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 And now we are one - SamJess

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Démon
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MessageSujet: Re: And now we are one - SamJess  Dim 3 Sep 2017 - 20:00


And now we are one

Jessyka & Samuel

Alors que la bataille se terminait en étant favorable pour ma personne, je pouvais encore sentir la peur qui était encore présent dans le corps de ma compagne du moment. J’aurais bien voulu la réconforter et lui faire comprendre qu’elle était en sécurité mais ce n’était pas moi de me préoccuper du bonheur des autres et donc je me contentai tout simplement de ne rien faire pour elle. Jessyka pourrait très bien se calmer par elle-même et au vu de ce que je ressentais à cet instant, j’avais raison de le croire car elle commençait déjà à aller mieux maintenant que tout était fini. Je demeurais cependant là, immobile et sur mes gardes un petit moment avant de finalement me laisser me calmer aussi. Je sentais que Yoan ne reviendrait pas cette fois et que je l’avais vaincu. Ce fut donc pour cette raison que je me permis de m’approcher de la jeune femme et replacer l’une de ses mèches de cheveux. Bien sur elle fut surprise car ce n’était pas du tout mon genre d’agir avec gentillesse en temps normal mais je ne voulais que lui permettre de se calmer pour le moment. Je savais très bien que j’aurais pu la laisser mourir et qu’ainsi j’aurais pu profiter de son âme toute l’éternité, mais je ne pouvais pas faire cela, j’avais besoin d’elle pour réussir mes projets et une sorcière morte ne m’étais pas du tout utile.

Ce fut environ à ce moment que la douleur me traversa le corps en entier alors que je découvrais que le démon avait réussi à me blesser avec une lame. Je sentais la chaleur de la lame dans ma peau et ce fut grâce à cette chaleur désagréable que je pu comprendre que la lame avait été empoisonné. Je ne pouvais donc pas la laisser en moi sinon je risquais de mourir encore plus rapidement. Je laissai entendre un court juron avant de retirer le couteau de mon corps. Un nouveau élan de douleur m’avait alors traverser mais je réussi à rester sur mes pieds. La jeune femme ouvrit alors les lèvres en me disant qu’elle aurait pu guérir cette blessure facilement et que je n’aurais pas du retirer la lame mais de mon côté je savais parfaitement que j’avais bien fait. Elle ne connaissait clairement les poisons tueur de démons et donc je su à cet instant précis que sa présence ne m’étais pas réellement utile à cet instant précis. Je ne réussi cependant pas à répondre à son ironie qui m’aurait normalement fait sourire d’amusement. Un choc électrique me traversa alors à cet instant et ce fut malheureusement à cet instant que mes jambes décidèrent de cesser de me soutenir. Je me retrouvai donc à genou au sol sans pouvoir me remettre sur mes jambes. Une grimace de douleur avait traversé mon visage sans que je n’arrive à le cacher. Cette grimace poussa même la jeune femme à s’approcher de moi pour relever mon chandail et observer la plaie.

Je la repoussai légèrement, je n’avais pas envie qu’elle soit aussi près de moi à ce moment précis car mon comportement naturel reprenait le dessus. Sa voix se fit entendre, elle questionnait la raison réelle de la venue du démon qui venait de nous attaquer. Je me contentai de la foudroyer du regard avant de ne plus pouvoir réussir à me tenir à genou. Mon corps s’effondra au sol et ma respiration commença presque instantanément à devenir sifflante. Je n’arrivais même pas à conserver mon calme car mes pouvoirs faisaient comme bon leur semblait. Mes iris devenaient noir, redevenait bleu et ainsi de suite. Je réussi tout de même à ouvrir les lèvres pour tenter de rassurer la jeune femme en lui mentionnant que j’allais guérir. Cependant elle ne semblait pas réellement me croire. Mon corps continuait de se réchauffer à une vitesse hallucinante et un nouvel éclair de douleur me traversa le corps, laissant transparaitre une nouvelle grimaces de douleur sur mon visage. Une voix que je connaissais trop bien ce fit entendre à ce moment. Je réussi à tourner la tête pour regarder là ou la voix se trouvait et instantanément, mon regard se posa sur ma jumelle qui semblait dans une colère noire. Je la fixais du regard en silence. J’avais la sensation qu’elle était troublée mais elle ne le démontrait pas. Elle ne voulait pas me regarder je le sentais.

Jenna fini par s’approcher de nous en continuant de regarder Jessyka. Cette dernière semblait décidée à lui tenir tête ce qui me fit plaisir au fond même si je ne pouvais le démontrer. Au moment ou la voix de la jeune femme se fit entendre, je tournai ma tête de nouveau vers le ciel, laissant entendre un nouveau gémissement de douleur. La sueur commençait à couler sur ma peau et la couleur de cette dernière palissait lentement. Je pu sentir à ce moment le regard de ma jumelle se poser sur moi. Je sentais qu’elle n’avait pas envie de venir en aide à la jeune sorcière mais elle ne pouvait pas simplement disparaitre car si elle faisait cela … j’allais mourir. Jenna nous téléporta alors devant le couvent de la famille de Jessyka mais elle ne fit rien de plus pour nous. Elle disparu de nouveau mais j’avais pu sentir son inquiétude sur mon état. Elle semblait se rendre compte qu’elle allait peut-être être la cause de ma mort et si cela arrivait réellement. Je ne pourrais revenir car un poison démoniaque empêchait le retour du démon sur terre. Je tentais de garder les yeux ouverts mais le poison continuait à me détruire à une vitesse qui me surprenait même moi. J’avais déjà usé de ce poison et il ne faisait jamais effet aussi rapidement. Je senti la jeune femme qui me soutenait par les épaules alors qu’elle tirait sur mon corps pour monter une à une les marches du couvent. Je perdais la carte à certain moment comme si je perdais conscience sans réellement perdre conscience. Je me sentais horriblement faible.

