seule émotion palpable.

«Pourquoi? Pourquoi oses-tu même penser que je prendrai cette lame, là et maintenant, que je l’enfoncerai en toi pour me protéger? Un mois…»

J’inspirais dans les narines avant de me pencher pour prendre l’épée dans mes mains, la soulevant avec moi.

«Un mois de souffrance, de douleur, un mois dans lequel je me suis sentie mourir encore et encore et ENCORE. Un mois pendant lequel je t’ai implorée, je t’ai suppliée, je t’ai prié.  »

Je m’avançais vers lui serrant ma prise sur la poignée. Un, non deux pas et nous aurions été peau contre peau, mon cœur battait la chamade, mais la rage était encore présente.

«Tu veux te débarrasser de moi, je ne veux plus de ce vide qui me transperce, mais Samuel…jamais…»

Je le forçais à reprendre la lame, la forçant dans sa main en plongeant mon regard dans le sien, la rage quittant mon visage et la douleur reprenant sa place.

«Jamais je ne te ferai du mal.»

Je soufflais, si près de lui, pourtant je relâchais la lame et je me reculais d’un pas. J’avais compris, lui aussi m’avait abandonné, je n’avais pas besoin  d’un dessin pour capter les signaux. Je fermais les yeux à nouveau, recroisant mes bras, expirant doucement.

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MessageSujet: Re: And a happy new year.... Jess&Sam  Ven 8 Sep 2017 - 18:02


And a Happy new year

Jessyka & Samuel

Depuis ce moment exact ou mes yeux s’étaient ouvert ce matin la je ressentais ce même vide, ce même manque mais surtout cette même souffrance que celle que j’avais ressenti à toutes les minutes, à toute les heures, à toute les secondes depuis le dernier mois. Depuis que j’avais quitté l’infirmerie où se trouvait Jessyka je sentais l’envie de la retrouver de retourner la voir, de la serrer contre moi mais je ne le faisais pas. Pourquoi me demanderez-vous ? Tout simplement car elle avait clairement démontré qu’elle préférait avoir un lien d’amitié avec ma sœur plutôt que d’apprendre du lien unique qui venait tout juste de se créer entre nous. Je n’avais pas besoin d’une personne comme sa dans ma vie. J’avais déjà suffisamment de mes deux sœurs, je n’avais pas besoin d’une amie qui pourrait me donner l’impression d’en avoir une troisième. Mon cœur était déchiré à cette idée mais je devais continuer tout de même. Je n’approuvais pas mon idée mais je devais rester fort et mener cette décision à son maximum. Il était hors de questions que je retourne la voir en rampant. Ce n’était pas moi qui avait fait cette erreur et donc il était clair que ce n’était pas à moi de faire les premiers pas vers elle pour réparer les choses. Je dois cependant avouer que je ne lui ai pas laissé beaucoup de chance dans les quatre dernières semaines. Elle avait tenté à de très nombreuses reprises de me faire venir à elle mais je me contentais simplement d’ignorer chacun de ses appels. Je pouvais sentir qu’elle voulait mon pardon et qu’elle tentait de me faire venir à elle pour cette raison mais je demeurais silencieux.

Je m’étais cependant permis une apparition un soir ou elle était réellement en danger, je l’avais protégé puis, une fois que sa vie avait été sauve, je l’avais regardé en silence et de nouveau je m’étais éclipsé. Depuis plus aucune nouvelle ne parvenait de mon côté. Je me sentais encore trahi et pour le moment donc je ne souhaitais pas la revoir et ce même si mon cœur me criait le contraire. Cependant, je dois avouer que j’avais grandement commencé à réfléchir à la revoir dans les derniers jours. Non pas car je l’avais pardonner, mais car j’avais eu droit à une visite surprise au manoir même alors que ma jumelle était partie je ne sais ou. Une personne était venue cogner aux portes. Sur le coup, j’avais décidé que je n’ouvrirais pas, mais la personne avait insisté en frappant de nouveau. Je m’étais donc levé du fauteuil ou je buvais tranquillement mon whisky et j’étais allé lentement vers la porte. Je l’avais alors ouvert lentement et devant moi se tenais ma Nana ! Cependant à ma grande surprise elle n’était pas seule. Le parfum si doux et sucré d’Iris m’était parvenu aux narines, me dévoilant sa présence avant même que mon regard océan puisse se déposer sur elle. Je les avais regardé en silence puis Nana m’avait demandé si elles pouvaient entrer. Je dois vous dire que, le plus sincèrement du monde j’ai hésité quelques secondes. Iris ne m’aimait pas et donc sa présence ici était particulièrement louche. Mais le regard de Nana m’avait finalement convaincu et je les avais invité à prendre place au salon.

Une fois leur thé vert bien installé dans leur main tremblante, je m’étais assis devant elle, attendant de voir ce qu’elles me voulaient tant. L’attente n’avait pas été bien longue, Nana m’avait alors mentionner qu’elle avait entendu parler du pacte que j’avais fait avec la jeune Danvers. Je m’étais contenté d’un bref soupir puis j’avais mentionné que ce pacte n’avait pas été mon choix, qu’elle me l’avait imposé. Nana m’avait alors souris légèrement puis elle avait déposer sa tasse sur la petite table pour prendre ma main dans la sienne. Elle avait alors ouvert les lèvres pour me dire qu’un pacte, qu’il soit voulu ou non reste un lien éternel et qu’il permettait aux âmes de se découvrir d’une toute autre manière. Sur le coup je n’avais pas réellement compris. Mais à ce moment Iris avait ouvert les lèvres aussi pour me dire que ce pacte n’était pas le problème. Ce qui était problématique actuellement c’était que nos âmes nous criaient leur amour, que sans se pacte nous serions passé aux côtés d’une véritable histoire d’amour et que ce pacte nous avais prouver que nous étions des âmes sœurs. J’avais relâché la main de ma grand-mère pour pouvoir me relever et faire les cents pas. Je leur avais alors dit que âme sœur ou pas, je ne comptais pas retourner la voir. Qu’elle m’avait clairement fait comprendre qu’elle préférait ma sœur Alyssa.

