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 You don't own me | Sam&Jen

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Jenna N. Rosenwald
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MessageSujet: You don't own me | Sam&Jen  Sam 19 Aoû 2017 - 23:31






►Novembre 2019, Manoir Rosenwald  |
You don't own me
Sam & Jenna


Ma respiration aurait du être haletante. La sueur aurait du couler de mon front jusqu’à mes pieds. Mes vêtements auraient du être complètement trempés de ma course. J’avais couru pendant plus d’une heure, sans arrêt, mes cheveux me fouettant à chaque coin que je prenais. J’avais fais un allé retour entre le Stanley Park et le manoir quatre fois avant d’enfin rentrer. Lorsque ma main touchait la poignée un frisson me parcouru la nuque, quelque chose n’allait pas, mes pensées ne pouvaient plus être aussi fluide qu’elles n’auraient du l’être. Je ne pouvais cesser de penser à ce que m’avait dit Nana, sur le fait que notre père savait pour les meurtres, sur le fait qu’il n’avait rien fait par soucis pour sa précieuse compagnie. J’en venais à me demander s’il avait un jour aimé autre chose que ses usines, car même une fois qu’il les avait perdus il n’arrivait pas à regarder son enfant dans les yeux. Je crois que je ressentais plus de jalousie que je n’aurais du en ressentir envers Samuel. Si j’aurais été le tueur de Vancouver est-ce qu’il m’aurait protégé? Ça avait toujours été lui, il avait toujours été le favoris, le seul défaut que notre père avait pu lui trouver était sa déviance sexuelle. Je n’avais été que son ombre, même après la mort je faisais office d’ombre, d’esclave pour exécuter sa sale besogne alors qu’il allait faire je ne sais quoi. J’essayais encore de me convaincre que j’avais fais le bon choix, que cette idée que j’avais de sauver Sam était la bonne, mais mon cœur se remplissait d’une noirceur qu’aucune lumière ne pourrait éclairer. Je devenais haineuse, enragée, enflammée par le désir de lui foutre ses tripes sur le sol et de le piétiner de mes talons. Aurais-ce réellement été si cruel si je l’avais fait? Était-ce permis que pour une fois je sois celle qui était en contrôle de la situation?

J’entrais au manoir et montais rapidement les marches du grand escalier sans regarder derrière moi. Plus le temps avançait, plus celui-ci devenait délabré, des travaux commençaient à être urgent. Je voyais le bois autrefois magnifique et lustré de la rambarde onduler sous l’eau qui coulait tranquillement du toit. Dans un autre seize ans la baraque ne serait plus rien. Tout comme nous elle pourrissait de l’intérieur, tombant lentement en ruine, métaphoriquement je croyais qu’elle nous représentait Sam et moi. Cette maison qui était notre était encore resplendissante malgré tout, elle criait encore de sa gloire passé, chaque peinture sur les murs représentait une histoire qui lui était unique. Son état d’abandon laissait transparaitre de l’intérieur des défauts qui ne pourraient être réglé si facilement. Bientôt, pensais-je, bientôt sa beauté ne sera qu’un vague souvenir puis plus rien.

En entrant dans ma salle de bain j’allais directement aux douches. J’enlevais mes vêtements sans aucune délicatesse, je n’avais qu’une idée en tête, avoir un moment à moi. J’entrais dans la douche pour tenter de me rafraîchir, mais rapidement je me souvenais que mes sensations humaines n’étaient plus et que rien n’allait éteindre le feu qui brûlait sur mon âme. L’eau qui y circulait était désormais froide, mais mon corps fumait de sa chaleur, les vapeurs qui sortaient de moi aurait pu faire croire qu’elle était bouillante. Je me lavais doucement mais férocement, j’essayais presque de m’effacer avec mon éponge, le savon qui me coulait jusqu’au pied n’enlevait pas l’odeur de souffre qui me suivait. Je finissais par arrêter l’eau, insatisfaite, le regard vide et rempli de froideur. Je ne voulais pas me résoudre à vivre cette vie, à n’être qu’un jouet pour l’éternité, mais ma vie il me l’avait enlevé.

Je retournais dans ma chambre, ne prenant soin que d’emmener une serviette pour éponger mes cheveux, en entrant dans celle-ci je vis une ombre me faire dos. Non, ce n’était pas Sam, je n’avais aucun doute là-dessus il était bien trop gros pour que je sois confondu. L’homme fini par se retourner et restait figer en me regardant, mais je vis que sa main tremblait, je pris donc mon plus beau sourire. « Boo. » Il détalait comme une mauviette, criant plus aigüe que je ne l’aurais cru possible. En descendant il tombait dans les marches et son corps fit des tonneaux jusqu’à se rendre au pallier. Je sortais doucement en me rendant devant les marches pour l’observer au sol. Il était immobile. S’était-il cassé le cou? Je descendis doucement les marches une par une avant de m'agenouiller devant lui pour apposer ma main sur son cou.