J’aurais voulu l’aider à grimper mon corps vers l’ouverture du couvent mais je devais me concentrer au maximum simplement pour rester éveillé. Le bruit de la porte qui s’ouvrait me fit revenir à la réalité et alors j’entendis une voix âgée et mature qui semblait mécontente de me voir. Je pouvais sentir l’horreur et la colère dans sa voix mais je n’avais pas la force de réagir. La voix de Jessyka se fit entendre mais malgré qu’elle se trouve directement à mes côtés, j’avais l’impression qu’elle était extrêmement loin de moi. Mes forces m’abandonnait peu à peu mais je réussi tout de même à sentir le tissu de mon chandail être soulever. Je voulais repousser la personne mais m’a main ne fit qu’avoir un léger sursaut. Ma respiration sifflait, mes yeux couleur océan étaient injectés de sang et j’avais de plus en plus l’impression que ma tête allait exploser. Je pouvais malgré tout sentir la détresse de Jessyka. Je voulais lui faire savoir que j’allais bien, que je trouverais un moyen de revenir si jamais sa grand-mère agissait trop tard mais je ne pu le faire. Mon corps fut alors soulever du sol, mes bras pendaient mollement dans la vide. Je sentis enfin que mon corps était déposé dans un lit. Mes yeux s’étaient fermer pendant mon déplacement, je réussi à les ouvrir avec énormément d’effort. Je ne voulais que voir son visage une dernière fois puis sans prévenir, je sombrai dans le noir.

Je revins à moi au bout de longues heures. Je gardais cependant les yeux fermer pour le moment. J’ignorais encore si j’étais mort ou non et donc je préférais attendre un peu avant de le découvrir. Ce fut à ce moment que je pu sentir le contact d’un tissu avec mon front. Ainsi donc j’étais encore en vie malgré tout. La vieille sorcière était doué il fallait l’avouer. À ce moment précis la voix de Jessyka se fit entendre. Ainsi donc elle retirait ce qu’elle avait dit et je n’étais qu’un con. Je du me retenir pour ne pas éclater de rire. Je restais là, coucher immobile sur le lit avec les yeux fermer. Je me sentais encore faible et une douleur résiduelle réapparaissait lentement en moi. Je ne souhaitais qu’une seule chose à cet instant précis mais je savais bien que les chances de l’obtenir à cet instant étaient complètement nulles vu notre emplacement. Je me doutais bien que la vieille nous surveillait. Ce fut cependant à ce moment que la voix de la jeune femme ce fit de nouveau entendre. Sa voix était presque suppliante à cet instant. Je ne pu alors faire autrement que de réagir.

J’ouvris doucement les yeux, mon iris avait retrouvé son magnifique bleu habituel et alors lentement, je tournai la tête pour regarder la jeune femme. Ma respiration était encore laborieuse mais elle était beaucoup plus lente qu’avant que je perde conscience. Je pouvais percevoir en elle un étrange sentiment que je n’arrivais pas à comprendre. Je voulu me redresser mais un hochet de douleur se fit entendre lorsqu’un violent élancement me traversa de nouveau. J’ouvris alors doucement les lèvres.

« Tu me supplie maintenant ? »

Mon visage s’éclaira un sourire léger alors que sans prévenir j’avançais ma main vers le visage de Jessyka pour de nouveau replacer une mèche derrière l’une de ses oreilles. Vu sous cet angle je la trouvais magnifique.



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Sorcier
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MessageSujet: Re: And now we are one - SamJess  Dim 3 Sep 2017 - 21:03


And now we are one
Jessyka&Samuel  
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Chaque pas qui nous emmenait plus près du couvent me semblait une éternité. Mes muscles ont voulu me lâcher un millier de fois, pourtant l’adrénaline s’était épris de mon corps, je tirais donc plus fort et plus vite. Je ne pouvais pas le laisser tomber, pas si rapidement, j’avais assez perdu pour être encore une fois perdante. Je ne pouvais pas expliquer ce qui s’était produit depuis cette courte rencontre, non, je ne voudrais jamais l’admettre. Il m’avait sauvé, il n’avait aucune raison pour le faire et pourtant j’étais encore vivante. Je lui devais au moins cela, je lui devais au moins de me rendre jusqu’au couvent et de risquer que ma grand-mère me mette à mort. Ça allait si vite, sa peau était brûlante au touché, mais je ne pouvais simplement pas le lâcher. Quand nous étions enfin arrivé à l’intérieur, quand j’eu enfin tourné la poignée et que les odeurs de sauge vinrent rejoindre mes narines alors je relâchais ma force pour qu’il soit couché sur mes genoux.

Ma grand-mère était dans une colère noire, rouge comme je ne l’avais jamais vu, j’avais osé faire entrer un démon dans son couvent. Pourtant quelque chose en elle ne pu le laisser mourir, je savais exactement pourquoi, mais je ne dévoilerais jamais son secret à personne. Ce démon elle l’avait connu de son vivant, elle avait connu chacun des Rosenwald lorsqu’ils respiraient encore de leur vies humaines, je savais qu’elle n’avait eu qu’à croiser son visage pour savoir qui il était. Je savais aussi qu’elle avait fait une promesse à Rose, une promesse qu’elle devrait aujourd’hui remplir, puisqu’elle avait échouée une vie auparavant. Je sentais pourtant sa colère sur ma personne, sa poigne sur mon épaule, sa rage de le voir ainsi aussi près de moi. J’avais pris un risque, un énorme risque, mais je ne pouvais pas le laisser mourir pour si peu. Pourrait-il revenir? Je n’en avais aucune idée, ce poison allait trop vite, ma panique m’empêchait de penser clairement. Heureusement ma grand-mère soulevait son corps et quand sa peau quittait la mienne je ne pu m’empêcher de ressentir de la crainte. J’avais peur, plus que je n’aurais du, peur qu’il meurt ici et maintenant.

Dans les heures qui suivirent je m’occupais de lui soigneusement. Dans le calme, malgré son état, je pu le contempler un peu plus. Certaines questions vinrent rejoindre mon esprit. Je me demandais comment il avait pu devenir ce qu’il avait été. Est-ce qu’un monstre sans cœur sauve une personne sans aucune raison? Je crois que non, j’en suis même convaincue, il me faisait donc questionner ce que je savais de son histoire. Ma grand-mère me lançait des regards meurtriers chaque fois qu’elle entrait dans la pièce pour me redonner l’antidote. Elle lançait des jurons à chaque entrée et à chaque sortie. Elle n’arrivait pas à croire qu’il était là et qu’elle le soignait, mais au fond d’elle-même elle savait qu’elle ne m’aurait jamais laissée en désespoir sur le bord de la porte. Elle n’aurait pas été capable de m’abandonnée ainsi, quoi que cela en coûte, ce même si elle me détestait à l’instant pour sa présence.