Le visage d’Iris était alors devenu particulièrement triste puis, elle avait ouvert les lèvres pour me mentionner que Jessyka se laissait presque mourir depuis qu’elle n’avait plus de nouvelle et que même ses rêves ne la laissait pas en paix. Mon âme s’était alors déchirer. Je savais tout cela, mais je pouvais facilement l’ignorer en me disant que je devais faire fausse route. Malheureusement maintenant je ne pouvais plus puisque deux personnes me l’avaient confirmé. Elles étaient reparties plus tard ce soir là, me laissant seul avec mes réflexions.

C’était peut-être pour cette toute simple raison que je me trouvais actuellement devant cette jeune femme et que pour une fois je ne m’étais pas simplement éclipser en silence Je la regardais lentement. Il était vrai qu’elle avait maigrit et je pouvais clairement voir dans ses yeux qu’elle ne souhaitait plus se battre. Je lui avais alors l’option de me mettre à mort pour briser ce pacte qui nous forçait à ressentir cette douloureuse amalgame d’émotions l’un pour l’autre. Le bruit de l’épée empoisonner avait émit un bruit sourd sur le sol et immédiatement le regard horrifié de la jeune femme était venue se poser dans le mien. Je pu sentir sa colère. Elle mit quelques instants avant finalement ouvrir les lèvres. Elle était belle lorsqu’elle était en colère … Après sa première phrase elle ramassa l’épée cependant je pouvais sentir qu’elle ne comptait pas me faire du mal. Je l’écoutais en silence alors qu’elle continuait à me parler. Lorsqu’elle se mit en mouvement je ressenti un léger frisson me traverser. Plus son corps était près du mien et plus je ressentais cette douloureuse envie de simplement tout lâcher pour la prendre dans mes bras. Je ne pouvais cependant pas faire cela, pas pour le moment.

Elle finit par forcer le manche de l’épée dans ma main, je la repris en silence, baissant les yeux doucement vers le sol. Sa grand-mère avait donc réellement raison. Je ne pouvais pas rester en colère contre elle puisque clairement elle avait besoin de moi. Elle regrettais de m’avoir laisser partir et elle regrettait surtout d’avoir penser qu’Alyssa était sa meilleure allié. Jessyka fini cependant par relâcher la lame, sa peau avait brièvement été en contact avec la mienne. Elle se recula doucement d’un pas. Je relâchai alors la lame en silence et elle émit un nouveau bruit en entrant en contact avec le sol. Je relevai les yeux vers elle en silence alors qu’elle regardait le sol de son côté. Je m’approchai alors d’elle en douceur, arrêtant mon mouvement lorsque nos corps se frôlèrent et avec ma main droite je vins saisir son menton avec tendresse pour la forcer à ouvrir les yeux et à me regarder. Je caressai doucement sa joue et je pris même le temps de renvoyer quelques mèches de cheveux derrière son oreille avant de finalement prendre la parole.

« Tu crois vraiment que tu peux faire ta vie avec moi ? Tu connais mon histoire, tu connais la légende de mon nom, de mes actes, tu sais tout le mal que j’ai fais … »

Je me permis un bref silence avant de reprendre.

« Je préfèrerais mourir plutôt que de te voir avec un autre homme … mais je ne veux pas non plus te forcer à mentir sur la personne qui fait battre ton cœur ... »

Je laissai de nouveau le silence s’installer entre nous deux. Ce que j’avais à dire été horrible mais tellement vrai à la fois. Je ne voulais pas simplement le dire comme si cela n’avait pas d’importance. Je fini par ouvrir les lèvres de nouveau.

« Je … Je ne te mérite tout simplement pas … »

Je continuais de la regarder en silence, attendant sa réaction. Elle pouvait très bien mal le pendre comme elle pourrait le prendre positivement et finalement accepter que notre amour soit impossible … Mais je ne pouvais le savoir avant elle.



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MessageSujet: Re: And a happy new year.... Jess&Sam  Ven 8 Sep 2017 - 20:38


And a happy new year...
Jessyka&Samuel  
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Ce dernier mois j’avais tentée de reprendre le souffle, mais l’oxygène ne m’était pas disponible, alors j’étouffais sans cesse jusqu’à ce que je me sente vide. J’avais tentée de manger, mais la nourriture n’avait plus de goût, je ne ressentais que les nausées et je quittais l’assiette sans un seul regard. J’avais fais de l’insomnie et les seules fois que les rêves venaient me rejoindre il n’y avait que lui dans ceux-ci. J’avais pleurée beaucoup trop souvent, jusqu’à en être déshydratée, prise de maux de tête qui ne voulaient me quitter. Ma grand-mère avait tout tentée, chaque discussion qu’elle essayait de faire avec moi se finissait en échec, je refusais de l’entendre parler. Elle m’avait fait chercher chaque parchemin, chaque page du grimoire qui aurait pu me libérer, mais elle dû s’admettre que j’avais fais une bêtise plus grande que je ne l’aurais pu y croire. J’avais remis toute mon existence en question, chacune des connaissances que j’avais sur les démons, chacune des connaissances que j’avais sur lui. Ma grand-mère avait le cœur brisée, elle n’arrivait pas à comprendre ce qui pouvait me détruire si rapidement, elle était déstabilisée par ma situation. Elle faisait des allés retour dans la cuisine, tentant toutes les potions possible pour calmer les maux de mon cœur, mais encore une fois elle frappait un échec flagrant. Au bout d’un instant elle avait fini par comprendre ce qui n’allait pas, ce qui avait tout chancelé quand j’avais fais mon pacte, la faille à laquelle nous n’avions pas pensées. Elle n’osait pas me l’admettre, mais je vis dans son désespoir qu’elle avait la réponse à mes douleurs, le mot qui expliquait pourquoi je souffrais autant.