« Sérieusement? » M’exclamais-je en me relevant, lui foutant un coup pied immédiatement. « Tu prend une sieste alors qu’on commence à s’amuser? Si au moins tu étais mort….ALLER RÉVEILLE BOUBOULE? » Il n’ouvrait pas les yeux, encore immobile, sa respiration douce et lente. Je roulais des yeux avant d’apposer une main sur ma hanche.

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Samuel J. Rosenwald
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MessageSujet: Re: You don't own me | Sam&Jen  Lun 21 Aoû 2017 - 17:55


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Jenna & Samuel

Plusieurs heures avaient passés sans que je ne le remarque réellement. Il faut dire que lorsque je rendais visite à Nana, plus rien d’autres n’avait d’importance. Jenna aurait pu entrer dans la chambre en panique en me demandant de lui sauver la vie et je n’aurais pas bougé. Je demeurais assis après de ma grand-mère sans problème. Nous contentant de faire ce dont elle avait envie. Depuis mon retour elle avait la vie plus difficile malheureusement pour elle. Lorsqu’elle m’avait revu pour la toute première fois, elle avait fait l’erreur de parler autour d’elle que son petit fils était venu la voir et qu’elle avait apprécié grandement ma visite. Il n’en avait pas fallu plus que cela pour qu’elle soit considérée comme complètement folle par les membres de la famille. Car au fond, tous le monde savait qu’elle disait un mensonge puisque j’étais mort seize années auparavant. Mais Nana pour sa part croit qu’il on voulu l’éloigner de la maison pour éviter des représailles de ma part. Comme si j’avais juste cela à faire de tuer chacun des membres de ma famille par simple plaisir de pouvoir sentir leur sang couler entre mes doigts, sentir chaque pulsion de leur rythme cardiaque contre ma peau mais surtout, sentir l’odeur si délicieuse de la mort pour ensuite pouvoir observer avec délectation la dernière parcelle de vie disparaitre de leur regard. À bien y penser, il avait peut-être bien fait d’éloigner Nana, mais la pauvre ne méritait pas de passer les années qui lui restaient dans une maison de retraite pour une folie dont elle n’était même pas atteinte.

«  Tu devrais retourner d’où tu viens mon beau petit Samuel il se fait tard et les visites sont presque fini  »

Ce fut cette voix remplit de douceur qui fit en sorte que je pu me libérer de mes pensées. Cette femme avait toujours fait au maximum pour me rendre heureux et cela malgré toutes les difficultés que j’avais causées avant ma mort. Nana avait pardonner tous les meurtres que j’avais commis, elle avait même cuisiner pour mon père à ma demande alors qu’elle aurait parfaitement pu refuser d’agir à titre de complice mais elle l’avait fait en disant que sa ferait changement de sa vie propre et rangée. Malgré mes nombreux problèmes avec le contact humain, j’arrivais à ressentir pour ma grand-mère un amour sincère. Je lui caressai doucement la joue en lui adressant un sourire léger. Je lui murmura doucement à l’oreille que des que je pourrais j’allais revenir la voir et pour toute réponse, elle me pinça doucement la joue comme elle l’avait toujours fait. Je me suis redressé après ce doux au revoir pour ensuite me rendre à l’accueil pour mentionner au personnel que ma visite était terminée et que je quittais.

Je suis donc retourner à mon domicile en silence, les mains dans les poches et le visage cacher sous le capuchon de ma veste deux fois trop grande pour moi, je réfléchissais à tout ce qui s’était produit depuis notre retour sur la belle bleue. Nous avions amassé au total dix-sept âmes, ce qui était un bon chiffre lorsqu’on y pensait mais pour moi ce n’était pas suffisant. Alors il était clairement évident que j’allais devoir redoubler d’efforts pour faire en sorte d’augmenter le nombres de victimes, car même si deux cent cinquante ce n’est pas grand chose comparé à certaines autres choses. Il faut quand même réfléchir aux fait que j’ai mis plusieurs années pour amassés les proies qui ont fait ma popularité autrefois. Ce fut donc la tête remplit par les pensées que j’ai poussé la porte du manoir et presque automatiquement, mon ouie me fit réaliser que Jenna semblait en colère. Mais qui donc elle appellait Bouboule ? J’ai alors immédiatement redresser les yeux pour me rendre compte qu’un humain se trouvait au sol. Il semblait inconscient. Sans réfléchir plus longtemps, je me suis rapproché de ma jumelle et dans un silence presque chirurgical j’ai mit à mort cet intrus sans respect. Son corps était maintenant là, sur le sol du hall d’entrée. Je lui trouverais bien un petit coin plus tard. Je me permis donc de regarder ma sœur et quelle ne fut pas ma surprise de réaliser qu’elle était complètement nue. Je l’ai donc observé de bas en haut rapidement avant d’ouvrir les lèvres.