Chaque fois que mes doigts venaient apposer l’antidote sur sa peau je sentais son corps souffrir un peu moins. Si la sueur était encore abondante, la douleur commençait à s’estomper, je fini par lui enlever son chandail et le couvrir de la couverture. Je me surpris à le supplier qu’il ne m’abandonne pas, quoi que cela ne fût que des pensées, il me fut étrange de ressentir des larmes coulées. J’étais sincèrement effrayée à l’idée qu’il meurt. Je tentais de me convaincre, tant bien que mal, que c’était parce que je ne voulais pas avoir gâché de la magie, mais la réalité était tout autre. Il m’arrivait de me dire que je faisais cela pour Alyssa, que je voulais le sauver pour qu’elle puisse connaître son frère, mais ce n’était pas la vérité. J’étais égoïste, mais je pensais à mon âme et la sienne. Je pensais que peut-être que mes ancêtres avaient créé ce sortilège pour une raison précise. Nous ne sommes qu’un voulait sûrement dire plus qu’une liaison d’âme qui se finissait dans la mort et la torture. C’était terriblement  entortillé dans mes pensées, mais quelque chose me disait que ce sortilège ne pouvait pas être que malédiction et peine. Pourquoi le créer alors? Non, cela ne ferait aucun sens, la magie noire comme la magie blanche était créer pour nous défendre pas nous maudire. Peut-être que ce sortilège avait été créé pour sauver l’âme du démon, le sauver des enfers. Peut-être, me dis-je, je pourrais changer son destin.

«J’ai oubliée de te remercier, mais si tu meurs je ne pourrai pas te le dire. Tu dois survivre, compris? »

Murmurais-je en m’approchant de son visage pour déposer un baiser sur son front. Sa douleur devait être insoutenable, sa peau sous mes lèvres était si brûlante que j’eu presque le réflexe de me retirer immédiatement. Je résistais, qu’était un peu de réconfort dans un moment ou il souffrait contre mon inconfort qui n’allait durer que quelques secondes. Je finissais par me reculer pour passer ma main dans ses cheveux, caressant doucement sa tête avec une grande délicatesse, tentant de le rassurer.

Puis les heures passaient et je restais à son chevet. Ma grand-mère revenait de temps à autres pour continuer de me donner le nécessaire et je m’appliquais encore et toujours avec une patience qui la surprenait. Au bout d’un certain temps elle vint s’assoir avec nous, au pied du lit, me dévisageant quelque peu. Elle murmurait quelques mots qui me firent tourner la tête.

«De toutes les rapaces que tu pouvais m’apporter, dans l’univers en entier, pourquoi lui Jessyka?»

Je restais là, muette, incapable de répondre. Je ne pouvais mettre de mot sur le pourquoi, le comment, la raison qui m’avait emmenée à l’invoquer lui. Elle avait raison, mais en même temps je redonnais mon regard vers son visage toujours aussi torturé par la douleur.

«Quoi qu’il ait pu faire grand-mère, il m’est désormais lié, alors tu le respectera comme tu me respecte. »

Tranchais-je de ma voix presque glaciale. Elle n’était pas satisfaite de ma réponse, elle se reculait, crachant au sol pour me signifier son désaccord.

«S’il ne survie pas, si le poison était trop fort, tu te débarrasseras du corps toi-même. »

Elle sortait en claquant la porte de la chambre ce qui fit trembler les vases de fleurs sur les bureaux et les cadres de peinture au mur. Je retenais mes larmes en expirant doucement. Elle me maudissait au travers la porte en quittant enfin. Je fermais mes yeux en abaissant ma tête, sentant au plus profond de moi-même que cette trahison serait durement payée, mais je ne pouvais pas l’abandonner. Ils l’ont tous laissés tombés, me dis-je, je ne peux pas faire comme eux. Pour une foutu fois dans sa vie, dans sa mort, il méritait que quelqu’un reste là et s’occupe de lui jusqu’à ce qu’il s’en remette. Il survivrait, j’en étais certaine, il devait survivre. Je retenais la peine du mieux que je le pouvais et quand mes yeux s’ouvrirent à nouveau il était encore là et sa respiration était encore présente. J’apposais une main sur sa poitrine, son cœur se battait avec toutes les forces qu’il avait, je pouvais le sentir sous ma paume. Mes prunelles le détaillait dans ses moindres détail, je ne pouvais m’empêcher de me dire qu’il méritait mieux que cela comme mort, j’allais faire tout en mon pouvoir pour qu’il vive.

Peu avant son réveil, j’allais ouvrir la fenêtre, laissant l’air fraîche de la matinée venir le rejoindre. Je me rendis au petit bureau pour prendre un linge et je vins m’assoir à ses côtés pour essuyer la sueur qui perlait encore.  Mes mots finirent par sortir de ma bouche, je lui demandais de survivre, mon âme se mourrait de le voir ainsi. Je n’admettrais jamais ce qui s’était produit dans cette chambre, dans ses heures éternelles qui m’avait paru comme la fin du monde. Il ouvrait enfin ses yeux d’un bleu qui me semblait soudainement majestueux et j’esquissais un soupire court qui exprimait mon bonheur. Sa voix était douce, mais propre à lui, propre à ce que je le connaissais. Je ne répondais même pas dans l’immédiat, je ne fis que laisser quelques larmes coulées alors que je ressentais une vague de soulagement s’éprendre de moi. Il replaçait encore une mèche de mes cheveux et je ne fis que profiter de ce très court moment. Il pouvait être si tendre quand il le voulait, peut-être était-ce la faiblesse du poison qui le faisait agir, mais à ce moment j’étais simplement soulagée de le voir vivant. Je me laissais allée et l’enlaçait dans cet instant, oubliant presque qu’il n’avait pas fini de souffrir.

«Ne fais plus jamais ça…je veux bien qu’on soit quitte, mais évite de le faire trop souvent…»

Je soufflais doucement dans cette étreinte, juste pour ce moment, je souhaitais réellement que le mal disparaisse.

«Règle numéro trois…interdiction de mourir…encore»

Dis-je en reniflant dans mes larmes.