«Cara mia…pense à ce qu’il est…ce qu’il a fait…alors tu pourras peut-être reprendre tes sens. »

Tentait-elle de sa voix affaiblie. Je me renfermais aussitôt sous mes couvertures, entourée des draps, refusant de parler. Elle finissait par quitter la chambre comme toujours en me laissant me morfondre de ma misère. Ce qu’il était, un tueur, un assassin, un meurtrier, un sociopathe. Ce qu’il avait fait, tué des innocents qui avaient toute une vie devant eux, violés des gens pour assouvir ses pulsions premières, oui j’avais la totalité des informations qu’elle me répétait encore et encore. La curiosité m’avait pourtant rongée à l’os au point tel que j’avais osée sortir de mon lit et m’habiller pour me rendre à la maison de retraite privée sans ma grand-mère. Je m’étais assise aux côtés de Rose et je lui avais demandée ce que seule elle savait. Pourquoi avait-il fait cela? Elle m’avait regardée les yeux plein de larme, incapable de me l’avouer, je n’eu droit qu’à quelques mots qui me dirent que c’était un secret de famille. J’aurais plus de chance avec la mère et le père qu’avec elle, car elle avait promis de garder chaque secret et de les emporter dans sa tombe. Je respectais sa demande, mais je repartais la tête basse, avec moins d’informations qu’au départ. Alors que je quittais j’avais sentie la main rassurante de Rose sur mon épaule, l’autre main avait saisit mon menton pour tourner ma tête vers elle et je fus accueillit d’un sourire remplit de bonté. De sa voix si douce elle m’avait murmurée à l’oreille que les apparences étaient souvent trompeuses. Sans trahir sa promesse, j’avais eu une partie de l’information que je voulais, bien que je partie toujours aussi triste j’eu une petite flammèche d’espoir qui prit naissance dans mon cœur. J’avais raison, me dis-je, il n’était pas fait que de noirceur et de haine, car sinon comment diable cette femme si merveilleuse que j’avais connu toute ma vie aurait-elle pu encore l’adoré? Cette femme était si rayonnante, même quand sa famille l’avait enfermé dans cet endroit elle avait réussis à le transformer en un nid de bonté. Elle nous accueillait tous avec le sourire, heureuse de notre visite, oubliant qu’elle était enfermée ici à tord. Je ne pouvais pas croire qu’une femme qui pouvait transformer la pire des situations en la meilleure pouvait manquer de jugement. Sa main sur mon menton, la douceur dont elle faisait preuve, tout cela me rappelait que derrière chaque monstre il y avait une raison sombre. Quoi que soit la sienne, je respecterais la noirceur qu’il avait laissé naître, j’en ferais jaillir la lumière.

Nous voilà donc dans ma chambre, le jour de l’an, alors qu’il est enfin venu me rejoindre au moment ou j’accueillais la mort comme étant mienne. De nos très courtes discussions était née mes larmes, mon désespoir et ce sentiment d’abandon qui se faisait si grand en moi. Mon cœur se déchirait en milliers de morceaux quand il laissait l’épée démoniaque s’écraser au sol d’un bruit sourd. Je me mettais immédiatement en colère contre lui. Comment aurais-je pu faire autrement? Il me demandait de le tuer, sans aucun scrupule, mais jamais je ne pourrais en blesser un autre pour me sauver la peau. Non…pas un autre…je ne pourrais le blesser lui. Mon cœur chavirait alors que ma main se posait sur la lame et que je m’avançais vers lui. Chacun de mes pas s’avérait une douleur imposante sur mon corps, rendant mon corps chancelant, comme si mon corps pesait de plus en plus lourd tendis que je l’approchais. La gravité n’était plus la même, il me semblait qu’enfin près de lui j’étais légère et lorsque je frôlais sa peau l’air revenait en moi. J’étais vivante dans ce cours moment, je ressentais mon cœur se débattre, mais je n’eu d’autres choix que de reculer. Le regard vers le sol, je me sentais me refroidir, mais j’entendis la lame tomber lourdement au sol à nouveau.

Sa main vint rejoindre mon menton et me forçait à relever les yeux. Je m’exécutais en silence, ne résistant pas réellement, je ne rêvais que de croiser son regard qui m’aimerait une nouvelle fois. Sa main contre mon visage, cette tendresse que j’avais tant attendue, je n’aurais pu rêver de mieux. Une larme coulait doucement sur ma joue, mon petit cœur se débattait fortement, je ne pouvais m’empêcher de fermer mes yeux une seconde pour profiter de ce frisson qui me traversait le corps.

Puis la colère revenait, je comprenais ce qu’il tentait de faire, mais je sentais ma main se serrer fortement sur elle-même. C’était l’infirmerie encore une fois, mais cette fois c’était moi qui allait se mettre en colère, des paroles fusaient en moi et même si je tentais de les retenir elles me roulaient en bouche.

«Je sais qui tu es, je sais ce que tu as fais, je sais même ce que d’autres ignorent puisque Alyssa n’est pas bonne cachotière. Je ne l’ignorais pas le jour du pacte, le premier jour où je t’ai connu, je savais exactement dans quoi je m’embarquais.»

Je respirais un peu avant de reprendre avec plus de colère dans ma voix.

«Veux tu que je m’excuse? Veux tu que je te traite comme tous les autres ton traités? Est-ce que ce sera plus facile pour toi ainsi? Veux tu uniquement que je te dise que tu me dégoute, que tu puisses disparaitre et qu’ainsi rien de tout cela ne soit arrivé?»

Je m’accrochais immédiatement à sa nuque, sentant les larmes couler sur mon visage.