«  Depuis quand t’es toute nue toi ?  »

La question pourrait sembler stupide mais pour Samuel c’était réellement une question. Il devenait tellement concentrer lorsqu’il mettait une victime à mort qu’il ne remarquait rien autour de lui. Vous pourriez être une bande complètement nue à danser en cercle autour de lui la macaréna avec un sombréro sur votre pénis qu’il resterait complètement de glace. Suite à ce commentaire plutôt direct, je me suis redresser, tentant de concentrer mon regard sur ses seins … NON … ses yeux  voilà ! Je mis quelques secondes avant de trouver le courage d’ouvrir les lèvres une nouvelle fois.

«  Je présume qu’il ne t’a pas dit ce qu’il voulait dans le manoir avant de déguerpir comme une fillette ?

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Jenna N. Rosenwald
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MessageSujet: Re: You don't own me | Sam&Jen  Ven 25 Aoû 2017 - 16:02






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Mes yeux ne lâchait plus l’homme au sol qui semblait inanimé, mais son cœur battait encore, voilà pourquoi j’avais tentée de le marteler de coup avec mon pied. Il n’avait pas bougé d’un poil, il avait du se prendre une commotion dans sa chute des escaliers, ce qui me rendait extrêmement insatisfaite. Je voulais jouer, je voulais savoir ce qu’il faisait dans ma chambre, ce qu’il cherchait dans mes tiroirs, mais je n’aurais aucune réponse. Un instant suffit entre le début de mon jeu et la fin de sa vie pour que Samuel se pointe et vole ce qui m’appartenait de droit. Je roulais des yeux en soupirant de désaccord. Monsieur devait absolument prendre la gloire, comme toujours, cela m’exaspérait.

« Me dis pas que c’est la seule chose que tu remarque quand tu entre dans une pièce où y’a un gros au sol? » dis-je d’un ton sarcastique en fixant mon jumeau dans les yeux. J’étais en colère, contre tout en fait, mais certainement encore plus contre lui. Mon visage était très expressifs, il disait tout ce que je n’admettrais pas à haute voix, pas devant lui. Je croisais mes bras en détournant la tête non sans lâcher à nouveau un autre soupire. Le voilà qui posait enfin les bonnes questions, c’était presque impressionnant, Sam n’était pas ce que je pouvais surnommer de professionnel. À mes yeux le diable n’avait jamais eu raison de le préférer à moi, je méritais beaucoup plus sa place, il le verrait bien tôt ou tard. « Attend, je devais lui passer un questionnaire avant ou après QUE TU LE TUE? » Je crachais mes paroles comme un serpent crachait son venin. À quoi bon lui cacher ma rage, peu importe ce qui se passerait Sam serait Sam, il se fâcherait comme d’habitude.

« Je n’attendrai pas que la réponse descende des cieux, je vais aller voir ce qu’il pouvait vouloir dans mes tiroirs, tu fais toi. » Tu fais toi….Tu fais ta gueule, ta mauvaise humeur, ton voleur de victime…. « Puis tu peux bien aller te faire foutre Sam! C’est la seule chose que tu sais faire de toute façon! Tu es qu’une merde! Un enfoiré! Un putain de voleur! M’approche plus jamais, t’as compris?» Je tournais des talons pour monter les marches de l’escalier en décroisant mes bras pour m’accrocher à la rambarde. Je comptais mes pas m’attendant à ce que ses mains me retiennent, me projette contre le sol violemment, j’attendais le moment fatidique où il me ferait mal encore une fois. Étonnement j’atteignis le haut de l’escalier sans que rien ne m’arrive, il me suivait comme toujours, mais il m’avait étonnamment laissé monter.

Je déposais ma main sur la poignée de ma chambre et la tournait rapidement. J’entrais à pas de guépard dans ma chambre avant de fermer la porte solidement au visage de Samuel. Mon petit cœur se déchainait. Il allait me tuer à nouveau. Autant que je souhaitais regretter mes paroles, ça m’avait tellement fait du bien de lui dire, de lui sortir ma rage. Il ne savait pas encore ce que j’avais appris, ce n’était qu’une question de temps avant qu’il sache d’où provenait mon attitude chiante. Mon corps contre la porte, je la retenais de peur qu’il tente d’ouvrir, mais rien encore une fois. Il jouait, c’était définitif. Me voulait-il effrayée comme une biche devant son chasseur? Je restais là une minute, l’anxiété me pris d’assaut, je ne savais pas comment continuer sans l’affronter sur ce que je savais. Pour l’instant je craignais la punition qu’il me réservait, je ne pourrais y échapper, même si je le désirais.

« Il savait… »Marmonnais-je à moi-même. Je me rendis vers le tiroir encore ouvert de ma chambre en abandonnant ma porte. Je me penchais vers celui-ci pour vérifier à l’intérieur. Mes doigts virent glisser sur une vieille boite que j’avais presque oubliée. Elle contenait les vieilles alliances de mariage de mes parents, mais elle n’avait jamais été dans ma chambre, Nana leur avait fait promettre de la cacher jusqu’à ce que nous soyons en âge de nous marier. J’ouvrais la boîte et j’y trouvais directement les petits rubis brillant de milles feux déposé sur un anneau d’or avec une délicatesse digne de la royauté. Je fermais la boite, fermait le tiroir, puis tournait ma tête vers la porte. Qu’est-ce qu’il prévoyait?
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Samuel J. Rosenwald
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MessageSujet: Re: You don't own me | Sam&Jen  Ven 25 Aoû 2017 - 23:06