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Démon
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MessageSujet: Re: And now we are one - SamJess  Dim 3 Sep 2017 - 23:16


And now we are one

Jessyka & Samuel

La dernière chose que j’ai pu voir avant que mon corps ne flanche fut son merveilleux visage. Je m’étais alors dis que si de devais mourir à ce moment, au moins je pouvais être satisfait d’avoir pu lui sauver la vie une seule fois. Notre pacte était peut-être encore récent mais déjà la pureté de son âme avait un effet bénéfique sur moi. J’allais au moins pouvoir apporter cette douceur en enfer avec moi pour l’éternité. Je ne fus aucunement conscient de tous les mouvements qui se firent autour de moi pendant les heures suivantes. Je ne me doutais pas le moins du monde que durant tout ce temps, Jessyka était resté tout près de moi et ce malgré la très grande colère de sa grand-mère. Je ne rêvais pas, je n’y avais pas vu mon statut. Je n’étais que la, absent de mon corps et de mon esprit alors que cette jeune demoiselle faisait tout en son pouvoir pour me sauver la vie. Elle s’activait à chaque secondes pour garder mon visage sec et elle se dépêchait à remettre de l’antidote sur ma plaie des que la vieille dame revenait dans la pièce. Bien évidemment si j’avais pu choisir je ne l’aurais pas laisser retirer mon chandail mais quand on est inconscient on ne peut pas décider ce qui nous plait réellement. Par chance ma blessure n’était pas plus basse car si elle avait retiré mon pantalon en plus je n’aurais peut-être pas apprécié. J’ignorais ce qui se passait mais avec les heures la température de mon corps qui était dangereusement élevé s’abaissait doucement.

Au moment ou je repris conscience, je pu sentir sa présence à mes côtés mais ce fut un léger souffle du vent qui me fit comprendre que j’étais bel et bien vivant. Elle venait tout juste de me sauver la vie à son tour. Ce fut d’ailleurs au son de sa voix que j’ouvris enfin les yeux. Ma pupille se contracta sous la lueur du soleil qui entrait par la fenêtre et ce fut à ce moment que je me permis de la regarder une nouvelle fois. Je lui adressai doucement la parole à ce moment et sans plus attendre, je replaçai une mèche de sa si douce chevelure. Des larmes de soulagement s’écoulèrent de son regard mais je n’eu pas le temps de les lui essuyer car sous le choc et le soulagement, elle m’enlaçai dans ses bras en oubliant visiblement que je ressentais encore de la douleur. Je laissai alors involontairement échapper un gémissement de douleur lorsque son corps toucha le mien mais sans plus réfléchir je l’enlaçai à mon tour en la serrant contre moi aussi fort que la douleur me le permettait. Je pu alors entendre sa voix raisonner dans mon oreille. Elle me demandait de ne plus jamais lui faire cela. Je ne pu retenir un léger sourire mais elle ne pu le voir car je la tenais déjà contre moi. Sa voix était douce à mes oreilles. Je ne comprenais pas ce qu’il se passait à cet instant précis entre nous deux. Je n’avais pas l’habitude d’être lié à une âme aussi douce et donc malgré tout mes efforts je m’adoucissais contre mon gré. J’avais été surpris de sentir mon cœur accélérer lorsque son corps s’était collé au mien. Malgré ses vêtements je pouvais sentir sa chaleur contre moi et cette sensation étrange me troublait grandement.

Je pu entendre sa voix une nouvelle fois dans mon oreille. Une nouvelle règle qui cette fois m’interdisait de mourir. Je ne pensais pas être capable de la respecter non plus celle là puisque j’étais déjà très très mort. Je resserrai mon étreinte doucement sur son corps alors que je déposai un léger baiser sur sa tempe. Je ne savais plus quoi dire ni comment réagir à sa proximité. Je sentais mon cerveau crépiter sous tout ce que je ressentais à cet instant bien précis. Cette jeune femme était tellement heureuse de me voir respirer et être vivant que je pouvais en ressentir les effets sur mon propre corps. Je repoussai alors doucement le corps de la jeune femme en retenant un autre gémir de douleur au moment ou elle fit involontairement une pression sur ma blessure. Je la regardais dans les yeux et je lui caressai doucement la joue. J’ouvris lentement les lèvres, incertain de ce que je pouvais dire mais on fini par entendre le son de ma voix.

«  Cette règle est valable pour toi aussi …  »

Je lui adressai un très léger sourire et de nouveau je remis ses cheveux en place derrière son oreille. Je devais me faire souffrance pour ne pas l’embrasser à cet instant précis. Car malgré ma douleur je pouvais sentir que la vieille grand-mère était l’autre côté de la porte à écouter tout ce qui se produisait dans la chambre. J’essuyai doucement ses larmes avec mon pouce tout en continuant de la regarder dans les yeux sans une parole supplémentaire. Le temps était presque arrêté à ce moment présent, j’aurais pu continuer à la regarder de longues minutes durant sans jamais vouloir observer autre chose. Ce fut à ce moment précis qu’Iris décida d’entrée dans la chambre. Bien sur elle ne prit pas la peine de cogner à la port avant pour annoncé sa venue. Je repoussai donc la jeune femme rapidement pour éviter que la dame se s’enflamme de colère en nous voyant aussi près l’un de l’autre mais je ne prévu cependant pas la pression que cela allait faire dans ma plaie. J’étouffai un juron sous une plainte de douleur. La vieille dame posa un regard sombre sur ma personne avant de tourner les yeux vers Jessyka.

« Tiens voilà une dernière couche d’antidote à appliquer sur sa blessure …  »

Elle me regarda de nouveau puis, elle déposa le pot sur la table près de la porte et ensuite elle quitta la pièce rapidement. Je me permis un léger sourire amusé puis de nouveau je regardai la jeune femme. Sans attendre son autorisation je la repris contre moi, sentant son coeur battre contre mon torse. Le mien accéléra doucement dans ma poitrine et alors je chuchotai doucement à son oreille.

«  T’as encore envie de me tripoter ?  »

Un ricanement amusé se fit entendre à ce moment précis. Je souffrais encore mais mon humour noir était de retour lui.



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Sorcier
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MessageSujet: Re: And now we are one - SamJess  Lun 4 Sep 2017 - 0:05


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Je ne sais pas ce que j’aurais fais s’il était mort. Je ressentais au plus profond de moi que je me devais de tout faire pour le sauver, quoi qu’il m’en coûte. Je sentais le désespoir alors que son corps se soulevait sous la magie de ma grand-mère, le désespoir de le perdre à tout jamais, je ne pouvais pas m’imaginer avec un trou béant dans mon âme pour le reste de l’éternité. Cette passion qui me faisait vivre ne faisait aucun sens. Comment deux âmes qui n’avaient rien en commun pouvaient-elles si facilement ne faire qu’une seule et même entité? Il était un étranger, un danger constant, mais je ne pouvais combattre ce sentiment qui m’envahissait. Je ressentais le besoin de lui rendre la monnaie de sa pièce, de le sauver, de le voir vivant et sarcastique à nouveau. Je voulais le connaître, vivre des aventures à ses côtés, vivre de cette passion qui me consumait sans m’avoir avertie qu’elle viendrait s’éprendre de mon âme. Je devais le sauver.