«Oui, tu es une terrible personne et de ton vivant tu as été un humain cruel. De toutes les décisions que j’ai pris dans ma vie celle-ci va s’avérer être la pire, mais je t’aime Samuel Jay Rosenwald et quoi que tu puisse avoir fait ou quoi que tu fasses ne le changera pas. Alors soit tu t’y fais…soit tu me laisse mourir ici et maintenant, car je ne survivrai pas un jour de plus sans toi. »


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MessageSujet: Re: And a happy new year.... Jess&Sam  Sam 9 Sep 2017 - 10:24


And a Happy new year

Jessyka & Samuel

Un mois horrible, un mois ou chacune des journées supplémentaires m’étaient totalement insupportable. Cependant je continuais tout de même à vivre sans avoir réellement envie de continuer ce combat. Mon corps avait besoin de cette jeune femme à ses côtés, j’avais besoin de sentir le parfum de ses cheveux, je nécessitais son corps près du mien pour éviter que je commette des erreurs mais surtout, je ressentais l’envie de sentir son corps contre le mien d’une manière tellement intense. Je n’avais encore jamais ressenti ce désir de contact de manière aussi prononcé et pourtant nous n’avions encore rien fait. Tout ceux qui me connaissent s’entendent pour dire que si je n’ai pas eu ce que je voulais au bout de six heures, je ne rappelais plus la personne avec qui j’avais tenté une relation. Pourtant, Jessyka et moi avions passé de nombreuses heures ensemble et même si je n’avais eu droit qu’à quelques baisers, je demeurais accrocher à elle comme si elle était ma bouée de sauvetage. Je rêvais chaque jours supplémentaires que je passais loin d’elle de simplement pouvoir caresser sa peau une dernière fois, je voulais jouer dans sa chevelure, sentir ses cheveux glisser sur mon corps en même temps de pouvoir percevoir les baisers qu’elle laisserait sur ma peau. Je voulais frissonner de plaisir mais également de désir mais surtout, je voulais pouvoir l’aimer comme elle le méritait tellement. Malheureusement je me refusais ce bonheur tout simplement car j’étais un démon et que techniquement je n’avais pas droit à ce bonheur si pur.

Malgré tous ce que je ressentais envers elle, je ne me permettais pas de la rejoindre même si je sentais qu’elle avait désespérément besoin de ma présence. Je sentais sa peine, sa honte, sa douleur, sa colère mais je préférais demeurer à distance, elle méritait tellement mieux que de devoir passer toute sa vie à mentir sur la personne qui partageait son lit. Je refusais de lui imposer aussi grosse responsabilité mais surtout, je ne voulais que son bonheur en tant que femme. Et ce bonheur je doutais fortement que se soit avec moi qu’elle pourrait l’obtenir. Je pu cependant réaliser que peut-être nos âmes étaient liée de manière plus forte que je le croyais le jour ou Iris et ma Nana sont venu me rendre visite. J’avais trouvé étrange au premier abord que la grand-mère de Jess vienne ainsi chez moi puisque techniquement je la répugnais en entier. Cependant, un peu avant de quitté le manoir, alors qu’elle se tenait au bord des portes avec ma propre grand-mère, elle avait ouvert les lèvres doucement pour me dire que si elle pouvait choisir elle ne me prendrait jamais dans ma famille mais qu’elle serait ravie de m’accepter puisque je semblais rendre sa petite fille préférée heureuse. Je me souviens que j’avais alors baisser les yeux au sol mais la main de Nana avait attraper mon menton doucement pour me forcer à relever les yeux. Elle m’avait fait un doux sourire puis m’avait murmurer doucement à l’oreille que peu importe les sentiments il y aura toujours des personnes mécontente, mais qu’Iris et elle même nous approuvaient à cent pour cent. Ce n’était peut-être pas la manière conventionnelle de tomber amoureux mais au diable les règles puisque nous étions des Rosenwald et que dans notre famille, rien n’était simple.

Je lui avais adresser un très doux sourire puis j’avais caresser la main qui tenait mon menton quelques secondes avant de finalement regarder de nouveau la grand-mère de la famille Danvers. Elle m’avait alors adresser un sourire et elle m’avait dit qu’elle espérait sincèrement me revoir bientôt. Un sourire très léger avait séduit mes lèvres le temps qu’elles quittent les lieux puis la noirceur était revenu en moi. Comment je pouvais la revoir alors que je lui avais dit clairement qu’elle ne me reverrait plus ? Quoi que je n’avais pas besoin d’obéir à mes propres paroles, comme Nana l’avait dit, j’étais un Rosenwald bon sang ! J’avais continué cependant à l’éviter quelques temps, je ne voulais pas lui donner l’impression que je me jetais dans ses bras. Je voulais tous de même lui faire comprendre ma souffrance. Je ne souhaitais pas la détruire en entier, simplement la faire souffrir un peu, ainsi peut-être la prochaine fois elle y réfléchirait deux fois avant de préféré un autre être humain plutôt que moi. Il était hors de question pour moi de la perdre, j’avais l’impression de l’avoir attendu une éternité entière. Je remerciais le diable parfois de m’avoir permis un retour sur terre simplement pour avoir eu la possibilité de croiser son regard. Je resterais un démon et je pourrais la voir vieillir. Un jour elle me quitterait pour rejoindre les cieux et je resterais alors seul sur cette belle bleue mais au moins j’aurai ressenti le plaisir et l’amour une fois dans cette éternité.