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Jenna & Samuel

Mon arrivée au manoir semblait avoir tout changer. Quoi qu’en y réfléchissant bien, Jenna semblait déjà au bord d’exploser. Il y avait donc quelque chose qu’elle savait mais qu’elle ne me disait pas. Je pouvais le sentir de par son comportement. Nous n’étions pas jumeaux que par la date de naissance. Depuis toujours je pouvais ressentir Jenna comme si ses sentiments étaient mien. Elle ne vivait pas la même chose de son côté et heureusement puisque si sa aurait été le cas elle aurait fini dans une asile psychiatrique bien avant l’heure. Mon cerveau avait quelque chose de très complexe et même moi parfois je peinais à bien le comprendre. Mais bon, pour en revenir à nos moutons, je sentais que quelque chose tracassais ma sœur et même si elle semblait vouloir garder cela pour elle, je comptais bien lui faire cracher le morceau. La colère de Jenna s’amplifia encore plus après la mort de la boule de graisse qui aurait normalement du être sa victime. Alors qu’elle connaissait très bien les ordres. Elle devait m’apporter les victimes et c’était à moi de les mettre à mort. Avec ce comportement d’adolescente elle finirait par avoir de gros problème et pas seulement venant de moi. Je la regardais donc en silence, les bras croisé alors qu’elle vidait son venin sur moi. Il était difficile tout de même de rester complètement concentré sur ses paroles puisque ses magnifiques seins étaient là qui me regardait. Je pu cependant saisir la dernière série de mots que ma jumelle m’envoya au visage.

Alors qu’elle tournait les talons pour remonter à l’étage. La colère en moi explosa brusquement. Elle n’allait certainement pas s’en tirer à si bon compte et vu la vitesse à laquelle elle tentait de se rendre à sa chambre, elle savait parfaitement qu’elle avait commis une grave erreur en me balançant une insulte comme celle là au visage. Sans plus attendre, j’ai enjambé le cadavre qui était encore au sol pour la suivre en quatrième vitesse dans les escaliers. Je bouillais à l’intérieur et si j’arrivais à mettre la main sur elle, elle aurait peut-être l’occasion de subir une deuxième fois son meurtre. La distance entre son corps et le mien était minime au moment ou elle referma la porte de sa chambre. Mon élan stoppa net et je déposai la main sur la poignée de porte par réflexe mais je suis resté complètement immobile. Je sentais la panique montée en elle. Elle avait clairement une crainte et le savoir était presque jouissif. Je me permis même de fermer les yeux lentement, savourant se moment comme si c’était la meilleure chose au monde. Elle avait une certaine peur de moi ce qui rendait l’occasion encore plus agréable. Au bout de quelques instants, je me permis de relâcher la poignée de la porte. Je comptais bien entrée dans cette chambre, mais pas par cette porte là.

En silence, je me suis éloigné de sa chambre, me dirigeant sans plus attendre vers celle de mes parents. Il y avait d’innombrables passages secrets dans ce manoir et pour le malheur de ma sœur, je les connaissais absolument tous. Je pouvais donc très facilement passé d’une pièce à l’autre sans croiser une seule personne si je le voulais. Ce fut d’ailleurs ainsi que j’ai pu, à de nombreuses reprises, échapper à la colère de mon père qui avait alors peur que je redevienne un homme attirer par les hommes après mon retour de mon ‘’ traitement ‘’. Une fois dans la pièce, je me suis immobiliser, observant l’endroit quelques secondes. C’était quand même ici que j’étais venu au monde. C’était étrange de savoir cela je trouvais. Ma mère semblait tellement fière de me l’annoncer que j’avais fais semblant d’être content de l’apprendre. Mais au fond je n’en avais absolument rien à chier ! Mais bon revenons, je me suis rapidement diriger vers le miroir pleine grandeur qui appartenait à ma mère et doucement, j’ai appuyer à un endroit bien précis sur le grand cadre. Un léger déclic ce fit entendre et le miroir recula légèrement dévoilant un corridor entre les murs.

Sans plus attendre je me suis glissé dans l’ouverture, prenant soin de refermer correctement derrière moi. Je me suis ensuite mis en mouvement avec une seule idée en tête. Rendre à Jenna la monnaie de sa pièce. Elle commençait à s’en autoriser un peu trop en ma présence et je devais donc lui rappeler que c’était grâce à moi tout cela. Que c’était sous mes bonnes paroles que le diable avait accepté qu’elle soit réintégrée sur terre avec moi et surtout, que c’était grâce à tous mes efforts qu’elle avait obtenu son pouvoir de succube. Au bout de quelques mètres je me suis arrêté pour jeter un œil dans une petite fente dans le mur. Ma sœur était visiblement encore nue, elle était pencher au dessus de l’un de ses tiroirs et elle regardait quelques choses qui se trouvait dans une boite. Je senti un léger pincement au cœur en reconnaissant la boite des alliances de nos parents. Ainsi donc c’était elle qui avait eu la permission de les garder. Mais voilà quelque chose de révoltant ! J’ai ensuite poursuivi mon chemin pour me rendre tout près de l’un des cadres photos de ma sœur, il s’agissait là de la sortie la plus rapide pour pouvoir en premier lieu lui donner la plus belle peur de sa vie, mais aussi pour pouvoir la saisir et lui enlever toute chance de fuite.