Chaque heure qui passait me rapprochait de la misère et du désespoir. Je ne voyais que les aiguilles de l’horloge avancer et sa souffrance qui allait et venait. Je ne voyais que la sueur perler sur son front, la plaie se noircir, ses yeux s’assombrir d’une ébène ténébreuse et la mort lui caresser le visage. Chaque heure qui passait je voyais la folie couler entre mes doigts et me caresser la peau d’une tentation évidente. Je sentais mon âme se déchirer en un millier de morceau et je ne pouvais m’empêcher de prier qu’il s’en sorte. Chaque heure qui passait mes doigts venaient caresser sa plaie pour y apposer l’antidote. Je savais le poison être de moins en moins puissant, la température de son corps s’abaissait très tranquillement, je le savais un peu plus près de la vie.

Ma grand-mère me lançait des insultes, des jurons, elle me maudissait moi et mon impulsivité. Elle priait qu’il meurt, elle priait que le poison l’achève, mais elle se devait tout de même de remplir sa tâche et ramener la seule façon que nous avions de le sauver. Elle avait raison, pourquoi lui parmi un millier, je devrais l’écouter et pourtant je ne pouvais m’y résoudre. Mon cœur criait plus fort que ma logique, je devais l’aider, il aurait cessé de battre dans ma poitrine si je lui avais désobéi. Je la confrontais, laissant mes mots gagner ma passion, elle était déstabilisée de voir tant de fidélité que je pouvais porter à un être qui la répugnait. Elle avait beau me répéter qui il avait été, ce qu’il avait infligé à des âmes innocentes, je ne pouvais me résoudre à obéir les plaintes de ma grand-mère. Je ne respirais que de mon espoir de revoir son iris me regarder, je ne survivais que de savoir que nous pourrions nous insulter à nouveau, je ne vivais qu’en sachant que nous pourrions nous connaître encore un instant. Je m’accrochais à son âme comme à ma vie, je m’accrochais à cette lueur qu’il avait encore, je m’accrochais à son cœur qui vivait un combat sous ma paume. Elle se décourageait à chaque visite, je sentais de plus en plus l’horreur et la déception qu’elle me voulait évidente. Je ne pouvais pourtant pas m’y attarder, non, puisqu’il était là et qu’il avait besoin de moi.

Quand enfin il reprit ses sens et que son regard vint me rejoindre je ne pu retenir ce sentiment qui envahissait mon être. J’étais soulagée de le savoir vivant, du moins de le savoir conscient, je ne pu retenir ma joie et je laissais ma pulsion guider mon corps. Je l’enlaçais, son corps encore chaud sous le mien, oubliant une seconde qu’il était encore souffrant. Mon cœur battait la chamade sous ma poitrine tendis que je le sentais contre moi. Je ne pu m’empêcher de fermer mes yeux, je ne pu m’empêcher d’espérer qu’Iris ne viendrait plus jamais dans cette chambre, je ne pu qu’espérer que ce sentiment vivrait un millier d’année et que nous n’allions jamais sortir de cette chambre. Je lui soufflais quelques mots à l’oreille, je ne voulais plus jamais vivre ce déchirement, je ne voulais plus jamais souffrir en le voyant souffrir. Je refusais que cela se produise à nouveau. Contre toute mes attentes je ressentis ses bras m’entourer, je ressentis son cœur se débattre un peu plus, je gardais pourtant mes yeux fermés ayant peur que si j’osais les ouvrir tout cela serait terminé. Pourtant il fini par me repousser, mais non sans démontrer sa tendresse, il caressait ma joue me laissant complètement dépourvu de force. Je ne pouvais ni parler ni réagir, je ne laissais que sa main si tendre contre ma peau, je ne faisais que savourer cet instant jusqu’à ce que sa voix vienne me réveiller.

Moi aussi. Oui. J’hochais la tête positivement en ne laissant sortir d’un simple hoquet de ma gorge, je n’arrivais simplement pas à répondre, aucun mot n’aurait pu le faire à ma place. Non, avec ce que je venais de sentir je refusais qu’il doive s’enivrer de cette même inquiétude. Le cœur en chamade, l’anxiété qui coulait dans mes veines, cette impression que j’allais mourir s’il me quittait…Je n’aurais jamais pu le faire subir à quiconque. Son sourire, la façon qu’il replaçait constamment mes mèches de cheveux, ses doigts contre mes joues pour retirer mes larmes. Je ne saurais expliquer ce que cela avait provoqué en moi. Mon coeur s’était arrêté et j’avais ouvert les lèvres, mais une seconde après ma grand-mère entrait dans la pièce enragée. En me repoussant un peu plus loin il se mit à se plaindre ce qui me fit réaliser qu’il était encore en souffrance. Mes yeux vinrent rejoindre ma grand-mère alors que je tentais de reprendre mes esprits. Elle regardait Samuel avec un tel dégout que je me sentais presque mal d’avoir fait pareil quelques heures auparavant. Elle quittait la pièce tel un ouragan, mais je me levais aussitôt pour attraper le pot et revenir prendre place à côté de lui comme si elle n’avait jamais été présente. Je relevais mes yeux vers lui quand il tentait d’être sarcastique.

« Attend, il faut rouvrir la plaie, j’ai mal appliqué l’antidote.»

Aussitôt je déposais l’antidote avec mes doigts en pesant juste un peu plus fort, juste pour le voir grimacer de douleur. S’il pensait que se serait si simple il se foutait un doigt dans le cul.

«Qu’on soit clair…c’était uniquement car tu étais presque mort…rien de tout cela ne se produira à nouveau! »

Je lui donnait un sourire baveur avant de continuer d’appliquer l’antidote avec plus de douceur qu’au début de mon intervention.



