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 Why everything must hurt? A Savage story...

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MessageSujet: Why everything must hurt? A Savage story...  Dim 20 Aoû 2017 - 22:47

Why everething must hurt?

Qu'y a-t-il de si intéressant à propos de la lune? Une surface argentée, inatteignable, avec la réputation de révéler ce qui se cache dans la noirceur.  J'aimerais que sa lumière puisse révéler les secrets de ma mère, comme s'ils étaient inscrits sur sa peau et que la lueur astrale était la lampe ultraviolette  présente sur une scène de crime. Malheureusement pour ma santé mentale, la sphère spatiale ne faisait que narguer ma nature, faisait ressurgir le loup en moi pour lui rappeler à quel point il était seul. Je veux hurler à la lune autant qu'à tous ceux libres de son influence, mais je ne fais rien pour le moment. Le silence n'est brisé que par un ventilateur au plafond qui lutte contre la chaleur de la maison, l'air frais de la nuit n'ayant pas encore monopolisé la température. Quelques chandelles sont allumés, peu de variétés ont passé le test de mon odorat pour avoir le droit d'exister en ce lieu. J'attends en observant l'extérieur d'un visage impassible, mes jambes placer en pleine longueur sur le canapé et des pamphlets reposant négligemment sur mes cuisses. Il est trop tard ou tôt, selon le point de vue, pour que quelque chose de régulier se produise. À cette heure-ci, les activités en cours sont majoritairement illégales ou stupides et j'espère presque voir une agression se produire dans mon champ de vision pour me distraire. Mes nuits sont généralement brèves en heures de sommeil, mais cette fois-ci l'assoupissement est inexistant.

Je devrais aller à l'extérieur. Peut-être même escalader les toits, faire du parcours et chercher à atteindre le point le plus haut possible. Est-ce que j'emmènerais une arme pour cette balade? Avec le silence de la ville, un coup de feu pourrait survivre sur plusieurs échos. Ma visée n'est toutefois pas ma meilleure qualité, ni mon choix de prédilection. C'est peut-être par ma nature ou à cause de mes piètres performances que j'opte moins pour cette option. J'ai possiblement hérité de la paranoïa des chasseurs, suggérant une arme pour l'éventualité que je sorte dans les rues publiques pendant les heures peu fréquenter. Je serais tenté présentement de mettre de la musique entre les murs de la maison dans le but de me divertir un peu, mais j'ai assez de respect envers Ben pour éviter de le réveiller inutilement. De toute manière, l'intérieur devient de plus en plus oppressant, le doux vent dans les arbres me faisant envie et je prends donc maintenant la décision de me relever, les papiers tombant au sol. Mes pieds nus parcourir le salon d'un pas léger, le bord de mon pantalon de pyjama frôlant le sol pendant ma traversé. J'ai besoin de mes chaussures et j'hésite quant à l'utilisation d'un haut. Le froid m'attire particulièrement aujourd'hui et la course me permettra de me réchauffer sans énormément d'effort.

Mon trajet fut coupé par l'apparition d'une nouvelle présence dans la pièce. Ma mère, dans toute sa gloire fatiguer et son corps sur l'horloge biologique de son horaire de "travail". J'arrête ma progression, tournant aussitôt les talons pour une autre direction et ignorant sa présence. De ce fait, je botte sans aucune volonté de ma part le chat qui avait dû la suivre et qui maintenant devait regretter pendant quelques secondes sa décision d'avoir aussi voulu m'accorder de l'affection. Mon regard se pose alors sur la boule de poil encore à mes pieds qui ignorent mon statut de prédateur et son état de victime pour ronronner de la façon la plus fausse possible. Roulant des yeux, je me penche pour prendre la bête dans mes bras et finalement revenir à ma position originale sur le divan, toute idée de replis stratégiques ayant pris la fuite et me laissant plus désabusé qu'autre chose. Arrivée au mobilier, je récupère les pamphlets qui se trouvaient au sol et va les livrer à l'adulte, le poids mort du chat équilibrer dans l'autre bras. Ma mère prend le livret colorer de ma main alors que je l'informe, avant même qu'elle ne puisse lire le titre, le contenu sur la première page.

J'ai pensé qu'on pourrait rendre officiel le fait que je me sente mort à l'intérieur en leur donnant au moins une sépulture. Libre à toi de vouloir rajouter des cercueils vides à l'image, mais je pensais à des pierres tombales. Comme ça tu auras véritablement un moyen d'aller pisser sur leurs tombes quand l'envie te plairas littéralement de leur manquer de respect.  