J’ai attendu près de la sortie quelques secondes que ma sœur bouge un peu vers la gauche et puis sans prévenir je suis brusquement apparu devant elle. Mon regard bleu était glacial et sans douceur je la saisi par la gorge avant de la pousser brutalement contre le mur. Je pu sentir la vibration du choc dans ma main, me prouvant que ma force était parfaitement doser. Je regardais Jenna directement dans les yeux, observant ce sentiment de panique et de peur évoluer dans son regard puis, j’ouvris les lèvres.

«  Tu croyais vraiment pouvoir me dire une chose pareil et disparaitre ensuite pétasse ?!  »

Le ton de ma voix laissait pressentir ma colère. Je la poussai de nouveau contre le mur un peu plus brutalement cette fois, resserrant l’étreinte de mes doigts sur sa peau. Je pouvais sentir chacune des pulsations de son cœur et ce même si elle était morte. Être renvoyé sur terre en tant que démons avait des avantages parfois. Mon regard ne quittais plus le sien alors que ma main libre glissait sur le corps de ma sœur pour s’arrêter sur l’une des cicatrices que son meurtres avaient laissé.

«  Tu te souviens de cela ?  »

Je fis une légère pression sur la cicatrice.

«  Tu me dois obéissance il te l’a dit. Alors t’es petite crise de jeune pimbêche mal engueuler tu as grand intérêt à les garder pour toi ... compris !  »

J’attendais à présent sa réaction.

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Jenna N. Rosenwald
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MessageSujet: Re: You don't own me | Sam&Jen  Dim 27 Aoû 2017 - 9:15






►Novembre 2019, Manoir Rosenwald  |
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Aurais-je pensée pouvoir disparaître? Bien sûr que non, je serais allée à l’autre bout du monde qu’il m’aurait trouvé. Nous étions liés dans la mort, à mon plus grand désarroi, prisonnier un de l’autre pour l’éternité. J’attendais donc ce moment fatidique où Samuel viendrait chercher son du, ma punition, aussi cruelle puisse-t-elle être. Pendant une seconde j’avais cessée de le craindre, les yeux perdu dans les précieux rubis qui se trouvaient dans mes tiroirs, je me demandais qui avait pu les placer à cet endroit. Mes doigts allaient effleurés délicatement les pierres précieuses et nostalgiquement j’allais me rappeler qu’elles auraient du appartenir à Sam. J’étais la femme de cette famille, pas l’homme, l’héritage aurait été à lui s’il aurait daigné marier une femme. Je n’aurais jamais pu mettre cette bague à mon doigt et la montrer fièrement en exclament qu’elle était mon héritage. Il l’aurait donné à la première pute qui aurait acceptée sa déviance, la première salope qui refusait de se présenter à l’église vu sa haine de la religion, mon frère n’aurait jamais mis cette bague sur un doigt qui l’aurait mérité réellement. Il ne savait pas ce qu’était la classe, il n’avait aucune idée de comment même effleurer une femme dont il aurait été fier, il était beaucoup trop con pour ça. Je refermais le tiroir en colère d’avoir vu ce bijoux dans ma chambre, je détestais le sentiment qu’il me donnait, j’en avais marre de tout cela.

Je me relevais, mais la seconde d’après il me saisissait par la gorge et me foutais dans le mur avec sa rage habituelle. Mes mains tremblaient, trompant le faux calme que je voulais démontrer, mon regard ayant de la difficulté à soutenir le sien. Il y avait quelque chose dans cette froideur qui me rappelait un douloureux souvenir. Le voilà qui parlait, en colère bien sûr, mais je n’avais pas eu le temps de répondre qu’il ressaierait sa prise. Je sentais mon dos souffrir, mais je faisais fit de sa douleur, je cherchais uniquement mon souffle comme si j’avais voulu chercher ma vie…mais ma vie n’étais déjà plus. Mon petit cœur se déchaînait encore plus qu’auparavant, je n’avais rien pour me protéger de lui, surtout pas sur moi. Sa main se mit à glisser sur mon corps et la nausée me prit. Il effleurait une de mes cicatrices au bas de mon ventre, une des nombreuses marques qu’il avait laissées dans son passage, me rappelant constamment mon état actuel qui était non curatif. Je ne fis que lui donner une légère grimace, un faux sourire, pour lui montrer que même s’il tentait de me faire mal il n’aurait rien de mal.