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MessageSujet: Re: And now we are one - SamJess  Lun 4 Sep 2017 - 1:19


And now we are one

Jessyka & Samuel

Depuis le moment exact ou j’avais ouvert les yeux, Jessyka m’envoyait des signaux contradictoires. Je ne savais pas exactement ce qu’elle voulait ou ce qu’elle ne voulait pas. Déjà sentir son corps contre le mien avait allumé en moi une flamme que je ne croyais jamais ressentir en sa présence. Elle semblait avoir tellement eu peur de me perdre, elle semblait avoir été tellement soulagé de voir qu’elle avait réussi à me sauver. Je pouvais lire en elle comme dans un livre ouvert mais j’avais de la difficulté à bien saisir ce qu’elle voulait réellement. Son cœur avait accéléré au moment ou elle avait été contre moi, j’avais pu sentir son corps frissonner lorsque je l’avais enlacé avec mes bras. Je ne comprenais pas ce qui se produisait entre nous deux. Le sortilège qu’elle avait lancé pour unir nos âmes devait avoir un défaut. Il était carrément impossible qu’elle soit aussi douce en ma présence alors qu’à la base elle avait agit comme une vraie teigne lorsqu’elle avait seller notre pacte. J’allais devoir effectuer des recherches sur ce sort en particulier lorsque je serais capable de retourner au manoir. Pour le moment j’étais encore trop faible pour me relever et de toute manière la douleur que je ressentais encore me confirmais que je n’étais pas encore tout à fait sauver de ce foutu poison. Au bout de quelques instants, je la repoussai lentement pour pouvoir la regarder dans les yeux comme je le souhaitais. Je me permis de la douceur à son égard, lui offrant une douce caresse puis j’avais séché ses larmes avec un geste lent. Je ressentis à ce moment une forte envie de simplement la tirer vers moi pour l’embrasser mais je ne le fis pas. Je ne pouvais pas simplement profiter de son soulagement comme sa et ce même si je sentais clairement en elle qu’elle en avait autant envie que moi.

Notre contact physique fut brusquement interrompu par Iris qui entra dans la chambre sans grande joie. Automatiquement je repoussai la jeune femme pour lui éviter de se faire faire la morale par cette vieille femme. Son regard sur moi était glacial et je pouvais même y percevoir un léger dégout. J’avais l’habitude de ce genre de regard et donc je ne m’en préoccupais pas plus que cela. Une fois la vieille dame partie, Jess se releva rapidement pour aller chercher l’antidote. Notre moment magique était terminé. Moi qui aurais eu envie de le prolonger un peu plus longtemps. La venue de cette femme avait malheureusement tout gâcher pour moi se soir mais je ne manquerais pas de chance je le savais bien. Je la regardais en silence alors qu’elle venait de nouveau s’assoir sur le lit avec le pot d’antidote dans les mains. Ma blague ne semblait pas lui plaire plus qu’il ne le fallait et lorsqu’elle ouvrit les lèvres, je pu presque deviner ce qu’elle comptais faire. Elle enfonça ses doigts dans ma plaie, m’arrachant une grimace de douleur et mes doigts se resserrèrent sur les draps du lit.

Je n’arrivais tout simplement pas à croire qu’elle arrivait à me faire subir cette douleur alors que quelques instants auparavant, elle pleurait contre moi car j’avais survécu. Je sentis alors de nouveau ses doigts caresser mais plaie mais sa douceur était revenue. Elle ouvrit les lèvres doucement en me disant que ce qui venait de se produire n’avait été causé que par le fait qu’elle croyait me perdre. J’eu même droit à un sourire de sa part. Je l’observais en silence alors qu’elle faisait pénétrer la crème sur ma plaie. Je sentais déjà la douleur diminuer grâce à cette dernière couche de médications. Je la laissais agir à sa guise, je savais parfaitement que je finirais par arriver à mes fins. Je lui saisi la main qui appliquait la crème sur mon corps pour la forcer à me regarder. Je posai mon regard dans le sien en silence puis j’ouvris les lèvres.

« Embrasse moi … je sens que tu en as envie »

Ma voix était entièrement sérieuse pour une fois. Je sentais clairement tout les sentiments qui la traversais et donc je pouvais le sentir. Je sentais l’attrait qu’elle avait pour moi et ce même si elle tentait de le cacher elle ne pourrait le nier. Je continuais de l’observer en silence. Si je m’écoutais je ne ferais que me redresser pour l’embrasser mais je ne pouvais pas le faire puisqu’elle venait d’ouvrir ma plaie une nouvelle fois. Je prendrais au moins deux heures avant de pouvoir bouger de manière minimalement confortable. Je réussi tout de même à me relever lentement contre la base du lit. Je fis une très légère grimace démontrant ma douleur mais sans plus. Je continuais de la fixer en silence. J’attendais sa réaction à présent.



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MessageSujet: Re: And now we are one - SamJess  Lun 4 Sep 2017 - 1:47


And now we are one
Jessyka&Samuel  
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Dès que ma grand-mère entrait dans la pièce l’atmosphère qui s’était installé s’envolait si loin que je n’eu même pas le temps d’en profiter une dernière seconde. Si j’avais eu le courage de l’affronter je lui aurais dit de partir, mais elle restait ma grand-mère et je me devais de la respecter un minimum. J’avais tout de même emmenée un démon dans son couvent, dans sa maison tant protégée en la suppliant de le sauver d’une mort certaine. Je lui devais ce respect, même s’il signifiait que mon âme ne pouvait plus enlacer la sienne, même s’il signifiait que je ne pouvais plus être en contact avec lui. Un instant de plus et j’aurais craquée. Je savais ce qui se serait produit, je savais que mes lèvres auraient accrochés les siennes et j’étais certaine que je ne me serais jamais remise de ce baiser. Tout ce que j’avais vécu avant n’avait rien de comparable avec ces frissons qui me transperçaient. J’aurais pu vivre une centaine d’histoire d’amour toutes aussi différentes les unes des autres, mais aucune ne m’aurait fait trembler comme je tremblais, aucune ne m’aurait traversé le corps comme il le pouvait. Je savais ce qu’il était, je savais ce que nous signifions, je ne saurais qu’une autre victime dans sa longue liste déjà présente. Pourtant j’avais l’impression que c’était ce qu’il y avait de plus réelle, un sentiment que je n’avais jamais connu, le seul qui eu de l’importance depuis le début de mon existence. C’était stupide, juvénile, ça ne faisait aucun sens. Nous n’étions pas des âmes sœurs, nous n’étions pas bon un pour l’autre, il était même ce qu’il y avait de plus mauvais pour moi. Pourquoi alors malgré toute cette réalité, toute cette vérité, je ne pouvais m’empêcher d’en vouloir à ma Grand-mère d’être entrée dans cette chambre alors que nous n’étions qu’ensemble une seconde plutôt.