Ce fut donc pour cette raison que lorsque j’avais ressenti le danger je m’étais transporter à ses côtés. J’avais besoin de lui sauver la vie, je refusais de la perdre. Elle ne pouvait pas s’échapper de mon emprise aussi facilement, je voulais continuer de l’aimer même si je ne le faisais pas bien. Je voulais revoir ses yeux briller lorsqu’il se poserait sur moi, je voulais sentir sa colère bouillonner lorsqu’elle serait près de moi mais surtout je voulais sentir mon âme enfin calme d’avoir retrouver son autre moitié. J’avais donc guéri cette blessure qui aurait pu autrement laisser son corps s’échapper devant notre dure réalité. J’avais alors ressenti sa colère de devoir encore une fois continuer de vivre alors qu’elle ressentait une souffrance sans non. Je lui avais même offert de me mettre à mort pour pouvoir libéré son esprit mais elle l’avait refusé en m’expliquant clairement que même si me mettre à mort était sa dernière option, elle ne le ferait jamais. Mon cœur avait sautillé à ce moment précis, heureux de l’entendre dire qu’elle tenait à moi à ce point. Elle avait cependant créer un vide entre nous suite à ses paroles, je refusais de la voir ainsi et surtout je voulais continuer de pouvoir percevoir son parfum si près de moi. Ce fut d’ailleurs ce qui me poussa à m’avancer vers elle doucement puis, je me permis de prendre son menton pour la forcer à me regarder.

Ma voix s’était alors fait entendre, les paroles que je prononçais ne semblait pas réellement lui plaire car une nouvelle fois je pu sentir sa colère naitre alors qu’elle écoutait mes paroles. Elle mit très peu de temps avant de réagir à son tour, sa voix prit la place que la mienne venait tout juste de libérer. Je la regardais en silence alors qu’elle me disait connaitre mon histoire, mes meurtres et que cela ne la dérangeait pas le moins du monde. Plus ses paroles se faisaient entendre, plus le rythme de mon cœur augmentait dans ma poitrine. Jessyka prit une courte pause durant laquelle elle vint déposer l’une de ses mains sur ma nuque puis doucement elle reprit la parole. Elle confirmait que j’étais une personne terrible et un humain cruel mais elle me mentionna aussi qu’elle m’aimait. Ses paroles firent bondir une nouvelle fois mon cœur dans ma poitrine. Elle me donnait le choix de l’aimer en retour ou de la laisser mourir. Je caressai doucement sa joue pour essuyer la larme qui avait commencé à y glisser. Je demeurais silencieux, rien ne pouvait être ajouté à ce qu’elle vienne tout juste me dire. Puis, sans plus attendre je me penchai légèrement pour qu’enfin nos lèvres entre en contact. Un frisson me parcouru immédiatement, je ressentais une libération immense de pouvoir enfin la sentir si près de moi, par automatisme je la serrai doucement contre moi pour pouvoir profiter de son parfum un peu plus.

La porte s’ouvrit à cet instant sur Iris qui sembla sur le coup particulièrement surprise de me voir dans la pièce. Je brisai le baiser doucement mais je gardai la jeune femme contre moi, il m’importait peu que cette vieille dame soit fâché de me voir si près de sa petite fille. Sa surprise ce transforma cependant en un doux sourire heureux. Une main vins rejoindre son cœur alors que je pouvais voir qu’elle se retenait pour ne pas pleurer. Je jetai un bref coup d’œil à Jessyka avant de regarder la vieille femme de nouveau. Il n’en prit pas plus pour que la dame ouvre les lèvres doucement.

« Je suis heureuse de te voir Samuel »

Elle venait vraiment de dire cela ? Je lui adressai un léger sourire mais je demeurais silencieux car je pouvais percevoir qu’elle souhaitait parler de nouveau.

« Je m’occupe de la famille et de réparer les dégâts, tu sais ou te rendre pour être tranquille avec elle »

J’acquiescé de la tête rapidement puis j’ouvris les lèvres brièvement pour la remercier. Je serrai alors un peu plus Jessyka dans mes bras et sans plus je m’éclipsai avec elle. Le voyage fut rapide car je n’avais pas à me rendre bien loin. Nous nous trouvions au grenier du couvent. C’était une chambre protégée de tout, seul Iris pouvait permettre à une ou des personnes d’y avoir accès et en nous y envoyant elle évitait que le père de Jess me voie. Car vu qu’il ignorait encore que le démon dont sa fille était amoureuse était un Rosenwald, il était mieux qu’il ne me voit pas tout de suite.

Je desserrai doucement mon étreinte sur la jeune femme, la regardant une nouvelle fois dans les yeux avant de doucement ouvrir les lèvres.

« Tu m’as manqué »

Je lui esquissai doucement un sourire puis de nouveau, je vint capturer ses lèvres dans un baiser remplit de passion.



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MessageSujet: Re: And a happy new year.... Jess&Sam  Sam 9 Sep 2017 - 14:02


And a happy new year...
Jessyka&Samuel  
▴▽▴⟁▴▽▴



Ce dernier mois…je ne savais même plus quoi en penser. Je m’étais agenouillée comme je ne l’avais jamais fais de ma vie entière, priant le démon comme d’autres priaient leur dieu, lui demandant de m’envoyer un signe. Je n’avais reçu que le silence qu’il avait provoqué par son absence. Je ne me satisfaisais pas dans ce vide, n’arrivant pas à me combler, peu importe ce que j’avais pu tenter. Il n’y a pas si longtemps de cela j’avais rendu visite à mon amant, un autre homme dans la longue liste existante de deux noms que mon père refuserait, voulant me réchauffer dans mes nuits sombre. Il m’ouvrit la porte comme il en avait l’habitude, un verre à la main, sa nuit était déjà commencé quand j’avais entré dans l’appartement.