« Ah! » La légère pression suffit pour me déstabiliser. Je la ressentie comme si la lame refaisait son entrée dans mon corps, comme si elle venait caresser mes tripes encore une fois. Je gloussais, mais pas de ses paroles, du manque de contrôle que je venais de vivre avec mon corps. Selon Sam je lui appartenais, je lui étais entièrement dévouée comme une bonniche, mais je ne comptais pas passer l’éternité à me rappeler qui m’avait tué et pourquoi je voulais encore le sauver. D’ailleurs est-ce qu’il méritait tant d’acharnement? Mes yeux vinrent rejoindre les siens, d’un feu brûlant, je ne comptais pas abandonner si facilement. « Je ne te dois rien, ni à toi, ni à lui. Je me fou de faire un autre tour en enfer, je ne suis pas condamnée à y être pour l’éternité, je peux très bien t’abandonner si je le souhaite. » Je raclais ma gorge difficilement, sa pression n’aidait pas du tout ma respiration, mes paroles furent pourtant sèche. « Si c’est finir seul que tu désire Samuel, ne t’inquiète pas, l’éternité t’offrira bientôt cette réalité qui te collera à la peau.» J'inspirais doucement la colère qui devait lui bouillir jusque dans la tête. Je n'allais pas m'arrêter pour si peu pour autant, j'avais encore du venin à lui cracher au visage,
s'il me faisait souffrir physiquement je pouvais le torturer mentalement.«Tu envieras le jour où tu m’avais à tes côtés, mais rien ne me ramènera et tu mourras comme la dernière fois. Seul, lentement, sans que personne ne lève les yeux vers toi. Même nana t’a laissé crever Sam, tu n’étais qu’un débarras, elle n’a même pas tentée de te sauver. »

Je lui crachais au visage pour finir.

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Samuel J. Rosenwald
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MessageSujet: Re: You don't own me | Sam&Jen  Mar 29 Aoû 2017 - 21:09


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Alors que j’observais le corps de ma sœur au travers les trous secrets dans le mur je pu la voir manipuler les bijoux de nos parents. Je n’aurais jamais cru que se soit elle un jour qui y aurait accès car à la base ce devait toujours être le premier né qui possédait les bijoux de ses parents. J’avais la forte impression que ma sœur pensait que je ne méritais pas de posséder les bagues, je pouvais le sentir et pour tout vous avouez cela me mit un peu plus en colère que je ne l’étais déjà. J’aurais très bien pu simplement rebrousser chemin et la laisser se calmer par elle même mais je n’en avais pas du tout envie. Ce fut ce qui me poussa à me rapprocher de l’une des portes secrètes qui se trouvait dans la chambre de ma jumelle. Je mis moins d’une minute avant de passer du couloir secret à la pièce pour la saisir pour la gorge. Je la tenais fermement et mon cœur pulsait avec force dans ma poitrine. Je commençais réellement à en avoir marre de devoir constamment la remettre sur le droit chemin depuis notre retour sur la grande bleu. Plus les jours avançait et pire était son comportement avec les humains qui nous entouraient. Ce fut peut-être pour cette raison là que je me permis de flatter doucement l’une des cicatrices qui couvraient le corps de ma jumelle.

La colère que je ressentais augmentais de secondes en secondes et j’espérais dans un certain sens qu’elle finisse par se calmer mais alors que je poussais sur la peau cicatriser de ma sœur, elle se mit à parler. Plutôt, elle se mit à me cracher des paroles au visage. Elle ne me devait donc absolument rien ? Elle allait devoir comprendre que justement elle me devait absolument tout. Si cela n’avait pas été de moi, elle serait encore là à bruler dans l’enfer. Je l’observais en silence alors qu’elle tentait de respirer avant de continuer à cracher sur moi le venin qu’elle croyait suffisamment fort pour faire en sorte que je la prenne en pitié. Je pu profiter d’un léger moment de silence avant que ma sœur ne reprenne la parole. Ainsi donc je regretterais le jour ou elle était à mes côtés ? J’eu presque envie de rire sur ses paroles. Elle était sérieuse la ? Ce fut cependant la dernière partie de ses paroles qui me mit encore plus en colère. Nana ne m’avait pas laisser volontairement mourir elle avait simplement obéi à ma demande de ne justement rien faire et elle m’en a longuement voulu. Ma voix brisa le silence.

« Tu ne sais rien de ce que Nana a fait »

Puis, brusquement, alors que je la tenais encore fortement je la lançai contre l’un de ses bureaux, son corps fracassant le bois avec une force surprenante, je me rapprochai alors d’elle d’un mouvement rapide, donnant l’impression que j’avais flotter vers elle et je la forçai à se remettre sur ses pieds. Je la tenais par les cheveux et sans ménagement je la plaquai une nouvelle fois contre le mur. Une nouvelle fois, le son de ma voix se fit entendre, c’était ténébreux et glacial.

« Ainsi donc je vais regretter le jour ou je t’avais à mes côtés ? Donc tu m’avoue simplement que tu vas me trahir … »

J’attendais ses explications à présent.