Il parlait et je réagissais automatiquement en me défendant de mes actions. Je lui fis mal pendant une seconde en appliquant l’antidote, mais aussitôt je relâchais ma prise, incapable de le faire souffrir d’avantage. Je n’étais pas comme cela, je n’étais pas cette fille qui se vengeait, je n’avais certes pas ma langue dans ma poche, mais cela ne signifiait pas qu’il méritait ce traitement. Je détournais le regard, plein de regret, mais j’hésitais d’où ses regrets venaient. Le regret de lui faire du mal ou de ressentir ce que je ressentais? Ce n’était qu’à cause de ce sortilège, c’était de la faute de mon sort, je devais l’avoir échoué. Je m’étais trompée dans les paroles ou encore il fallait un ossement précis. La phalange, c’était peut-être de sa faute, je devrais replonger mon nez dans un grimoire dès que j’aurais une seconde. Pourtant j’étais incapable de quitter ce lit, incapable d’enlever ma main, mes doigts qui tentaient de le soigner dans une délicate douceur. Il saisissait alors ma main, faisant relever mon regard vers le sien, plongée dans ce moment.

Il eu un silence très bref entre nous, juste assez pour que je ressente ce sentiment revenir en moi, cette impression que tout en moi se mettait à trembler. Mon cœur fit dix tour quand je l’entendis me parler, lorsqu’il prononçait ces mots, mes yeux ne pouvaient plus le quitter. Il tentait de se relever, mais la douleur qu’il ressentait était si forte, je savais qu’il le cachait du mieux qu’il le pouvait. Il attendait, silencieusement, ma tête roulait à mille à l’heure. Serait-ce un crime? Même juste une fois, juste pour voir si ce que je ressentais partirais enfin, si mes pulsions ne serait plus qu’un souvenir. Ce n’était pas une bonne idée, je ne pouvais cesser de me le répéter, Alyssa ne me pardonnerait jamais. Il était son frère, elle ne le connaissait même pas et moi j’étais égoïste à vouloir le connaître dans son entièreté. Je ne pu pourtant pas retenir mon impulsivité, je m’approchais rapidement de lui et mes lèvres s’accrochaient aux siennes comme si elles avaient été créé pour l’embrasser. Mon cœur se mit à battre la chamade alors que je goutais ce fruit défendu, alors que je me laissais vivre de cette seconde, alors que je ne pouvais me décrocher de lui.

«Si elle l’apprend… »

Je voulu parler, me décrochant une seconde de lui, juste assez pour entendre ma voix. Les yeux fermés je ne faisais qu’inspirer son odeur, son corps était encore brûlant et pourtant je ne pouvais pas résister. J’aurais voulu résister pour Aly, résister car elle ne méritait pas cette trahison de ma pars, mais cette nouvelle réalité qui s’offrait à moi était incomparable. Je ne pouvais plus l’ignorer, je me raccrochais à lui sans attendre son autorisation, mais j’arrêtais enfin pour reprendre mon souffle. J’étais consumée, ivre de ce moment, si seulement le monde pouvait cesser de tourner juste un instant.



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MessageSujet: Re: And now we are one - SamJess  Lun 4 Sep 2017 - 14:14


And now we are one

Jessyka & Samuel

La présence de Jessyka à mes côtés était de plus en plus étrange. Au tout début je sentais que notre nouveau lien serait horrible mais plus les minutes avaient passés plus nous avions sympathisée et au final je lui avais sauver la vie. Je ne comprenais pas mes actions et encore moins tout ce qui se passait dans ma tête depuis mon réveil. Du moment ou mes yeux avait revu la lueur du soleil, je ressentais des émotions contradictoires en moi des que je posais mes yeux sur cette jeune femme. Elle venait à son tour de me sauver la vie à sa manière. Elle avait réussi à convaincre sa grand-mère de passé par dessus sa renouer et à poser un geste gentil envers un membre du mal. J’avais tout de même pu ressentir sa colère pour cette situation qui lui avait été imposé lorsqu’elle était entrée dans la chambre pour une toute dernière fois. Ainsi donc finalement l’antidote en était à sa dernière application. Je pris tout de même la peine de lui adresser un très léger sourire auquel elle ne répondit pas. Disons que je m’en doutais fortement. Presque aussitôt, la jeune femme avait quitté le confort du lit pour aller chercher le petit pot dans lequel se trouvait cette crème épaisse qui m’avait sauver. Il y avait une chose sur, j’avais pu percevoir le regard de Jenna juste avant qu’elle ne nous téléporte devant le couvent. Elle avait d’énorme remord et donc j’allais devoir passer du temps avec elle pour la faire regretter son projet contre Jessyka.

Le poids plume de la jeune femme était finalement venu me rejoindre sur le lit et alors elle avait du me blesser de nouveau pour appliquer la crème correctement. La douleur que j’avais alors ressenti avait été horrible. Je réussi tout de même à contenir le cri de douleur que j’ai voulu pousser contre une simple grimace. Presque immédiatement je sentis la jeune femme s’adoucir et alors ses mouvements étaient remplit de douceur. Je fini cependant par saisir son poignet fermement pour attirer son attention sur moi. Il était hors de question qu’elle continue de ressentir tout ce qui bouillait en elle à ce moment. Je n’en pouvais plus de ressentir cela et donc ce fut pour cette raison que je lui dis de m’embrasser car je savais très bien qu’elle en avait envie. Elle semblait surpris et je pu sentir qu’elle hésitait grandement à obéir à cet ‘’ordre’’ que je venais de lui donner. J’aurais bien aimé pouvoir simplement l’embrasser de mon côté mais la blessure fraichement ouverte me faisait encore trop souffrir pour que je puisse seulement penser à me redresser pour venir gouter ses lèvres. Je lui avais donc demander de le faire en espérant qu’elle écoute tout ce qu’elle ressentait à cet instant précis. Je pu percevoir qu’elle avait peur de blesser Alyssa si elle faisait cela mais au final, elle se pencha brusquement vers moi et nos lèvres entrèrent finalement en contact.