J'avais de meilleures intentions à l'origine. L'idée d'officialisé la mort m'était venue d'une réflexion passagère dans laquelle je me disais que je devais tenter de faire le deuil, qu'il me serait plus facile d'accepte que d'espérer. Toutefois, mes paroles ont pris une tournure plus agressive nonobstant le ton plat utilisé. Mon regard s'immobilisa vers sa réaction, un défi dans les yeux alors que ma posture bernerait quiconque à me croire détendit. Je sais qu'elle se blâme déjà, qu'elle les manque aussi et que mon attitude est malsaine, mais mon instinct frappe toujours pour gronder à l'intérieur de ma poitrine. Si je ne puis montrer les crocs, alors mes mots allaient prendre le relai pour déverser mon venin.
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MessageSujet: Re: Why everything must hurt? A Savage story...  Sam 26 Aoû 2017 - 20:06

Maison Savage, Vancouver.J’étais en congé, je portais un pyjama troué qui nécessitaient quelques coutures, mais le pire c’est qu’il n’y avait plus de lait d’amande pour mon café. Je fouillais le frigidaire d’une main lasse et épuisée, mais je ne trouvais rien pour satisfaire mon besoin urgent de café par intraveineuse. Plus trop le choix, je prenais la petite boisson énergisante concentrée de plus de 150mg de caféine en faisant attention de l’avaler d’un seul coup. Je restais là, tête contre la porte du frigo, profitant doucement de la brise froide qu’il procurait sans faire un seul autre mouvement. J’avalais le liquide qui se promenait encore dans ma bouche, respirant l’odeur des restant de bouffe que je devrais jeter quand j’aurais deux secondes, mais l’odeur de poulet vint frôler mes narines me provoquant immédiatement la nausée. Je fermais la porte du frigo en ouvrant les yeux, le visage pâle, j’avais juste envie de vomir ou de m’accroupir au sol pour pleurer c’était au choix. Les gens normaux qui travaillaient de nuit auraient pris leur journée de congé pour se reposer, peut-être même changé d’horloge biologique pour vivre de jour, mais je n’avais pas le temps de changer mes habitudes.

Fatiguée, les yeux dans le vide, je me rendais au salon pour me faire remettre des pamphlets publicitaires. Je prenais les petits papiers en lisant doucement les grands titre, j’écoutais d’une oreille distraite Damon, laissant mes yeux balayer les écritures. Des tombes? Je réfléchissais si se ne serait pas effectivement une bonne idée. Je ne savais pas s’ils étaient vivants, pas plus qu’un autre, il y avait possibilités qu’ils soient morts depuis des années déjà. Je n’avais justement aucun contact avec eux, alors comment le savoir vraiment, comment avoir la réponse aux questions que nous nous posions tout les deux. Je soupirais simplement à sa petite phrase qu’il avait employée pour m’attaquer avant de déposer les pamphlets sur la table qui se situait juste à côté du divan.

« C’est comme tu veux. Demande à Ben’ s’il a un contact qui aurait un terrain qu’on pourrait acheter au cimetière. » Dis-je d’une voix lâche. Je n’avais pas envie de me battre avec lui cette nuit, ni aucune autre, mais je ne savais plus sur quel pied danser avec mon petit loup. « Si ça peut t’aider à faire ton deuil… » Encore une fois ma voix fatiguée prenait d’assaut la pièce nous entourant.


 
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MessageSujet: Re: Why everything must hurt? A Savage story...  Jeu 31 Aoû 2017 - 12:42

Why everething must hurt?

Il n'y avait aucune combativité pour me confronter, juste des mots las et une fatigue qui s'agrippait au squelette de façon plus étroite que la peau. Je ressens de la culpabilité pour avoir parlé avec autant d'agression et aussi de la colère envers elle pour rester si passive. Je veux qu'elle me réponde, qu'elle morde, qu'elle me donne une raison de porter son nom. Pourquoi ne pouvait-elle pas juste nous permettre d'avoir une confrontation, de hurler les vérités qui se trouvaient sur nos esprits et que l'élan de la bataille révèle son mensonge le plus secret. Ce n'était jamais à propos d'elle. Ma mère parlait comme si mes désirs étaient prioritaires, comme si la faute me revenait dans cette situation, comme si elle voulait véritablement mon bien. C'est faux. Ce dont j'avais besoin, c'est qu'elle me conteste au moins sur cette décision, de soutenir que c'était ridicule puisqu'aucun d'eux n'était mort. Un deuil, mais je n'étais pas en deuil de personnes mortes. Ma plus grande perte dans toute cette situation, c'est elle. Sa traitrise, le fait que la seule chose qui me reste est mon plus grand ennemi.  

C'est tout? Je demande à Ben, parce qu'évidemment faut rendre aussi ça le plus impersonnel possible. Leur offrir de joli morceau de roche au dessus d'un trou vide avec comme voisin des tas de carcasses pourrissantes d'inconnus qui vont être visiter par des familles qui elles peuvent peut-être au moins donner une date à écrire sur la pierre. Non, si on fait vraiment comme je veux, alors on ramènerait notre cul à la maison comme ça devrait être fait il y a cinq ans.