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MessageSujet: Re: You don't own me | Sam&Jen  Mer 30 Aoû 2017 - 0:53






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You don't own me
Sam & Jenna


J’osais le menacer, lui cracher du venin en plein visage, vider mes émotions de colère sur sa personne. Je l’osais assez pour ne pas le regretter, mais c’était sincèrement troublant, car je savais très bien ce qui résulterait de cet affront. Ses mains contre mes cicatrices faisaient débattre mon cœur d’une véritable chamade, je n’arrivais pas à croire qu’il pouvait encore avoir des pulsions tellement j’avais peur de ce qui allait suivre, mais un jour ou l’autre ma rage se devait de sortir au grand jour. Je sentais la peur, bien sûr, mais la rage aussi. Je bouillais de l’intérieur, ma chaleur corporelle augmentait à une allure vertigineuse, mais mon visage devenait de plus en plus inexpressif. Je ne pouvais pas lui donner ce qu’il voulait dans son entièreté, il pouvait se nourrir de mes émotions s’il le souhaitait, mais je ne lui offrirais pas la satisfaction de revoir la peur se marquer dans mon visage. Il ne l’avait vu qu’une fois dans toute sa putain de vie et la mort qui s’en suivit. Il était mieux de l’avoir gravé dans son esprit, car il ne reverrait jamais ce visage effrayé et pleurnichard qui implorait une pitié qu’il n’obtiendrait pas. Jamais plus je ne prierais qu’il me lâche, qu’il me laisse partir, puisque je savais très bien qu’il ne le ferait jamais. J’anticipais le mal, la douleur, les os brisés avant qu’ils ne surviennent. Je calculais chacun de mes pas, je prenais des décisions basé sur ma tolérance, aujourd’hui j’étais particulièrement en forme alors soit qu’il me punisse s’il le voulait je lui ferais mordre la poussière tôt ou tard.

J’avais voulu répondre à son affirmation, j’avais voulu détruire son petit visage colérique, mais il ne me laissait pas le temps de placer un mot avant de projeter mon corps contre un des bureaux. Je sentis une côte se brisé, mais je retenais la douleur, gloussant uniquement. Mon visage montrait une grimace d’inconfort, mais je retenais la peine et les cries, je ne laissais qu’un léger soupçon transparaître. Il me prit par les cheveux, faisant retrousser mes lèvres et froncer mes sourcils, je fermais les yeux, comme si la douleur passerait plus facilement si je ne le voyais pas. De nouveau contre le mur ma cote me fit ressentir qu’elle était bel et bien en miette, un nouveau gloussement, je retenais les cries de douleurs qui voulaient sortir au plus profond de ma gorge.

Ses lèvres s’ouvraient et je lui redonnais mon regard marron brûlant comme les flammes de l’enfer. Pour qui il me prenait? Moi, le trahir? Au mieux j’allais l’abandonné seul et sans défense, mais la trahison ne faisait pas partie de mon vocabulaire. Il devrait le savoir mieux que quiconque, mais non, il pensait vraiment être le plus intelligent de nous deux encore une fois. «Si c’est ce que tu souhaite… » Ma voix était brisée, tordue par la douleur, plus aigüe qu’elle n’aurait du l’être à ma plus grande insatisfaction. Elle trahissait non pas seulement mon visage, mais mon regard, lui prouvant qu’il m’avait fait du mal. Je sentis une larme me couler sur la joue, mais j’étais incertaine de ce qu’elle signifiait, mais elle continuait sa route jusqu’à ma mâchoire.

«Sammy.» mélancoliquement je plongeais mon regard dans le sien, me demandant comment nous en étions venus là et pourquoi. Une vie et une mort séparait notre proximité, notre amour un pour l’autre qui défiait toutes les lois de la nature, il ne restait de nous qu’une haine incessante, une malédiction du diable lui-même. Il nous torturait jusque dans qui nous avions été, dans qui nous serions, je sentais ma réalité se briser sous mes doigts ou alors était-ce ma côte je n’aurais pu dire. «Il le savait…il t’a laissé me tuer, car si quelqu’un avait sut il aurait perdu ses usines…il m’a laissé crever Sammy. » Était-ce de la haine ou de la peine? Avais-je un jour eu un espoir que mon père m’aime puisqu’il détestait mon frère pour être qui il était? Non, j’avais pris des coups pour Sam, je me foutais bien de notre paternel. Pourtant je ne pouvais m’empêcher de me sentir mourir une deuxième fois en y repensant, à quel point nous avait-il détesté une vie auparavant, à quel point je n’avais été rien du début jusqu’à la fin. Je n’arrivais pas à détester Sam, quoi qu’il décide de me faire subir, c’était là une autre malédiction qui m’avait été offerte par le démon s’en était certain.

«Finissons en…renvoie moi en Enfer.» dis-je d’un ton ferme, revenant à mon inexpression, cette fois je fus vide de sentiment.