Je relâchai son poignet pour venir prendre son visage, prolongeant ce baiser comme je le pouvais. Je pouvais sentir son cœur battre au travers ma main ce qui rendait ce moment encore plus étrange mais magique à la fois. Ce fut cependant Jessyka qui brisa le baiser. Sa voix se fit entendre doucement. Elle semblait s’inquiéter de la réaction de quelqu’un. Comme si elle ne pouvait pas profiter de quelques câlins avec moi sans avoir de compte à rendre à l’une de mes sœurs ou même à sa grand-mère. J’ouvris donc rapidement les lèvres aussi, presser de pouvoir gouter de nouveau au sucré de sa bouche.

« On s’en fou »

J’avais alors attirer son visage de nouveau vers moi pour reprendre ce baiser là ou nous l’avions laisser. Ce nouveau sentiment me donnait une nouvelle force. Je me redressai alors soudain et tout en continuant de l’embrasser, je la saisi par les hanches pour l’assoir sur moi. Chacune de ses jambes étaient maintenant de chaque côté de mon bassin. Mes bras l’entourèrent doucement. Je ne voulais pas que ce moment s’arrête, je voulais qu’il dur toute la vie simplement pour continuer de sentir son cœur battre contre mon torse. Sentir sa respiration et l’odeur de son parfum.



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MessageSujet: Re: And now we are one - SamJess  Lun 4 Sep 2017 - 14:59


And now we are one
Jessyka&Samuel  
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Quand il ouvrait les yeux je ressentis plus d’émotions que dans ma vie entière. C’était si contradictoire quand on y pensait. Je voulais que le démon soit écoutant, je voulais être cette sorcière qui dominait son propre destin en sachant exactement ce qu’elle désirait. Je voulais être celle qui arracherait le cœur d’Arioch de sa poitrine, celle qui obtiendrait le pardon de son couvent et surtout je voulais gagner ma liberté. Pourtant à cet instant précis je me serais jetée dans l’aller pour marié le sorcier que ma grand-mère m’avait trouvé si on me promettait uniquement qu’il allait ouvrir ses yeux à nouveaux. J’aurais tout abandonné ce que j’étais, mes valeurs même, pour m’assurer qu’il respirerait encore. Tout ce qu’il avait du faire c’était me sauver, ce simple geste qui n’était pas égoïste allait pencher la balance au point que je défierais ma grand-mère pour l’obliger à le sauver. Vous savez quoi? Je n’étais pas prête à laisser ce sentiment m’abandonner. Je restais là chaque heure, chaque minute, surveillant sa respiration, surveillant que son cœur se battait encore pour vivre. Je restais près de lui, car soudainement je réalisais qu’il pourrait mourir et chaque seconde que je m’imaginais dans cette vie où mon âme devrait vivre avec un trou béant me donnait envie de mourir.

Il voulait me reprendre dans ses bras, mais je me relevais rapidement en l’empêchant de prendre son étreinte avant qu’il ne lance sa blague. Je prenais le pot d’antidote et j’hésitais une petite seconde à revenir dans ce lit. Je ne voulais pas me laisser mourir de ce sentiment, mais il m’enlaçait violemment, me prenant par surprise alors que je l’attendais le moins. Je ne pouvais pas laisser mon âme parler à ma place, mon cœur battre la chamade, pas pour lui. Je me répétais qu’il n’y aurait rien de bon, même pas un avenir, ce ne serait qu’un instant envolé qui se terminerait mal. J’entrais pourtant dans la valse sans le désirer, mes pieds dansant au rythme de cet instant, revenant sur le lit pour le soigner de nouveau. Je ne voyais plus rien que lui, je ne ressentais plus rien que ce désire qui brûlait en moi comme s’il avait emmené une éternité de flammes infernales dans mon être. Je savais que c’était mal, je savais que je ne devrais pas, mais je coulais tout de même dans mes pulsions et laissais mon corps agir. Sa proposition ne passait pas dans l’oreille d’un sourd. Je me devais d’y gouter, de m’assurer que ce sentiment disparaitrait, que ce n’était que passager.

Quand je goûtais à ses lèvres, quand l’odeur de son corps traversait mes narines, je compris alors que je ne pourrais jamais me passer de son toucher. Je ressentais des frissons me traverser le corps, je n’arrivais pas à me décrocher de lui et ce même si l’air se faisait rare.  Mon corps ne nécessitait plus l’oxygène, je ne pouvais vivre que de lui, que de nous. Je me décrochais pourtant avec toute la force dont je pu faire preuve, mais je restais là, encore impuissante alors que mon corps me criait de ne pas le quitter. Je pensais pendant une seconde à Alyssa, cette trahison que je lui faisais, elle n’allait jamais me pardonner si je laissais mon cœur battre pour lui. Sa voix vint me rendormir dans ce rêve. On s’en fou, oui, ce n’était qu’une journée qu’une passion qu’un instant dans une éternité de silence.

Il venait me revoler un baiser en me saisissant pour me replacer sur lui. Ses bras autour de moi firent battre mon cœur un peu plus fort, un peu plus vite. Mon corps contre le sien, notre âme qui ne faisait qu’une, j’en voulais tellement plus qu’un simple baiser. Je lui caressais la nuque de mes mains, ses cheveux entortillés dans mon étreinte, je gardais les yeux fermés pour savourer chaque seconde de ce moment volé.

Des pas se firent entendre dans le couloir et je décrochais immédiatement mon étreinte. J’inspirais doucement, les yeux ouverts en l’observant, n’arrivant pas à croire que mon corps tremblait déjà de désir. Mes mains encore contre sa nuque, mon corps contre le sien, je n’avais jamais vécu rien de tel avec aucun homme. Je me retirais tout de même, regrettant chaque moment qui me séparait de lui, me relevant du lit en expirant enfin.

«Tu partiras dès que tu pourras marcher. »

Dit ma grand-mère en entrant dans la pièce, toujours aussi froide, toujours aussi cruelle en le regardant. Elle m’accordait son regard une seconde, ne comprenant pas pourquoi j’étais à bout de souffle, elle n’en fit rien pour autant à mon plus grand soulagement.

«Nous devons nous parler en privé. »

Je n’attendais pas une seconde de plus, je sortais de la chambre en la suivant, ne regardant pas derrière moi. Je n’y survivrai pas, pensais-je, je ne pourrai pas le repousser encore longtemps.


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