La danse s’était débutée, pour tenter d’oublier ma peine immense, je tentais de plaire à mon partenaire. Juste un peu d’amour, c’était tout ce que je demandais, mais je ne pouvais pas m’y abandonner alors que la douleur me rappelait son absence. De nos baisers naissait le dégout, de nos ébats naissait la haine et de ses yeux la déception. J’essayais de remuer le ciel, de maudire le destin et de faire à ma tête. Pourtant son oxygène m’étouffais, son souffle me répugnait, même quand mes yeux furent fermés je ne ressentis aucun frisson. Que le vide, qu’un plaisir sans fond, qu’une pulsion qui ne me satisfaisait plus. J’ignore quel prix l’on m’obligeait à payer, mais la dette n’était pas la mienne, pourtant seule la douleur m’habitait. Encore hier je rêvais de son toucher, de ses doigts sur mon corps et de ses lèvres pressées contre les miennes. Je savais que je n’avais aucun avenir à ses côtés, il était condamné, mais je semblais avoir des critères de sélection similaire avec celui qui ferait trembler mon cœur désormais. Encore hier je me disais qu’une vie partagée dans un lit entre deux ébats m’irait. Je n’avais pas besoin de l’anneau, je le larguerais quand j’en aurais eu marre, quand j’aurais eu envie d’une vraie vie. Je ne crois pas qu’il m’ait un jour aimé et quoi que j’ais pu ressentir pour lui n’était pas non plus l’amour. Il n’était que charnelle, il n’avait jamais fait vibrer mon être jusque dans mon âme, aujourd’hui pourtant même la chair ne me plaisait plus.

C’était dans un soupire que j’avais murmurée son nom, le mauvais nom, et d’un seul coup je me faisais jeter au sol. Je n’étais pas une de ses filles qui se morfondait pour un mec, encore moins une de celle dont l’univers entier s’arrêtait dans l’espoir de ressentir son amour, pourtant regardez moi. Sur le sol, les cheveux en batailles, ornant un visage qui savait très bien ce qui lui avait voulu ce geste. Nue comme un verre, je me relevais pour prendre mes vêtements, les enfilant avec une honte abominable. Je quittais sans un mot supplémentaire, je ne ressentais même pas le rejet, c’était plus près de la répugnance de mon être. La tête basse je rentrerais au couvent pour me doucher, tentant d’oublier, tentant de me calmer. J’étais terrifiée à l’idée d’être seule toute ma vie, car pour le moment il m’avait abandonné, j’étais terriblement seule dans ce monde. Ce sentiment me sillonnait la colonne dans l’horreur de sa signification.

C’est peut-être pour cela que j’avais voulu en finir. Ils étaient tous les mêmes, plus rien n’avait d’importance, mon âme se dépérissait de toute façon. Mais alors que la vie quittait doucement mon corps, mon cœur fit en bond quand il vint me sauver. Mon regard dans le sien, j’étais méprisable, je n’avais plus aucun amour propre. Je ne voulais que son amour, il me la refusait, me demandant de le tuer. C’était facile à dire, c’était facile à faire, mais la vie n’était pas fait de facilitée. Mon cœur ne pu s’empêcher de parler à la place de ma tête et le voilà qui revenait vers moi pour me dire de lâcher prise. Je n’étais pas dupe, je lisais bien entre les lignes, il voulait que je vive ma vie de sorcière humaine. Une petite vie sans importance, un autre soixante année sur cette foutu planète à n’être rien, je refusais une seconde de plus de cette souffrance. Ma voix se faisait donc sauvage, je voulais qu’il imprègne chacune de mes paroles en lui et qu’il vive de ceux-ci. Je l’aimais, plus que je n’aurais jamais cru aimer, je ne pouvais plus me cacher la vérité. Il se mit à essuyer ma peine de ses doigts, mais il n’osait pas répondre, ce qui me laissait une seconde dans le doute de ce qu’il ferait.

Nos lèvres se rejoignaient alors qu’il me volait un baiser. Je m’accrochais dès lors à sa nuque pour prolonger ce baiser qui vint enfin faire battre mon cœur tel qu’il le devait. Il me redonnait pourtant ma liberté, que je ne désirais aucunement, en tournant ma tête je compris pourquoi. Ma grand-mère se tenait dans le cadre de la porte avec un sourire qui me semblait doux. Pour une femme qui avait passée le dernier mois à tout faire pour me faire changer d’idée, elle abandonnait enfin son combat, elle avait compris que rien n’allait nous séparer outre la mort. Je laissais ma tête s’enfoncer dans le creux de son cou et je souriais pour la première fois avec sincérité.  Je ne faisais que respirer son odeur qui m’avait tellement manquée, oubliant le reste, oubliant le mal que j’avais eu à ne pas l’avoir près de moi. Quand j’ai sentie ses bras se serrer contre moi je comprenais qu’on allait changer de pièce et je baissais mes mains pour enlacer sa taille. Je flottais sur un nuage à cet instant précis. J’ouvrais les yeux au bout d’un moment, sentant qu’il me tenait de plus en plus fortement contre lui, comblée de ce simple geste. Ses mots me firent respirer, mon cœur battant la chamade, lui exprimant un sourire plein de tendresse. Ses lèvres vinrent capturer les miennes et de nouveau la passion vint enivrer nos êtres.

«Promet moi une seule chose… »

Dis-je en me séparant de ses lèvres lors d’une seconde.

«Promet moi que ça…ce sera pour toujours. Parce que je serai tienne même après que la vie m’ait quitté si tu veux de moi. »

Je le regardais, les prunelles brillantes en pouvant enfin plonger mon regard dans le bleu de ses yeux, mon corps contre le sien. Je refusais de me séparer de lui, de quitter son corps, cette fois j’en étais sûr je lui donnerais tout ce que j’étais sans retenu.  Sans attendre sa réponse je me risquais de lui voler un baiser, en l’enlacement un peu plus tendrement, lui signifiant tout l’amour que je pouvais lui porter. Je l’aimais, c’était tout ce que je savais, tout ce qui importait pour le reste de ma petite vie de mortelle.