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Samuel J. Rosenwald
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MessageSujet: Re: You don't own me | Sam&Jen  Mer 30 Aoû 2017 - 22:32


You don't own me

Jenna & Samuel

Le corps de ma sœur avait toujours été un projectile agréable à utiliser. Je ne savais toujours pas pourquoi j’appréciais autant lui faire du mal mais je finirais certainement par le savoir. Elle m’avait mit dans une colère noire et ce fut donc pour cette toute simple raison que j’avais prit la décision de la lancer à l’autre bout de la pièce. Le bruit du meuble qui se détruit avait été particulièrement fracassant. Je pouvais sentir la douleur de ma sœur comme si elle était mienne et donc des le moment ou elle fut blesser, je pu percevoir sa douleur, sa colère en moi. Je ne laissai même pas le temps à ma chère jumelle de se remettre de son vol plané que déjà je me dirigeais vers elle. Je la saisi sans ménagement par sa provocante chevelure rousse pour la forcer à se remettre sur ses pieds. La douleur devait être intense pour Jenna car en temps normal elle tolérait facilement alors qu’à cet instant précis, elle laissait échapper de léger gloussement lorsque je la forçais à bouger. Lorsque j’ouvris les lèvres pour parler, elle se permit de me jeter l’un de ses regards de braise. Pourtant elle savait bien que ce genre de regard colérique ne m’avait jamais impressionné. Mon iris, normalement bleu ciel semblait vouloir s’assombrir sous la colère que je ressentais à cet instant précis. Ce fut la voix de ma jumelle qui me ramena à la réalité. Son ton de voix habituel n’était plus. Elle semblait brisée, réduite à néant.

Je tentais de comprendre tout ce qui me traversait à cet instant précis. Il y avait une panoplie impressionnante de sentiments contradictoires qui m’envahissait. Comme si ma jumelle regrettait soudainement notre constante guerre de pouvoir. Comme si elle espérait que nous redevenions ceux que nous étions avant. Malheureusement pour elle, il était impossible à présent de retourner en arrière car c’était par sa faute si ma collection de proie avait été découverte. Si elle avait tenue sa langue dans la mort peut-être serais-je un peu plus clément avec elle mais je ne ressentais aucunement l’envie de lui porter plus d’attention et encore moins plus d’amour. Elle était ma sœur puisque notre sang était le même mais elle ne méritait absolument rien d’autre. Parfois, je ressentais l’envie de la mettre à mort une nouvelle fois, je voulais posséder son corps comme je l’avais fais de nombreuses années auparavant, je voulais la détruire et la forcer à assister à la scène mais je ne le faisais pas. Non pas car elle finirait par me manquer. Car de toute manière, maintenant qu’elle était comme moi un démon, elle finirait par revenir. Et probablement qu’elle serait seulement encore plus désagréable qu’elle ne l’avait été la fois d’avant.

Une nouvelle fois, la voix de ma sœur brisa le silence qui nous unissait. Il y avait de nombreuses années qu’elle n’avait pas utilisé se surnom en ma présence. Je crois même me souvenir que la toute dernière fois, c’était pour me supplier de la laisser vivre alors que je m’approchais de son corps avec le long couteau de cuisine. Ce surnom avait été par la suite oublié dans les abysses. Elle devait penser que je ne méritais plus de surnom maintenant que j’avais commis l’irréparable auprès de son corps à elle. Le silence nous enveloppa une nouvelle fois car malgré son ton de voix presque implorant, je ne ressentais aucunement l’envie de lui répondre. Ce fut donc elle qui brisa ce merveilleux silence encore une fois. Elle parla de notre père. Je connaissais absolument tous les détails de cette histoire grâce à Nana qui m’avait dit beaucoup de choses depuis notre retour sur la terre. Je dois avouer que cette vérité me déchirais l’intérieur beaucoup plus que le reste. Il savait absolument tout mais il me laissait faire en sachant très bien que cela pourrait mal se terminer. Mais il ignorait volontairement simplement dans le but de protéger ses usines. Nana m’avait dit souvent qu’il m’aimait beaucoup mais de mon vivant je ne le croyais aucunement puisque c’était par sa faute que j’étais devenu un être aussi sordide. Si seulement il avait simplement accepté ma différence, Jenna et moi serions encore en vie aujourd’hui. Ma voix brisa le silence, elle était neutre et presque vide de sentiment.

« Il nous a laisser crever … »

La suite des choses me tordis un peu plus l’intérieur alors que ma jumelle me demandait de la renvoyer en enfer. Je ne la détestais pas à ce point elle était idiote si elle croyait vraiment que je la tuerais aussi facilement. Sans avertissement je relâchai sa chevelure et je la regardai en silence. Elle était une pute idiote et sans réflexion logique mais elle m’était utile. Je fis un pas vers l’arrière pour lui laisser un peu d’espace et j’ouvris de nouveau les lèvres. J’avais retrouvé mon calme.

« Si c’est ce que tu veux lance toi d’un pont … tu vas y retourner illico … tu as pas besoin de mon aide. »

Je l’observais en silence. Je demeurais tout de même sur mes gardes car avec Jenna il n’y avait jamais rien d’absolument sur. Elle pouvait perdre ses moyens et pleurer ou même elle pouvait tenter de me faire du mal. L’option deux était idiote vu sa blessure, mais je préférais demeurer prudent.

© Grey WIND.

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