Parce qu'on ne fait que fuir et nier. Parce que c'est pas la vie que je désire ni qu'aucun d'eux n'aurait voulue pour nous. Parce que je ne veux pas que nos vies soient décrites par la désolation et l'incertitude. Parce que si tu ne m'aides pas à te respecter, alors je n'aurais plus rien à me lier à toi. Je n'aime pas cette ville. Je déteste cette fausse protection qui plane sur nos têtes, attendant que les nuages dans le ciel se révèlent être une volée de flèches n'attendant que de s'abattre sur nous. Je veux courir, loin, à la force de mes jambes ou par le miracle des pattes. Notre situation, ce n'est pas sain. Il n'y a aucun loup, aucune combattante, juste un solitaire qui cherchent des visages familiers et une honte qui chasse le passé entre les pieds coller dans le présent et une peur pour le futur. Je sais qu'elle veut m'offrir la sécurité, un chemin pavé de bonne intention avec des clôtures des deux côtés pour garder l'ennemi en retrait, mais ma voie est au-delà des barrières, c'est une traînée de sang qui se mouvoir sur des kilomètres sans ne jamais mourir.

Être une vraie famille, nous n'aurions aucun deuil solitaire. Surtout pas l'un envers l'autre.

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MessageSujet: Re: Why everything must hurt? A Savage story...  Jeu 7 Sep 2017 - 22:33

Maison Savage, Vancouver.Je croisais mes bras sur mon corps, incapable de répondre aux questions qu’il me posait, puisque je ne savais moi-même la réponse. Étaient-ils tous morts? Je l’ignorais complètement, je n’en avais aucune idée et ça me tuait par en dedans. Si mon fils n’avait eu aucun contact avec sa famille je n’en avais pas plus eu. Est-ce que mon mari était vivant? Mes frères, enfin ses frères, étaient-ils en sécurité? Une pensée me ramenait à eux, à notre maison, me demandant s’ils y étaient encore. Bien sûr que non, nous avions été dénoncés alors ils avaient du se cacher eux aussi, découvrant notre disparition et un silence de mort dans notre maison. Je serrais mes bras sur moi-même, imaginant la douleur qui avait du le traverser et qui devait encore parcourir ses veines. Mon pauvre Jee, il avait vécu toute sa vie pour sa famille et quand il en avait enfin eu une pour lui-même on lui avait arraché sans un seul avertissement. Mon regard cyan se plongeait alors sur mon fils qui lui s’était fait arraché de son nid familial cinq ans plutôt, imposé à la mort, j’avais du lui arraché ce qui lui restait pour le protéger. Quand je mettrais mes mains sur cette sorcière je lui arracherais son cœur moi-même. Elle était mon amie, elle m’avait trahis pour les siens, je ne pouvais encore y croire. Maudire mon fils, pourquoi faire ce geste stupide, pourquoi maudire un gamin innocent. Pas n’importe quel gamin, mon bébé loup, mon propre fils qui n’avait jamais fait de mal à une mouche. Son monde s’était détruit et avec celui-ci le mien aussi. Je n’avais pas de solution, je cherchais encore et toujours, mais toutes mes pistes me menaient au vide. Je continuais donc ce métier de merde chaque nuit, me détruisant un peu plus, reprenant aussi mon rôle de chasseresse que j’avais reniée en tombant amoureuse de mon âme-sœur.

Ses mots étaient dur, mais je les comprenais, pourtant il m’était impossible de dire ce qu’il voulait réellement entendre. Je ne pouvais simplement lui apprendre qu’il était maudit et que chaque mouvement qu’il tenterait pour rejoindre notre meute le tuerait. S’il mourrait, je mourrais avec lui, je ne pourrais jamais survivre à sa mort. Cette simple pensée me rendait malade, c’était pour cela que j’avais sacrifiée ma vie pour la sienne et que je recommencerais un millier de fois.

«Que veux-tu entendre Damon? Qu’on fait nos valises, qu’on saute le mur et qu’on les cherche en n’ayant aucune idée s’ils sont vivants ou pas? On retourne affronter ces gens qui savent tout de ton identité et qui vont te tuer à la première chance qu’ils ont? Le but était de rester au Canada pour qu’ils nous trouvent et ils ne l’ont pas fait…Alors oui, peut-être qu’ils sont morts et que cette idée de tombe n’est pas si mauvaise. »

J’avais les larmes aux yeux, me laissant tomber assise sur le divan, les bras encore croisés. Mon fils me haïssait et ça me tuait.

«Je ne sais pas quoi te répondre Damon. Je ne sais pas ce que tu veux réellement entendre…Je suis désolé, désolé qu’ils ne soient plus avec nous, désolé qu’on soit prisonnier de ce foutu pays de merde. On ne peut pas retourner à la maison, pas hier, pas aujourd’hui, pas demain…c’est comme ça »



 
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