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MessageSujet: Re: And a happy new year.... Jess&Sam  Sam 16 Sep 2017 - 14:48


And a Happy new year

Jessyka & Samuel

Des l’instant ou la grand-mère de Jessyka m’avait mentionner que je savais où me rendre pour que l’on soit tranquille, j’avais su qu’elle parlait du grenier. Non pas car j’y avais déjà mis les pieds car c’était très loin d’être le cas mais Iris m’avais volontairement laisser avoir accès à ses pensées quelques secondes pour me faire savoir là où elle souhaitait que je disparaisse avec sa petite fille. Je m’étais alors exécuté en silence, serrant son corps contre le mien alors que nous nous évaporions de l’espace devant les yeux de la vieille femme. Je connaissais plutôt bien le couvent ce qui fit en sorte que lorsque nos corps redevinrent solides, je me trouvais en plein centre de la pièce. Cet endroit avait été transformer en petite chambre il y avait certainement plusieurs années car la décoration était loin d’être au gout du jour, les draps étaient vieux et clairement ils auraient pu être rafraichi mais sur le coup, cela ne m’importait pas le moins du monde. Je me plaisais en ce lieu simplement car je savais que la jeune femme se trouvait à mes côtés. Je pouvais sentir sa présence, mes doigts pouvaient caresser sa peau autant que je le souhaitais mais surtout, l’odeur si douce de son parfum emplissait mes narines, relaxant mes muscles et rendant ce moment encore plus spécial qu’il ne l’était. Je ne pu retenir mon envie plus longtemps et je vint capturer ses lèvres doucement. Leur gout m’avait tellement manqué, je n’arrivais pas à croire que j’avais réussi à vivre sans elle aussi longtemps, j’en oubliais presque la colère qu’elle m’avait fait subir le soir ou elle m’avait dit qu’elle ne pouvait pas trahir Alyssa, ce mauvais moment était dernière nous et je l’oubliais avec plaisir.

Ce fut Jessyka qui rompit le baiser, je plongeai mon regard dans le sien, caressant sa joue avec douceur. Je sentais qu’elle souhaitais parler et donc je gardai les lèvres fermer. Je pu finalement entendre sa voix. Elle souhaitait de ma part que je lui promette quelque chose. Sa voix se fit silencieuse quelques secondes puis elle reprit doucement la parole. Elle souhaitait de moi une promesse que se serait pour toujours. Un léger sourire apparu sur mes lèvres alors que je continuais de caresser sa joue. Il était évident que je souhaitais que se soit pour toujours. Je pris quelques instants après qu’elle est terminé de parler puis je fini par ouvrir doucement les lèvres.

« Tu as ma promesse »

Je laissai le silence revenir entre nous puis j’ouvris de nouveau les lèvres.

« C’est tout ce que je souhaite »

Alors que je continuais de l’observer en silence, je ressenti soudain une impression étrange, une pression dans mon crâne. Je reconnaissais cette sensation et il était hors de question qu’il me rappelle maintenant. Il n’en avait pas le droit. Je ne pu m’empêcher de fermer les yeux quelques secondes puis de passer une main sur mon visage. Le malaise grandissait lentement, plus les secondes passaient plus mon être était en souffrance. Je me permis cependant de venir offrir un nouveau baiser à Jessyka, la serrant doucement contre moi. Cependant mon corps commençait à trahir la douleur que je ressentais car des frissons de douleur était perceptible. Je laissai même involontairement échapper un léger gémissement de douleur. Je ne voulais pas qu’elle s’inquiète, je voulais rester à ses côtés mais je devais combattre les décisions du diable et lorsque ce monstre avait quelques chose derrière la tête il était difficile de le faire changer d’avis. Je du rompre le baiser, je ne pouvais plus tolérer cette douleur qui me donnait la sensation que ma tête allait se fendre en deux. Je lui esquissai un léger sourire mais mon regard cyan commençait à s’assombrir vu mon combat actuel, j’avais besoin de toutes mes ressources pour combattre le diable. J’ouvris cependant les lèvres pour la rassurer.

« Je ne sais pas ce qu’il me veux ... mais t’inquiète je compte pas le laisser gagner »

Je me reculai doucement pour m’assoir sur le rebord du lit. Je pris ma tête à deux mains et je fermai les yeux, tentant de rester le plus concentré possible pour réussir à le combattre.



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MessageSujet: Re: And a happy new year.... Jess&Sam  Sam 16 Sep 2017 - 17:36


And a happy new year...
Jessyka&Samuel  
▴▽▴⟁▴▽▴

Il était mien, j’étais sienne et cela sonnait à mon oreille aussi doucement qu’un murmure d’éternité. Une éternité d’amour, de passion, d’aventure, voilà ce que je lui demandais. Il me l’offrait de ses baisers, il me l’offrait de son amour, il me l’offrait chaque fois que sa peau effleurait la mienne. J’en étais certaine, je n’avais jamais ressentie l’amour avant ce jour, du moins pas le vraie amour. Mon cœur s’emballait pour lui, il n’y avait que lui à mes yeux, il était le seul dans tout ce monde en entier avec lequel j’accepterais de faire ma vie. Je voulais que nos corps s’enlacent et le suivre dans une danse qui serait la nôtre. Dans la grâce nous allions vivre de chacun de nos mouvements sans ne jamais regretter chaque action que nous poserions. Telle une véritable poésie ses mots calmeraient mon cœur et les miens calmeraient son âme. Nous ne serions qu’une personne unique tout en étant distinct. Je l’aimais et rien au monde ne pourrait empêcher mon cœur de battre pour lui. Il me donnait des ailes et j’étais légère. Ironie de l’univers quand le démon vous fait sentir comme un ange. Une douce lumière traversait les vitraux de la seule fenêtre disponible du grenier et venait nous rejoindre alors que nos baisers se faisaient doux et amoureux.

La neige tombait encore à l’extérieur quand il me promit que notre amour ne se terminerait jamais. Chaque flocons étaient témoins de nos mots, chaque fois que le vent venait doucement souffler entre le bois et siffler sa présence il me rappelait que ce moment ne disparaîtrait jamais. Peu importe ce que les autres oseraient dire je n’en aurais à faire. Je ne m’étais jamais inquiétée du regard des autres vis-à-vis mes choix et je ne commencerais pas aujourd’hui. Mon cœur ne battait que pour lui et l’odeur de sa peau était tout ce que nécessitait mon corps pour se nourrir. Le gout de sa bouche me suffisait pour m’altérer. Je ne nécessitais plus rien d’autre que son souffle dans mes poumons, l’oxygène me brûlait la peau, je ne demandais plus que lui pour exister.

Je du pourtant remarquer qu’il fermait les yeux sous une douleur qui m’était étrangère et cela me fit pencher la tête. Je voulu le questionner, mais il vint chercher mes lèvres avant que je ne puisse poser la question. Je venais enlacer sa nuque, me disant que ce n’était rien, mais sa douleur revint rapidement. J’ouvrais les yeux lorsque d’un simple gémissement il exprimait sa souffrance.  Il rompait le baiser et tentait du mieux que possible de me rassurer, mais rien n’y faisait. Il ouvrait ses lèvres, il parlait, mais je n’entendais rien qui ne pu remettre un sourire sur mes lèvres. Mon regard se voulait inquiet, tordu par la peur de ce qui pourrait lui arriver, je ne pourrais me pardonner s’il souffrait par ma faute. Il se reculait pour s’assoir sur le lit et je m’avançais aussitôt pour m’agenouiller devant lui en prenant appuie sur ses cuisses.

«Je peux aller chercher ma grand-mère, elle saura quoi faire, il suffit de couper le contact avec ton maitre. Il y a sûrement une façon…»

Je me mentais. Je savais bien qu’il était quasiment impossible de détruire son contact avec le diable et que le prix à payer était énorme. J’étais pourtant prête à courir le risque, je le libérais, je savais qu’il ne me ferait jamais de mal. Peut-être qu’avec le temps et les bons choix il pourrait même résister à ses pulsions. Doucement je flattais ses cuisses avec mes mains pour tenter de calmer sa douleur du mieux que je le pouvais.

«Samuel… »


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MessageSujet: Re: And a happy new year.... Jess&Sam  Lun 18 Sep 2017 - 21:00


And a Happy new year

Jessyka & Samuel

Je ne comprenais pas ce qui pouvait pousser le diable à vouloir ma présence à cette minute précise. Il semblait même vouloir que je me retrouve à ses côtés rapidement car en moins d’une minute les sensations de pressions sur mon corps était devenu beaucoup plus intense que ce dont j’avais pris habitude. Moi qui avait espoir de passé une soirée tranquille auprès de celle qui faisait battre mon cœur, je me voyais maintenant contraint à de séparer d’elle pour me retrouver assis sur le lit. Je sentais les caresses de l’enfer et la chaleur des flammes qui s’en échappait mais je tentais le mieux possible de combattre son appel. Je lui avais déjà dis qu’il n’avait qu’à me faire signe et dès que je le pourrais je m’assurerais de pouvoir le rejoindre. Pourquoi donc il souhaitait si fortement que je me téléporte à ses côtés dans l’immédiat. Je voulais terminer ce que j’avais commencé avec Jessyka en premier lieu, le reste je m’en foutais complètement. Je gardais les yeux fermer pour tenter de contrôler les pulsions meurtrières qui faisaient leur apparition dans mon être. Le diable avait toujours eu le chic pour faire en sorte qu’il obtiendrait rapidement ce qu’il souhaitait avoir. Il devait bien se douter que me rendre dangereux auprès de Jess ferait en sorte que je viendrais à lui plus rapidement mais je ne comptais pas le laisser gagner, du moins pas cette fois. Ce fut le contact des mains de la jeune femme sur mes cuisses qui me fit ouvrir les yeux. Mon regard cyan avait de la difficulté à conserver sa couleur normale, il vacillait lentement vers le noir profond. La voix de la jeune femme se fit entendre. Elle ne semblait pas réellement croire en ses propres paroles mais elle voulait surement me réconforter sur le fait qu’elle cherchait une solution. Je déposai ma main sur la sienne puis j’ouvris doucement les lèvres.

« Ne mêle pas Iris à cela … se serait dangereux de … »

Ma voix fut étranglée par un nouvel assaut de douleur qui me coupa littéralement la parole. La violence du contact était telle que je peinais à reprendre ma respiration. Je pouvais percevoir l’inquiétude de Jessyka sur ce qui se produisait à l’instant. Mon regard s’assombrit d’avantage alors que je posais une nouvelle fois mon regard dans le sien. Je lui caressai doucement la joue au même moment ou elle prononçait mon nom. Je ne souhaitais que son bonheur et plus les épreuves avançaient et plus cela me donnait l’impression que le monde entier ne souhaitait pas que l’on soit heureux. Je me permis quelques secondes de ressentir son amour pour moi, cela me permettait de me sentir plus fort. Je sentis une nouvelle vague de douleur, mon corps frissonnait sous mon combat contre le diable. Je ne pourrais pas gagner contre cette violence, je le sentais bien, mais je tentais de mon mieux pour rester auprès d’elle. Je venais de passé un mois sans la voir, il était hors de question que je me retrouve séparé d’elle une seule seconde de plus. Je déposai de nouveau mes mains sur les siennes puis doucement j’ouvris les lèvres.

« Je t’aime »

Ma voix était douce et on pouvait y sentir la sincérité. Ce fut malheureusement à ce moment que je perdis mon combat. Mon corps disparu du grenier familial et je fut propulser avec une violence impressionnante en enfer. Mon corps glissa sur plusieurs mètres sur la roche, ma respiration était sifflante vu mon récent combat. Des que je pu le faire, je me relevai lentement et en moins de quelques secondes, je posai mes yeux sur le diable en personne. Il semblait mécontent de mon comportement … et pour juste raison …

FIN



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